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Jean K. Mathieu Also by Jean K. MATHIEU How To Succeed DELF B2 - SPEAKING TEST TEF CANADA Express Guide: 45 min to double your score DELF B1 Production Orale - 150 sujets pour réussir DELF B1 - Production Orale - 2800 mots pour réussir DELF B2 Production Orale - Méthode complète pour réussir Production Orale DELF B2 - 99 SUJETS POUR RÉUSSIR Vocabulaire DELF B2 - 3000 mots pour réussir Vocabulaire DELF B2 - 300 expressions pour reussir TEF CANADA Expression Orale : 150 Topics To Succeed TEF Canada Expression Écrite : 150 Topics To Succeed DELF B2 Production Orale - 500 mots des médias Vocabulaire DELF B2 - 200 expressions de l'actualité (+400 exemples) Statistics to Learn French 2X Faster https://www.draft2digital.com/catalog/576298 https://www.draft2digital.com/catalog/574380 https://www.draft2digital.com/catalog/574907 https://www.draft2digital.com/catalog/574914 https://www.draft2digital.com/catalog/574933 https://www.draft2digital.com/catalog/574928 https://www.draft2digital.com/catalog/574921 https://www.draft2digital.com/catalog/574926 https://www.draft2digital.com/catalog/617795 https://www.draft2digital.com/catalog/644721 https://www.draft2digital.com/catalog/666830 https://www.draft2digital.com/catalog/684839 https://www.draft2digital.com/catalog/685793 Table of Contents Title Page Also By Jean K. MATHIEU Production Orale DELF B2 - 99 SUJETS POUR RÉUSSIR Préface À propos de l’auteur Introduction À propos de la production orale Comment faire Faire un plan Structures et phrases pour tous les sujets Conseils et gestion du stress S’entraîner à la structure du plan Mémo Exemples de plans Exemple de production orale 6 transcriptions de production orale 99 sujets pour s’entraîner Sign up for Jean K. MATHIEU's Mailing List DELF B2 PRODUCTION ORALE 99 SUJETS POUR RÉUSSIR © Jean K. MATHIEU, 2019 Sommaire Introduction Le diplôme du DELF À propos de la production orale 1. Ce que l’on attend de vous 2. Les principaux thèmes du DELF B2 Comment faire 1. Trouver la problématique 2. Trouver des idées et des exemples 3. Organiser vos idées 4. Ajouter des exemples Faire un plan 1. L’introduction 2. Développer les arguments 3. La conclusion Structures et phrases pour tous les sujets 1. Structures à utiliser pour chaque partie 2. Structures à utiliser au moins une fois 3. Structure que l’examinateur pourrait utiliser Conseils et gestion du stress 3. Si vous ne savez pas quoi dire 4. Communication para verbale 5. Conseils pour vous améliorer S’entraîner à la structure du plan Mémo Exemples de plans Exemple de production orale 6 transcriptions de production orale 99 sujets pour s’entraîner Préface Chers étudiants, J’aide les étudiants en français à progresser du niveau débutant à avancé, et le DELF B2 est une étape importante pour chaque apprenant. Comme vous le savez surement, se préparer à passer le DELF B2 vous donne l’occasion d’améliorer vos compétences, mais ce diplôme permettra surtout de faire valoir vos compétences en français, que vous souhaitiez trouver un travail ou entrer dans une université en France ou au Canada. J’aide chacun d’entre vous à atteindre cet objectif et la plupart d’entre vous avez les mêmes difficultés, c’est à dire : 1. Un manque de confiance en soi. Parler une langue étrangère est difficile, nous faisons sans cesse beaucoup d’erreur et c’est assez frustrant. Parce que nous avons peur de faire des erreurs, nous choisissons souvent de ne pas parler. C’est le plus grand problème des apprenants en langue, quelle que soit la langue. Nous évitons de nous confronter à la réalité par peur d’avoir l’air stupides, mais nous finissons par le rester. 1. Ne pas savoir à quoi s’attendre. La plupart des étudiants passent cet examen pour la première fois et c’est parfois leur premier examen en français. Difficile donc de savoir à quoi s’attendre. 1. La pratique orale. Il y a beaucoup de méthodes pour s’entraîner à l’examen, mais la production orale est toujours la plus difficile. Je dirais simplement que la plupart des étudiants ne structurent pas assez leur présentation. Ils ne profitent pas de l’opportunité d’améliorer leur score bien que ce soit plus facile que ça en ait l’air. C’est pourquoi j’ai décidé de rassembler toute mon expérience sur cet examen, et de créer un processus pour comprendre quoi faire pour la partie orale. Je suis convaincu que cela va vous aider à gagner du temps et économiser votre énergie. Mon objectif est que vous puissiez passer cet examen avec confiance. Pour toute question, contactez-moi par email jean@itsfrenchjuice.com. Jean K Mathieu À propos de l’auteur J’enseigne le français et je suis spécialisé dans la préparation des examens et des entretiens et la prononciation. Cela fait plusieurs années que j’aide les apprenants de français à atteindre leur objectif, à réussir le DELF, à améliorer leur score au TEF, à passer des entretiens avec des universités ou pour travailler dans des entreprises françaises, et à voyager en France en toute confiance. Introduction Connaître beaucoup de vocabulaire et toute la grammaire française ne signifie pas que l’on peut réussir à cet examen. Vous devez être prêt à passer le DELF B2. Vous devez savoir ce que les examinateurs attendent de vous. Ils ne s’attendent pas à ce que vous parliez couramment, néanmoins ils attendent de vous que vous ayez les compétences requises pour ce niveau. Réussir le DELF B2 n’est pas seulement une affaire de compétences langagières. En tant que professeurs nous voulons que nos étudiants réussissent, mais savoir parler français n’est pas suffisant pour passer le DELF B2. Les examinateurs attendent de vous que vous ayez des pensées organisées et structurées. C’est pourquoi ce manuel se concentre sur la méthodologie et la stratégie. Le diplôme du DELF est un diplôme à vie qui est une preuve internationale de votre aptitude en français est basé sur le standard international utilisé dans 164 pays (CECR) est un document officiel international qui ajoute de la valeur à votre CV offre des avantages pour accéder aux études supérieures. Il est reconnu internationalement par les institutions d’études supérieures francophones, y compris au Canada. est reconnu par les universités en France (B2 et supérieur) ouvre les portes à un choix de carrière au Canada et dans le monde entier. Passer le DELF B2 va non seulement vous permettre de déterminer votre compétence en français, mais aussi de : vous motiver apprendre progresser pratiquer équilibrer toutes vos compétences À propos de la production orale Ce manuel vous présente une méthode pour réussir la production orale du DELF B2, mais peut aussi vous servir pour d’autres examens du DELF/DALF. La partie la plus importante de ce manuel est la partie sur le plan. Il faut la lire et la relire pour bien la comprendre. La production orale du DELF B2 concerne autant les idées que la structure de la présentation. Il faut construire une structure logique et y intégrer vos idées et arguments. À propos de la production orale du DELF B2 Les compétences que les examinateurs attendent de vous : trouver des arguments donner votre opinion, défendre vos idées organiser vos idées et votre présentation (cohérence) 1. Ce que l’on attend de vous Vous aurez 30 minutes pour préparer une présentation orale de 10 minutes, basée sur un document déclencheur. Vous devrez ensuite défendre et discuter de votre opinion avec deux examinateurs pendant environ 10 minutes. Vous allez choisir un sujet parmi les deux qui vous seront proposés. Il s’agit de choisir le bon. Nous nous concentrons sur la stratégie et comment obtenir un maximum de points, pas sur votre affinité ou sensibilité à propos du sujet. Ne choisissez donc pas un sujet seulement parce qu’il vous intéresse. Vous devrez être capable de présenter vos arguments et de trouver des exemples. Le plan de la présentation de la production orale se présente généralement comme ceci : Présentation Introduction : présenter le document,résumer son contenu, trouver la problématique et présenter la structure de votre plan (environ 3 minutes) Développement : présenter et défendre votre opinion en respectant votre plan (chaque idée principale représente une partie, vous pouvez avoir un plan en 2 ou 3 parties) (environ 8 minutes) Conclusion : résumer votre présentation, faire une conclusion et proposer une ouverture (suggérer d’autres idées) (environ 2 minutes) Débat L’examinateur vous posera des questions et vous devrez défendre votre opinion (7 minutes) Vous aurez un meilleur score pour la production orale si vous organisez correctement vos idées et si vos arguments sont logiques. La précision grammaticale n’est pas la plus importante (vous êtes censé connaître les structures grammaticales propres au niveau B2), mais vous devez faire de votre mieux. Vous devez être capable de : présenter un document trouver une problématique à développer défendre votre opinion en soulignant les éléments pertinents structurer et organiser vos idées répondre au point de vue d’un interlocuteur et défendre le votre 2. Les principaux thèmes du DELF B2 Les sujets d’actualité La culture (cinéma, littérature, arts...) L’économie L’environnement/développement durable/écologie Les transports (en commun, les moyens de transport, les pistes cyclables, les embouteillages...) Les loisirs (le sport, le voyage...) Le monde du travail (entreprise, salariés, chômage...) L’éducation (les études...) Le logement Les nouvelles technologies et Internet La santé La famille Le droit et la justice La consommation Comment faire Lorsque vous préparez votre présentation, vous devez prendre des notes, écrire ou surligner les mots-clés (5 à 10 suffisent). Ces mots-clés vont vous aider à trouver le thème principal. Pendant la présentation, vous n’êtes pas autorisé à lire une réponse écrite, mais seulement vous référer à votre plan et vos notes. Vous pouvez écrire quelques mots-clés et expressions à utiliser pour la conclusion. Pendant la préparation, vous pouvez aussi réfléchir aux questions que pourraient vous poser les examinateurs dans la seconde partie. Ensuite : Trouver la problématique (en vous servant des mots-clés) Trouver des arguments en utilisant le thème principal et les mots- clés du document Trier et organiser vos arguments dans un ordre logique et ajouter des exemples Faire un plan (et ajouter les mots-clés) 1. Trouver la problématique La problématique est une question qu’il vous faut trouver à propos du sujet et du thème principal. Il faut se mettre à la place des examinateurs. En effet, ils veulent vérifier que vous avez bien compris le texte. Il faut rester dans le thème et éviter de faire un hors sujet et de parler d’autre chose. La problématique est donc une question que l’on va se poser sur un sujet. Pour trouver la problématique, il faut utiliser les mots-clés du document. La problématique ce n’est pas : une question qui va donner lieu à une réponse simple sans interaction : - Qu’est-ce qu’un trou noir en astronomie ? - La délinquance en France augmente-t-elle ? - Qu’est-ce que le sida ? - Qu’est-ce qu’un satellite ? Ce n’est pas non plus une question à laquelle nous pouvons répondre par une définition ou explication simple : - Comment le sida s’est propagé en Afrique ? - Quelles sont les différentes sortes de satellites ? La problématique, c’est : Une question qui soulève un problème et qui amène d’autres questions et provoque un débat. C’est une question qui engendre une réflexion qui sera qu’une partie de la réponse. Exemples : - L’existence de trous noirs peut-elle être remise en cause aujourd’hui ? - Le sentiment d’insécurité est-il lié aux chiffres de la délinquance en France ? - Pourquoi le sida ne s’est il pas propagé uniformément en Afrique ? - En quoi les images satellites permettent elles d’affiner les prévisions météorologiques ? - Le graffiti est-il un art ou du vandalisme ? - Quelle est la place du graffiti dans l’histoire des arts ? - Doit-on autoriser la télévision aux enfants de moins de trois ans ? - Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’écoles qui imposent l’uniforme ? - Faut-il interdire la e-cigarette ? - Peut-on toujours choisir notre profession ? - La cigarette est-elle dangereuse ? - Comment éviter que les adolescents boivent trop d’alcool en soirée ? Comment trouver une problématique ? 1) Trouver plusieurs idées sur le même thème : Exemple de sujet : « Les transformations du marché du travail » Thèmes : - chômage des jeunes - division du travail - travail féminin - discrimination au travail - réduction du temps de travail - conditions de travail - .... 2) Poser une question sur un sujet en particulier : Par exemple « chômage des jeunes » : - Quelles sont les causes du chômage des jeunes ? - Quelles actions ont été faites pour enrayer ce chômage ? - Ces actions sont-elles efficaces ? 3) Trouver la problématique à partir de ces questions, cela doit amener d’autres questions qui nécessitent une réflexion : - Est-il possible de diminuer le chômage des jeunes en France d’une façon durable ? - Peut-on dire que le diplôme protège du chômage ? Si vous avez toujours des doutes, demandez-vous : - Quelles sont les solutions ? - Y a-t-il une solution ? - Comment régler ce problème ? ________ Étape suivante : Pour être efficace et créatif, vous devez diviser votre travail en deux parties : Trouver des idées et des exemples Trier et organiser les idées En effet, ces deux tâches font appel à deux parties différentes du cerveau. Pour plus d’efficacité, concentrez-vous sur une tâche à la fois. 2. Trouver des idées et des exemples Pour commencer, notez tous les arguments pertinents auxquels vous pensez. Vous pouvez faire une carte mind-mapping. Écrivez tout ce qui vous passe par la tête et qui est en relation avec le sujet, vous trierez après. Notez les arguments et contre arguments. Comment trouver des idées : Il y a différents moyens de trouver des idées : Association mentale, mind mapping Élargir le contexte de réflexion Contredire ses propres idées Réfléchir sur chaque mot-clé du texte Comparer la situation en France avec celle de votre pays Faire des remarques générales Se poser des questions : Quoi ? Qui, Pourquoi ? Où ? Comment ?... Trouver des arguments en relation avec l’actualité si possible. Ça fera la différence ! Lorsque vous trouvez une nouvelle idée, vérifiez que vous connaissez tout le vocabulaire et les structures nécessaires pour la développer. Pour les examinateurs, peu importe votre opinion, vous devez savoir défendre un point de vue. Fixez-vous une limite de temps pour réfléchir aux arguments et ainsi garder du temps pour les trier et organiser votre plan. Choisissez les points qui vous paraissent les plus faciles à expliquer et sur lesquels il est plus facile d’argumenter. Certaines idées peuvent paraître hors sujet. Si vous n’êtes pas sûr d’avoir le temps de couvrir certains points, ou si vous ne savez pas où placer ces idées, gardez-les pour la conclusion et le débat (deuxième partie). 3. Organiser vos idées Triez vos arguments en deux colonnes (un plan de style binaire est souvent une bonne idée) Par exemple : Problèmes - solutions Avantages - inconvénients Aspects positifs - aspects négatifs Pour - contre Causes - Conséquences D’accord - pas d’accord Situation en France - Situation dans votre pays ... ou plus complexe : - comparer les différents points de vue (famille, école, société, gouvernement, industrie...) - comparer différents thèmes (économique, collectif, individuel, politique...) 4. Ajouter des exemples Les exemples ajoutent du point à vos arguments. Si vous n’arrivez pas à trouver d’exemple, vous pouvez en inventer s’il est assez réaliste. Personne ne va vérifier si votre argument est réel ou fictif. L’important est d’illustrer votre argument. Vous pouvez parler de la situation dans votre pays. L’examinateur va sûrement vous demander de détailler vos exemples dans la deuxièmepartie (débat). Comme ce sont des exemples que vous aurez apportés dans la présentation, il vous sera plus facile d’en parler que s’il s’agit d’exemples apportés par l’examinateur pendant le débat. Faire un plan Vous devez apporter une réflexion sur la problématique lorsque vous allez développer et présenter vos arguments à l’aide du plan. La structure de votre plan doit être simple et claire à comprendre pour l’examinateur. Faire un plan structuré est la chose la plus importante de cet examen. L’écrivain Boileau disait : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Choisissez la structure de plan qui correspond le mieux à la problématique (les plans de type binaire – en deux parties – sont les plus simples). Généralement la structure du plan sera comme ci-dessous. Essayez de la mémoriser. Remplissez cette structure avec vos idées : Introduction présenter le document introduire la problématique présenter la structure de votre plan Développement Première idée argument 1 : exemple 1, 2,... argument 2 : exemple 1,2,... Deuxième idée argument 1 : exemple 1, 2,... argument 2 : exemple 1, 2,... Conclusion Résumer votre argumentaire (développement), répondre à la question, donner votre opinion personnelle... Ouverture sur un autre sujet Ce sera plus facile si vous donnez un titre à chaque partie. Puis, dans chacun d’elle, vous notez les mots-clés correspondants, avec les arguments et exemples. 1. L’introduction Présentez le document : nom de la source (magazine, quotidien, site Internet), le nom de l’auteur et la date s’ils apparaissent. Ensuite, en une phrase, expliquez quel est le thème de ce document. Ensuite, résumez le document. Détaillez chaque partie du document du début à la fin. Résumez, ne le lisez pas, mais reformulez avec vos propres mots. Puis proposez la problématique dont vous souhaitez parler. Enfin, vous annoncez le plan qui sera au service de votre argumentation. Attention : ne donnez pas votre opinion ou votre conclusion dans cette partie. Pour résumer : - Présenter le document - Résumer les idées importantes du document - Proposer une problématique - Annoncer la structure de votre plan 2. Développer les arguments Vous devez faire une transition explicite quand vous passez d’une partie du plan à l’autre. Vous devez relier les différentes parties de votre présentation, mais aussi les arguments entre eux de manière logique. C’est à dire passer d’une idée à l’autre à l’aide d’une transition pour garder un déroulement logique de la présentation. Par exemple, dans un plan comprenant deux parties, vous aurez besoin d’une transition entre les deux parties. Connecteurs logiques à utiliser : POUR UTILISEZ EXEMPLES Ajouter une idée qui peut renforcer la précédente Par ailleurs En outre De plus Non seulement... mais... Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi... En outre, il convient de... De plus, la suite des événements a montré que... Non seulement elle est intelligente, mais elle est aimable. Attirer l’attention sur un exemple ou un fait précis Notamment En particulier À propos de Au sujet de Surtout Par exemple Comme En effet C’est-à-dire Cela créera des problèmes, notamment celui de... À propos de votre remarque... Au sujet de notre conversation téléphonique, je tiens à... Ainsi j’ai constaté que... Par exemple vous pourriez... Concéder Certes... mais Certes vous êtes en droit de... mais je pense que... Conclure Donc En conclusion Pour conclure Enfin En bref Finalement Pour résumer Je vous serai donc reconnaissant de bien vouloir... En bref, je dirai que cette affaire... Finalement nous avons renoncé à... Pour résumer, voilà ce que j’avais à vous dire... Emettre des réserves Toutefois Cependant Néanmoins Pourtant Toutefois il serait souhaitable de... Cependant nous aimerions... Je dois néanmoins préciser que... Expliquer les conséquences C’est pourquoi Par conséquent En conséquence Pour toutes ces raisons Ainsi C’est pourquoi nous regrettons... Par conséquent je ne crois pas que... En conséquence, je vous demanderai... Pour toutes ces raisons, il n’est pas possible de... Opposer Contrairement à Au contraire Bien que (+ subj.) Même si (+ indicatif) Contrairement aux clauses de notre contrat, vous avez... Au contraire il vaudrait mieux... Présenter chronologiquement les faits Avant tout (Tout) d’abord Ensuite De plus Enfin Avant tout je dois vous expliquer... Tout d’abord je vous remercie de... Ensuite en ce qui concerne... De plus, je dois préciser que... Enfin, il me semble que... Présenter dans la même phrase 2 idées une alternative D’une part... d’autre part Soit... soit Non seulement... mais... D’un côté... de l’autre D’une part il faudrait fixer une date, d’autre part nous devrions... Soit vous acceptez, soit vous renoncez à... 3. La conclusion 1. Résumez votre présentation, et soulignez les points importants que vous avez abordés. 2. Donnez votre opinion sur cette problématique 3. Posez une autre question, une autre problématique, pour élargir le champ de la réflexion et préparer le débat à venir. Mentionnez un sujet que vous n’avez pas inclus dans votre présentation ou que vous n’avez pas eu le temps de traiter, ou parlez de la situation dans votre pays...) Pour terminer, remerciez les examinateurs pour leur attention, et indiquez- leur que vous êtes prêt à répondre à leurs questions. Structures et phrases pour tous les sujets Rappelez-vous du plan qu’il est préférable d’utiliser : Introduction présenter le document introduire la problématique présenter la structure de votre plan Développement Première idée argument 1 : exemple 1, 2,... argument 2 : exemple 1,2,... Deuxième idée argument 1 : exemple 1, 2,... argument 2 : exemple 1, 2,... Conclusion Résumer votre argumentaire (développement), répondre à la question, donner votre opinion personnelle... Ouverture sur un autre sujet 1. Structures à utiliser pour chaque partie Ces structures peuvent s’adapter à n’importe quel sujet, je vous recommande de les utiliser. introduction : présenter le document - Ce texte est extrait de...... et pose la question/la problématique de.... fait référence à.../évoque... Résumer le document : - D’abord, on lit dans le texte que.... (1er paragraphe) - le texte dit que.... (2ème paragraphe) - Il dit aussi que.... (3ème paragraphe) - Il conclut en disant que.... (conclusion) - Annoncer la problématique : On peut se demander si/pourquoi.... Annoncer votre plan Je vais organiser mon exposé en plusieurs parties : - Tout d’abord/Dans la première partie je vais parler de/je vais expliquer... - Ensuite dans une deuxième partie, j’aborderai le problème de.... je parlerai de... - Enfin, pour terminer, je parlerai de... Développement 1ère idée - D’abord, je m’intéresserai à... - On sait aussi que... - Par exemple... notamment... 2ème idée - Abordons maintenant dans une deuxième partie les raisons de... - Prenons l’exemple de... Conclusion - Donc, pour conclure, on peut dire que... - Finalement,... Enfin, - Dans mon pays, chez moi, ici, c’est moins/plus/autant... qu’en France... (comparaison) Ouverture - Mais finalement, on peut se demander si... - Est-ce que le vrai problème ne serait pas plutôt... ? - Je vous remercie de votre attention et je suis prêt à répondre à vos questions. Utiliser les connecteurs logiques entre chaque idée pour montrer qu’elles sont reliées entre elles. 2. Structures à utiliser au moins une fois Donner son opinion - D’après moi/À mon avis, les hommes politiques devraient... (conditionnel) - Je pense/crois/trouve que + indicatif - Je ne pense/crois/trouve pas que + subjonctif - Je ne suis (pas) sûr que... + subjonctif - Je me demande si c’est une bonne chose. - Je ne trouve pas que ce soit une bonne/mauvaise idée/chose + subjonctif - Je suis d’accord/pas d’accord avec... Utiliser le conditionnel - Si j’étais.....je ferais -Si j’avais (eu).... je serais (allé)... Utiliser la comparaison - Dans mon pays, chez moi, ici, c’est moins/plus/autant... qu’en France... (comparaison) Convaincre et donner son opinion lors du débat Lorsque l’examinateur vous pose des questions, c’est le moment d’utiliser les expressions pour donner votre opinion et défendre votre point de vue : si vous êtes d’accord si vous n’êtes pas d’accord Je suis de votre avis, Tout à fait Je reconnais que..... Je suis entièrement d’accord avec vous sur le fait que... Je partage votre avis sur le fait que.... Vous avez raison en disant que... Oui, je pense que c’est possible, mais... Je ne partage pas votre point de vue quand vous dites que.... Je ne suis pas d’accord avec vous... Je pense au contraire que.... Non, je ne crois pas. Je crois plutôt que... Je trouve que Je crois que Je pense que Je suis certain(e) que Je suis sûr(e) que + indicatif Je ne trouve pas que Je ne crois pas que Je ne pense pas que Je ne suis pas certain(e) que Je ne suis pas sûr(e) que Je doute que + subjonctif D’après moi, À mon avis, Selon moi, 3. Structure que l’examinateur pourrait utiliser Ne pensez-vous pas que...? Croyez-vous réellement que...? Êtes-vous conscient que...? N’y a-t-il pas une différence entre..... et...... ? Conseils et gestion du stress Avant l’examen, c’est une bonne idée de s’entrainer devant des amis. Au pire des cas, vous pouvez pratiquer tout fort pour vous-même. Cela vous aidera à être plus confiant le jour de l’examen. Pratiquer tout fort et devant un public vous aidera à apprendre à gérer votre temps et entendre votre propre voix. La répétition est la clé, cela va améliorer votre confiance en vous lorsque vous parlez français. 3. Si vous ne savez pas quoi dire Si vous avez un blanc, un trou de mémoire, un doute à propos de la structure, n’essayez pas de trouver absolument, il est préférable de s’adapter et de continuer en utilisant l’une de ces techniques : Dites la phrase la plus simple que vous pouvez, puis vous pouvez changer cette phrase après avoir dit : « c’est à dire, je veux dire que, autrement dit, en d’autres termes, ce que je veux dire c’est que... » et répétez exactement la même chose (vous dîtes presque exactement la même chose, mais cela donne l’impression que vous détailliez et que vous expliquez) en changeant juste une seule chose dans la phrase : - voix passive - nominalisation (très utilisé dans les journaux et la presse écrite) - les synonymes - périphrases : utiliser une phrase pour expliquer un mot que vous ne connaissez pas Exemple : La pièce où l’on dort (la chambre). - métaphores, images, comparaison Autres techniques à utiliser - Demander de l’aide à l’examinateur. Demander de l’aide est une compétence langagière, pourquoi ne pas l’utiliser ? Parfois les examinateurs ne répondent pas et ont l’air sévères, mais c’est leur rôle, ne soyez pas déstabilisé. Excusez-moi, comment est-ce qu’on appelle... ? - Pendant le débat, si vous ne comprenez pas une question, demandez à l’examinateur de répéter ou d’expliquer un mot que vous ne comprenez pas. Cela montre aussi vos compétences en interaction orale. Excusez-moi, je pense que je n’ai pas bien compris votre question. Je ne comprends pas ce mot/cette expression. Vous pouvez répéter, s’il vous plaît ? Qu’est-ce que ça veut dire ? 4. Communication para verbale Cela semble évident, mais c’est important aussi. Le langage du corps est la première impression que vous allez donner à l’examinateur. Que ce soit votre motivation ou votre volonté de réussir, les examinateurs vont le ressentir à travers votre langage corporel. Soyez positif. Saluez les examinateurs, souriez, remerciez et saluez en partant. Cela semble évident, mais c’est toujours apprécié. Regardez dans les yeux. Regarder les examinateurs dans les yeux est le meilleur moyen d’établir un contact et d’entretenir leur intérêt par rapport à votre présentation. Utilisez votre voix. Parler fort et clairement. Ajouter du contraste lorsque vous parlez, appuyez votre intonation. L’intonation permet aussi de séparer les idées et de mettre en valeur les points importants de votre présentation. Mettez-vous à la place des examinateurs. Vous serez peut-être le quinzième candidat et les examinateurs auront envie de dormir si le ton de votre voix est uniforme et monotone. Votre intonation doit être dynamique, surtout pour l’introduction, ce qui donnera envie aux examinateurs d’en savoir plus sur votre développement. L’examinateur doit faire le moins d’efforts possible pour suivre vos idées et vos arguments. C’est pour cela que nous utilisons les connecteurs logiques tout au long de la présentation et que vous devez vous entrainer à les utiliser. Élevez votre voix lorsque vous commencez une phrase, et faites-la descendre quand vous terminez une phrase. C’est très important et cela va aider à la clarté de votre plan. 5. Conseils pour vous améliorer - Prononciation, rythme, intonation : enregistrez-vous lorsque vous pratiquez. Bien sûr, il est très désagréable d’entendre sa propre voix quand on n’a pas l’habitude, mais vous allez vous y habituer et cela va vraiment vous aider ! Cela va également vous aider à vérifier que vous gérez bien votre temps de présentation. - Fluidité : utilisez la technique de shadowing : https://itsfrenchjuice.com/2017/05/17/recipe-shadowing-french/ - Forcez-vous à utiliser 10 connecteurs logiques différents à chaque fois que vous pratiquez. Prenez l’habitude de les utiliser, et de vous y habituer. https://itsfrenchjuice.com/2017/05/17/recipe-shadowing-french/ https://itsfrenchjuice.com/2017/05/17/recipe-shadowing-french/ S’entraîner à la structure du plan Pour apprendre à créer un plan, entraînez-vous avec ces questions. Réfléchissez à chacune de ces questions pendant 5 minutes et essayez de créer un plan très simple, en utilisant les connecteurs logiques ci-après, et ceux disponible dans la liste donnée précédemment. 1. Pour structurer la présentation D’un côté..., d’un autre côté,... Premièrement,... deuxièmement,... D’une part,... d’autre part,... D’abord....ensuite,... de plus,... enfin,...Pour conclure... 2. Pour relier les idées entre elles Cependant C’est pourquoi En revanche D’ailleurs Par contre En effet De plus Donc De même Exemple : - Est-ce que c’est une bonne idée de s’installer à Paris ? Vivre à Paris présente certes des avantages. D’abord, les possibilités de travail y sont nombreuses. Ensuite, la ville offre d’infinies ressources sur le plan culturel. Par contre, il est difficile de s’y loger et en général, le coût de la vie est très élevé. En définitive, je te conseillerais de bien réfléchir avant de t’y installer. - Les nouvelles technologies présentent d’énormes avantages pour tout le monde. Êtes-vous d’accord ? - Le travail est essentiel pour vivre heureux. Êtes-vous d’accord ? - La vie rurale et la vie urbaine. Discutez-en. Quel est votre choix ? - Qu’est-ce qui est le plus important : la famille ou le travail ? - Il faut apprendre les langues étrangères le plus tôt possible. Qu’en dites- vous ? - Les milliers d’applications pour smartphones nous rendent-ils plus intelligents ou complètement assisté et en perte d’autonomie ? - Le smartphone est-ce un outil efficace pour faire la révolution de l’information contre les états censurant la liberté d’expression ou mouchard à retardement répressif ? - ll faudrait interdire toutes sortes de loteries. Vous n’êtes pas d’accord. Dites pourquoi. - ll faudrait interdire tout sorte de censure. Oui ou non. Dites pourquoi. - La vie rurale et la vie urbaine. Discutez-en. Quel est votre choix ? - Lire des romans n’est qu’une perte de temps ? Justifiez votre réponse. - ll faudrait interdire de fumer partout sauf à la maison. Qu’en pensez- vous ? - Laisser de la liberté aux adolescents ou pas ? - L ’éducation des enfants doit être stricte. Qu’en dites-vous ? - L’ordinateur vous isole du monde. Qu’en Pensez-vous ? - Lesœuvres d ’art et les trésors architecturaux devraient retourner dans leur pays d’origine respectif. Etes-vous d ’accord ? - Les jeunes ne pensent qu’à l’argent. Etes-vous d ’accord ? - Les vraies vacances sont des vacances où on ne fait rien. Qu’en pensez- vous ? - Les amis comptent autant que la famille. Qu’en pensez-vous ? - C’est important d’être la mode ? Justifiez votre réponse. - On apprend plus de choses sur Internet que dans les livres. Qu’en pensez- vous ? - Un adolescent doit avoir de l ’argent de poche et pouvoir l’utiliser comme il veut. Justifiez. - Pensez-vous que dans votre société les jeunes de 18 ans sont libres de prendre leur propres décisions ? Justifiez votre réponse. - Certains disent que l’informatique et les nouvelles technologies vont tuer le livre. Qu’en pensez-vous ? - Faut-il manger pour vivre ou bien vivre pour manger ? Qu’en pensez- vous ? - Le mensonge est-il inacceptable ou bien parfois nécessaire ? Justifiez votre réponse. - L’écologie, c’est votre problème ou bien celui des autres ? - Le thème de l ’argent est de plus en plus présent dans nos conversations. Qu’en pensez-vous ? - Le plus important dans la vie c’est de réussir sa vie professionnelle. Qu’en pensez-vous ? - De nos jours, les gens travaillent plus qu’autrefois. Êtes-vous d’accord ? Justifiez votre opinion. - Avoir des diplômes est indispensable pour réussir dans la vie. Quelle est votre opinion sur ce sujet ? - Que pensez-vous de la possibilité de faire des clones humains ? Donnez votre avis sur les progrès en génétique. - Il vaut mieux être célibataire que marié ? Qu’en pensez-vous ? - Beaucoup de gens émigrent pour améliorer leurs conditions de vie. Qu’en pensez-vous ? Justifiez votre réponse. - Vivre seul et heureux ! Justifiez votre point de vue sur cette affirmation. - Aujourd’hui, les gens cherchent la perfection physique. Donnez votre opinion sur ce sujet. - Que pensez-vous de la violence à la télévision ? - L’argent ne fait pas le bonheur. Qu’en dites-vous ? - Les sportifs professionnels gagnent énormément d’argent. Est-ce justifié ? Qu’en pensez-vous ? - Nous prenons presque tous des médicaments sans demander l’avis du médecin. Êtes-vous d’accord ? Justifiez votre réponse. - Avoir un enfant à plus de 40 ans. Qu’en pensez-vous ? - Pour beaucoup de gens, aimer le sport signifie le regarder à la télévision seulement. Qu’en dites-vous ? Mémo RAPPEL DU PROCESSUS Introduction Thème du document 2-3 idées principales du texte (mots-clés) problématique annonce du plan Développement 1ere partie/argument 1/exemple 1, argument2/exemple 2 2eme partie/argument 1/exemple 1, argument 2/exemple 2 Conclusion Résumé Opinion Ouverture/idées supplémentaires/nuancer + EXPRESSIONS À UTILISER Subjonctif : je ne crois pas que ce soit une bonne/mauvaise idée/chose Conditionnel : (si j’étais....., je ferais....) opposition, comparaison, opinion + utiliser 10 connecteurs logiques différents à chaque présentation. Exemples de plans Voici quelques exemples de plans pour la production orale du DELF B2. Pour élaborer la structure du plan, cela doit vous prendre au maximum 30 minutes. Comme votre temps est limité, vous devez prendre des notes et non pas rédiger des phrases complètes. La consigne que vous trouverez sûrement à l’examen: Présenter et défendre un point de vue construit et argumenté à partir d’un court texte déclencheur. Débat avec l’examinateur. SUJET 1 « La crise d’adolescence n’a rien d’une fatalité » Par Michel Fize, Sociologue au CNRS (Centre national de recherche scientifique) A qui revient cette folle idée d’inventer, un jour ... la crise d’adolescence ? Jean-Jacques Rousseau lui-même, le philosophe pédagogue ! Il n’y aurait, selon lui, qu’adolescents révoltés ou déprimés... Pourtant tout ceci n’est qu’une fable ! La crise d’adolescence (de la puberté, en réalité) n’a rien d’une fatalité, ne répond à aucun déterminisme biologique. Et l’opposition aux parents – aux enseignants quelquefois – n’est pas une nécessité, même si les « spécialistes » estiment que non seulement la crise existe, mais encore qu’il vaut mieux la faire tôt que tard. Nous savons maintenant que l’erreur d’analyse tient au fait que la plupart des psychologues, psychiatres, psychanalystes et médecins parlent de l’adolescence sur la base d’observation de jeunes en difficulté psychologique ou sociale, essayant de comprendre et de dessiner le « normal » à partir du « pathologique ». INTRODUCTION : Présenter le document : texte intitulé « La crise d'adolescence n'a rien d'une fatalité », écrit par Michel Fize, sociologue au CNRS et tiré du site 20minutes.fr Résumer le texte : Ce texte remet en question l'existence de la crise d'adolescence, arguant que ce concept a été défini sur la base d'études portant uniquement sur des cas pathologiques. Énoncer la problématique : On peut donc se demander quelle est la frontière entre une crise d’adolescence normale et un problème pathologique. Annoncer votre plan: - le mal être des adolescents - une crise multi-forme - la nécessité d'une étude scientifique PARTIE 1 : Le mal être des adolescents - opinion : Je pense que le mal être des adolescents est un phénomène évident et normal. - argument 1 : les professionnels de l'éducation savent que beaucoup d'adolescent ont des questions existentielles qui peuvent les déséquilibrer, sans tomber dans le pathologique. - argument 2 : beaucoup d'adolescent montrent un désir d'opposition (la crise n'est pas forcément pathologique / définition de la crise d'adolescence.) L'adolescence est concrètement une période de crise. - concession : effectivement, tous les adolescents ne passent pas par là. PARTIE 2 : Une crise multi-forme - opinion : tous les adolescents ne vivent pas la crise de la même façon ou avec la même intensité. - arguments : basés sur des observations personnelles - concession : évidemment, je ne suis pas spécialiste. PARTIE 3 : La nécessité d'une étude scientifique - opinion : Je pense que le sociologue simplifie la réalité en disant que les études portent uniquement sur des jeunes en difficulté psychologique ou sociale. - argument 1 : son opinion contredit les observations les plus quotidiennes et l'opinion des spécialistes. - argument 2 : il n'a qu'un seul argument : les études sont mal faites. Sa propre étude ne me paraît pas très argumentée. - argument 3 : la crise d'adolescence ne va pas nécessairement jusqu'au pathologique. Il faudrait effectivement proposer une étude portant sur un échantillon représentatif. Mais est-ce-que cela n'a pas déjà été fait ? - concession : même si ce sociologue exagère, il est possible que Rousseau ait exagéré également. Les ados ne sont pas tous révoltés. CONCLUSION -récapituler : Selon moi, la crise d'adolescente existe, c'est une étape par laquelle passent de nombreux adolescents. Cependant ils ne la vivent pas tous avec la même intensité. Entre les extrêmes proposés par Rousseau et Fize, je constate plutôt une variété de situations. Bien sûr, mon opinion se base avant tout sur une observation quotidienne et non scientifique. - introduire le débat avec l'examinateur : je ne pense pas qu'on puisse sérieusement dire que tous les adolescents en crise sont des cas pathologiques. Qu'en pensez vous ? SUJET 2 Violence : les écrans en accusation Une question complexe qui ne semble pas près d’être résolue. Ce n’est plus une vague, mais un raz-de-marée. En Europe et aux États- Unis, les associations familiales et de téléspectateurs, les instances de régulation voire les chaînes elles-mêmes s’inquiètent de l’impact de la violence des films et séries télé sur les enfants. Avec chiffres et expérimentations à la rescousse. Comme cette enquête de Columbia University expliquant qu’un enfant regardant la télé plus de trois heures par jour risque cinq fois plus qu’un autre d’avoir un comportement violent à l’âge adulte. (...) Ou encore comme ces tests canadiens démontrant que le degré de la violence acceptéepar un jeune est plus élevé que celui d’un adulte. Face à certains « experts » pour qui la télévision est responsable de tous les maux, d’autres comme George Gerbner, pionnier américain des études télé, osent rappeler que l’industrie du film et les exigences mercantiles sont à l’origine du phénomène. « L’homme n’a pas attendu la télé pour tuer », ironise l’universitaire canadien Richard Tremblay. Le problème, complexe, exige des réponses forcément nuancées et la responsabilisation des familles et des parents, eux-mêmes bien souvent en crise. Et puis il y a aussi Internet : un mal chasse l’autre... Yves-Marie Labé Le Monde du 3 mai 2003 INTRODUCTION : Présenter le document : article d'Yves Labbé, dans le quotidien Le Monde daté du 3 mai 2003, dans lequel il présente différentes opinions sur l'influence de la violence de la télévision sur les enfants Résumer le texte : Le texte nous parle de l’inquiétude des parents face à la violence télévisuelle, puis mentionne le fait qu’une exposition trop importante à la télévision peut augmenter le risque de comportements violents. Enfin, un universitaire rappelle que la télévision n’est pas la seule résponsable. Énoncer la problématique : Les experts se divisent quant à la question de l'influence de la violence télévisuelle. Cette influence est-elle réelle ? Annoncer votre plan: - la violence à la télévision et son influence - la télévision n'est pas la seule coupable - la responsabilité des familles PARTIE 1 : la violence à la télévision - opinion : La violence et évidement présente à la télévision et elle influence les enfants - argument 1 : les dessins animés sont de plus en plus violents - argument 2 : beaucoup d'enfants ont accès à des programmes qui ne sont pas pour eux. - argument 3 : les études de la Columbian University semblent prouver l'influence de la télévision - concession : il est peut-être trop facile d'attribuer tous les phénomènes de violence à la seule télévision. PARTIE 2 : la télévision n'est pas la seule coupable - opinion : comme l'indique l'auteur, d'autres médias et d'autres facteurs entre largemment en jeu dans l'évolution de la violence chez les jeunes. - argument 1 : La publicité omniprésente (affiches...) qui peut parfois choquer les enfants. - argument 2 : Les journaux (magazines, radio, télévisions...) montrent sans cesse un mond en proie à la violence. - argument 2 : Sur Internet, les enfants ont accès encore plus facilement à beaucoup de choses (pornographie, violences, racisme...) PARTIE 3 : la responsabilité des familles - opinion : la responsabilité est avant tout celle des parents - argument 1 : un enfant qui regarde la télévision 3 heures par jour, c'est avant tout un enfant dont les parents ne s'occupent pas. - argument 2 : pour comprendre ce qu'il voit, l'enfant a besoin d'en parler avec un adulte. - argument 3 : le désir de carrière ou d'auto-réalisation amène les parents à négliger leurs enfants. - concession : Bien sûr, il faut reconnaître que l'évolution rapide de la société place les parents dans des situations auxquelles ils ne sont pas préparés. CONCLUSION - récapituler : Les études semblent montrer que la violence télévisuelle influence les enfants. Je suis tout à fait d'accord, même si il me semble que la télévision ne peut pas être considérée comme la seule responsable. Selon moi, la responsabilité est avant tout celle des parents : ceux-ci doivent être présent auprès de leurs enfants pour les aider à comprendre le monde qui les entoure. - introduire le débat avec l'examinateur : dans tous les cas, je ne suis pas sûr qu'on puisse affirmer que le monde actuel est plus violent qu'il y a cent ans, ou même cinquante ans. Cela est difficile à vérifier, n'est-ce pas ? Exemple de production orale SUJET La pratique du vélo est en plein essor : 3 millions de cycles vendus chaque année en France et avec 5 vélos pour 100 habitants, notre pays se place en troisième position derrière les Pays-Bas et l’Allemagne. La pratique du vélo en ville réduit souvent le temps de parcours, notamment le temps perdu en recherche de stationnement, est peu onéreuse, bénéfique pour la santé et répond aux préoccupations du Grenelle de l’environnement. Elle répond ainsi à différentes problématiques : déplacement, santé, réduction de la pollution... L’article est tiré du site Internet « développement-durable.gouv.fr » Ce document est un article tiré du site Internet « développement- durable.gouv.fr » Le sujet de ce texte est la pratique du vélo et ses avantages. (INTRODUCTION) Dans ce texte, on apprend que les Français possèdent un grand nombre de vélos. C’est d’ailleurs ceux qui ont le plus de vélos en Europe derrière les Pays-Bas et l’Allemagne. On nous dit également que la pratique du vélo est bonne pour ne pas perdre de temps sur les routes et pour économiser de l’argent. Enfin, dans ce texte, on mentionne aussi que cette pratique est bonne pour la santé et pour l’environnement. (PROBLÉMATIQUE) Suite à la lecture de ce texte, on peut se poser la question suivante : qu’en est-il de la pratique du vélo à Séoul ? (ANNONCE DU PLAN) Je parlerai dans un premier temps de la pratique du vélo dans la capitale sud-coréenne. Ensuite, je m’interrogerai sur les avantages dont pourraient bénéficier les habitants de Séoul à pratiquer plus régulièrement le cyclisme. (DÉVELOPPEMENT) Mais tout d’abord, je présenterai la pratique du vélo à Séoul. Comme vous avez pu sûrement le voir, les Coréens ne pratiquent pas beaucoup le vélo. Vous pouvez voir évidemment des voitures et seulement quelques cyclistes sur les routes de la ville. Les Coréens ne sont pas de grands fans de cyclisme. Néanmoins, il est vrai que le soir près du fleuve Han, les personnes faisant du vélo sont nombreuses. Le vélo en Corée n’est pas considéré comme un moyen de transport, mais plutôt comme un objet pour les loisirs et c’est la raison pour laquelle le vélo a une place marginale dans la palette des transports utilisés pour se rendre au travail. Bon nombre de Coréens utiliseront le métro, le bus et surtout la voiture qui cause, comme on le sait, de grands problèmes : embouteillages et pollution. Si vous vous baladez près des grands axes le matin et aux heures de pointe, vous pourrez facilement voir des files de voitures avançant à allure d’escargot. Cependant, et c’est ce que nous allons voir maintenant, les Coréens pourraient trouver de nombreux avantages à utiliser le vélo comme moyen de transport. Premièrement, dans les rues très bouchonnées de la capitale, le vélo peut être un moyen efficace pour se rendre à son bureau tout en évitant les embouteillages. Personnellement, je prends le vélo pour me rendre à mon entreprise et je trouve que c’est très pratique. J’ai souvent recommandé à mes amis, à mes collègues qui prennent la voiture alors qu’ils n’habitent pas plus loin justement de l’entreprise que moi. Deuxièmement, le vélo peut être un bon moyen pour faire du sport. Donc tout en étant utilisé comme moyen de transport, il peut être également utile pour maintenir notre santé en bonne condition. En effet, en faisant du vélo, on doit utiliser ses muscles et également son souffle. C’est un excellent exercice pour nous les citadins qui ne faisons pas assez de sport. Comme on sait, il y a de plus en plus de personnes ayant des problèmes de santé, notamment aussi d’obésité et ça pourrait être une bonne solution pour combattre ces problèmes. De plus, comparé à la voiture, c’est un transport économique. La voiture coûte au moins 300 € par mois pour son entretien et son fonctionnement. Inutile de dire que le vélo coûte beaucoup moins cher à entretenir. Je trouve ridicules les personnes qui dépensent des sommes folles pour leur voiture et son entretien. Certains sont prêts à s’endetter pour pouvoir acheter une voiture de luxe afin d’impressionner leurs amis. Enfin utiliser son vélo est un bon geste pour l’environnement. En effet, le vélo ne rejette pas de CO2 comme les véhicules tels que les voitures. Donc utiliser son vélo c’estpréserver l’environnement et participer à l’amélioration de la qualité de l’air. J’ai voyagé une fois à Amsterdam et j’ai pu voir les bénéfices du vélo particulièrement en ce qui concerne la qualité de l’air que nous respirons. La ville d’Amsterdam est une ville très peuplée, mais parce que ses habitants utilisent le vélo dans sa grande majorité, l’air qu’on y respire est peu pollué. (CONCLUSION) Ainsi nous avons pu voir la place du vélo dans les transports utilisés par les Coréens de Séoul. J’ai ensuite parlé des différents avantages que les habitants de Séoul pourraient tirer en utilisant plus souvent le vélo pour se rendre notamment à leur travail. Selon moi, je pense que la mairie de Séoul devrait faire plus de choses pour promouvoir la pratique du vélo et justement la pratique du vélo comme transport dans cette ville. En effet, j’ai adopté le vélo comme transport depuis longtemps, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée, car c’est un transport un peu dangereux dans cette ville. En effet, la mairie de Séoul doit encore faire des efforts pour créer des pistes cyclables et mettre en place des équipements pour améliorer la condition des cyclistes. Je suis sûr que ça encouragerait plus de Coréens à prendre leur vélo. 6 transcriptions de production orale Sujet 1 La sieste au travail : une idée qui fait son chemin Le Larousse accueillera le verbe « siester » dans son édition 2016 mais malgré ses attraits évidents, la sieste est perçue en France comme du temps volé à la journée de travail. Des études plaident pourtant en sa faveur. Cette pause contribue à minimiser stress, sautes d’humeur et manque de concentration. Elle augmente même la créativité et la productivité. Mais seule une poignée d’entreprises ont instauré une « siesteria » digne d’accueillir les moments de torpeur de leurs salariés. Aussi les actifs se replient-ils sur le lit de l’infirmerie, le canapé de l’open space, la banquette arrière de l’automobile. Des bars à sieste proposent de la faire, à la demande et sans complexe, moyennant 5 à 27 euros. Les formules et le confort varient selon les établissements : microsieste ou royale, en bulle individuelle ou en espace partagé, dans un hamac ou un fauteuil apesanteur, sur un matelas à eau ou un lit massant de Shiatsu... Le Monde 10.07.2015 Par Marlène Duretz Transcription Alors le document déclencheur, c’est un petit article qui est extrait du journal très connu Le Monde et donc c’est un petit article qui date de 2015 et qui est écrit par Marlène Duretz. Alors donc cet article, il nous parle de la sieste, la sieste au travail : une idée qui fait son chemin. C’est-à-dire que de plus en plus, on pense que c’est important de faire la sieste et on revient un petit peu à cette idée de sieste qui a été très longtemps abandonnée, en tout cas en France. OK, donc pour résumer rapidement cet article, on peut le diviser en 4 parties. Tout d’abord, on nous explique que la sieste est perçue en France comme quelque chose de pas très bien, comme du temps volé à sa journée de travail. Ensuite, dans l’article, on nous explique que cette pause contribue à plein de bonnes choses, donc minimiser le stress, etc. Ensuite, dans l’article on nous parle un petit peu des entreprises, donc que certaines entreprises ont instauré une « siesteria », d’accord. Et finalement, l’article nous explique qu’il y a aussi des bars à sieste et nous parle un petit peu des bars à sieste, voilà. Donc, le problème soulevé par ce document, enfin le problème... en fait, c’est tout simplement la sieste, donc la sieste... comment est-ce qu’est vue la sieste aujourd’hui dans notre société en France en tout cas et... est-ce qu’il faut faire la sieste ou est-ce qu’il ne faut pas faire la sieste ? Et puis quelles sont les solutions pour les entreprises, parce que ce n’est pas toujours facile pour une entreprise de pouvoir avoir les installations nécessaires, l’espace nécessaire pour pouvoir proposer une sieste à ses employés. Donc, je vais parler de ce thème avec le plan suivant : 1.- Donc, premièrement, je vais parler de la sieste en général, donc la sieste qui est vraiment un... selon moi un besoin biologique et donc ses conséquences sur le plan de la santé, du corps. 2.- Après, je parlerai plus spécifiquement de la sieste dans le monde du travail et dans les entreprises aujourd’hui et puis en France, comment la sieste est vue et quelles seraient les solutions ? 3.- Et finalement je voudrai élargir un petit peu le thème de la sieste à notre... à nos sociétés qui ont aujourd’hui un rythme frénétique, au rythme de vie actuel qui est souvent critiqué et qui à mon avis n’est pas très bon pour la santé. Donc voilà, je crois que finalement, le problème de la sieste ou pas la sieste, c’est finalement un problème plus général qui est lié au rythme de vie actuel des pays occidentaux. Et puis je terminerai sur une petite conclusion, voilà. Donc, première chose, la sieste qu’est-ce que c’est ? Eh bien, il faut tout d’abord savoir que le mot sieste en Français, il vient de l’Espagnole « siesta » et évidemment ce mot « siesta » vient du latin en fait. Alors qu’est-ce que ça veut dire, d’où ça vient ? ça vient de six, de sexta, six, et alors cela veut dire que c’est la sixième heure. C’est-à- dire qu’en fait... ça veut dire qu’au bout de six heures après s’être réveillé le matin, six heures après, le corps, biologiquement, le corps humain a besoin de faire une pause au bout de six heures. Alors c’est intéressant de savoir que les gens pensent qu’en fait on a besoin de faire une sieste après le repas, après le déjeuner, parce que la digestion fatigue le corps, c’est-à-dire que tout le sang va dans les intestins et puis on a comme un coup de fatigue. Mais alors c’est vrai, ce n’est pas faux, mais ce n’est pas seulement ça parce qu’en fait des études ont montré que même si on ne déjeune pas juste avant, eh bien au bout de six heures à peu près dans la journée, 6 heures après s’être réveillé, on a un coup de fatigue, un coup de barre comme on dit. Donc c’est vrai que le repas accentue cela, mais ce n’est pas le repas qui cause ça, donc biologiquement on a besoin au bout de six heures d’un moment de repos. Alors, aujourd’hui dans nos sociétés, la sieste est... en France en tout cas revient à la mode, c’est vrai, mais pendant très longtemps elle a été mal vue. Elle a été assimilée à la flemmardise, le fait d’être flemmard, d’être paresseux, de ne pas beaucoup travailler, etc. Et c’est dommage parce qu’on... maintenant, c’est un peu plus à la mode et de nouvelles études ont été faites et on voit que la sieste a énormément de bénéfices sur la santé et sur le rendement même au travail. Donc on voit que la sieste – comme le dit l’article – augmente la mémoire, la sieste augmente la bonne humeur, la sieste permet d’être plus actif au travail et puis la sieste est bon pour notamment le stress et toutes les maladies liées au stress, notamment les problèmes de cœur, les problèmes d’hypertension et puis même peut-être sur le cancer hein, puisqu’on dit que le cancer est souvent lié au stress. Et donc aussi une meilleure efficacité au travail. Donc, pourquoi ne pas se remettre effectivement à la sieste aujourd’hui ? D’ailleurs, on voit que les enfants font la sieste, ont besoin de faire la sieste, et dans les écoles les enfants font la sieste même jusqu’à assez tard, jusqu’à 5 ans il me semble en France. Donc pourquoi pas dans les entreprises ? La deuxième partie de mon exposé, donc la sieste dans le monde du travail. Eh bien c’est vrai que dans le monde du travail, en tout cas en France, la sieste n’est pas... enfin jusqu’à il y a une dizaine ou une vingtaine d’années, la sieste n’était pas du tout intégrée au monde du travail. Alors c’est en train de changer, mais... Bon, il y a plusieurs raisons. D’abord, comme je l’ai dit, c’est que la sieste a un côté un petit peu mal vu, c’est mal vu, c’est vu comme quelqu’un de flemmard, quelqu’un qui a besoin de se reposer, qui est un petit peu... qui n’aime pas beaucoup travailler,etc. Mais je pense que surtout en fait ce qu’il se passe, c’est que ce n’est pas facile à mettre en place parce que les horaires de travail et le monde actuel ne permettent pas forcément d’avoir une pause facilement après le déjeuner. Alors tout d’abord, les employés des grandes entreprises, souvent quand ils déjeunent, ils déjeunent au bureau, c’est- à-dire à la cantine, au restaurant de l’entreprise. Et donc ils ne rentrent pas chez eux, ils n’ont plus le temps de rentrer chez eux, puisque maintenant on sait que les gens ont beaucoup de... passent beaucoup de temps dans les transports en commun ou dans leur voiture pour aller au travail. Et du coup, ils n’ont pas le temps de revenir chez eux et de repartir au travail, en général hein. Donc il faudrait qu’ils fassent la sieste dans l’entreprise. Alors évidemment, qu’est- ce que ça veut dire ? Ça, ça veut dire qu’il faut évidemment créer un lieu, un endroit adapté pour que les gens puissent faire la sieste. Alors, c’est très beau de dire : « c’est bien de faire la sieste et c’est bénéfique pour les entreprises », mais une entreprise il faut qu’elle soit rentable et les locaux c’est souvent... la surface c’est souvent ce qui coûte cher à une entreprise. Donc ça veut dire dédier toute une pièce – et en plus grande puisque souvent il y a beaucoup d’employés – pour la sieste, donc ce n’est pas du tout facile pour les entreprises de prévoir un lieu adéquat pour faire la sieste. Alors, il y a une solution je pense par contre qui est intéressante... Bon, déjà il y a la solution des bars à sieste, comme l’explique l’article, donc ça, bon, pourquoi pas ? Mais bon, ça me paraît un petit peu... oui, il pourrait y avoir des bars à sieste qui s’installent en fait à côté des grandes entreprises, oui, pourquoi pas, mais enfin bon. Mais sinon, une solution qui me parait beaucoup plus adaptée et simple, c’est le travail à domicile, c’est-à-dire le télétravail. Et ça c’est très intéressant parce que de plus en plus on voit que les entreprises adoptent cette façon de travailler, c’est-à- dire que les employés ne viennent pas dans l’entreprise, à l’entreprise, sur place, mais ils restent chez eux et ils travaillent chez eux à leur rythme, ils ont des objectifs précis et ils gèrent leur emploi du temps comme ils veulent tant qu’à la fin du mois ils ont finalement fait... accompli les objectifs. Donc travailler chez soi, bah ça permet notamment de pouvoir faire la sieste. Et ça me paraît d’autant plus adapté que faire la sieste, il y a quand même quelque chose d’un petit peu intime, c’est-à-dire qu’on a quand même besoin de se sentir relaxé, de se sentir un petit comme chez soi dans son lit. C’est aussi ça faire la sieste, ça veut dire se sentir... oui, se sentir relaxé et un petit peu sortir de la pression de l’entreprise, la pression sociale. Donc je crois moi pour ma part que l’idéal pour pouvoir faire la sieste, ça serait le télétravail, travailler à la maison. Donc finalement, je vais passer au point numéro 3 et qui me paraît fondamental et qui est totalement lié à ce problème de sieste et qui englobe finalement ce problème de la sieste, c’est le problème du rythme de vie aujourd’hui. Donc, on voit que le rythme n’arrête pas d’augmenter, c’est... les gens vivent en courant maintenant et... C’est pour ça qu’on n’a pas le temps de faire la sieste, parce que de toute manière on n’a même pas le temps de manger. Donc très souvent, on voit maintenant les gens qui au lieu de prendre du temps pour déjeuner, bah ils mangent un sandwich, même des fois ils mangent un sandwich devant l’ordinateur quoi pour ne pas perdre de temps et continuer à travailler même en mangeant. Donc voilà, on perd aussi beaucoup de temps dans les transports, comme je l’ai dit, donc du coup on a moins de temps après. Et donc avec un rythme de vie comme cela frénétique, eh bien je vois mal comment on pourrait avoir le temps de faire la sieste et c’est évident qu’il y a comme une espèce de décalage entre le fait de se reposer et de rester tranquille en plein milieu de la journée et l’autre image où on voit quelqu’un qui est tout le temps en train de courir et qu’il faut rentabiliser et qu’il faut... et on n’a même plus de temps pour manger. Donc je vois mal comment on peut concilier la sieste et puis ce rythme de vie infernal que maintenant on a dans nos sociétés modernes. Donc je crois que c’est très bien de parler de sieste, des bénéfices de la sieste, etc., mais ça me fait un petit peu rigoler parce que... d’un côté on dit « ah, il faut faire la sieste », mais d’un côté on vit toute la journée en courant, donc ça me paraît un petit peu paradoxal si vous voulez. Je crois que le vrai problème, c’est qu’il faut vivre à nouveau avec un rythme normal, c’est-à-dire que... ce n’est pas qu’il faut être en vacances tout le temps, etc., mais je crois que les gens devraient être beaucoup moins stressés, travailler mais travailler normalement et qu’on ne soit pas tous obligés de courir et dans ce cas-là je crois qu’on pourrait commencer à parler de la sieste. Oui, ce serait plus logique. Donc voilà, donc pour conclure, je vais tout simplement résumer ce que j’ai dit, moi je trouve que la sieste, c’est très bien. Je suis d’accord avec les études qui sont faites par rapport à la santé, par rapport aux bénéfices de la sieste, je crois que c’est vrai. À condition de faire une sieste pas trop longue hein, par contre. Alors ça aussi j’en ai pas parlé, mais bon, il faut... faire la sieste, c’est tout un... c’est tout un savoir-faire hein aussi, bon. Donc je crois que la sieste, c’est bien, je crois cependant que ce n’est pas facile dans nos sociétés aujourd’hui de l’adapter, de la mettre en place dans les entreprises, pour des problèmes d’espace notamment. Et je crois que la solution la plus adaptée, ce serait le télétravail, mais je crois que c’est un petit peu paradoxal parce qu’on parle de la sieste, mais que finalement on devrait peut-être parler davantage ou avant de la sieste de notre rythme de vie qui est trop élevé, un rythme frénétique et les gens courent tout le temps et je crois que c’est problème plus général et plus important. Sujet 2 Tourisme solidaire Les vacances ? Pas pour tout le monde. Certains touristes préfèrent tenter l'aventure du voyage solidaire." Voyager autrement " voilà ce qui motive ces nouveaux adeptes du tourisme responsable. Partir pour rencontrer et nouer des liens de solidarités aux confins de la planète. Lucie Montchoni a rencontré Jean-Christophe Naal, l'un des fondateurs de l'association "Grandir Aventure" , Gilles Vanderpooten, auteur de "Le tour de France du développement durable" et Pierre Ramel, Directeur Général de Planète Urgence. Tous 3 ont constaté que les vacances prennent un aspect "responsable", que l'écotourisme et les congés solidaires ont le vent en poupe. France info.fr, 26-07-2012 Transcription Donc nous avons en fait un document devant les yeux qui est extrait de France info. Donc France info qui est une radio française très connue. Alors, ce document nous parle d’un sujet qui est à la mode actuellement, c’est-à-dire l’écotourisme ou le tourisme solidaire. Dans un premier temps, on apprend qu’il existe un certain nombre de touristes qui préfèrent voyager autrement. C’est-à-dire qu’ils préfèrent faire des voyages solidaires, responsables, et qui donc... je vais l’expliquer plus en détail après, mais ce sont des voyages qui permettent souvent d’aider des personnes et qui permettent de rencontrer donc de nouvelles personnes aux quatre coins de la planète. Donc déjà, le document nous informe par rapport à cela. Et après, dans un deuxième temps, dans le document, on apprend que Lucie Montchovi a rencontré différentes personnes liées au secteur de l’écotourisme et que toutes ces personnes sont d’accord pour dire que l’écotourisme est en vogue, est à la mode, pour reprendre les mots de l’article « les congés solidaires ont le vent en poupe ». Alors la problématique serait donc finalement : qu’est-ce que l’on peut penser de l’écotourisme, quels sontses avantages, quels sont ses limites ou ses défauts ? Mais aussi : pourquoi l’écotourisme, pourquoi est-ce qu’il y a cette mode actuellement ? Et puis ses limites et aussi son avenir, est-ce qu’il s’agit d’une mode passagère ou est-ce que cela va durer ? Donc voilà, je propose d’organiser comme cela mon exposé : 1.- Dans un premier temps, je parlerai des vacances classiques, du tourisme normal et des problèmes que cela génère. Et donc finalement cela nous amènera à répondre à « pourquoi l’écotourisme ? ». 2.- Ensuite, je vais essayer de mieux définir ce que l’on entend par écotourisme. 3.- Après, je parlerai de l’écotourisme en soit, de ses avantages et puis je donnerai mon opinion par rapport à ce mouvement. 4.- Et finalement, je terminerai sur les limites on va dire du tourisme solidaire. Tout d’abord, une question intéressante c’est pourquoi l’écotourisme aujourd’hui, pourquoi cette mode ? Eh bien je crois que cela est dû au... un petit peu au ras-le-bol des vacances normales. Alors c’est-à-dire, ça veut dire quoi « les vacances normales » ? Bon, c’est très large et il y a beaucoup de façons déjà de voyager de façon « normale ». Mais je crois qu’il y a un certain tourisme de masse, ce qu’on appelle le « tourisme de masse » qui est un petit peu... qui n’est pas très bien vu. Par exemple, bon, dans des sites qui sont mondialement connus, je ne sais pas, je pense aux pyramides égyptiennes par exemple. Donc tout ce tourisme qui se rue, tous en même temps, à la même époque, au même moment de l’année sur des sites comme ça très connus. Déjà, souvent ça abime ces sites et puis ça crée certains problèmes liés à la consommation, aux commerces, des fois ça peut aider les populations qui sont sur place, mais ça crée aussi des déséquilibres. Ça crée aussi des problèmes culturels puisqu’on sait que par exemple sur certains... dans certains pays musulmans par exemple, ça peut être choquant pour la population autochtone de voir des gros touristes américains ou occidentaux qui arrivent avec les femmes qui sont... qui mettent des petits shorts et qui ne sont pas du tout couvertes, il y a un certain manque de respect des fois. Ensuite, il y a aussi le tourisme classique des vacances à la plage où tout le monde va sur les mêmes plages au même moment pour consommer, finalement pour faire la queue dans les... pour faire la queue parce qu’il y a trop de monde au même endroit. Voilà, donc je pense que ça, c’est un petit peu... j’ai donné deux exemples, on pourrait en parler longtemps, mais je pense que c’est un petit de cette image mauvaise qu’est né un autre style, une autre envie de vacances. Ensuite, l’écotourisme, c’est quoi exactement ? Bon, je ne suis pas un spécialiste, il y a plusieurs types de tourisme solidaire, mais ça peut être par exemple par rapport à l’écologie. Donc moi j’ai vu un reportage un jour sur des gens qui partaient pour replanter des arbres en fait dans des forêts. Alors je ne sais plus dans quel endroit, c’était un pays nordique. Donc voilà, ce n’était pas des vacances au soleil à bronzer et à se reposer, mais au contraire il y avait un côté actif et un côté solidaire, donc pour aider la planète, pour aider l’écologie, l’environnement et un côté éducatif si vous voulez un petit peu. Donc c’était une famille qui partait et puis ça permettait d’un petit peu éduquer aussi les enfants, de leur montrer qu’il y a autre chose, qu’on peut essayer d’aider la planète, même pendant les vacances. Et ça permettait à ces gens de rencontrer une autre culture, un pays différent dans lequel ils ne seraient peut-être pas allés si c’était pour bronzer. Ça leur a permis de rencontrer des gens différents, des gens qui travaillaient dans les forêts, dans les bois, etc. Un autre exemple, c’est... je crois que c’était un allemand qui était parti en Afrique, dans un pays du tiers monde pour aider les populations locales à construire des puits, des puits qui permettent donc de trouver de l’eau et de donner de l’eau aux populations. Donc pareil, je me souviens, il était très enthousiaste, ça lui avait permis... alors lui il était parti seul et ça lui avait permis de rencontrer des cultures complètement différentes, de rencontrer des gens complètement différents, il était extrêmement épanoui et il expliquait que finalement ça lui avait beaucoup plus apporté que d’aller bronzer à la plage ou d’aller faire la queue dans des musées. Donc voilà deux exemples d’écotourisme ou de tourisme solidaire. Alors, mon opinion, eh bien moi je pense que c’est très bien, que c’est quelque chose de très intéressant, et qu’effectivement, je crois que ça permet de découvrir d’autres cultures, d’autres personnes. Ça permet d’avoir une ouverture d’esprit puisque je crois que quand on voyage, ça ouvre toujours l’esprit et que c’est très important. Et je crois que finalement, en plus d’aider les autres, en plus d’aider la planète, eh bien ça nous aide à nous-mêmes. Donc je crois que vraiment ça fait d’une pierre deux coups comme on dit, c’est-à-dire que vraiment c’est bon pour tout le monde finalement : on fait du bien aux autres, on ne pollue pas la planète, on ne fait pas de la consommation de masse, etc. ; et en même temps, eh bien on s’aide à sois même. Et je crois que ces personnes qui sont parties en tourisme solidaire, finalement elles sont rentrées... les cas que je connais, elles sont rentrées plus reposées que beaucoup de personnes qui sont parties pour se reposer au soleil. Vous voyez ? Donc je crois que psychologiquement... finalement c’est ça qui est important, je crois qu’elles sont rentrées beaucoup plus sereines, beaucoup plus épanouies et finalement beaucoup plus reposées. Donc mon opinion, c’est extrêmement positif, j’ai un avis positif. Je crois que ça a vraiment tous les avantages et j’espère que ce mouvement va continuer à se développer. Enfin, comme j’ai dit, je vais terminer sur les limites de l’écotourisme. Bon bah je pense que comme tout, tout a ses limites. Je crois que... je crois que par exemple, ça peut être un petit peu difficile à mettre en place pour une famille qui a des enfants jeunes, en bas âge. Donc moi j’ai une fille de 2 ans et je me vois mal aller planter des arbres avec ma fille de 2 ans. Je me vois mal aussi aller creuser des puits dans le Sahara avec mes enfants qui sont encore un petit peu trop jeunes. Donc voilà, je pense que ça, c’est une imite par exemple. Une deuxième limite, ça peut être aussi... peut-être l’argent, parce qu’il y a des gens qui... leurs vacances finalement c’est aller chez leurs parents ou dans une maison qu’ils ont à la campagne et ils n’ont pas les moyens forcément de se payer le billet d’avion (parce que dans l’écotourisme, très souvent, puisque c’est du tourisme solidaire, on doit aussi participer... on doit se payer nous même le billet d’avion... bon, et puis après le logement sur place ça dépend). Mais il y a quand même un prix. Donc est-ce que aussi les gens déjà... est-ce qu’ils ont les moyens ? Et est-ce qu’ils sont prêts à payer pour aller aider les autres ? Donc c’est un petit l’aspect... un petit peu les limites. Mais je pense que c’est un mouvement qui a beaucoup de futur, qui a beaucoup d’avenir et j’espère que ça va continuer à se développer. Sujet 3 Les tablettes, à éloigner des enfants En janvier 2013, l’Académie des sciences, dans son rapport «L’enfant et les écrans», exprimait un avis favorable concernant l’utilisation des tablettes par les jeunes enfants. Plus de soixante chercheurs avaient vivement réagi. Selon eux, la tablette, comme tout écran, crée un phénomène d’emprise de l’enfant par la captation de son attention. Il se trouve alors coupé de ses expériences sensorielles, essentielles pour appréhender le monde qui l’entoure, coupé de la relation langagière, cruciale pour apprendre à parler et à penser par soi-même, amputé de la nécessaire mise à distance entre soi et les objets, utile au développement de l’imaginaire, de la capacité à être seul et de la conscience de soi. Des dangers des objets numériques, les créateurs tel SteveJobs en avaient une très nette conscience. Le patron d’Apple reconnaissait imposer une limitation drastique pour ses propres enfants, et bien d’autres géants du numérique ont fait le choix d’écoles déconnectées pour leur progéniture. Le monde de la science et techno| 14.09.2015 Transcription Alors, donc pour ce sujet numéro 1, nous avons comme support un document qui est en fait extrait du journal Le Monde Science et Techno du 14 septembre 2015. Alors, ce document nous parle des nouvelles technologies et plus précisément des tablettes et des enfants, les enfants et les tablettes, et évidemment l’utilisation qu’ils en font. Alors, dans l’article on nous explique qu’en avril 2013, l’Académie des sciences, dans son rapport « l’enfant et les écrans » exprimait un avis favorable concernant l’utilisation des tablettes par les jeunes enfants. Mais, tout de suite après, on nous explique qu’en fait de nombreux chercheurs étaient totalement opposés à cette idée, ils étaient contre cette idée, ils n’étaient pas d’accord. Alors selon ces chercheurs, les tablettes coupent et isolent en fait l’enfant du monde extérieur. Alors d’après eux, c’est très mauvais pour le développement des enfants, donc coupés de la relation langagière cruciale pour apprendre à parler et à penser par soi- même, etc. Donc finalement, l’article termine en expliquant que de nombreuses personnes qui travaillent dans le développement des nouvelles technologies, enfin plutôt dans le commerce on va dire des nouvelles technologies comme les tablettes, notamment il cite le patron... enfin l’ancien patron d’Apple, Steeve Jobs. Donc il nous explique que ces personnes très souvent en fait interdisent à leurs propres enfants l’utilisation des tablettes et des nouvelles technologies en général. Donc, la problématique de l’article est claire, je crois, c’est-à-dire « l’utilisation de tablettes et plus généralement peut-être on pourrait dire des outils numériques, les nouvelles technologies, est-ce que cette utilisation est bonne ou mauvaise pour les jeunes enfants ? ». Donc je vais maintenant essayer de présenter mon opinion par rapport à ce sujet de manière construite et argumentée. Alors, la première chose que je veux vous dire, c’est que je suis père de trois enfants, et de trois jeunes enfants en plus, et donc je connais parfaitement ce problème. Donc j’ai un garçon de 7 ans, un autre garçon de 4 ans et une fille de 2 ans et je peux vous garantir que tous les jours ils veulent utiliser la tablette, utiliser l’ordinateur, aller sur internet pour regarder des choses sur YouTube... Et pas seulement celui qui a 7 ans, mais aussi son frère de 4 ans et même sa sœur de 2 ans. Donc effectivement, je connais bien ce problème. Alors, moi je crois que comme presque tout dans la vie, c’est une question d’équilibre. Donc je pense que ce n’est pas bon de les couper entièrement, de leur interdire totalement les outils technologiques, mais je pense qu’il faut savoir modérer. De toute manière, je crois que c’est impossible de les couper complètement de ces outils technologiques, de leur interdire, parce que déjà je ne crois pas que ce soit une bonne idée, parce qu’à l’école je crois que les enfants entre eux, ils parlent beaucoup de cela puisque ça fait partie de notre quotidien. Et donc, j’imagine mon fils dans une discussion avec d’autres enfants « ah oui, tu as vu le dernier jeu de ci, de ça ? », eh bien il va être isolé de la conversation, mis à part et je crois que ce n’est pas très bien pour lui. Ensuite, je pense que c’est impossible de leur interdire complètement parce que... enfin « impossible », c’est surtout pas bien, je trouve que ce n’est pas bien parce que ces outils font partie de notre quotidien et il ne faut pas nier ce qu’est le présent aujourd’hui. Ils doivent connaître les outils de la vie quotidienne comme ils doivent savoir utiliser un stylo, utiliser... plus tard savoir cuisiner, savoir lire... eh bien je crois que c’est normal de savoir utiliser un ordinateur ou une tablette. Et puis, je crois aussi que ces outils comme la tablette, je suis assez d’accord avec le début de l’article, c’est... il y a de bons côtés. Donc je crois que pour le développement de l’enfant, pour un certain développement, les tablettes c’est très bon. Moi je vois mes enfants, c’est incroyable à quelle vitesse ils apprennent, c’est très intuitif, donc tout seuls ils apprennent en fait et ils comprennent une certaine logique. En plus, que ce soit sur la tablette ou sur internet, ils jouent à des jeux, mais pas n’importe quels jeux, et je vais parler de ça après, qu’il faut contrôler. Mais ils jouent à des jeux intelligents quand même, c’est-à-dire que ce sont des jeux un petit peu mathématiques où il faut trouver une solution pour sortir d’un labyrinthe ou calculer quelque chose, enfin il y a plein de jeux très intelligents où par exemple ils apprennent l’anglais. Donc ils naviguent comme ça sur internet ou ils se chargent eux-mêmes certains jeux pour apprendre l’anglais ou par exemple le français. Donc pour apprendre des langues, il y a plein d’outils très intéressants, même si ça ne remplace pas un professeur, mais ça donne envie, ça stimule. Donc voilà, je pense qu’il y a plein de bons côtés et qu’il ne faut pas interdire complètement. Par contre, je crois qu’il faut contrôler, il ne faut pas leur interdire totalement, mais il ne faut pas non plus que ces nouvelles technologies, qu’il n’y ait que ça. Donc il faut restreindre leur utilisation. Parce que... là je suis d’accord avec la deuxième partie de l’article, les scientifiques : ça isole les enfants. Notamment, je vois ma fille de 2 ans quand elle est sur la tablette, elle ne parle à personne, elle est seule devant ses jeux, donc il n’y a pas d’interactions. Ça stimule énormément la vue, mais les autres sens ne sont pas stimulés, ça isole l’enfant dans un monde. Il y a aussi certains jeux qui sont violents sur la tablette ou sur internet, sur l’ordinateur, ça peut augmenter l’agressivité, la frustration, il n’y a pas de partage... Donc bien évidemment, il y a des choses mauvaises. Et donc, je pense qu’il faut une utilisation modérée et trouvez un équilibre. Il faut aussi utiliser ces outils d’une manière correcte. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les enfants, non seulement ils ne peuvent pas jouer tout le temps avec la tablette, mais il faut aussi qu’ils aient un comportement responsable. Quand par exemple on doit passer à table, il faut savoir s’arrêter, donc il faut savoir – même si on est dans un jeu – dire « stop ». Il faut aussi... je pense que c’est très important et c’est la même chose pour la télévision, je crois qu’il faut que les parents soient à côté et qu’il y ait un certain échange. Donc par exemple, c’est complètement différent de regarder la télévision ensemble en famille, même si c’est un dessin animé, que laisser les enfants pendant une heure devant la télé sans même savoir ce qu’ils regardent. Donc... voilà, ça peut être la même la chose pour les tablettes, c’est-à-dire il peut jouer, mais les parents peuvent regarder un peu ce qu’ils font, leur expliquer, les orienter, etc. Et puis il faut aussi qu’ils fassent des activités sur la tablette ou sur l’ordinateur qui soient adaptées à leur âge, bien évidemment. Donc là aussi, ça demande un contrôle des parents. Bien, je voulais parler d’un sujet qui me semble important aussi, je voulais parler de l’école. Alors aujourd’hui, l’école... en tout cas certaines écoles se sont mis bien sûr aux nouvelles technologies, que ce soit les tablettes, que ce soit les écrans interactifs dans la classe, etc. Alors, quand les nouvelles technologies peuvent aider... par exemple pour les professeurs, utilizer internet en cours, on le projette sur un écran, utilizer YouTube notamment, c’est très intéressant. Mais... et surtout avec les enfants, les jeunes enfants, je crois qu’il faut quand même limiter. Donc qu’il y ait un peu de nouvelles technologies dans le bon sens, c’est bien à l’école, mais il ne faut pas que ça remplace le professeur,il ne faut pas que ça remplace l’interaction entre les élèves, il ne faut pas que ça remplace le livre en papier, etc. Je vous parle de ça parce que mon fils ainé était dans une école quand il a commencé où il regardait sans arrêt des films à la télé. Il y avait un écran interactif, il était toujours devant l’écran, enfin... et d’autres parents trouvaient ça très bien, c’était moderne, etc. Eh bien moi, je n’étais pas du tout content, je trouve qu’il regarde déjà assez la télé et l’ordinateur ou la tablette à la maison et je n’étais pas du tout content. Et du coup, on l’a changé d’école. Et maintenant, ça peut arriver qu’il utilise les nouvelles technologies, ils ont des cours d’informatique, ils ont un écran dans les salles, mais ça reste quand même modéré et c’est utilisé à bon escient comme on dit. Donc voilà, je voulais parler un petit peu de l’école. Et finalement dire un petit mot en ce qui concerne Steeve Jobs et compagnie là, ce sur quoi termine l’article. Bon, ça me fait un petit peu rire, un petit peu rigoler doucement, parce que je trouve ça très hypocrite, parce que Steeve Jobs, il ne se contente pas... enfin il ne se contentait pas de fabriquer des tablettes ou des smartphones, il essaie aussi de nous faire consommer un maximum de technologies et très souvent des choses qui sont tout à fait inutiles, je pense notamment maintenant à la SmartWatch qui me parait totalement inutile. Donc ce n’est pas seulement qu’il construit des nouvelles technologies et puis qu’il dit « bon, il faut faire quand même attention avec les enfants et tout ça ». Non, il construit les nouvelles technologies et puis aussi tout le marketing qui va derrière pour essayer de nous en faire manger, manger, manger, consommer, consommer, consommer. Donc ça me fait un peu rigoler qu’avec ses propres enfants il interdise ces outils, mais que lui non seulement les construit, mais en plus fait tout pour qu’on en consomme un maximum. Ça me rappelle un petit peu vous savez les gens qui construisent des armes, les ingénieurs qui construisent des armes, des explosifs, des bombes, ils les construisent et ils les vendent, ils sont bien contents de les vendre aux autres gouvernements, mais ils n’ont pas du tout envie que leurs enfants les utilisent ou soient victimes de ces armes. Donc ça me fait un petit peut penser à ça, voilà ! Donc c’était une façon de conclure. Donc voilà, finalement pour résumer ma pensée, je crois qu’un équilibre... comme tout, il faut trouver un équilibre, ne pas dire « non ! » drastiquement. Et puis ne pas laisser les enfants toute la journée devant les tablettes. Sujet 4 La cyberviolence, machiste et «pandémique» Rapport alarmant sur l'augmentation des violences faites aux femmes sur Internet. Un rapport d’une commission des Nations unies qualifie de fléau les violences faites aux femmes, en général dans le monde, et en particulier sur Internet, et appelle « à une prise de conscience mondiale». Dans les 28 pays de l’Union européenne, 18% de femmes ont subi une forme grave de violence sur Internet dès l’âge de 15 ans, soit environ 9 millions de femmes. Or, les menaces de mort ou le harcèlement représentent pour les femmes une source d’anxiété, parce que prenant du temps et de l’argent afin de payer des services de protection en ligne ou des frais de justice. Le rapport met en garde : non, ces comportements violents ne sont pas uniquement un problème de pays riches (parce qu’hyperconnectés et équipés) mais vont de pair avec l’essor mondial d’Internet. Dans 74% des 86 pays étudiés pour l’enquête, «les instances judiciaires et les tribunaux ne prennent pas les mesures voulues pour lutter contre les cyberviolences faites aux femmes ». Pourtant, surveiller et sanctionner strictement les agressions sont le seul moyen de rendre le cyberespace sûr pour les femmes, et partant, pour les garçons et les hommes. Emmanuèle Peyret Libération septembre 2015 Transcription Donc, le document déclencheur est un document qui est extrait du journal bien connu Libération. Donc un article de septembre de 2015 d’Emmanuel Perret. Alors, dans cet article, on va nous parler de la cyber-violence, mais plus particulièrement de la cyber-violence envers les femmes. Donc au début, l’article commence par nous expliquer qu’il y a eu une commission des Nations unies qui nous met en garde... enfin dont la conclusion a été que les femmes subissent énormément de violences, principalement sur internet, et donc cette commission des Nations unies voudrait nous mettre en garde face à ce problème. Donc ensuite, l’article s’arrête principalement sur les 28 pays de l’Union européenne, dans lesquels 18 % des femmes ont subi une forme grave de violence sur internet. Mais après, dans un autre temps, l’article nous explique que cela ne s’arrête pas aux frontières de l’Union européenne et que cette violence est générale, est dans presque tous les pays du monde, voilà. Donc finalement, l’auteur dit qu’il faut surveiller et sanctionner strictement les agressions, donc ce serait, d’après l’auteur, la solution. Donc surveiller internet et puis sanctionner quand il y a de la violence envers les femmes. Donc je crois que la problématique est claire, donc le problème soulevé c’est donc la cyber-violence envers les femmes, mais plus généralement on pourrait inclure aussi les conséquences de cela et surtout quelles sont les solutions, voilà. Donc je vais organiser mon discours comme cela : 1.- Premièrement je vais parler de la femme et la violence envers les femmes en général, c’est-à-dire en dehors d’internet. 2.- Ensuite, je parlerai de la violence envers les femmes sur internet, donc les différentes possibilités de violence envers les femmes. 3.- Et puis après, je m’arrêterai dans une troisième partie sur les solutions. Bien, donc je pense que la violence envers les femmes dans le monde d’aujourd’hui – et pas que aujourd’hui d’ailleurs – malheureusement... donc en dehors d’internet, elle existe depuis bien longtemps et c’est un problème qui est actuel, mais qui était encore pire avant, je pense. Et même si la femme s’est libérée, même si la femme aujourd’hui peut voter, même si la femme a beaucoup plus de droits et de pouvoirs dans notre monde occidental on va dire, il y a encore énormément de violences et d’inégalités sociales par rapport à la femme aujourd’hui dans nos sociétés. Alors, un premier exemple au niveau du salaire par exemple, la femme pour le même métier, la même profession, actuellement eh bien elle gagne un salaire moins élevé. Donc ça, c’est un exemple, elles sont donc moins bien payées. Et puis il y a aussi de a violence... un genre de violence indirecte, notamment à la télévision, où la femme est très souvent utilisée pour son image et très peu... enfin physique, pour son physique, et très peu pour le côté intellectuel ; notamment utilisée pour la publicité, pour son image, son corps et très peu pour sa tête. Donc, le problème n’est pas récent, le problème n’est pas que sur internet et maintenant voyons sur internet. Donc, sur internet, cela ne m’étonne pas du tout qu’il y ait de la violence puisque je crois que c’est la suite logique de ce qui arrive dans notre société depuis des siècles. Mais, c’est vrai que sur internet, comme internet a cette caractéristique d’être très libre, difficile à surveiller, il y a peut-être un autre type de violence. Oui, c’est peut-être que la femme est encore plus victime sur internet, c’est encore plus clair. Alors, notamment, quels problèmes on a sur internet ? Eh bien, la prostitution d’abord, puisqu’avec internet tout ce qui est prostitution des femmes a énormément augmenté. Donc là, il y a un gros problème quand même sur internet. Ensuite, il y a... bah comme je l’ai dit en fait, à la télé déjà le problème existe ou à la radio, l’utilisation de la femme par le marketing, son image, toujours son corps, une femme sexy, une femme qui est utilisée pour son image plus sexuelle que pour son image cérébrale, donc voilà, c’est un genre de violence aussi. Et puis très souvent, quandla femme a la parole – que ce soit sur internet ou sur la radio – bah très souvent l’homme a le rôle de celui qui sait, celui de l’expert, et puis la femme est plutôt témoin quoi, donc sur internet, très important aussi, on ne peut pas ne pas en parler, c’est les problèmes de *bowling* ou de harcèlement, notamment chez les jeunes. Alors, qu’est-ce qui se passe ? Bah c’est par exemple des filles qui sont prises en photo dans des positions, dans des situations qui sont un peu délicates et puis son copain par exemple, ses copains les mettent sur internet, donc mettent des images compromettantes de jeunes filles, de sa copine sur internet. Et à partir de là, tous les autres copains ont accès à ces photos et donc évidemment ça crée comme un harcèlement par rapport à la jeune fille. Alors les garçons aussi subissent ce genre de violence, mais souvent c’est plutôt les filles qui sont davantage touchées. C’est notamment aussi le cas par exemple des vengeances, donc ça on en parle beaucoup aussi en ce moment, par exemple une fille sort avec un garçon et pendant leur relation le garçon a pris des photos compromettantes de la fille qui est nue, des photos intimes. Et puis quand la fille le quitte, quand ils arrêtent leur relation, eh bien si ça se passe mal, ce qui arrive des fois c’est des cyber-vengeances, alors le garçon met toutes ces photos intimes de son ex petite copine sur internet. Donc ça on en parle beaucoup aussi en ce moment, donc voilà. Donc on voit qu’il y a vraiment beaucoup de types d’agressions machistes envers les femmes sur internet. Mais je pense que finalement le problème de la violence est général et internet – comme je l’ai dit – transpose le problème dans un autre monde, le monde numérique, mais je pense que la base du problème ce n’est pas vraiment internet. Dans la troisième partie, je vais parler comme je l’ai dit des solutions et un petit peu de mon point de vue. Donc moi je pense que c’est un problème très grave, qui me choque énormément, parce que je pense que la femme au contraire doit être... bon, tout le monde doit être respecté, les hommes comme les femmes, mais peut-être la femme encore plus sachant que c’est quand même celle qui procrée, c’est celle qui est la mère des enfants, donc je trouve ça vraiment lamentable – que ce soit aujourd’hui sur internet ou bien depuis des siècles et des siècles – que la femme subisse une violence ou qu’elle soit toujours rabaissée, qu’elle n’ait pas les mêmes droits que les hommes, je trouve ça incroyable. Je suis vraiment très choqué par cela et je trouve que les femmes devraient être encore plus remontées contre les hommes à ce niveau-là et je pense qu’on devrait encore plus en parler. Les solutions, eh bien dans l’article ils parlent des solutions de surveillance d’internet et de répression. Alors, je pense que oui, on peut surveiller internet et puis faire de la répression, mais je ne pense pas que ce soit la solution la meilleure. Moi je crois que la lutte contre le machisme, eh bien si on veut gagner cette lutte, il faut plutôt viser l’éducation et un changement des mentalités. Donc voilà, je crois que c’est plutôt là dans ce secteur-là qu’on réussira à lutter contre le machisme. Donc, bah l’éducation, c’est-à-dire à l’école déjà éduquer les enfants et puis les parents aussi bien évidemment, la manière d’élever les parents. Je crois que les enfants copient énormément le modèle des parents, donc déjà si le père se comporte de manière machiste par rapport à sa femme, eh bien c’est très mauvais, donc essayer de faire attention à l’exemple qu’on montre à ses enfants. Et puis... bon, voilà, à l’école ou bien d’autres types d’éducation que l’école, peut-être des ateliers, des stages, etc. Et je crois que le gouvernement là aussi a un rôle important de faire de la propagande et de lutter contre ce machisme. Et changement de mentalité, donc là aussi je pense que le gouvernement a un rôle important pour que ça change dans nos sociétés, que l’image de la femme soit différente, qu’elle ne soit pas toujours utilisée dans le marketing pour son physique, mais qu’on mette un petit peu plus en valeur aussi le côté intellectuel autant que l’homme. Et donc faire un changement des mentalités dans notre société. Mais je crois que les choses sont en train de changer, changent depuis déjà longtemps hein, ça n’arrête pas d’évoluer, heureusement. Et ça continue, donc je crois qu’on est quand même sur le bon chemin, même si c’est vrai qu’internet... pour internet, c’est comme toujours, internet a des caractéristiques propres, c’est-à-dire très libre, très difficile à surveiller, et d’ailleurs je ne sais pas s’il faut... surveiller, oui, mais interdire... je ne sais pas si on peut interdire internet, ça serait dommage aussi. Donc, je pense que oui, comme dit l’article, on peut essayer de surveiller et de punir. On peut, mais je pense que ce n’est pas la solution finale. Je pense qu’avec ces outils, on ne pourra pas régler le problème dans le fond, ça ne sera jamais suffisant. Surveiller internet, c’est très difficile de toute manière. En conclusion, je pense donc que... comme ce que j’ai déjà dit, en fait finalement il n’y a rien de nouveau, le machisme existe depuis très longtemps et finalement internet est comme un petit peu le reflet de cela et le problème se transpose finalement de nos sociétés à internet, même si sur internet c’est peut-être encore plus difficile de lutter contre ce machisme pour les raisons que j’ai évoquées auparavant. Sujet 5 Nature, santé, plaisir dans nos assiettes ! Depuis quelques décennies, la mode s'est aussi emparée de l'agroalimentaire. L'exotisme culinaire est de mise. Les consommateurs veulent découvrir de nouveaux goûts, se faire plaisir. Et manger doit les aider à rester en bonne santé. Les consommateurs français sont de plus en plus attentifs à leur bien-être, et recherchent surtout des produits qui leur permettent de rester en bonne santé. Ils veulent que leur alimentation préserve leur « capital santé » puisqu'ils savent que leur espérance de vie a considérablement augmenté. Les gens veulent rester en forme plus longtemps. Les notions de plaisir et de sécurité se trouvent également au coeur de leurs attitudes de consommation. http://www.sciencesetavenir.fr/ Interview de Interview de Xavier Terlet. 2015 Transcription Donc comme l’indique le titre du document, nous allons parler de l’alimentation et de la santé aujourd’hui. Donc le texte déclencheur, notre document de base est extrait en fait d’un magazine, mais d’un magazine qui est sur internet, du site internet sciencesetavenir.fr, c’est extrait d’une interview de Xavier Terlé en 2015. Bien, donc rapidement, pour situer, pour résumer le document, on pourrait le séparer en trois parties. Dans une première partie, il nous explique que depuis quelques décennies, il y a une mode dans l’agroalimentaire qui est l’exotisme culinaire. Donc les gens veulent découvrir de nouveaux goûts, de nouvelles saveurs et se faire plaisir. Dans une deuxième partie du document, on nous parle de la santé, donc les gens veulent... enfin donnent une importance, donnent de l’importance à la santé par rapport à la nourriture, donc c’est-à-dire qu’ils veulent manger sain ou manger de façon à être en bonne santé. Et puis finalement, dans la dernière phrase, le document nous dit : « les notions de plaisir et de sécurité se trouvent également au cœur de leurs attitudes de consommation ». Donc il élargit un petit peu le thème à tout ce qui est la consommation. Bien, donc le problème soulevé on voit c’est la nourriture aujourd’hui, une mode, un plaisir et puis le bien-être. Donc on va parler de ça et est-ce que cela se généralise à la consommation en général. 1.- Donc voici mon plan, je vais au début commencer par resituer un petit peu ce problème de l’alimentation par rapport à avant, les changements qu’il y a eu récemment. 2.- Ensuite, je parlerai de la première partie du document, c’est-à-dire le développement des produits exotiques dans l’alimentation. 3.- Et ensuite, jeparlerai davantage de la santé et de l’alimentation. 4.- Je parlerai ensuite de la consommation d’une manière générale. Et finalement, j’aimerai terminer pour un petit peu élargir notre sujet sur le problème de la consommation en général, la consommation de masse par rapport à un problème qui nous touche énormément aujourd’hui, c’est-à-dire l’écologie, l’environnement. Donc il ne faut quand même pas oublier qu’il y a... que l’homme au temps un petit peu préhistorique, quand il était encore l’homme des cavernes, il ne faut pas oublier le besoin... le premier besoin de l’homme, comme n’importe quel animal, c’était de trouver sa nourriture, tout convergeait à pouvoir se nourrir et trouver sa nourriture. Donc les hommes avaient besoin de se déplacer, ils étaient nomades et pas sédentaires. Et puis très souvent, bah il ne trouvait pas sa nourriture ou il y avait des manques alimentaires et du coup ça a créé des maladies, des famines et ça a empêché l’humanité de se développer. Donc je pense que c’est important de le rappeler parce que c’était il n’y a pas si longtemps dans l’histoire de l’humanité. Et en fait, maintenant, aujourd’hui, bah la nourriture nous parait comme quelque chose d’évident. Bon, évidemment, il y a de la misère hein, mais en général – en tout cas dans nos sociétés occidentales – la nourriture ne nous parait plus comme un besoin primaire et on s’est détaché de ce besoin fondamental. Donc je trouvais que c’était important de le rappeler. Dans une période beaucoup plus récente, il ne faut pas oublier non plus... je pense à l’époque de mes grands-parents ou même de mes parents, la nourriture était quelque chose, je crois, de beaucoup plus sacrée par rapport à aujourd’hui. Par exemple, on nous disait de ne pas jouer avec la nourriture, qu’il fallait manger tout ce qu’on avait dans notre assiette parce qu’il y avait des enfants qui mourraient de faim, parce que tout le monde ne pouvait pas manger à sa faim, etc. Et je crois que ça, c’était il n’y a pas si longtemps et que depuis on a un petit peu perdu quand même ces notions et ces valeurs. Alors, qu’est-ce qu’il se passe aujourd’hui ? Eh bien, la question n’est plus de savoir si on va manger demain ou ne pas manger, mais plutôt de savoir comment on va manger, comment on peut trouver du plaisir dans la nourriture, trouver de nouvelles recettes, de nouveaux goûts, l’exotisme, etc. ? Donc effectivement, je pense que cela est dû notamment au côté commercial, à l’argent, au marketing et à la consommation, à la société de consommation. Alors il y a un exemple qui est très frappant de cela, c’est par exemple... je pense tout de suite aux sushis. Donc en plus, bon moi je connais assez bien le Japon et les sushis c’est vraiment donc le poisson cru sur du riz. C’est très frappant parce qu’il n’y a pas si longtemps que ça déjà premièrement les sushis n’existaient pas, on ne savait même pas ce que c’était en France. Et puis tout d’un coup sont apparus plein de restaurants japonais, donc il y a une trentaine d’années, une vingtaine d’années. Alors ça a été la mode du japonais, donc voilà, la mode de l’exotisme, de goûter d’autres saveurs. Et donc au début, il s’agissait de restaurants très classes, des restaurants de haut niveau, de haut standing. Et puis il n’y a pas si longtemps, bah finalement les restaurants japonais se sont multipliés partout et ce n’est plus du tout devenu un produit de haut niveau, mais un produit de masse et maintenant on voit apparaître des restaurants de sushis partout et tout le monde consomme du sushi, presque comme on va au Mc Donald’s. Donc, je crois que c’est très révélateur de justement cette société de consommation par rapport à la nourriture et puis ce goût pour l’exotisme, voilà, un exemple typique ce sont les sushis. Donc maintenant il y a d’autres produits hein, ça continue, mais c’était un exemple quand même frappant. Alors, c’est étonnant parce que... et ça va nous amener au troisième point de mon exposé, c’est étonnant parce que d’un autre côté, on nous dit que pour la santé, il vaut mieux manger des produits locaux et des produits de saison. Et donc c’est notre troisième point, on va aborder maintenant le capital santé et la nourriture. Et donc justement c’est un petit peu paradoxal puisqu’en même temps on nous dit qu’il vaut mieux manger des produits du terroir, des produits de notre région. Alors d’où ça vient ça ? Depuis quelques années... c’est assez récent tout de même, ça a explosé il y a une vingtaine d’années à peu près et je crois que maintenant c’est partout, c’est très à la mode et ça va continuer, c’est la santé et la nourriture et l’alimentation. Donc voilà, il y a eu ce rapprochement il y a une vingtaine ou une trentaine d’années de la médecine – qui a quand même pas mal évolué aussi à ce niveau-là – et la nourriture. Donc en fait est apparu tout un nouveau style de consommation de nourriture et donc on ne se nourrit plus uniquement... comme je l’ai dit au début, l’alimentation n’est plus un besoin basique, mais un plaisir et c’est lié à la santé. Donc on ne cherche plus à manger tous les jours, on cherche à manger des aliments sains, des aliments qui vont nous permettre de préserver notre capital-santé, donc notamment sont apparus par exemple tout ce qui est produits bio. Alors voilà, alors dans chaque pays ça a un nom différent, ce qui montre bien aussi ce côté un petit peu superficiel et marketing. En France, le mot clé c’est produit bio, voilà, biologique. Donc dans tous les supermarchés on voit des produits bio maintenant, dans les boutiques spécialisées qui ont fait un boom extraordinaire en France. Donc il faut manger bio. Alors, les produits bio c’est soi-disant des produits... les plantes n’ont pas été traitées avec des engrais chimiques, on a fait pousser les légumes et les fruits dans certaines conditions, on n’utilise pas certains produits... Bon, voilà, donc ça c’est le bio par exemple. Aussi un exemple frappant, c’est ce qui est arrivé il y a très peu de temps avec l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé, qui a déclaré que la viande était cancérigène. Donc bon, ça a fait pas mal de scandale cette histoire. Donc voilà, un autre exemple c’est que les gens veulent manger moins de viande parce qu’on s’est aperçu que la viande n’était pas très bonne pour la santé. Et donc on voit une évolution importante, puisqu’avant au contraire c’était... notamment par exemple au Moyen Âge, les seigneurs mangeaient beaucoup de viande et les paysans ne pouvaient pas manger de la viande très souvent. Et du coup, on voyait que les... c’est marrant parce que l’espérance de vie des paysans du coup était souvent plus haute que celle des seigneurs alors qu’ils avaient des conditions de vie très dures, entre autres pour ça. Bon, et puis on s’est aperçu qu’il y avait un lien très étroit entre les cancers et la nourriture. Je crois qu’effectivement, la médecine a évolué, s’est rendu compte que la nourriture était quelque chose de fondamental dans la santé, était liée. Et ça, je n’en doute absolument pas, je suis tout à fait d’accord. Mais maintenant... voilà, c’est comme pour tout, il y a des gens qui au lieu de réfléchir, de se renseigner et de faire les choses bien, mais au lieu de faire les choses bien, ils suivent des modes, et au lieu de réfléchir et de se renseigner, bah ils suivent des modes, voilà. Alors c’est par exemple l’histoire du gluten, alors aujourd’hui c’est la grande mode du « non-gluten ». Je crois que ce n’est pas fondé sur des choses très scientifiques. Il y a des gens qui sont allergiques au gluten, les cœliaques, et ça c’est très bien, pour eux il ne faut pas qu’ils prennent de gluten. Il y a des gens qui sont intolérants au gluten et ça me parait très bien. Maintenant, il y a plein de gens qui sans aucune raison se mettent à ne plus consommer de gluten. Ils ne comprennent pas, ils ne savent même pas ce que c’est le gluten, ils pensent que le gluten n’est pas dans certains aliments alors qu’il est tout à fait dans ces aliments-là. Bref, ils font grosso modo n’importequoi, sauf une chose qu’ils font très bien pour le marketing et tout ce qui est commercial, c’est que ça leur coûte beaucoup plus cher et ils achètent les produits qu’on leur a... qu’on a bien voulu leur faire acheter. Donc voilà, c’est comme pour tout, je crois qu’il faut faire les choses de manière raisonnée, responsable et bien se renseigner. Donc finalement, tout ça, ça nous amène au quatrième point que je voulais traiter, c’est la consommation, la société de consommation. Et je crois que tout ça est lié à cette société de consommation et c’est pour ça que dans notre document, l’auteur en parle à la fin. Donc il dit... il explique que ce n’est pas seulement pour la nourriture, mais pour la consommation en général. Donc je crois que oui, qu’en fait finalement c’est une mode générale pour tout ce qui est consommation. On est dans une société de consommation à outrance, où le commercial, le marketing est le roi et le marketing crée des modes exprès pour nous faire consommer. Et je pense que bien sûr que ça dépasse les frontières de l’alimentation. Est-ce que cela c’est bien ou c’est pas bien ? Pour ma part, je n’aime pas beaucoup ça franchement cette société de consommation. Je crois aussi que c’est lié à des idées économiques qui ne sont pas d’hier hein, qu’on est basé sur une société de consommation, mais il y a beaucoup de gens qui disent que l’idée que l’économie va bien à condition qu’on consomme, c’est une idée qui ne peut pas continuer puisque de toute manière – et on va aborder le dernier point de mon exposé – de toute manière, ce n’est pas possible à cause aujourd’hui d’une barrière très importante qui est l’écologie et l’environnement. Donc voilà, les gens veulent consommer du bio, les gens veulent consommer, consommer, consommer, de la nourriture, des produits exotiques, mais aujourd’hui cela crée énormément de problèmes au niveau de l’environnement et de l’écologie. Je vais donner un simple exemple, c’est souvent les gens qui veulent manger du bio qui veulent manger sain, ils sont aussi très liés à l’écologie, ce sont souvent les bobos, notamment en France. Mais ils ne savent pas du tout qu’en mangeant... si tout le monde mangeait du bio demain, ça voudrait dire qu’il faut faire pousser les végétaux, les fruits et les légumes dans des conditions qui demandent énormément plus de terrain. Donc ça, ils ne le savent peut-être pas, mais si tout le monde se mettait à manger du bio demain, il n’y aurait plus assez de place sur terre pour faire toutes ces cultures. Donc c’est un problème. Donc, je ne dis pas que ce n’est pas bien le bio, mais voilà, tout est lié et donc il faut le savoir. Voilà, donc j’ai terminé mon exposé. Sujet 6 Sous leur carapace de métal les robots ont-ils un cœur ? Ils vivent à nos côtés, nous font des compliments, s’adaptent à nos humeurs... Les nouveaux robots peuvent détecter et simuler les sentiments humains. Déjà disponible au Japon, terre promise des créatures artificielles, le robot émotionnel, doué de parole et de motricité, sera bientôt commercialisé en France pour 1 500 euros environ. « Grâce à Pepper, le futur commence aujourd'hui », promet l'apprenti sorcier Bruno Maisonnier, le fondateur de la société française leader mondial sur le marché du robot humanoïde de compagnie – dont les personnes âgées devraient être les premières à profiter. Jusqu'à peu, on avait tendance à considérer que l'émotion, signe d'humanité, fournissait une solide ligne de partage entre l'homme et la machine Mais depuis une quinzaine d'années, l'explosion de la recherche sur le cerveau émotionnel a tout fait vaciller. Les cerveaux numériques ont désormais leurs humeurs. « Ils reconnaissent les comportements affectifs des humains, puis prennent des décisions en fonction des émotions détectées, et enfin génèrent des expressions émotionnelles. Il ne faut toutefois pas faire de confusion : tout cela reste très technologique, une machine ne ressent rien, ce n'est qu'une simulation, met en garde Laurence Devillers, professeur d'informatique appliquée aux sciences humaines. « La machine est tout au plus un objet chaleureux ». Toutefois certains experts prévoient qu'en 2050 les humanoïdes nous ressembleront tellement que nous irons même jusqu'à les épouser. Juliette Cerf Télérama 19/08/2015 Transcription de la correction. Alors, le texte déclencheur tout d’abord pour nous situer, donc ce texte déclencheur est extrait en fait d’un journal qui s’appelle Télérama, un journal français. C’est un article en fait assez récent de 2015 de Juliette Cerf. Alors donc son titre, comme je l’ai dit « sous leur carapace de métal, les robots ont-ils un cœur ? ». Donc on va parler de robots, mais nous n’allons pas parler de tous les robots, on va parler en fait des robots humanoïdes. Donc, pour résumer le texte déclencheur rapidement, on peut dire qu’on peut voir quatre parties. Tout d’abord, l’auteur nous explique que les robots humanoïdes peuvent détecter des sentiments humains et puis il nous explique qu’ils existent déjà au Japon et qu’ils vont arriver en France à travers une société qui est leader mondial sur le marché, donc pour 1500 € on pourrait en avoir en France et ça servirait pour les personnes âgées notamment. Dans une deuxième partie de l’article, l’auteur nous explique un petit peu l’émotion chez les robots humanoïdes et les signes d’humanité : comment est-ce qu’un robot peut ressembler à l’humain ? Et puis dans une troisième partie, finalement il explique quand même les limites et il nous explique qu’il ne faut pas faire de confusion, que tout cela reste très technologique et qu’une machine ne peut pas ressentir des sentiments. Et puis finalement, une dernière partie avec une petite phrase de... comme une conclusion un peu drôle, c’est qu’en 2050 les humanoïdes nous ressembleront tellement que nous irons même jusqu’à les épouser. Donc la problématique finalement de ce texte... eh bien les robots, mais pas n’importe lesquels, les robots humanoïdes, alors dans nos sociétés. C’est-à-dire quelle place ils peuvent avoir dans notre société, est-ce qu’ils peuvent déjà vraiment exister et jusqu’à quel point un robot peut ressembler à un homme ? Et puis, dans le futur, jusqu’à où ça peut aller, est-ce que les robots pourront vraiment avoir des sentiments ? Et à ce moment-là, ça pose peut-être des problèmes éthiques. 1.- Donc je vais faire mon exposé selon ce plan, donc premièrement je vais un petit peu expliquer le robot qu’est-ce que c’est en général et le comparer avec un robot humanoïde. 2.- Dans une deuxième partie, je vais expliquer les robots humanoïdes dans nos sociétés, est-ce que c’est bien, est-ce que ce n’est pas bien ? Les limites et les problèmes que ça peut causer. 3.- Dans une troisième partie, je vais m’intéresser à un aspect un petit peu plus philosophique et éthique de la question, donc les robots humanoïdes est-ce une légende, est-ce une réalité, est-ce qu’un jour vraiment un robot pourra se comporter comme un homme et les problèmes que cela posera au niveau de l’éthique notamment ? Et je terminerai sur une petite conclusion bien sûr. Donc première partie, les robots, qu’est-ce que c’est ? Eh bien en fait, déjà, un robot, on peut dire que ça a presque toujours existé, parce qu’un robot c’est presque un outil... on peut dire un outil évolué. Donc depuis presque l’homme préhistorique, on a des outils. Bon, un robot ce n’est pas exactement un outil, mais on peut dire que c’est... on va dire un outil sophistiqué. Donc notamment, on va parler de robots dans la cuisine, par exemple une machine qui va nous aider à couper des légumes, à éplucher les légumes, à faire la cuisine quoi, donc ça... Alors on va par exemple parler de robots, mais ce n’est pas exactement... Donc il y a deux concepts quoi, le robot voilà comme ça dans la cuisine ou bien le robot dans une usine qui sert à... par exemple à fabriquer des voitures hein, on voit que c’est robotisé, d’ailleurs on dit dans les usines « les usines sont robotisées ». Mais après, il y a un autre concept et c’est celui-ciqui nous intéresse davantage aujourd’hui, c’est le concept du robot qui ressemble à un humain, à un homme, donc le robot humanoïde. Alors ça aussi, ce robot il existe depuis très longtemps dans les films, dans les livres, mais jusqu’à très peu de temps en fait c’était une légende hein vraiment. Bon, souvent le futur... dans le futur on se voyait entouré de robots, mais je pense que c’était plus une légende, on n’y croyait pas vraiment. Et puis c’est vrai que depuis quelque temps, eh bien on voit apparaître de plus en plus des robots qui nous ressemblent vraiment. Donc ce sont les Japonais qui sont spécialement à la pointe de cela et qui créent des robots humanoïdes. Donc au début, ils arrivaient à marcher, déjà faire qu’un robot marche c’est très compliqué. Ils ressemblent physiquement à l’homme, mais surtout maintenant on voit que ce sont des robots qui ont des espèces de... ils n’ont pas des sentiments, mais on dirait qu’ils ont des sentiments. C’est-à-dire qu’ils obéissent aux ordres de l’homme, quand l’homme leur donne des ordres par la parole, ils obéissent, ils sont capables de faire quelques tâches simples... Donc en fait, c’est quelque chose de très récent, mais qui semble – et l’article nous le confirme – qui semble aller de plus en plus rapidement et qui pourrait avoir un rôle de plus en plus important dans notre société. Je vais maintenant m’intéresser à la partie 2 de mon exposé, c’est-à-dire les robots humanoïdes dans nos sociétés. Concrètement, est-ce que c’est bien, est-ce que ce n’est pas bien et comment est-ce qu’ils peuvent s’adapter à nos sociétés ? Alors comme toujours, moi je crois que quand on a vu internet arriver, on a pensé que le livre allait disparaître ; quand on a vu la télévision arriver, on a pensé que la radio allait disparaitre. Eh bien aujourd’hui, je crois que oui, que les robots vont faire partie de notre quotidien, les robots humanoïdes hein, oui oui, je pense que c’est tout à fait possible. Mais ce n’est pas pour autant qu’on va abandonner tout le reste, c’est-à-dire les autres rapports humains. Ce n’est pas parce qu’on a des robots qui ressemblent un petit peu à un homme qu’on doit complètement abandonner nos relations humaines et ne plus avoir d’amis, etc. Évidemment, tout est une question de savoir utiliser les choses et les robots humanoïdes ça sera la même chose. Donc je crois que par exemple, plus tard, on va effectivement voir apparaître dans les foyers des robots, et notamment, comme le précise l’article, on va avoir des robots de compagnie pour les personnes âgées par exemple. Alors, ce phénomène, il n’est pas nouveau parce qu’en fait c’est ce qu’il se passe avec les animaux de compagnie déjà. Donc on voit que les personnes âgées, on leur conseille d’avoir un chien ou un chat pour leur tenir compagnie. Eh bien je crois que pourquoi pas avoir un robot de compagnie, oui, pourquoi pas ? Moi je pense que c’est une bonne idée, de toute manière on n’arrête pas le progrès comme on dit, donc certainement que ça arrivera. Et pas seulement pour les personnes âgées, je pense que pour des personnes par exemple qui ont certains handicaps, les personnes handicapées, par exemple pour des aveugles, des gens... des malvoyants comme on dit maintenant ou des non- voyants ou pour des personnes malentendantes, un robot comme ça qui est capable de se déplacer de manière autonome dans la maison et qui obéit à la parole, ça peut être quelque chose de très intéressant. Et il aurait... il ferait croire qu’il a comme des sentiments et donc ça pourrait aussi servir d’une compagnie. Ça peut avoir plein d’utilités et notamment peut-être même... je ne sais pas, par exemple pour l’éducation, des gens n’arrivent plus à éduquer leurs enfants correctement, peut-être qu’un robot servirait à aider les parents parce que les enfants font des crises facilement face à leurs parents, mais face à un robot ça serait peut-être plus compliqué ! Enfin je crois que oui, qu’un robot pourquoi pas et je ne suis pas complètement contre cette idée. Maintenant, comme je le disais au début de cette deuxième partie de mon exposé, je crois que ce n’est pas pour autant qu’il faut que le robot remplace les relations humaines, les amis, la famille, etc. Donc c’est comme pour tout, internet est apparu, les réseaux sociaux, le téléphone intelligent, les smartphones, etc. Et il y a des gens qui deviennent esclaves de ces outils parce qu’ils ne savent pas les utiliser. Mais si on les utilise bien, eh bien il n’y a aucune raison de devenir complètement... d’être enfermé chez soi, de ne plus jamais sortir, de ne voir personne. Et au contraire, ça peut aider à avoir des... même des liens plus proches avec d’autres personnes. Donc les robots, c’est exactement la même chose, il y a des gens qui vont dire : « non mais c’est épouvantable, c’est n’importe quoi, bientôt on va se marier à des robots », comme le précise l’article. Bon, ça j’en doute un petit peu personnellement. Mais je crois qu’en fait, bah c’est toujours une question de responsabilité, une question de savoir utiliser bien les choses comme les nouvelles technologies et autres choses. Donc la société évolue, de nouvelles technologies arrivent et je crois que si on sait les utiliser bien, bah ça peut être très profitable. Mais il ne faut pas tomber dans des pièges et donc je pense que voilà, les robots humanoïdes ont une place dans notre société, oui, mais il peut y avoir des bons côtés et il peut y avoir des mauvais côtés, mais je crois que cela dépend de comment on va les utiliser. Eh bien finalement, il y a un point qui me paraît intéressant, c’est... avec les robots humanoïdes, pour aller un petit peu plus loin que le côté matériel et concret, c’est le côté un peu philosophique et éthique de la chose. Alors je ne peux pas m’empêcher de penser à deux films quand j’évoque ce sujet, c’est Terminator d’abord et puis un autre film qui est extraordinaire qui est Blade Runner comme on dit en français. Donc dans Terminator, c’est très intéressant parce qu’on voit dans ce film que les robots... En fait, l’histoire du film, au début on nous explique que les robots ont pris le dessus sur les hommes et que les hommes ont créé des robots qui commençaient à avoir une certaine intelligence, mais finalement les robots sont devenus indépendants et ont réussi à eux-mêmes se perfectionner et en fait ont pris le dessus sur l’homme et sont devenus complètement indépendants. Donc voilà, un film qui pose des questions éthiques et des questions philosophiques. Et puis l’autre film, donc Blade Runner, qui est un film fantastique qui... Alors là ça pose un autre problème éthique, ça pose le problème que... Donc il y a des robots qui ont été incrustés dans notre société pour surveiller, pour...et il y a Harrison Ford dans le film qui s’en rend compte et qui doit tuer ces robots. Mais à la fin du film, au moment où il doit les tuer et il se bat contre eux, donc il y en a deux, c’est un robot fille, une fille et un garçon. Et en fait, on voit que ces robots ont des sentiments et qu’ils ne veulent pas mourir. Donc c’est aussi le problème du film, c’est qu’à la fin les robots qui sont... normalement ils doivent être détruits, et qu’une fois qu’ils ont fait leur rôle, leur tâche, ils ne veulent plus mourir parce qu’ils ont des sentiments, des sentiments comme humains. Et donc évidemment, ils tiennent à la vie, ils ne veulent pas mourir. Donc ça, c’est très intéressant et donc ça nous amène à des problèmes philosophiques et éthiques. Donc si on crée des robots intelligents... et pourquoi pas, pourquoi pas, je crois que peut-être on y arrivera, même si dans l’article un des scientifiques nous dit que les robots pour l’instant n’ont pas de sentiments, mais peut-être qu’un jour ça arrivera. À ce moment-là, on sera face à des problèmes éthiques très graves parce que si les robots ont des sentiments, bah est-ce qu’il faudra les considérer comme des hommes, quelles lois marcheront pour eux, est-ce qu’on aura le droit à avoir le droit de vie et de mort sur eux ? Enfin donc... mêmesi on... même si aujourd’hui ça n’existe pas, je pense qu’un jour ça existera et donc à ce moment-là des problèmes très intéressants, philosophiques et éthiques, se poseront. On pense qu’en 2050, on arrivera à transférer le cerveau d’un homme dans un ordinateur et donc qu’un homme sera finalement éternel. Et donc là on voit que déjà ce genre de problèmes se posent. Voilà, donc c’était un petit peu pour élargir le thème. Donc conclusion, je pense que... pour terminer, dans notre société, oui les robots vont avoir une place de plus en plus importante, les robots humanoïdes, mais qu’il faut savoir – tout comme les ordinateurs, les tablettes, les smartphones – qu’il faudra savoir les utiliser à bon escient. Et si on les utilise à bon escient, eh bien on continuera à avoir des relations normales avec nos amis, avec d’autres humains et pas humanoïdes, voilà. 99 sujets pour s’entraîner C’est à votre tour. Faites la même chose avec ces 99 sujets ! Choisissez l’un des sujets puis élaborez la structure d’un plan. Cela doit vous prendre au maximum 30 minutes. Comme votre temps est limité, vous devez prendre des notes et non pas rédiger des phrases complètes. SUJET 1 Ne pas juste consommer, mais consommer juste Pour Charlotte Dudignac, 29 ans, chargée de communication pour Artisans du Monde, il doit y avoir une « information et une sensibilisation des Français à une consommation responsable ». L’éducation, l’économie et la politique doivent ainsi se mêler pour aboutir à un commerce plus juste. Car si « le marché a besoin de régulation politique », il en va de la responsabilité de chacun et l’organisation prône une sensibilisation des plus jeunes pour faire évoluer les choses. Extrait de Grégory Onillon, Liberation, fr. 30/04/2007 SUJET 2 Des vacances sans déchets Séjours en France. « Chouette Nature », des relais de tourisme durable pour tous les gouts. Poser ses bagages dans un beau relais, prendre une douche avec l’eau chauffée par le soleil, déguster un café issu du commerce équitable, jeter l’emballage dans la bonne poubelle... Le tourisme durable n’a rien d’insurmontable, il est même plutôt alléchant. C’est ce que s’est dit Cap France, qui fédère cent villages-vacances en bord de mer, à la montagne ou à la campagne. En 2004, Cap France s’est mis au diapason du tourisme durable en lançant le label « Chouette Nature » : les relais et villages-vacances concernés s’engagent à traiter leurs déchets, à économiser l’énergie et l’eau, à lutter contre les nuisances sonores, à encourager les transports propres, à respecter et protéger la nature, à mettre en avant des aliments de terroir ou issus du commerce équitable. D’ici à 2008, une quarantaine de relais seront labellisés « Chouette Nature », répartis en Bretagne, dans le Limousin, en Midi-Pyrénées, dans le Languedoc-Roussillon... Le choix est particulièrement vaste dans l’Est et en Rhône-Alpes. Extrait de Métro, 21/05/2007 SUJET 3 Les végétariens seraient-ils plus intelligents ? Dans une étude publiée dans le British Medical Journal, les scientifiques britanniques ont mis en évidence que plus le QI d’un enfant de 10 ans augmentait, plus la probabilité qu’il devienne végétarien était forte. Par exemple pour un Q l supérieur de 15 points à la moyenne, la probabilité qu’un enfant devienne végétarien 20 ans plus tard est de 38 %. Cette étude a été réalisée sur près de 8 170 garçons et filles dans les années 70 lorsque ceux-ci avaient 10 ans. Quelle explication avancer ? La plus répandue serait que les enfants au Ql plus élevé ont une meilleure conscience de l’importance de se nourrir correctement. D’autres, moins répandues, pensent qu’il y a là une pure coïncidence dans le lien de cause à effet. Extrait de Sophie Ravier. Apprendreaapprendre.com. 28/03/2007 SUJET 4 Décret anti tabac : objectif zéro cigarette Interdiction de fumer à l’école pour lutter le plus tôt possible contre la dépendence. Plus que jamais, l’école se mobilise contre la consommation de nicotine et les risques du tabagisme passif. Si, depuis de nombreuses années, des établissements pilotes ont déjà mis en place des réglementations précises pour limiter et encadrer la consommation, tous seront logés à la même enseigne dès ce février. À cette date, tous les établissements scolaires français deviendront entièrement non-fumeurs. Il sera ainsi totalement interdit de fumer dans les bâtiments de tout type d’établissements ainsi que dans les espaces près des écoles, collèges et lycées. (...) Ce qui ne manque pas de poser des questions d’ordre pratique, selon Renaud Dumas, proviseur adjoint du lycée Alfred Kastler, à Nantes : « on peut s’attendre à ce que les élèves sortent du lycée pour fumer. Ce qui peut créer des problèmes d’attroupement aux abords du lycée ». Extrait de Question d'éducation. Lejournal d’information de la communauté éducative. N ° 3, janvier- février, 2017 SUJET 5 Pour l’égalité filles-garçons dans le système éducatif Les femmes sont davantage confrontées à des difficultés d’insertion professionnelle et leur emploi se caractérise par une concentration dans le secteur tertiaire et par une sous-représentation aux postes de direction. Une disparité qui puise en partie sa source dans les représentations véhiculées sur les filières et les métiers. Face à ce constat, huit ministères, dont celui de l’Éducation nationale, ont signé une convention commune pour promouvoir l’égalité des filles et des garçons dans le système éducatif. La convention a notamment pour but d’« inciter les professionnels de l’édition à renforcer la place des femmes dans les manuels scolaires et à écarter tout stéréotype sexiste de ces supports ». Extrait de Famille & éducation. N° 466. avril,-mai, 2007 SUJET 6 Vidéosurveillance dans l’entreprise : jusqu’où peut-on épier les salariés ? Lors d’un contrôle dans une entreprise de transport routier, la Commission nationale de l’informatique et des libertés a ordonné l’interruption immédiate du dispositif de vidéosurveillance. Les salariés étaient filmés en permanence à leur poste de travail. « Cette surveillance permanente n’était justifiée par aucun motif de sécurité ou de lutte contre des dégradations matérielles », reproche la Commission. Plusieurs sanctions pécuniaires* ont aussi été prononcées, notamment à l’encontre d’une société de prêt-à-porter qui a, sous couvert de lutte contre les vols, installé des caméras pour filmer les salariés de façon permanente, y compris dans des lieux où aucune marchandise n’était stockée et sans les en avoir informés. La Commission a aussi rappelé à l’ordre une société qui filmait les salariés dans des espaces de repos, une mesure disproportionnée à l’objectif de protection des personnes et des biens et de prévention des actes terroristes. Certains employés réclament l’enlèvement de ces caméras, estimant qu’elles représentent une atteinte à leur vie privée. Laurence Neuer, Le Point.fr, 06 mars * Pécuniaire : relatif à l’argent SUJET 7 Rencontre pour apprendre les langues Des rencontres de sept minutes pour échanger en anglais ou en français, c’est ce que viennent d’inventer deux ingénieurs. Trois fois par semaine, des anonymes se retrouvent dans des cafés parisiens pour pratiquer. Parler, papoter de tout et de rien, quitte à parler avec un accent épouvantable et se tromper : pour progresser en langues, il n’y a que ça de vrai ! À défaut de pouvoir s’offrir le séjour linguistique outre-Manche ou de l’autre côté des Pyrénées, par manque de temps ou d’argent, où dénicher l’anglophone ou hispanophone qui vous fera gentiment la causette ? Au bistrot ! « En alliant l’utile à l’agréable », rigole Nicolas, jeune ingénieur, cofondateur et cogérant, avec son ami d’enfance Steven, d’une petite entreprise. Tous se sont préalablement inscrits sur le site : « Il faut qu’on puisse s’assurer d’avoir autant de francophones que d’anglophones. » Chacun paiera ses 10 €, boisson comprise, et c’est parti pour un quart d’heure de conversation avec un partenaire. Certes, les progrès ne sont pas garantis, maisl’expérience mérite peut-être d’être tentée.... Claudine Proust, Le Parisien, 25 février SUJET 8 En France, les femmes représentent près de 85 % des personnes qui travaillent à temps partiel. Au sein de l’Union européenne, ce taux varie de 76 % à 90 %. Mais, à la différence de nombre de nos voisins européens, le travail à temps partiel est un phénomène récent. Femmes de ménages, vendeuses, caissières, assistantes maternelles, employées : combien sont-elles à présent, à travailler sur des horaires éclatés et pour un revenu mensuel plus proche de l’assistanat que d’un salaire ? Au fil des années, le travail à temps partiel est devenu, de fait, une forme de sous-emploi réservée aux femmes. Quand on parle du travail à temps partiel, on traite en effet de la question du temps et on fait l’impasse sur celle des salaires. Or, qui dit travail à temps partiel sous-entend, inévitablement, travail à salaire partiel. Le sous-emploi débouche donc, nécessairement, sur des sous-salaires. Margaret MARUANI, Le Monde diplomatique, septembre 1997 SUJET 9 Médicaments au supermarché ? Les médicaments pourront-ils bientôt être vendus dans les supermarchés à côté des dentifrices et des crèmes de beauté ? C’est le combat que mène, à nouveau, le patron d’une des principales enseignes nationales. Le distributeur veut que les médicaments délivrés sans ordonnance et non remboursés par la Sécurité sociale, comme l’aspirine, la vitamine C ou les gommes à mâcher pour lutter contre le tabac puissent être vendus dans l’espace de parapharmacie de ses grandes surfaces. [...] Il avance un argument et un seul : le prix, « Si demain nous avions, par exemple, une part de marché de 20 % sur ce secteur, nous serions en mesure de faire baisser les prix de 50 % », promet-il. Sur ce thème le groupe estime qu’il a un vrai rôle à jouer. Les résultats d’une étude indiquent en effet que 36 % des Français ont renoncé à l’achat d’un médicament non remboursé en raison de son prix. Claire G, Le Monde, 22-23 novembre SUJET 10 Bonnes ou mauvaises habitudes... Certaines habitudes nous nuisent de façon objective, quand elles dégradent notre santé, qu’elles nous empêchent de mener à bien nos projets (la procrastination par exemple cette tendance à tout remettre au lendemain) ou quand elles minent notre confiance en nous. Mais c’est aussi l’excès qui les rend nuisibles. Trop d’habitudes et ce sont toutes nos qualités liées à la spontanéité qui risquent l’étouffement la capacité d’adaptation, la fantaisie, l’imaginaire. Ces habitudes créent une carapace protectrice qui enferme et peut pousser à considérer tout imprévu comme une menace. C’est le cas pour ceux qui redoutent de changer de train-train. Les rituels, sont au contraire des habitudes qui ont du sens, ce sont des traditions importantes car elles permettent de se réunir, de communiquer autour d’un événement commun. Ces rituels peuvent être universels, nationaux ou régionaux. Au niveau familial, ce sont des points de repère immuables, acceptés par tous les membres de la famille, ils cimentent les relations et aident à dépasser certains conflits. D’après N. Chaline et C. Soulay, Prima, Mars 2005 SUJET 11 Pouvoirs publics et écologistes s’opposent sur les mesures à prendre face aux attaques de loups contre les troupeaux, de plus en plus fréquentes en France ces dernières années La controverse a ressurgi mercredi, dans une audience publique du conseil d’Etat, qui décidera d’ici la fin de la semaine de l’opportunité de suspendre un arrêté interministériel du 19 mai dernier autorisant le tir d’un loup dans sère. Le loup est un animal protégé par la directive Habitats de 1992 et la réglementation française d’application de cette législation européenne. Mais depuis que le prédateur a franchi la frontière franco-italienne pour s’installer dans les Alpes françaises en 1992, les dégâts aux élevages augmentent et la facture d’indemnisation aussi. Pour les écologistes, les mesures de protection (parcage nocturne, clôtures, gardiennage, chiens Patou) freinent les attaques et les tirs du loup ne peuvent être autorisés qu’en dernier recours. Seulement un quart à un tiers des éleveurs ont pris ces mesures. A quoi éleveurs et pouvoirs publics répondent que la protection est souvent impossible à mettre en oeuvre sur le terrain Le 08/06/05 AFP Paris. SUJET 12 Le XVIe siècle fut le grand siècle des explorateurs, le XXe et le XXIe siècles sont ceux des voyageurs qui se jouent des distances et des fuseaux horaires grâce à l’extraordinaire développement de moyens de transport nouveaux fiables et rapides, et la relative démocratisation du tourisme. Certes, seuls 10 des Français choisissent s’ils le peuvent de partir à l’étranger pour leurs vacances. Mais, au fond peu importe la destination. Partir pour Saint-Flour ou pour Zanzibar, c’est, d’une certaine manière s’arracher de son nid clos pour des ailleurs dont l’exotisme n’est pas uniquement fonction du dépaysement. Qu’allons-nous chercher loin de chez nous L’Autre ? C’est à voir. N’y aurait-il pas plutôt une quête égoïste de soi-même, une volonté de se retrouver face à soi au fin fond d’un désert ou dans une résidence paradisiaque. À moins que le voyage ne soit une façon de fuir et de se fuir. Marianne 07/05 SUJET 13 Opération de sécurisation des écoles : de la poudre aux yeux Hier, les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont envoyé des forces de Police aux abords des collèges et lycées pour effectuer des contrôles d’identités. Un tel déploiement était-il nécessaire Opération de sécurisation? Les termes semblent aussi inadaptés qu’inappropriés au contexte éducatif. Évidemment, ce ne sont là que des mots, mais ils sont néanmoins porteurs d’une idéologie, qui se concrétise par des actions. La dite opération de sécurisation doit se traduire notamment par des contrôles d’identités. Probablement afin de cueillir les délinquants extérieurs aux établissements, responsables d’actes répréhensibles rackets, vols, menaces... Mais était-il besoin d’une force de police pour ce faire? Le corps éducatif ne pouvait-il pas s’en charger lui-même, en demandant aux élèves de présenter leur carte scolaire ? Au-delà de la transmission du savoir, l’école est censée enseigner aux enfants à devenir des citoyens. Le problème est complexe et ce n’est sûrement pas en 24 heures qu’il pourra être enrayé. Cette opération s’apparente davantage à un coup de projecteur sur la politique sécuritaire du gouvernement qu’à une réelle volonté de réforme éducative. D’après Marianne, 01/01/05 SUJET 14 Comme le propose Charles Gardou (président du collectif de recherche situation de handicap, éducation et société a), la question de l’intégration scolaire des élèves handicapés se pose non pas simplement en termes de moyens, mais comme un problème de rupture culturelle exigeant un certain nombre de mutations ou de révolutions pacifiques. Une utopie? Pas si sûr. Car, si l’intégration apporte beaucoup aux jeunes handicapés, ces derniers enrichissent également l’école par leur présence. Côtoyer le handicap, c’est aussi apprendre la tolérance, le partage et respecter la différence... bref, c’est la citoyenneté. Ainsi à l’école Jacques Prévert à Quimper, 9 enfants sont déficients auditifs et les 280 écoliers suivent des cours de langue des signes. C’est une richesse que nous font découvrir ces enfants, précise la directrice de l’école. Les enfants handicapés ont une telle envie de réussir qu’ils nous transmettent leur énergie. Cette ouverture vers l’autre sera certainement contagieuse. Il est ainsi fort probable qu’ils transmettront leur savoir-être aux autres enfants. Le début d’une révolution culturelle pacifique Maif infos 132 novembre 2003 SUJET 15 On nous assène de plus en plus de mesures au nom du principe de précaution à tel point qu’on ressent un vrai malaise dans les aéroports, on confisque même les ciseaux en plastique des enfants... toujours au nom du sacro-saint principe de précaution, les normes deviennent drastiques, les mesures de précaution draconiennes, maiscomme on dit à la campagne, la peur n’empêche pas le danger. Système de sécurité, traçabilité des produits, vêtements anti-transpiration... Les Français comme les autres occidentaux se protègent de tout et n’importe quoi. On devrait donc être heureux, les plus heureux de la terre même. Et pourtant, nous sommes le pays d’Europe où l’on consomme le plus d’antidépresseurs, et dans le peloton de tête pour l’achat de médicaments. Sommes-nous en meilleure santé? J’en doute. Alors, il est temps de se laisser aller à un peu d’excès. D’après l’article de D. Artus, A nous Paris, 24/11/03 SUJET 16 Devenez auto-entrepreneur ! D’un simple dic, le nouveau moyen d’entreprendre ou de compléter ses revenus ! Il est possible de devenir auto- entrepreneur pour augmenter son revenu principal (comme une personne qui veut créer sa première affaire en même temps que ses études ou un chômeur qui veut se lancer) ou pour avoir un revenu complémentaire (comme un salarié du secteur prive, un fonctionnaire ou un retraité qui souhaite développer une activité annexe). L’auto - entrepreneur est libre de s’occuper de son affaire comme il le souhaite. La seule condition pour bénéficier de ce statut avantageux est de ne pas dépasser un certain montant de chiffre d’affaires. Celui-ci est limité 80 000 euros dans les activités d’achat - vente de biens et à 30 000 euros pour les activités de services. Au même titre que pour son travail de salarié l’auto- entrepreneur déclare ses bénéfices dans le cadre de ses impôts sur le revenu. De plus, les formalités de création de la micro - entreprise ont été extrêmement simplifiées et peuvent se faire dorénavant par Internet. Enfin, il n’est pas nécessaire d’apporter un capital de départ. D’après L’Express, 21/01/2009 etwww.journaldunet.com SUJET 17 Encourager le « savoir-être » La « note de vie scolaire », prévue par la loi Fillon sur l’école et créée par un décret du 12 mai 2006, est entrée en vigueur à la rentrée. Selon le ministre Gilles de Robien, elle est un instrument d’« éducation civique active », censée démontrer qu’au-delà des connaissances, l’école encourage aussi le « savoir-être » des élèves. Concrètement, cette note figurera sur les bulletins trimestriels de la sixième à la troisième. Elle pèsera dans l’obtention du brevet, où les résultats de quatrième et de troisième sont pris en compte. Elle « mesure l’assiduité de l’élève, son respect du règlement intérieur » et « prend en compte sa participation à la vie de l’établissement ». Elle est attribuée par le chef d’établissement sur proposition du professeur principal de la classe et après avis du conseiller principal d’éducation. Extrait de www.liberation.fr. 07/12/2006 SUJET 18 Comment dynamiser son niveau en langues ? Difficile de progresser en se contentant simplement des cours ! Parfois, il est difficile d’avouer qu’après six ou sept ans de cours de langue, on est incapable de dire ou d’écrire quoi que ce soit de compréhensible dans une langue étrangère. Lycéens, étudiants ou salariés et tous ceux qui souhaitent améliorer leur niveau linguistique doivent savoir que la seule manière d’y parvenir est de travailler régulièrement pour avancer. Pour cela, certains conseilleraient de réviser la grammaire et la conjugaison : « rien de tel que de pratiquer régulièrement en effectuant des exercices afin d’acquérir des automatismes » pour progresser. Mais apprendre des phrases clés, afin de retenir plus vite les mots, aide-t-il vraiment exprimer votre pensée ? Il vaut mieux lire, écouter la radio ou feuilleter la presse pour gagner en réflexion et en aisance tout en se cultivant. Reste à savoir quelle méthode personnelle est la plus efficace pour réussir à communiquer dans une langue étrangère. D’après L’Express, 21/01/2009 SUJET 19 L’industrie au féminin. En France, plus de 1,2 million de femmes travaillent dans l’industrie, soit 30 % des salariés du secteur. Depuis 10 ans, les 2/3 des emplois qui ont été créés dans l’industrie pour les cadres concernent des femmes. En général, elles occupent la moitié des emplois dans le textile et l’habillement, le cuir et les chaussures, dans l’agroalimentaire, dans la Chimie et même dans la métallurgie. Vous l’avez donc compris, le secteur de l’industrie est ouvert aux femmes, mais elles sont moins nombreuses que les hommes car elles s’orientent plus vers des filières générales et de services. Toutefois dès qu’elles choisissent des filières professionnelles et de production, elles s’intègrent dans l’industrie aussi bien que les hommes. Il y a 30 ans, la part de femmes ingénieurs et cadres dans l’industrie était de 5,2 %, aujourd’hui, elle est de 16 %. Les femmes représentent ainsi 20 % des chercheurs dans les entreprises industrielles, un chiffre qui reste bien inférieur a celui des hommes. Peut-on imaginer une évolution vers la parité ? D’après Ariza Sellam, Metro, 27/04/2009 SUJET 20 Quels sont les éléments clés pour une candidature réussie ? Tout d’abord, il est nécessaire de faire un travail de réflexion personnel : mettre en valeur ses atouts, ses points d’amélioration et ses aspirations professionnelles. Nous savons qu’il n’est pas simple, surtout pour un jeune diplômé, de construire un projet professionnel, mais les candidats doivent absolument consacrer du temps cette réflexion avant toute démarche auprès d’un employeur potentiel. Ensuite, il faut analyser les raisons pour lesquelles son profil peut correspondre aux besoins de l’entreprise et les mettre en avant. Pour cela, il est recommandé de faire des recherches sur l’entreprise convoitée et ses métiers. La démarche doit être construite : quel poste me correspond le mieux ? Quelles sont les qualités pour y répondre ?... Pour faciliter cette préparation, il ne faut pas hésiter aller dans des salons professionnels, à la rencontre des recruteurs, pour échanger, prendre des informations sur le secteur qui vous intéresse, sur les postes et les carrières possibles... « Arriver lors de l’entretien avec un projet et un argumentaire bien préparés fait souvent la différence ». http://www.studyrama.com, avril 2009 SUJET 21 L’alternance, une solution d’avenir. L’insertion des jeunes dans l’emploi peut emprunter une voie qui semble devenir prioritaire : l’alternance. Le nombre de contrats d’apprentissage et de professionnalisation augmente régulièrement depuis plusieurs années. Cependant, les contrats de professionnalisation pourraient mieux se développer, car ils s’adressent à des personnes plus qualifiées, de niveaux baccalauréat au moins, et concernent des secteurs plus divers à travers les contrats d’apprentissage ou ceux de professionnalisation, de plus en plus de jeunes sont amenés à obtenir des diplômes ou des qualifications professionnelles en alternant les cours dans un centre de formation et le travail au sein d’une entreprise ou d’un service public. Selon le ministère du Travail, le nombre de jeunes entre 16 et 25 ans en apprentissage état estimé a plus de 400 000 en 2008. L’objectif est d’augmenter encore le nombre de contrats en alternance afin de faciliter et d’accélérer l’insertion des jeunes dans l’emploi. D’après Manuel Jardinaud. Metro, 28/04/2005 SUJET 22 Internet au bureau : ce qui est permis et ce qui ne l’est pas S’il est toléré de surfer sur le web à des fins personnelles, cet usage doit rester « raisonnable », précise le Code du travail. L’envoi de 156 mails personnels en deux mois a par exemple été considéré par l’employeur comme justifiant le licenciement d’un salarié pour « utilisation abusive d’Internet sur son lieu de travail ». Une décision confirmée par les prud’hommes. Tout en restant dans les limites d’une utilisation raisonnable du net, « L’employeur a droit de regard sur tout mail ou fichier créé par ses employés avec les outils informatiques mis à leur disposition, à moins qu’ils ne soient explicitement « personnels » explique Ahmed Baladi, avocat [...] Une notion à laquelle sont a priori assimilées les boîtes mails externes [...]Le principe du respect de la vie privée demeuredonc applicable sur le lieu de travail, à la seule condition pour le salarié de préciser clairement ce qu’il veut voir relever de sa vie privée. Pas toujours évident pour autant de titrer régulièrement ses mails « personnels ». Marie Bartnik, le 21 juin. SUJET 23 Les vacances : toujours un luxe ? Nombreux sont ceux à considérer que les vacances méritent plus de moyens et une plus grande mobilisation, voire qu’elles ont leur place au cœur des politiques de cohésion sociale. D’ailleurs n’ont-elles pas été érigées comme un droit à part entière (au même titre que la santé, l’éducation, le logement ou encore la justice) par la loi de 1998 sur la prévention et la lutte contre les exclusions ? L’accès aux vacances et aux loisirs du plus grand nombre est devenu un indicateur social. Il se fait aussi signe d’intégration dans la Société Générale. Car les vacances fonctionnent de nos jours comme une norme : « Norme temporelle par les rythmes qu’elle impose à la vie collective. Norme sociale ensuite, qui prescrit au vacancier d’afficher sa décontraction, sa sociabilité, son individualité, d’offrir des vacances à ses enfants. Norme culturelle, enfin, qui pose la nécessité de partir et nous enjoint de réussir nos vacances », explique le sociologue Pierre Perrier. Valeurs mutualistes, n°24, juillet-août 2006. SUJET 24 Les temps modernes de l’emploi féminin En France, les femmes représentent moins de la moitié des actifs (45 %), mais plus de la moitié des chômeurs (51 %). Un quart des jeunes présents sur le marché du travail sont au chômage. Certes, mais on oublie bien souvent d’ajouter que, réparti selon le sexe, le taux de chômage des moins de 25 ans est de 22 % pour les hommes et 32 % pour les femmes. Ce silence est d’autant plus impressionnant que les discours sur le chômage sont en général bien ciblés, par catégories : on parle du chômage des jeunes, de celui des diplômés, des bas niveaux de qualification, des plus de 40 ans, etc. Si le surchômage féminin est à ce point invisible, ce n’est pas par méconnaissance, par omission ou par indifférence. Ce silence renvoie à un phénomène social plus profond : la tolérance sociale au chômage est femmes. Ce surchômage n’est pas une spécificité française. C’est une caractéristique de l’ensemble des pays de l’Union européenne : en 1994, 10,2 % des hommes et 13 % des femmes étaient au chômage. Margaret MARUANI, Le Monde diplomatique, septembre 1997 SUJET 25 Bonjour paresse, le livre de Corinne Maier, est un best-seller : 250 000 exemplaires vendus en France, 300 000 à l’étranger. Jamais un livre sur la vie quotidienne en entreprise n’avait suscité autant de débats, de polémiques, de controverses. Je me rappelle le moment où j’ai commencé à lire Bonjour paresse ils étaient en groupe, ils étaient bruyants, mais ce n’est pas pour cela qu’ils ont attiré mon attention. En fait, je me suis aperçue que je les enviais eux, ils font quelque chose de concret, ils voient le résultat de leur travail. Tandis que dans ma boîte, on agite des concepts, on organise des réunions destinées à annuler ce qui s’est dit au cours de précédentes réunions. La salariée qui s’exprime s’appelle Anne-Marie. Marianne, 30/04/05 SUJET 26 Après un accident de car transportant des adolescents qui a eu lieu le week- end dernier, on a mis en cause l’âge du chauffeur (70 ans). L’accusation n’est pas illégitime, il est des professions qui deviennent délicates à exercer au-delà d’un certain âge et les chauffeurs de car rentrent manifestement dans cette catégorie. Mais il y a plus grave que l’âge. On sait désormais que le chauffeur incriminé n’était pas déclaré et qu’il effectuait ce jour-là un extra. Cela tend à devenir la mode dans le monde du travail où la déréglementation est la règle. L’entreprise qui avait demandé au chauffeur de prendre le volant se jouait d’un certain nombre de principes de base pas de contrat de travail, pas de visite médicale pas de respect des règles de formation indispensables. Voilà qui est sans doute plus dangereux que le mauvais état de la route sur les lieux du drame et encore plus problématique que le nombre de bougies soufflées par le pilote JD, Marianne, 22/01/05. SUJET 27 Les résultats 2003 de l’enquête Espad menée en France auprès de plus de 16 000 élèves mettent en évidence les évolutions de la consommation de substances psychoactives par les adolescents sur les dix dernières années. Le tabac et l’alcool restent les substances les plus fréquemment expérimentées entre 12 et 18 ans. Tous les chiffres illustrent la nécessité de mettre en œuvre une politique globale de santé dans notre pays, s’appuyant sur une démarche active de prévention et d’éducation à la santé. Si la cellule familiale apparaît comme première concernée par ce phénomène, l’école doit aussi renforcer son action dans ce domaine. Le programme quinquennal de prévention et d’éducation à la santé engagée appelle à la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, en étroite collaboration avec les partenaires de l’école. La nutrition et la prévention des conduites addictives tiennent une place importante dans ce dispositif. D’après l’article de R. Berthilier, valeurs mutualistes 231, mai 2004 SUJET 28 Les robots sauveront-ils l’humanité ? La réalité est-elle en passe de rejoindre la science-fiction L’Exposition universelle, qui se tient cette année dans la ville nippone d’Aichi, donne à voir une série de robots tous plus performants les uns que les autres. Pour Shoichi Nagakawa, ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, ces prototypes n’ont pas qu’une vocation ludique. Bien au contraire, il s’agit de fabriquer des petites merveilles de technologie capables de seconder l’homme dans ses tâches les plus ardues. Plus besoin de risquer sa vie pour sauver celle des autres les machines sont là pour ça. Ainsi, des industriels japonais ont mis au point un robot capable d’aller récupérer d’éventuels survivants sous les décombres d’un tremblement de terre... Les Japonais n’ont plus à craindre de canicule meurtrière ils viennent d’inventer le garde-malade du futur qui sait actionner le ventilateur ou apporter des serviettes humides Marianne, 20/06/05, par Anna Topaloft et Vanio Halilhodzic. SUJET 29 Les images animées, à commencer par la télé, sont de plus en plus présentes dans la vie des enfants. Il suffit de leur parler pour s’en rendre compte. Les héros de cinéma ou de série télé sont présents jusque dans leurs dessins et leurs jeux. L’identification aux images est très puissante, particulièrement chez les plus jeunes. Les garçons y sont également plus sensibles que les filles, parce que les contenus audiovisuels valorisent surtout l’action, les comportements pulsionnels. Chez les enfants qui regardent beaucoup la télévision, le symptôme le plus flagrant, c’est l’instabilité de l’attention. Aujourd’hui une consultation sur trois en psychiatrie infantile a pour origine la difficulté de concentration et la télé est en partie responsable. Les enfants qui baignent dans un flot d’images perpétuel ont du mal à se poser et parfois à capter le sens des mots. L’enchaînement des événements capte l’attention et, petit à petit, l’enfant rentre dans le rêve accompagné de l’écran, cela provoque un phénomène de déréalisation. D’après l’article de D. Rosière. Magazine Prima. SUJET 30 Les mécomptes du débat public Sondages d’opinion, chiffres du chômage, de la croissance, classement des hôpitaux, des lycées, palmarès de l’immobilier... Les chiffres sont partout et rythment notre vie. Mais ils ne sont pas neutres, « Un chiffre, pour les spécialistes, est fait pour rationaliser les choses. Mais il est souvent utilisé pour frapper et émouvoir. Il faut donc en signaler les dérives et s’en moquer parfois ! », plaide Jean-René Brunetière, président de l’association Pénombre qui, depuis, 1993, « réfléchit sur la question des nombres dans le débat public ». Cette association rassemble des statisticiens, bien sûr, mais aussi des juristes, des journalistes, des médecins et biend’autres... qui, régulièrement, se demandent qui produit les chiffres, dans quel contexte, ce qu’ils veulent dire. Les erreurs, les hors-sujets ou les manipulations sont pointés dans des Lettres grises ou Lettres blanches, disponibles sur le site de l’association. [...] « L’économie est un réservoir de chiffres (PIB, croissance, chômage...), mais les chiffres de l’écologie sont de plus en plus nombreux. Nous avons constitué un groupe sur ce thème », résume cet ingénieur, membre de l’association depuis douze ans. David LAROUSSERIE, Sciences et avenir, oct.-nov (hors-série) SUJET 31 Une campagne subtile et efficace proposée par la Prévention routière La sagesse au volant s’acquiert t-elle par l’image ? Pourquoi pas, si l’on en juge par les 20 films d’une minute chacun diffusés par la Sécurité routière jusqu’au 29 octobre sur les chaînes de télévision publique. Ils racontent les conséquences de nos négligences : un sens interdit emprunté à vélo, un feu rouge brûlé, un pneu mal gonflé, un véhicule en surcharge, un excès de vitesse, un dépassement intempestif, etc. Pour une fois, les messages mobilisent nos consciences et notre sensibilité de façon claire et intelligente. À savoir qu’ici, il n’est pas question d’images-chocs à la narration simpliste destinées à nous culpabiliser donc à nous infantiliser. Ces films sont de petites fictions. Elles sont scénarisées et montées sur le modèle de séries télévisées, elles en ont la même intensité dramatique, ce qui nous conduit à nous attacher aux personnages, une prouesse puisque l’histoire ne dure qu’une minute. Elles émanent toutes de la banalité du quotidien. Chaque histoire se conclut par le même message : « un accident n’arrive jamais par accident ». Terriblement efficace. Colette MAINGUY, TéleObs, 03-09 octobre SUJET 32 1.500 € et 100 heures de travaux pour une trace de rouge à lèvres sur un tableau Rindy Sam, qui avait laissé une trace de rouge à lèvres sur une toile blanche du célèbre peintre américain, Cy Twombly exposée à Avignon, a été condamnée vendredi à 1 500 € de dommages et intérêts et 100 heures de travaux d’intérêt général. La jeune femme, de nationalité cambodgienne, devra aussi verser 1 € symbolique de dommages et intérêts au peintre de renommée internationale, ce qu’il avait réclamé. Cy Twombly s’était dit « horrifié » par le baiser laissé en juillet sur la toile par la jeune femme, pour qui il s’agissait d’un « acte d’amour et d’un acte artistique ». Le tableau, d’un blanc immaculé, était alors exposé à la Collection Lambert d’Avignon. Yvon Lambert, propriétaire de l’œuvre, recevra 1 000 €. Il avait réclamé deux millions, somme correspondant à la valeur annoncée du tableau, au titre de son préjudice moral. La Collection Lambert, qui abritait l’œuvre, recevra 500 €. Elle avait demandé 33 440 € pour les frais de restauration de la toile, un montant contesté par les avocats de la défense. libération.fr, 16 novembre 2007 SUJET 33 Les journalistes confrontés à la difficulté de mettre en images leurs enquêtes Obligés de composer avec la lourdeur des outils de tournage ou les interdictions de filmer, les reporters doivent parfois faire appel à des pratiques journalistiques différentes. Sur l’utilisation de la caméra cachée, les expressions sont plutôt unanimes. « Ce n’est pas une règle pour nous, dit monsieur Hermann, rédacteur en chef du magazine “90 minutes” sur Canal+. La caméra cachée est utilisée en dernier recours. Elle permet de faire la preuve d’une vérité que l’ont veut cacher ». Contrairement à la presse écrite, qui peut s’abriter derrière une source anonyme (les journaux citent souvent « une personne proche du dossier » ou « un conseiller », etc.), les journalistes de télévision doivent faire la « preuve par l’image ». « Le protagoniste d’une histoire n’a pas le même comportement devant une caméra que devant un stylo », explique Hervé Brusini, directeur délégué à l’information sur France 3, qui dirige le magazine « Pièces à conviction ». « Nous utilisons une caméra cachée dans les lieux où journalistiquement on est en droit de poser des questions, mais dont l’accès est interdit », ajoute-t-il. Bénédicte MATHIEU et Daniel PSENNY, Le Monde, 18 sept. 2004 SUJET 34 Si le tourisme profite du patrimoine, il doit payer pour son entretien Doubler les tarifs d’entrée des musées pour les touristes non européens, accroître la taxe de séjour, autoriser les musées à vendre des œuvres : le Conseil d’analyse économique (CAE) a présenté jeudi des propositions parfois décoiffantes pour le patrimoine culturel français. ce rapport intitulé « Valoriser le patrimoine culturel français » propose de nombreuses pistes, dont certaines sont susceptibles de faire tiquer une partie du monde culturel, mais aussi certains acteurs économiques. Des professeurs d’économie préconisent également un « tarif différencié entre visiteurs français et visiteurs étrangers (hors UE), comme cela se pratique dans de nombreux pays ». Les auteurs ne sont pas favorables à une « gratuité généralisée » dans les musées très fréquentés. Ils sont favorables à une tarification variable en fonction de l’heure d’entrée dans le musée et de la période de l’année. Ils suggèrent de les autoriser à céder certaines œuvres « selon une procédure très encadrée et limitée » pour que le revenu de la vente serve uniquement à acquérir de nouvelles œuvres. AFP, le 10 mars SUJET 35 Lutter contre l’inégalité salariale hommes-femmes Alors que les femmes ont massivement investi le monde du travail (83 % des femmes de 25 à 49 ans travaillent), les femmes gagnent toujours 27 % de moins que les hommes, si l’on compare la rémunération brute totale moyenne dans les entreprises de plus de 10 salariés, note un récent rapport. Pourtant, depuis 2001, les entreprises ont obligation de négocier sur ce sujet. Or, en 2007, seulement 7,5 % des entreprises disposant d’un délégué syndical (ce qui exclut les plus petites) l’ont fait. « La loi ne s’applique pas », confirme Rachel Silvera, universitaire à Paris 10 et membre du collectif CGT Femmes Mixité. Pourtant, les mesures efficaces existent et quelques dizaines d’entreprises s’en sont saisies. « La première chose à faire, constate Rachel Silvera, consiste à se doter d’indicateurs corrects car beaucoup de directeurs des ressources humaines pensent toujours qu’il n’y a pas d’inégalités salariales chez eux ». Le tout étant de ne pas en rester à la mesure des écarts. Ainsi, dans certaines entreprises, on s’est aperçu que s’il n’y avait pas trop d’écarts de salaires dans les embauches récentes, il pouvait y avoir, parmi les personnels embauchés depuis plus de vingt ans, des différences allant jusqu’à 10 %. Nathalie BIRCHEM,la-croix.com, 04 oct. 2009 SUJET 36 Quand les entreprises mettent en avant la culture générale Pour aider leurs salariés à prendre du recul et à mieux saisir leur environnement, des entreprises leur donnent l’occasion de s’ouvrir l’esprit par des séminaires ou débats qui font appel à des spécialistes en sciences humaines. Des sociologues, historiens, ethnologues, psychologues ou urbanistes qui dissertent sur l’évolution de l’habitat, l’art de voyager, le vieillissement de la population ou la notion de goût : plus besoin d’aller au Collège de France ou d’écouter France Culture pour s’élever l’esprit. Des salariés du secteur tourisme, de l’immobilier ou de la grande distribution assistent dans le cadre de leur travail à des séminaires sur des sujets de culture générale. Ces thèmes ont beau être éloignés du quotidien de la vie des affaires ou de bureau, ils trouvent leur utilité en entreprise, explique Philippe Sachetti, directeur associé à l’agence de communication Kuryo. La culture générale est donc mise au service d’un objectif de formation, communication interne ou motivation. Frédéric Brillet, Le Figaro, 03/03/2010 SUJET 37 Vieux, mais pas seuls A l’âge où le fil de la vie devient plus ténu, ils ont trouvé les moyens d’échapper au piège de la solitude. L’une s’adonne au bénévolat, l’autre a trouvé l’âmesœur sur le Net, un troisième accueille un locataire sous son toit et la quatrième récolte les fruits qu’elle a semés toute sa vie : l’amour des autres. Leurs témoignages résonnent comme autant de voies à explorer pour nous aider à bien vieillir. « C’est l’histoire du banc... » prévient d’emblée Geneviève Laroque, présidente depuis 15 ans de la fondation nationale de gérontologie. « L’été dernier, j’étais immobilisée chez moi, dans mon rez-de-chaussée qui fait face à un vieil ensemble HLM d’une banlieue populaire, et chaque jour quatre vieilles femmes, pas toujours les mêmes venaient s’installer sur un banc sous mes fenêtres, papotant des heures, riant même... Des dames somptueusement ordinaires : visiblement veuves, à Ivry depuis longtemps et pas riches : malgré tout, elles se dépatouillaient avec la vie, entretenaient un réseau relationnel varié, qui semblaient les préserver de l’isolement. » Claire Moreau-Shirbon, La vie, 28 septembre SUJET 38 CV vidéo : pour le meilleur et pour le pire Le principe est simple : les candidats se présentent et résument leur parcours. Ainsi, un CV vidéo a été visionné sur Internet plus de 70 000 fois. « En moins d’un mois, j’ai eu neuf entretiens et cinq propositions d’embauche », confie le demandeur d’emploi. Mais son cas reste une exception. S’improviser comédien-metteur en scène, même le temps d’un CV vidéo, est un exercice périlleux qui peut parfois se retourner contre ses auteurs. « La majorité des CV vidéo sont très décevants, assure un recruteur. Les candidats se mettent en scène, mais ils ne savent pas parler devant une caméra et leur CV est très monotone ». De plus, la majorité des DRH* ne prend même pas le temps d’ouvrir les CV vidéo car ils durent souvent 2 ou 3 minutes alors que lire un CV classique ne leur prend que 30 à 45 secondes. « Faire un CV vidéo, c’est perdre beaucoup de temps et surtout prendre énormément de risques pour souvent un résultat minime, explique le recruteur. Vous pouvez vite devenir la risée* du web et perdre toute crédibilité auprès des recruteurs ». * Directeur des ressources humaines, personne chargée du recrutement dans une entreprise * être la risée : être l’objet de moquerie Caroline Politi, lexpress.fr, le 19 mars, SUJET 39 Allier plaisir et emploi saisonnier Job d’été ne rime pas forcément avec « exploité ». Des formations intéressantes sont offertes aux jeunes qui désirent allier plaisir et travail saisonnier. Pour les étudiants qui désirent gagner un peu d’argent de poche cet été, les journées nationales « job d’été », organisées depuis le mois de mars dans les bureaux et points informations jeunesse, représentent l’occasion d’acquérir une première expérience professionnelle. Une initiative de Pôle Emploi (Agence qui gère les chômeurs) et du centre d’information et documentation jeunesse (CIDJ) soutenue par [...] le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. Et parmi les offres récurrentes que proposent ces bureaux d’information en saison estivale, figurent des postes d’animateurs socioculturelles, sociales ou éducatives. Par le biais d’activités sportives, artistiques ou récréatives, il développe les échanges en mobilisant les individus autour d’une activité, il les responsabilise et les incite à devenir autonomes [...] Céline Derrez, Sud-ouest, 29 avril SUJET 40 Où est-ce qu’on mange à midi ? Dans un petit restaurant, quatre personnes parlent de leurs dernières vacances, des progrès réalisés grâce à l’Internet et d’allergies alimentaires. Rien de plus banal, a priori, si ce n’est que ce quatuor ne s’est rencontré qu’une demi-heure plus tôt. Point commun des convives ? Ils travaillent depuis leur domicile et en ont ras le bol de manger leurs restes de pâtes devant les infos de 13 h. Ils se sont donc inscrits à ce déjeuner via un réseau social. Nicolas, 25 ans, reconnaît qu’« il y a une différence entre trouver que l’idée est bonne et sauter le pas pour aller passer deux heures avec de parfaits inconnus ». Il faut parfois un peu de temps avant de briser la glace et se sentir à l’aise. Quand le courant passe bien, ces déjeuners permettent de nouer des contacts et aboutissent également parfois à de nouvelles collaborations professionnelles. Lisette Gries, Libération, 1er février SUJET 41 Et si vous louiez vos vêtements ? Rien que d’y penser, vous êtes en colère. Les mariages, communions et autres festivités annuelles, et cette question qui revient : « Qu’est ce que je vais me mettre ? » Y penser vous donne la migraine et va faire mal au porte- monnaie. Mais les prises de tête vestimentaires ne touchent pas toutes les femmes. Céline, 35 ans, a trouvé la solution. « J’ai loué » avoue-t-elle. « Je voulais quelque chose d’original, mais il n’était pas question que je me ruine », explique-t-elle. Elle a découvert ce stand de « prêt-à-louer », matières nobles, coupes parfaites... « Avec la location, on teste, on n’a pas de regrets », ajoute la trentenaire. Pour la personne à l’origine de cette boutique, ce mode de consommation pourrait bien se généraliser. « On se lasse vite des vêtements achetés dans les supermarchés de la mode », sourit-elle. « Nos placards débordent et pourtant, on répète qu’on a rien à se mettre. Avec la location, on peut faire des économies et renouveler sa garde-robe ». * Se ruiner : dépenser beaucoup d’argent Djamshidi, Le Parisien, 10 mai SUJET 42 Et si on prenait du temps pour soi ? C’est le mot d’ordre du psychiatre Laurent Schmitt qui publie un ouvrage où il rappelle ce besoin essentiel : retrouver son temps Intime, celui que l’on consacre à soi-même et non pas aux autres ou aux exigences du travail. Nous avons complètement changé de temporalité. On voit des touristes multiplier frénétiquement les visites, des mères accumuler les activités culturelles et sportives dans l’emploi du temps des enfants, des couples gérer des agendas sociaux. Nous avons transformé notre rapport au temps au point de le concevoir désormais comme un bien matériel, un objet de consommation. On le gagne, on le comptabilise, on le rentabilise. A force d’être disponible pour tous, patron, famille, clients, amis, on a oublié de l’être pour soi. La prise de conscience se fait souvent lors d’un arrêt obligatoire -maladie, période de chômage, divorce, retraite-, qui provoque une cassure et oblige à reconsidérer toute l’organisation de l’existence. Alors avant de craquer : prêt à vous faire plaisir et à prendre votre temps ? Marie Christine Deprund, 22 mars SUJET 43 Crèche d’entreprise : la solution ? Faire garder son enfant à quelques mètres de son lieu de travail. Ne plus courir le matin pour le déposer à la crèche ou pour le récupérer le soir. Ne plus avoir à chercher de nounou... Voici quelques-uns des privilèges que connaissent les parents qui bénéficient d’une crèche au sein de leur entreprise. Un mode de garde qui fait rêver certains. Pour les entreprises, c’est plutôt une question de gestion de leurs ressources humaines. Un parent rassuré, c’est un salarié plus motivé et plus investi dans son travail ! Pour Maïlys Cantzler, de la société Crèche Attitude, « Ce mode de garde permet aux entreprises de réduire l’absentéisme, les retards, ou les congés parentaux prolongés. Les horaires de la crèche sont adaptés à ceux de la journée des parents, ce qui n’est pas toujours le cas des crèches traditionnelles. Faciliter la garde des enfants est devenu un moyen de fidéliser le personnel. » Seul petit problème : son coût, qui a fait renoncer beaucoup d’entreprises à se lancer dans un tel projet. Nadia Graradji, La Croix, 17 mai SUJET 44 Chômeur en tête d’affiche Dans la nuit, Erwan, jeune diplômé de 25 ans, avec une équipe de copains, a placardé en toute illégalité plus de 400 affiches, certaines à taille humaine, sur les murs de Paris et de sa proche banlieue. Elles montrent une silhouette anonyme au visage dissimulé par une pancarte. Avec cette inscription, « J’ai besoin d’un travail ». Le principe : « derrière chaque personne se cache un recruteur potentiel »,explique Erwan, qui renvoie le passant intrigué vers son blogue, où il explicite sa démarche. « J’ai d’abord essayé de trouver un boulot de manière classique », raconte le jeune parisien, diplômé en Communication des entreprises et en Marketing. « Deux mois plus tard, j’ai décidé de changer de méthode. Pour trouver un “vrai” boulot aujourd’hui, il faut savoir se vendre ! » Pas de moyens, mais des idées et des amis dévoués. Pour un budget de moins de 100 euros, il réalise son projet. Une nouvelle façon de rechercher un emploi ? Anouchka Collette, les zinrocks.com, 25 janvier SUJET 45 Louer un ami local Faire du tourisme dans une ville inconnue est toujours plus agréable en compagnie d’une personne qui en connaît tous les secrets, mais comme ce n’est pas toujours possible, une jeune femme, Alice Moura, a eu l’idée de proposer les services d’« amis locaux ». Elle a donc créé un site Internet sur lequel vous pouvez louer un ami local ! Le coût varie selon les villes : 60 euros à Paris, 80 euros à Milan, 77 dollars à Rio de Janeiro et 90 dollars à Sao Francisco. Ce service fonctionne aujourd’hui dans 15 villes comme New York, Barcelone, Shanghai et New Delhi, grâce à 27 « amis locaux » qui parlent tous au moins une langue étrangère et proposent des circuits personnalisés. Pour « l’ami local », c’est un travail d’appoint*, mais cela ne fait vivre personne, souligne Alice Moura. « C’est bien plus pour se distraire que pour gagner de l’argent ». De fait, dans de nombreux cas, l’ami local est devenu un véritable ami, selon elle. Alors dans ce cas, pourquoi le payer ? * travail d’appoint : travail qui permet de compléter un salaire Le Figaro, 18 mai SUJET 46 Se souvenir, est-ce démodé ? Ainsi donc, nous avons capitulé devant l’invasion culturelle américaine : disparue la Fête des Morts, diluée dans une soupe aux potirons dont on nous dit qu’elle est d’origine irlandaise, donc quand même européenne, mais qu’importe : on a compris surtout que le battage commercial qui nous inonde à flux continus ne peut supporter une plage de repos s’étirant de la fin de la rentrée scolaire à Noël. Un vide de 12 semaines sans tapage mercantile, c’était une aberration, mais si Halloween a pu si aisément remplir le trou, c’est aussi parce que nous craignons le calme qui nous invite au recueillement donc à la réflexion. Il convient d’être joyeux, de vivre ostensiblement l’instant. Or, se souvenir, c’est investir dans le passé, donc démodé. « Que la fête commence ! » criait-on pendant la Régence française. Maintenant c’est « Que la fête ne s’interrompe jamais ! » Xavier Zeegers, la libre Belgique, 11 juillet SUJET 47 Avoir 20 ans n’est plus forcément le plus bel âge de la vie... Les trois quarts des jeunes estiment qu’il est difficile d’avoir 20 ans aujourd’hui... L’accès à l’emploi serait une des premières solutions pour remédier à la mauvaise image de cet âge. Les jeunes ne sont pas les seuls à trouver que leur âge n’est plus aussi beau qu’il ne semblait l’être. L’avis est en effet partagé par les autres générations : 80 % des 45-65 ans pensent qu’il est « assez difficile ou très difficile d’être un jeune d’une vingtaine d’années aujourd’hui en France ». Cet avis s’accompagne, par ailleurs, d’un regard critique sur la jeunesse actuelle. Comparés aux générations précédentes, les jeunes de 20 ans aujourd’hui sont considérés comme « instables » par 67 % des 45-65 ans, « inquiets » (64 %), « égoïstes » (61 %) et « paresseux » (57 %). Seuls 17 % les trouvent « enthousiastes », et 11 % « responsables ». Le manque de confiance de la jeune génération et envers les jeunes serait dû, tout d’abord, aux difficultés croissantes pour les jeunes à se lancer dans la vie et à la crise économique qui les touche davantage que les autres. Pour autant, lorsqu’ils ne sont pas comparés aux anciennes générations, les jeunes restent confiants en leur avenir. 58 % d’entre eux sont ainsi « optimistes voire très optimistes » sur leur avenir. Si les jeunes actuels rencontrent de nombreuses difficultés, ils sont donc loin d’avoir perdu espoir et pourraient bien avoir plus de ressources qu’on ne l’imagine pour se créer un avenir radieux...21 novembre 2012, www.orientation- education.com SUJET 48 Travailler avec les personnes âgées : le métier du futur Le vieillissement de la population et l’augmentation en nombre des vieux font peur. On assiste à une forme de racisme très subtil qui se traduit par une inadéquation fréquente entre les besoins de ces personnes et le service offert. L’activité des professionnels en gériatrie* est généralement évoquée sous l’angle des contraintes et pourtant les satisfactions existent et alimentent les motivations de ceux qui travaillent dans ce secteur. Aujourd’hui les secteurs de la gériatrie et de la gérontologie se structurent et visent, entre autres objectifs, l’amélioration de la qualification des professionnels. Cette évolution ouvre des perspectives tant en qualité qu’en quantité aux métiers de la gérontologie. Les formations pour ces métiers peuvent-elles espérer susciter un intérêt nouveau pour ce secteur ? Gérontologie et société, 2006/3 (n° 118) SUJET 49 Économie : Au travail, les séniors ! « À 50 ans, on vous dit que vous êtes bon pour la casse ! Trop jeune pour prendre votre retraite, trop vieux pour travailler », tempête François, directeur et fondateur de Cadres Senior Consulting, un cabinet de recrutement. Un sentiment largement partagé par les quinquagénaires qui atterrissent brutalement sur le marché du travail : 48,2 % des 55-59 ans et 73,2 % des plus de 60 ans connaissent un chômage de longue durée. Alain, 54 ans, raconte avec humour que « les entreprises me rappellent sans cesse mon âge. » En réponse à ses candidatures, elles lui expliquent qu’elles « réorientent leurs politiques d’embauche vers des profils plus juniors ». Le climat est plutôt au pessimisme. En quatre ans, le taux de chômage des plus de 50 ans a augmenté de 70 %. Les pouvoirs publics, en mal d’inspiration, cherchent une mesure miracle. Et la question devient de plus en plus urgente à mesure que la population vieillit et que l’âge de la retraite recule. « Il est temps de changer de regard sur les seniors au travail, observe Anne-Marie Guillemard, sociologue et professeur à l’université Paris- Descartes. Il faut en faire un atout, une opportunité économique. » Le parisien, 03 avril 2015 SUJET 50 Évaluation positive : Faut-il arrêter de noter les élèves ? La question fait débat depuis longtemps : faut-il arrêter de noter les élèves ? Dans l’académie d’Orléans-Tours, des chercheurs travaillent sur ce sujet depuis deux ans avec près de 200 classes. Ils ont mis en place un système d‘évaluation positive. Le principe est simple : plus de note, mais des smileys pour évaluer les élèves. En cas d’erreur, aucun risque de zéro pointé. Les smileys indiquent si les compétences sont maîtrisées totalement, partiellement ou pas du tout. La pression est moindre pour les élèves qui n’ont plus l’angoisse de la mauvaise note. De cette manière, ils prennent confiance en eux et les enseignants les accompagnent par des conseils pour les faire progresser. L’évaluation positive relève en quelque sorte, du système d’accompagnement et non de sanction. Au final, elle permet d’adapter les cours en fonction des besoins, avec l’idée commune d’emmener tous les élèves sur le chemin de la réussite. Par Elsa Cadier, publié le 04/03/2016 à 17 h 38 sur http://france3- regions.francetvinfo.fr/ SUJET 51 Depuis trois mois, je vis sans déchet. Et ça va très bien, merci. Notre journaliste s’est lancé le défi de vivre l’année 2016 sans produire de déchet. Et ça marche ! Après trois mois d’expérience, ceux qu’il n’a pas pu éviter tiennent dans ses mains. Et sa vie est (presque) normale. Le « zéro déchet » a en effet connu un boom ces dernières années. Mais, concrètement, qu’est-ce que ça fait de vivre sans poubelle ? Comment s’organise-t-on au quotidien ? C’est ce que j’ai essayé de savoir en me lançant dans l’aventure et en laracontant sur un blog. L’objectif de cette expérience est de garder le volume de déchets le plus proche de zéro au bout d’une année complète. J’avais pris le temps de me préparer un minimum : livres, documentaires, guides pratiques, la documentation ne manque pas. Ce n’est pas une science exacte et personne n’est là pour vous pointer du doigt si vous rechutez en produisant un déchet, ou si vous n’arrivez pas à zéro. Mais par où commencer ? Marc Sautelet, 12 avril 2016, www.reporterre.net SUJET 52 La dictée au secours de l’orthographe à la fac ? Aujourd’hui, les jeunes ne connaissent ni leur conjugaison ni les règles de grammaire. L’affaire est donc grave. À tel point que sur 84 universités françaises, dix-neuf ont lancé une remise à niveau avec des formations en orthographe et en grammaire. En effet, la méconnaissance de notre langue par les étudiants inquiète les facs qui ont décidé de prendre le sujet très au sérieux. Ainsi, les universités concernées vont agir en deux groupes distincts : celles qui après avoir fait une dictée générale, inscriront les élèves les moins bons aux cours de remise à niveau et celles qui ne se baseront que sur les résultats livrés lors des épreuves du bac pour repérer les mauvais élèves. Un test a démontré que si en 1987, un CM2 faisait 10,7 fautes, vingt ans plus tard, il en faisait 14,7. Dans son édition d’aujourd’hui, Le Parisien se demande donc à qui revient la faute. Pour certains, la responsabilité incombe clairement aux programmes scolaires. En quarante ans, l’enseignement du français aurait perdu 800 heures entre le CP et la 3ème. D’autres préfèrent pointer du doigt les méthodes d’apprentissage, prônant un retour aux dictées et aux leçons apprises « par cœur ». Quant à certains, ils accusent les nouvelles technologies et notamment le langage texto, qui privilégierait une écriture rapide et courte. 4 octobre 2010 sur www.elle.fr SUJET 53 La majorité des Français favorables au télétravail... Selon une enquête Ipsos menée en ligne, 65 % des employés de bureau plébiscitent le travail à domicile, alors qu’ils ne sont que 24 % à le pratiquer. Parmi ses avantages, les sondés mettent en avant le bien-être. Le télétravail permettrait en effet de réduire les embouteillages et de choisir son rythme de vie, deux arguments auxquels les habitants de la région parisienne attachent beaucoup d’importance. En revanche, les salariés sont sceptiques en ce qui concerne les contacts professionnels. 44 % estiment en effet que le télétravail nuit aux relations entre collègues. D’après 20 minutes, le 03.11.2016. SUJET 54 Boissons sucrées, taxe doublée ? « Brandie comme une arme anti-obésité, la future taxe sur les sodas et autres boissons sucrées va prendre du poids. Le gouvernement a confirmé hier, qu’il envisageait d’augmenter ce nouveau prélèvement, imaginé dans le cadre du plan d’austérité présenté au mois d’août dernier. « On envisage une augmentation qui ne pourrait pas être supérieure au doublement », a précisé la ministre. Celle-ci exclut néanmoins l’extension de cette taxe aux sodas light, jus de fruits et eaux minérale, comme cela avait été indiqué dans la presse [...] car les industriels n’avaient pas digéré le lien entre leurs boissons et l’obésité. Malgré l’augmentation de leur impôt, les fabricants de sodas sont donc plutôt satisfaits. « [...] notre premier objectif, qui était de n’avoir aucun lien entre cette taxe et l’obésité, est acquis [...] ». Direct Azur, septembre 2011. SUJET 55 Pauvreté : les jeunes sont victimes. « Petits boulots, habitat précaire, besoin de soutien des travailleurs sociaux... De nombreux jeunes en France subissent de plein fouet la crise économique et sociale actuelle, comme le souligne le rapport annuel du Secours catholique sur la pauvreté [...]. L’organisme a pris en charge l’an dernier plus de 11 000 personnes de 18-25 ans qui se trouvent dans différentes situations. [...] Logeant chez des proches, en résidence ou en foyer, ils sont parfois contraints d’abandonner leurs études pour trouver un moyen de subsister. [...] Direct Azur, du 08/10/2011 SUJET 56 L’école en demande-t-elle trop aux parents ? « Lorsque j’étais enfant, le rôle de mes parents se limitait à me disputer si j’avais de mauvaises notes. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on me demande de surveiller, de revoir les leçons... J’ai l’impression d’être obligé de jouer les professeurs. Et si je ne le fais pas, je me sens coupable », remarque Vincent, père de deux collégiens. De leur côté, de nombreux enseignants se plaignent de passer une grande partie de leur cours à faire « le travail des parents ». « C’est normal que les parents s’impliquent dans le travail scolaire de leur enfant, on ne cesse de le leur demander ! Mais ils ne le font pas tous », observe Christine, professeur d’allemand. Faut-il opposer les deux camps, à l’heure où les bienfaits de la « coéducation » entre la famille et l’équipe pédagogique font de plus en plus l’objet d’un consensus ? L’idée que la famille est déterminante dans la relation entre l’enfant et l’école, et aussi dans la réussite scolaire, fait en effet son chemin. D’après La Croix SUJET 57 Est-ce que le travail, c’est le bonheur ? Selon le baromètre du bonheur au travail, 69 % des salariés sont heureux au bureau. Un chiffre nettement en baisse par rapport à l’année dernière. Les Français heureux au travail... mais moins qu’avant. Selon le baromètre du bonheur au travail réalisé par 20minutes.fr et En Ligne Pour l’Emploi, 69 % des salariés sont contents de prendre chaque matin le chemin du bureau. Un bon score mais bien inférieur à celui de l’année dernière où 77 % des salariés français affirmaient être satisfaits professionnellement. Les collègues restent, pour près de 80 % des personnes interrogées, ce qui les rend le plus heureux dans leur sphère professionnelle. Viennent ensuite les choses qu’ils apprennent au travail (77 %) et le contenu de leurs tâches et leurs missions (74 %). Mais le baromètre reflète également les conséquences de la crise. Plus de la moitié des salariés ont le sentiment que leur charge et leur rythme de travail ne cessent d’augmenter. Le stress gâche également la vie professionnelle de 30 % des salariés. D’après lexpress.fr SUJET 58 Peut-on vivre sans télé ? 2 à 3 % des Français refusent d’avoir la télé chez eux. Qui sont ces réfractaires du petit écran ? Bertrand Bergier, sociologue, professeur à Nantes et à l’Université catholique de l’ouest, à Arradon, a mené une enquête pour le découvrir. En se lançant à la recherche de ces gens, Bertrand Bergier pensait découvrir une espèce en voie de disparition. En fait, il a trouvé une espèce en voie de développement. Ce sociologue a enquêté auprès de 566 ménages et il en a tiré les grands types. D’abord, ceux qui refusent la télé « parce qu’elle symbolise la perte des valeurs ou parce qu’elle est considérée comme un outil de manipulation politique », souligne-t-il. Ensuite, ceux qui considèrent que la télé est dépassée : ce sont les adeptes de l’Internet, les 25-35 ans. Enfin, les « héritiers », nés avant 1955, qui n’ont jamais vu chez eux la télé et n’ont pas eu envie de s’équiper. D’après Letelegramme.com SUJET 59 Le télétravail, une solution durable ? De plus en plus d’entreprises mettent en place le télétravail. Économie de transport, de temps, de place... Ce mode d’organisation offre de nombreux avantages, tant aux employeurs qu’aux salariés. Depuis 2008, toute la filière française d’Alcatel a mis en place un accord de télétravail dans l’entreprise. « Aujourd’hui, le télétravail concerne près de 1 700 salariés, précise la DRH d’Alcatel à Brest, soit 25 % de l’effectif ». De la même manière, le conseil général du Finistère expérimente actuellement le télétravail auprès d’une partie de son personnel pour réduire le nombre de déplacements. « On a lancé un appel à candidatures pour sélectionner 30 agents représentatifs des différents métiers et grades », explique Anne- Marie Croc, chef du projet « télétravail ». « En 2008,le nombre de kilomètres économisés équivaut à vingt-deux fois le tour de la circonférence de la terre », affirme Karine Gimenez-Veyriez. « Une journée télétravaillée représente une épargne de 2000 km de trajet, 32 heures de conduite et 162 kg de CO2 pour 27 télétravailleurs. » D’après Aurélie Tepot, Bretagne.durable.info SUJET 60 Ticket psy : du bureau au divan On connaissait les tickets restaurant, les chèques vacances...Voici le ticket psy pour salariés en souffrance. Stress, cadences infernales, direction difficile, objectifs à atteindre : dans ces cas comme dans bien d’autres, le travail peut nuire à la santé mentale des salariés. Cette entreprise spécialisée dans le développement des conditions de qualité de vie au travail propose aux entreprises un système de carnets de cinq à dix tickets psy permettant de consulter un thérapeute. L’objectif est d’aider le salarié à surmonter une difficulté passagère, de prendre du recul sur son quotidien ou tout simplement de trouver un lieu d’écoute. Pour certains médecins, « la médecine n’est pas prestataire de services en offrant des chèques psy comme on propose des chèques-restaurant ou chèques cadeaux ». Enfin, ils pointent du doigt le risque de « violation du secret médical ». Nadia Graradji, La Croix, 06 février SUJET 61 Le rôle de l’université est-il de préparer à un métier ? C’est ce que font les universités, de plus en plus. La professionnalisation est entrée dans les établissements universitaires il y a une quinzaine d’années. Avant, ce souci de professionnalisation existait moins, mais il y avait aussi moins d’élèves qui allaient à l’université. Aujourd’hui, on est dans une logique d’insertion professionnelle imposée par la loi et cela se traduit par la création d’un bureau d’insertion dans chaque université. De plus en plus, l’université ne fait que préparer à un métier : elle ne devrait pas se limiter à cela. Bien sûr, on a envie que les étudiants réussissent. Mais l’université n’est pas responsable si les étudiants ne trouvent pas de travail ensuite. On dit : « Ils ont été mal formés. » L’université doit d’abord fournir une culture et un bagage qui vont permettre aux diplômés de s’insérer, mais ce qui se passe après, en termes d’insertion professionnelle, ce n’est plus du domaine de l’université. D’après La voix du nord SUJET 62 Ses proches la traitent de « radine ». Parce qu’elle habille toute sa famille chez le fripier, voire chez Emmaüs, et qu’elle a mis en place un petit réseau d’échanges de vêtements usés pour enfants entre parents, voisins et amis. Pour les produits de beauté, elle dépense le « strict minimum », pour la maison, elle se contente d’écumer les vide-greniers, voire de récupérer des objets jetés par d’autres, et pour l’alimentation elle fait les courses sur les marchés ou chez les « hard discounters » urbains. Anne Karlson, 46 ans et mère de deux enfants, est pourtant loin de vivre dans le besoin : cadre dans une grande compagnie aérienne, elle bénéficie de revenus confortables. Elle roule dans un véhicule neuf, « pour la sécurité des enfants et parce qu’il pollue moins », précise-t-elle. Avec l’argent économisé sur le reste, elle peut se permettre de multiplier les sorties culturelles — théâtre, cinéma, musées et voyages thématiques... L’Express, 17 janvier 2005. SUJET 63 Le « doggy bag » recommandé dans les restaurants [...] Plus la peine de se forcer à finir ses plats au restaurant, par peur d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre. Afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, il est fortement recommandé aux restaurateurs de proposer à leurs clients un « doggy bag » pour qu’ils puissent repartir avec ce qu’ils ont laissé dans leur assiette. [...] Si les « doggy bags » sont très répandus dans les pays anglo-saxons, les Français ne sont pas coutumiers du fait d’emporter leurs restes. À tel point que, en Rhône-Alpes, la Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt a mis en place une nouvelle appellation et un slogan pour démocratiser cette pratique. Le « doggy bag » s’appelle désormais le « gourmet bag » et le message est : « c’est si bon, je finis à la maison ! ». Une image plus positive donc, les Français ayant peur de paraître avares s’ils avaient à demander à leur restaurateur d’emporter leurs restes. http://www.lesechos.fr, 3 janvier 2016. SUJET 64 Un élève sur huit aurait un usage « problématique » du jeu vidéo. C’est ce qu’indique une enquête menée auprès de 2000 élèves dans 15 collèges et lycées d’Ile-de-France. Avec plus de 11 écrans à domicile, les adolescents [...] sont suréquipés. 84 % d’entre eux ont une console de jeux et 74 % une tablette. Les trois quarts des lycéens (60 % des collégiens) ont un ordinateur dans leur chambre. [...] Le temps passé devant un écran « atteint parfois cinq à six heures quotidiennes, y compris en semaine », souligne l’enquête. [...] « Utilisation excessive », « usage abusif », « addiction » : les termes varient pour désigner des pratiques jugées problématiques et leurs possibles effets sur la santé. [...] « La pratique excessive de jeu vidéo est souvent liée à un défaut de surveillance et de sollicitude parentale », note l’enquête. [...] On retrouve aussi des jeunes en situation de mal-être, ou qui ont des parents hyperconnectés. Pascale Santi, Le Monde, 17 décembre 2014. SUJET 65 Acheter votre viande dans un distributeur automatique, ça vous dit ? On connaissait les distributeurs automatiques de baguettes ou de pizzas. Désormais, il existe aussi des distributeurs... de viande. Une boucherie parisienne propose ce service à ses clients. Depuis deux semaines, la boucherie basque « L’ami Txulette », située au 120 rue de Charonne, dans le XIe arrondissement de Paris, a installé juste à côté de sa devanture le premier distributeur automatique de viande de la capitale. Assiette de carpaccio à 6 euros, bavette d’Aloyau à 5,30 euros, cordon bleu de volaille à 1,90 euros... Les produits crus ou déjà prêts à consommer sont disponibles dans la machine, qui fonctionne comme n’importe quel distributeur automatique, avec espèces et carte bleue. Ce sont en fait les mêmes produits que ceux qui sont vendus dans la boutique, à la différence près qu’ils sont emballés sous vide et plus chers de 10 à 20 centimes. Il n’est donc plus nécessaire d’entrer, de faire la queue, de s’adresser au boucher. Une telle automatisation ne pourrait-elle pas, à terme, entraîner la mort des bouchers de quartier ? La question fait débat. D’après Metronews France, Gilles Daniel, 17 février 2016. SUJET 66 Les histoires d’amour ne commencent pas en général sur Internet Ils promettent l’amour à grands coups de campagnes publicitaires accrocheuses et publient des chiffres aussi vertigineux qu’invérifiables sur le nombre de leurs utilisateurs... Au point que peu à peu, la croyance se répand que les sites de rencontres amoureuses sont devenus un moyen privilégié de trouver l’âme sœur. [...] Mais si leur fréquentation est importante, les utilisateurs y nouent surtout des relations éphémères [...]. Parmi les personnes ayant connu leur conjoint actuel récemment [...], moins de 9 % l’ont rencontré par le biais d’un site. [...]. Pour trouver un conjoint, les sites arrivent en cinquième position derrière les classiques indémodables que restent le lieu de travail, les soirées entre amis, les lieux publics, et l’espace domestique. Désormais présente dans la sociabilité amoureuse, la rencontre numérique ne s’est pas pour autant banalisée. Seule la moitié des utilisateurs dit à son entourage s’être créé un profil.. Gaelle Dupont, http://www.lemonde.fr, 10 février 2016. SUJET 67 Santé : Un adulte sur cinq sera obèse en 2025 Si des politiques de lutte contre l’obésité ne sont pas mises en œuvre « rapidement » dans le monde, des « conséquences sanitaires d’une ampleur inconnue » sont à craindre, estime le Pr Majid Ezzati. Selon une étude coordonnée par ce chercheur de l’Imperial College de Londres, l’obésité touche aujourd’hui près de 650 millions d’adultes,soit 13 % de la population mondiale adulte, un pourcentage qui pourrait atteindre 20 % d’ici 2025 si le rythme de progression actuelle de cette épidémie se maintient. « En 40 ans, nous sommes passés d’un monde où l’insuffisance pondérale était deux fois plus importante que l’obésité à un monde où les personnes obèses sont plus nombreuses que celles en sous-poids », souligne le scientifique. [...] L’étude évalue le nombre d’obèses adultes à 641 millions en 2014, dont 375 millions de femmes et 266 millions d’hommes. En 1975, ils n’étaient que 105 millions. Une explosion liée notamment à une alimentation industrielle trop riche, mais aussi à des prédispositions génétiques. [...] L’obésité constitue désormais « un problème important de santé publique » dans de nombreuses régions à revenu intermédiaire [...] La résolution du problème passe à la fois par une action individuelle et collective : une remise en question des habitudes alimentaires de chacun s’impose, de même que la mise en place de politiques visant à freiner le développement de l’obésité. AFP, 20 avril 2016. * L’IMC (indice de masse corporelle) correspond au rapport entre le poids et la taille d’une personne. SUJET 68 Les animaux domestiques coûtent 4,3 milliards d’euros aux Français Un ménage sur deux possède un animal de compagnie... Les animaux domestiques — aussi bien les chiens ou les chats que les rongeurs, oiseaux ou poissons — ont coûté l’an dernier pas moins de 4,3 milliards d’euros aux Français. [...] Il faut compter 800 euros par an pour un chien. Pour un chat, c’est 600 euros. Des sommes qui ne tiennent pas compte de l’achat de l’animal : ils concernent juste l’alimentation, les accessoires et l’hygiène. [...] Si l’alimentation est pour l’heure le premier poste des dépenses, cela pourrait évoluer, notamment avec l’arrivée des objets connectés. [...] Comme les colliers GPS, pour pouvoir pister Médor et Félix. Les chiens et les chats ont toujours eu des puces, ce n’est pas nouveau. Mais des puces électroniques pour être géolocalisés, c’est quand même autre chose ! [...] Autre service en vogue : les balles « que l’on peut lancer à son chien à distance depuis son smartphone. Le maître, à l’aide d’une caméra, peut décider à tout moment de faire jouer son animal, avec une machine connectée à la maison, pour que l’animal ait une activité régulière en son absence ». Sans compter les sites de rencontre pour animaux, tels que Chabadog, la version wouaf-wouaf d’Adopteunmec.com. Céline Boff, http://www.20minutes.fr SUJET 69 Les effets positifs de l’interdiction de fumer dans les lieux publics Un nouveau rapport montre une baisse importante des maladies cardiaques dans les pays où il est interdit de fumer dans les espaces publics. Une baisse particulièrement marquée chez les non-fumeurs. Pour ceux qui en doutaient encore, une nouvelle étude vient montrer les bienfaits de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. [...] Ce nouveau rapport montre que les pays qui ont mis en place des lois interdisant de fumer dans les espaces publics observent la réduction du nombre de malades liés au tabagisme passif, en particulier concernant les maladies cardiaques. Pour arriver à ces résultats, une équipe de chercheurs irlandais a passé en revue 77 études menées dans 21 pays du monde, dont les États- Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Espagne. La baisse la plus marquée est observée chez les non-fumeurs, les personnes en première ligne face au tabagisme passif. [...] Ces dernières conclusions « viennent encore plus étayer les enseignements précédents sur les bienfaits sur la santé de ces interdictions », note Cecily Kelleher, de l’University College de Dublin et auteur de l’étude. Elle ajoute que « nous avons désormais besoin de recherches sur l’impact continu sur le long terme de ces interdictions de fumer sur des sous-groupes spécifiques de population, comme les jeunes enfants, les personnes précaires et les minorités. » [...] Les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé montrent que le tabac tue la moitié de ses consommateurs, soit environ 6 millions de personnes chaque année. Plus de 600 000 de ces décès concernent des non-fumeurs exposés au tabagisme passif. http://www.pourquoidocteur.fr, 6 février 2016. SUJET 70 Vivre plus vieux c’est bien, le faire en bonne santé c’est mieux Davantage de seniors en bien meilleure santé : si la nouvelle donne démographique paraît une bonne nouvelle, c’est parce que le monde économique, technologique et médical a déjà commencé à miser sur le bien-être des « aînés ». Le constat est sans appel : la société française vieillit. Et même rapidement. [...] Connaître leurs besoins et proposer des biens et services adaptés est donc un enjeu majeur, pour leur bien comme pour celui des plus jeunes. Transports, services, loisirs, agroalimentaire, santé, équipement, il n’est pas un secteur d’activité qui ne soit concerné par cette vague de personnes plus âgées, non seulement en France, mais aussi dans le monde. Et la bonne nouvelle, sans tomber dans un optimisme béat, est que seule une petite fraction d’entre elles risque de se retrouver dépendante. [...] Confort de l’habitat, maison connectée, détection des chutes, dispositifs de sécurité... autant de services qui permettent le maintien à domicile. Ils sont bien sûr facilités par les nouvelles technologies et la vague numérique, sur laquelle les seniors surfent eux aussi. « Grâce à Internet, les liens avec la famille ou le voisinage sont préservés, ce qui explique le véritable plébiscite sur ces produits », note Philippe Metzenthin, président de la FFD (Fédération française de domotique). [...] Sciences et Avenir, 13 février 2015. SUJET 71 Des robots pour le maintien à domicile des personnes âgées Plusieurs start-up françaises développent des technologies pour venir en aide aux personnes dépendantes. Mais ces solutions restent chères. Lina est un prototype de robot d’aide à la personne. « Il doit permettre aux personnes âgées de rester plus longtemps chez elles ou de les aider dans leurs activités dans des établissements qui accueillent des personnes âgées », indique Lucile Peuch, ingénieure au sein de la société française CybeDroid qui a conçu l’humanoïde, encore au stade expérimental. Robots compagnons, domotique, mais aussi montres connectées ou dispositifs d’appels d’urgence, la technologie est partout. Certains robots, présents par exemple dans des maisons de retraite, peuvent diriger des exercices thérapeutiques pour stimuler la mémoire, donner des cours de sport, ou fournir les principales informations du moment, comme la météo ou le repas du jour. Toutes ces technologies présentent des avancées. Mais elles coûtent encore cher. Ces robots, dont le fonctionnement n’est pas forcément simple pour un public pas toujours à l’aise avec la technologie, posent aussi des questions de maintenance et ne pourront de toute façon qu’être un complément à un accompagnement humain des personnes dépendantes. « On ne cherche pas à remplacer l’humain, note Lucile Peuch, un robot viendra toujours en appui pour aider les aidants. » D’après Julien Duriez, La Croix, 25 mars 2016. SUJET 72 Habiter dans un bateau, la vie au fil de l’eau Vivre sur un bateau, c’est le rêve de nombreux aventuriers qui rêvent de liberté. Si pour certains, cela ne dépassera jamais le stade du fantasme, pour d’autres, c’est devenu une réalité, avec tout de même quelques inconvénients à ne pas négliger. Si certains d’entre nous rêvent de pouvoir s’acheter une maison et de s’installer dans une région qui leur plaît, d’autres redoutent la sédentarité tout autant que la monotonie. Ainsi, de plus en plus de personnes s’essaient à un genre pas si nouveau que ça d’habitat : la vie sur un bateau. L’avantage avec ce style de vie original, c’est qu’il permet de rester au même endroit pendant plusieurs années et de se déplacer facilement quand une envie de changement ou de renouveau se fait sentir. Plus besoin de vendre sa maison pour aller voir ailleurs, elle bouge avec nous ! [...]On ne s’installe pas dans un bateau sur un coup de tête ! Et pour cause, nombreuses sont les contraintes à ne pas négliger. Il y a d’abord l’aspect financier, car au-delà du prix du bateau, il faut également penser au prix que coûtera la location d’un emplacement dans un port à l’année. Il vous faudra généralement débourser entre 1 000 et 3 000 euros par an pour cela. Carole Guidon, http://www.bienchezsoi.net, 2 novembre 2015. SUJET 73 Hausse des adoptions d’animaux : « En période de crise, l’animal a une valeur refuge encore plus forte » L’année commence bien pour la Société protectrice des animaux (SPA) qui a enregistré une hausse spectaculaire de 20 % des adoptions d’animaux en janvier. Bilan : 1 890 chats ont trouvé de nouveaux maîtres en janvier 2016, contre 1 588 en janvier 2015. La tendance est à la hausse pour les adoptions depuis deux ans et demi. [...] Pourtant, le pouvoir d’achat de nombreux Français n’est pas optimal à l’heure actuelle et l’entretien d’un animal coûte cher... Il faut en général compter entre 20 et 30 euros par mois pour l’entretien d’un chat et une cinquantaine d’euros pour un chien. Par ailleurs, en période de crise, l’animal a une valeur refuge encore plus forte. Il est source de réconfort et contribue à la chaleur du foyer, d’autant plus quand la vie extérieure est difficile. [...] Le chat est à l’heure actuelle l’animal préféré des Français, surtout en milieu urbain, car il impose moins de contraintes. Mais les chiens ont aussi la cote. Lorsqu’ils visitent un refuge, les adoptants ne sont pas à la recherche d’une race d’animal, mais d’une rencontre. Reste que les très jeunes animaux ont un peu plus de chance d’être adoptés. Delphine Bancaud, http://www.20minutes.fr, 3 février 2016 SUJET 74 Aimer faire la cuisine Ce n’est pas incompatible avec un repas sur le pouce et autres pizzas livrées à domicile, mais les 15-30 ans sont unanimes : 86 % déclarent aimer faire la cuisine. Si ce plaisir reste très féminin (90 %), il concerne aussi une grande majorité des jeunes hommes (81 %). Parmi les 12 % qui n’aiment pas passer derrière les fourneaux se retrouvent logiquement les plus jeunes, (11 % des 15-24 ans) contre 9 % de, 25-30 ans). Ces seconds aimeraient apprendre à mieux cuisiner sans distinction d’âge ou de sexe. Parmi ces apprentis minoritaires les employés et les cadres du privé sont un peu plus nombreux ce qui s’explique notamment par un besoin de ralentir et de prendre des moment pour soi dans un emploi du temps chargé. Psychologies magazine, juin 1012. SUJET 75 C’est l’heure... de régler sa montre ! Le changement en heure d’été fin mars et en heure d’hiver fin octobre est entré en vigueur en 1976 à la suite du choc pétrolier dans le but de réaliser des économies d’énergie en réduisant les besoins en éclairage en fin de journée « D’une manière générale, c’est bien accepté par la société, méme si les impacts en termes d’économie d’énergie ne sont pas considérables », souligne Éric Vidalenc, ingénieur au service économie et prospective de I'Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Nous ne faisons pas des études annuellement, parce qu’il n’y a pas d’enjeu stratégique autour de tout ça ni en terme de gain d’énergie ni en terme de questionnement de la part de la société », explique-t-il. L’expert souligne par ailleurs que l’impact de ce changement d’heure sur la consommation d’énergie va aller décroissant au fil des années, en raison de la mise en place d’autres mesures d’efficacité énergétique, comme les lampes basse consommation par exemple. www.francetvinfo.fr SUJET 76 Un voyagiste incite ses clients à lutter contre le CO2 Depuis peu, un voyagiste propose à ses clients de « compenser » les émissions de dioxyde de carbone CO2 liées à leur vol en avion. Ils sont invités à payer leur voyage à l’opérateur et aussi, à régler en ligne, sur le site de l’association CO2 Solidaire, partenaire de l’entreprise, quelques dizaines d’euros supplémentaires. Ces sommes correspondent au coût estimé des quantités de CO2 émises par l’avion durant le vol, si la compagnie aérienne devait payer des droits à émettre pour ce gaz. Ces sommes seront affectées, via CO2 Solidaire, au financement de projets de réductions d’émissions de gaz à effet de serre, reconnus responsables pour une grande part du réchauffement climatique. [...] L’entreprise s’achète-t-elle une image écolo à bon compte ? « Je ne nie pas le caractère marketing de notre démarche. Certains spécialistes de la communication éthique assurent qu’il existe une clientèle importante pour le CO2 responsable, même si je n’en suis pas convaincu. En fait, je me moque des interprétations que certains peuvent en faire. Ce qui compte, c’est d’agir », assure le directeur. Cécile DUCOURTIEUX, Le Monde, 12 Janvier SUJET 77 Respecter la vie privée et le droit à l’image Le droit à la vie privée est le droit pour chaque personne, quels que soient son rang, sa naissance, sa fortune, son âge, de voir respecter sa vie privée et intime. Les éléments constitutifs de la vie privée sont notamment la santé, la vie sentimentale et familiale, la religion, le domicile, les revenus, les convictions politiques, etc. C’est la situation à caractère privé ou public et le lieu de la situation qui donnent le droit à chacun de s’opposer à la publication de ces informations personnelles Ainsi, toute personne dont la vie privée/intime est exposée sur Internet, notamment par un tiers sans le consentement de l’intéressé, pourra obtenir réparation du préjudice subi par des dommages et intérêts et/ou demander le retrait immédiat du contenu litigieux diffusé. La vie privée d’une personne peut être dévoilée par des enregistrements sonores, par la diffusion publique de ses écrits, par la diffusion de son image. L’infraction existe dès que les éléments relevant de la sphère privée sont diffusés à un public autre que son destinataire initial et exclusif. Respecter la vie privée et le droit à l’image d’une personne est valable qu’elle soit connue ou inconnue. Toutefois, la situation à caractère public et le droit à l’information peuvent tenir en échec le droit à la vie privée et le droit à l’image dans certaines circonstances. eduscol.education.fr SUJET 78 Vos voisins payés pour vous rendre service Les habitants des quartiers sensibles possèdent des talents, mais négligés, alors que les emplois sur places sont pourvus par des personnes venues d’autres villes. Votre voisin a du talent ? Ce constat est à l’origine de l’association « Voisins malin », l’association propose de payer des habitants des quartiers sensibles afin d’aider leurs... voisins. Une idée étonnante qui séduit les hautes sphères. Christine, une des personnes à l’origine du projet, s’explique : « Les services ou prestations sont parfois de plus en plus sophistiqués, certains sont découragés par les machines automatiques ». Le but serait donc d’impliquer les habitants dans leur vie de quartier en les rémunérant entre 100 et 200 euros pour une dizaine d’heures de travail par mois. Ces visions malines pourraient par exemple jouer les traducteurs pour ceux qui ont des difficultés en français, ou expliquer le fonctionnement de certaines machines automatiques. L’expérience débutera un mois avant de se développer si cela fonctionne, dans d’autres quartiers sensibles. Sébastien Morelli, Le Parisien, 11 février SUJET 79 Une scène de meurtre à la hache dans le jeu (...) Jugé « violent brutal, sadique », le jeu vidéo « Manhunt 2 “(Chasse à l’homme) affole les Britanniques. Le jeu édité par Rockstar Games vient d’être retoqué par le British BoardofFilm Classification (BBFC), l’organisme chargé de valider la mise sur le marché des films et des jeux vidéo. Manhunt 2 se voit donc interdire l’accès aux rayons des magasins britanniques. (...) Dans Manhunt 2, Danny, le personnage principal, essaie de s’enfuir d’un asile. Pour y parvenir, il devient un tueur en série. Alors tous les coups sont permis pour s’échapper de l’hôpital dans lequelil est enfermé : tueries à coups de hache ou de hachoir, meurtre d’une infirmière avec une seringue dans le cou, crayon enfoncé dans l’œil d’un gardien... Des scènes qui, selon douze experts mandatés par la BBFC, sont ‘insoutenables ». Rockstar Games n’est évidemment pas d’accord. Même si l’éditeur a dit ‘respecter la décision du Board’, ilia trouve ‘injuste comparée avec la violence présente dans les films d’horreur ou les émissions de télévision’. L’éditeur pourrait toutefois faire appel. (...) Extrait d’‘Une scène de meurtre à la hache dans le jeu de Rockstar Games ». 20minutes.fr. 20/06/2007 SUJET 80 L’accès à l’emploi, premier handicap des handicapés (...) Stéphane Grosberg est l’exemple même du ‘handicapé invisible’. Bel homme, allure sportive et repartie brillante, ce père de trois enfants a impressionné ses interlocuteurs. Ancien directeur financier d’une multinationale, il gagnait 140 000 euros par an jusqu’à ce qu’un double infarctus cérébral le fauche. ‘J’ai récupéré, mais j’ai des coups de pompe, je ne peux plus travailler 80 heures par semaine, mais 50 heures’, dit-il. Comme il se refuse à cacher son handicap, il a le sentiment que les cabinets de recrutement évincent sa candidature. ‘Dans deux mois, je suis en fin de droits.’ ‘C’est un problème de mentalités, reconnaît une chargée du recrutement d’une grande entreprise, qui préfère garder l’anonymat. Pour beaucoup de dirigeants, handicap rime encore avec inapte ou au mieux caritatif. »(...) Extrait de Le Monde pour Matin plus.27/06/2017 SUJET 81 Le tablier bleu marine pourrait-il faire son retour dans les établissements scolaires, façon IIIe République ? L’UMP propose d’expérimenter, dans les établissements, le port d’un « vêtement commun », afin de « gommer les inégalités sociales » et de renforcer « un esprit d’appartenance ». La décision d’introduire la blouse ou l’uniforme dépend aujourd’hui de chaque établissement, qui peut décider de l’inscrire dans le règlement intérieur. Cette pratique ne fait plus recette, faute de demande des parents et des enseignants, souligne-t-on au SNPDEN, le principal syndicat de chefs d’établissement. Jusqu’en 1968, les élèves portaient traditionnellement une blouse. Il s’agissait alors de protéger de l’usure et des taches les vêtements, plus coûteux qu’aujourd’hui. Dans le public, seule la maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Saint-Denis, prescrit encore le port d’un uniforme bleu marine et une quinzaine d’établissements privés maintiennent un uniforme obligatoire, comme la Maison française. ww.lefigaro.fr SUJET 82 Allopathie vs homéopathie Que ne ferait-on pas pour discréditer l’homéopathie et les médecines alternatives qui représentent un réel danger pour l’industrie pharmaceutique qui ne coûtent pas cher, n’ont pas d’effet secondaires, éliminent en grande partie les drogues allopathiques et, surtout, responsabilisent les patients, remettant ainsi en cause l’engrenage mortel de la société de consommation. Alors que dans la plupart des pays de la Communauté européenne les homéopathes, médecins ou non, sont parfaitement admis, chez nous, dans les meilleurs cas, la médecine officielle ne reconnaît qu’un effet placebo à l’homéopathie. santenaturelle.fr SUJET 83 Les jeunes sont fans du courrier postal ! Pour les 18-29 ans, le courrier postal est synonyme de qualité dans la relation client d’une entreprise. C’est ce que révèle une étude CSA, qui tord le cou à bien des idées reçues. 2 % des 18-29 ans ouvrent leur boîte aux lettres chaque jour, alors qu’ils sont seulement 68 % à se rnnnecter à leur messagerie électronique. En outre, 65 % déclarent que la lecture du courrier postal constitue un plaisir. Ces chiffres, issus d’une étude CSA sur le rapport des jeunes et les médias révèlent un certain allachement au papier. Pour autant, il ne suffit pas d’envoyer un courrier pour qu’il soit lu. Pour les 18-29 ans, comme pour l’ensemble de la population française, un courrier personnalisé reste plus attractif. 76 % déclarent avoir davantage envie de l’ouvrir lorsqu’il correspond à un événement particulier de leur vie. L’étude révèle également que les jeunes, considèrent le courrier papier comme un support adapté à la communication d’informations personnelles ou confidentielles. Perçu comme sécurisant, il rassure quant à la confidentialité des données. culture.fr SUJET 84 Les sportifs sont-ils trop payés ? En France, lorsque l’on parle Football, on eu arrive toujours a un pseudo- constat : De toute façon, ils sont trop payés. Pour la moitié de leur salaire, je ferai la même chose... La question, la seule à se poser, lorsque l’on parle du salaire des sportifs, reste sur le mode de rémunération. Actuellement, les sportif ont (trop) souvent une rémunération composée à 90 % d’un salaire net. En introduisant une part de variable (résultats, objectifs, merchandising,...) plus conséquente, les salaires dépendraient ainsi de la performance des sportif, et seraient moins sujets à débat. Enfin, et c’est là toute la schizophrénie française. D’un côté, on n’attend du spectacle, du sport de haut niveau et des sportifs susceptibles de faire briller notre beau blason bleu-blanc-rouge. De l’autre, on les dénonce, comme trop payés, et on compte les taxer davantage, pour être certains qu’ils quittent notre hexagone préféré. Ce type de paradoxe est à l’origine du malaise français autour de la rémunération des sportifs. Au fond, le vrai problème n’est pas le « combien », mais plutôt le « comment »... hup://blog.sport-club.net SUJET 85 Le travail des salariés le dimanche En principe, les établissements industriels et commerciaux ne doivent pas occuper des salariés le dimanche. Cependant, il existe des dérogations strictement énumérées par le Code du travail. Certaines dérogations au principe du repos des salariés le dimanche sont, toutefois, prévues par la loi afin d’assurer la continuité de l’exploitation de l’entreprise ou de répondre aux besoins du public. Ces dérogations peuvent être de droit ou convention nelles, permanentes ou temporaires, ne concerner que certaines zones géographiques seulement et faire l’objet ou non d’une autorisation administrative préalable. Remarque : ce principe ne s’applique pas aux commerçants ou dirigeants de sociétés qui peuvent ouvrir leur commerce sauf interdiction administrative expresse. entreprises.ccip.fr SUJET 86 Chirurgie esthétique : les stars assument Le tabou de la chirurgie plastique s’effrite peu à peu... Emmanuelle Béart, Brad Pitt, Cameron Diaz ou encore Nicole Kidman ont reconnu publiquement avoir eu recours au bistouri. Dans une société caractérisée par la recherche de la perfection et de la jeunesse éternelle, les opérations de chirurgie esthétique sont monnaie courante. Les stars elles-mêmes n’hésitent plus à confesser les interventions subies, à l’image d’Emmanuelle Béart « J’ai fait refaire ma bouche à l’âge de 27 ans. Ce n’est une énigme pour personne, c’est loupé », a ainsi confié l’actrice au journal Le Monde. Désormais âgée de 48 ans, elle regrette d’avoir eu recours à la chirurgie, mais assume son acte. « Aujourd’hui, rien que l’idée d’une piqûre me foudroie. Mais en même temps, je me dis que ce n’est pas facile de vieillir dans ce métier quand on est une femme », explique-t-elle. L’actrice s’est laissé tenter il y a vingt ans car elle n’avait pas confiance en elle. Beaucoup l’ont fait pour les mêmes raisons, par peur de vieillir ou tout simplement pour se sentir mieux. Lefigaro.fr SUJET 87 Peur de l’avion Même si l’avion est un moyen de transport parmi les plus sûrs (avec le bus et le métro), même si les appareils de vol sont de plus en plus contrôlés, prendre l’avion que ce soit pour la première fois ou à l’occasion d’un déplacement saisonnier, peut être source d’appréhension voire d’angoisse pour certains d’entre nous. Peur de l’inconnu, peur des turbulences, peur du crash, claustrophobie, les raisons d’avoir peur sont variées. Les accident meurtriers récents, les expériences difficiles lors de vols tourmentés,le renforcement des contrôles aériens rappellent évidemment les risques encourus. hctp://11ww.sports-sante.com/ 15 juille12011. SUJET 88 Faut-il obliger commerces et bureaux à éteindre la nuit ? Enfin une bonne nouvelle pour les écologistes qui pestent contre le gaspillage d’énergie. Le gouvernement s’apprête à publier un arrêté obligeant, à compter du 1 » juillet, les commerces et les bureaux à éteindre leurs lumières d’une heure à six heures du matin, afin de réduire la facture énergétique de notre pays. L’arrêté, qui vise les « bâtiments non résidentiels » (bureaux, commerces. hôpitaux...), prône la sobriété énergétique en interdisant désormais l’éclairage des façades, des vitrines commerciales et des intérieurs de bâtiments visibles de l’extérieur. [...] Du côté des commerçants et des entreprises, cette mesure qui vise à économiser de l’énergie est très mal accueillie. http://www.newsring.fr/, 3 avril 2012., SUJET 89 Pour ou contre les zoos ? La fondation Born Free, qui défend la conservation des espèces animales menacées a publié fin avril son étude annuelle sur la qualité des zoos et parcs animaliers. Le zoo de Beauval, Marineland d’Antibes, ou encore le parc zoologique de Fréjus, et, au total, vingt-cinq zoos français ont été sélectionnés au hasard parmi les 900 parcs français. Selon l’étude, dans un tiers des zoos étudiés, les conditions de vie des animaux ne sont pas satisfaisantes. « Parmi les 16 zoos qui encourageaient le contact avec les animaux, un seul semblait avoir affiché des avertissements demandant au public de se laver les mains après le contact », déplore la fondation. Si dans l’ensemble, les animaux sont bien traités, la fondation a observé « qu’un grand nombre d’enclos n’offraient pas les caractéristiques appropriées pour permettre aux animaux d’exprimer leurs comportements naturels »· http:l/www.newsring.fr/, 6 juillet 2012. SUJET 90 Le retour en grâce des écoles non mixtes Lorsqu’elles ont entendu parler du retour des écoles non mixtes, une partie des féministes américaines a poussé les hauts cris. « Un pas de géant en arrière » a protesté la présidente de l’organisation nationale des femmes. Mais d’autres ont estimé que c’était une initiative salutaire pour les filles, le fait d’être entre elles les rendant plus conquérantes. L’administration républicaine a levé l’obligation de mixité dans le public, inscrite dans la loi en 1972, dans la foulée du combat contre la ségrégation raciale. C’est ainsi que les écoles non mixtes ont pris leur essor aux États-Unis avec des alliés aussi variés que des républicains conservateurs, des néoféministes et des chercheurs progressistes. La recherche pédagogique a révélé que garçons et filles réussissaient différemment. Les scientifiques ont fait état de nettes différences d’apprentissage. Il s’agit donc de capitaliser ces différences. Corine LESNES, d’après Le Monde, 8 janvier 2013. SUJET 91 « Journée sans fessée » : des associations disent non à la violence éducative Des associations de parents se mobilisent pour s’opposer aux gifles et aux fessées dans l’éducation des enfants, à l’instar d’Olivier Maurel, spécialiste du sujet, de passage en Bretagne à l’occasion de la « Journée de la non- violence éducative » du 30 avril. « Nous devons faire comprendre aux parents qu’il ne faut absolument pas frapper les enfants », explique M. Maurel, professeur de lettres retraité. « En le frappant, on n’apprend pas à l’enfant à obéir à sa conscience ou à la loi, on apprend à son corps à obéir à la violence. » De plus, souligne l’auteur de La Fessée (2005, éd. La Plage), par ailleurs fondateur de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo), les enfants « apprennent tout par imitation ». « En désamorçant la violence éducative, on peut ainsi faire décroître la délinquance », com m e ce fut le cas en Suède où l’interdiction légale de toute violence à l’encontre des enfants en 1979 a eu pour effet, selon lui, de faire baisser notablement le nombre des incivilités. Extrait de Céline Agnielsaint-Brieuc, Métro. 30/04/2007 SUJET 92 Equipement éléctronique: Des Français suréquipés mais pas rassasiés L’heure est à la surabondance dans les foyers. Présente mercredi dernier, le bilan annuel de l’électronique grand public de l’institut GfK dresse le portrait de consommateurs gargantuesques qui, face à un pouvoir d’achat en berne, ont paradoxalement encore les moyens de s’équiper. [...] Les ventes d’écrans plats ont dope le marché [...] « Quand la télévision va, tout va », commente Olivier Malandras, le directeur commercial de GfK. Autre moteur de l’industrie, la mobilité et notamment l’électronique dite « embarquée ». Avec le boom des systèmes de navigation (2,5 millions de ventes, soit deux fois plus en un an), le secteur se distingue. [...] GfK relève que le développement des accessoires nous pousse à toujours dépenser plus. Exemple frappant : les baladeurs numériques qui, avec 537 millions de recettes en France l’an passé, ont aussi génère 126 millions de vente d’accessoires (casques, enceintes, etc). [...] Autre moteur qui stimule les achats : les constructeurs ne cessent de renouveler leurs gammes. Là ou 26 mois séparaient deux générations de téléviseurs cathodiques, 8 mois suffisent aux écrans LCD pour se moderniser. « Nous nous orientons vers un marché de textile, avec ses modes et ses collections. » Christophe Séfrin, 20 minutes.fr Extrait de « Préparation à l’Examen DELF B2 », Hachette. 11/02/2008. SUJET 93 MOOC ou master ? Les MOOC (acronyme de l’anglais massive online open courses), ces cours en ligne gratuits et ouverts à tous, ont connu un essor considérable ces cinq dernières années. Leur offre variée et leur flexibilité en feraient même des concurrents potentiels aux masters. Pour répondre au problème des abandons massifs, les MOOC mettent en place des attestations de suivi, voire des certificats payants. Certains cours offrent même la possibilité d’obtenir des crédits ECTS, que les étudiants pourront faire valoir dans leur cursus universitaire. Mais produire un MOOC coûte cher (50 000 euros environ), ce qui incite la plupart des établissements à cibler un public très large. Par conséquent, selon Mathieu Cisel, auteur d’une thèse récente sur le sujet, « 70 % des MOOC sont des cours introductifs », qui ne sont pas en mesure de concurrencer les masters. Cependant, des universités américaines essaient actuellement de bâtir des cursus entiers, en séquençant une dizaine de cours. D’après Sophie Blitman, Le Monde, 26.01.2017 SUJET 94 L’ADN pour une ville propre De nombreuses villes mettent en place des procédés contre la prolifération des déjections canines dans les rues. En Allemagne, on prend le problème très au sérieux. La mairie d’une petite ville de province veut répertorier tous les chiens de la ville. Les propriétaires de chiens devront donner un peu de salive de leurs toutous afin que l’ADN soit identifié. Quand tous les chiens de la ville seront fichés, la nouvelle brigade scientifique instaurée par la mairie n’aura plus qu’à ramasser les diverses déjections canines et à les analyser. Si l’ADN correspond à celui d’un chien fiché dans cette ville, le propriétaire devra payer une amende de 200 € à 600 € et encore plus en cas de récidive. Courrier International, 2018 SUJET 95 CES FEMMES QUI NE VEULENT PLUS FAIRE CARRIÈRE Elles sont diplômées de grandes écoles, elles ont un travail à responsabilités dans lequel elles s’accomplissent, mais elles sont aussi mères au foyer. De plus en plus de françaises décident de faire un « break » dans leur vie professionnelle pour se dédier à leurs enfants. Elles découvrent « enfin » les petits bonheurs de la vie de famille : accompagner son enfant à l’école, préparer le dîner tranquillement, reprendre le sport, prendre un thé avec les copines... Elles ont conscience de vivre un moment de vrai luxe. Mais pour combien de temps ? Le Figaro, Mai 2017 SUJET 96 Journée nationale du sommeil : métro et boulot nuisent au dodo On dort chaque jour en moyenneune heure et demie de moins qu’il y a 50 ans : à l’occasion de la 7e Journée nationale du sommeil, mercredi, les spécialistes insistent sur l’importance d’être à l’écoute de ses besoins pour dormir suffisamment. Horaires de travail et temps de trajet sont les facteurs majeurs qui poussent à réduire le temps consacré au sommeil. Les changements de mode de vie, avec la multiplication des « tentations » à rester éveillé, comme la télévision ou Internet, ont aussi leur part de responsabilité. Extrait de metrofrance.com, mars. 2007 SUJET 97 La militaire academy On se frotte les yeux, on se pince, on se demande si l’on tourne, dans ce somptueux château de Montry, ancienne propriété du baron de Reilhac, un téléfilm sur le service militaire... Non, c’est ici, à deux pas d’Euro Disney, que la République expérimente sa dernière trouvaille pour sauver la jeunesse : « le centre Défense seconde chance. Un camp militaire destiné à redonner le goût et l’ardeur de travailler. » [...] « Les premières promotions donnent des résultats vraiment encourageants », annonce Nathalie Mouillet, la directrice de communication de l’Épide, l’organisme chargé par le ministère de la Défense de développer l’opération. « Environ 6 0 % des volontaires auraient décroché, à l’issue de leur stage, un contrat d’apprentissage, de formation, un CDD ou un CDI. » Le Nouvel Observateur, n ° 2198 SUJET 98 La culture, un rempart contre la crise De quoi sommes-nous prêts à nous passer en temps de crise ? Pas d’une certaine culture ni de certains loisirs, en tout cas. « La culture est ce qui reste quand on a tout oublié », disait Édouard Herriot. Cela fait belle lurette qu’en Espagne aussi la culture n’est plus perçue comme du superflu, mais comme une nécessité quotidienne. Le paysage économique a beau être sombre, il reste de l’espace pour l’imagination, l’innovation, l’adaptation. Et certains domaines se portent bien, reconnaît Núria Cabutí, directrice éditoriale des éditions DeBolsillo. « En janvier, les ventes de livres de poche ont augmenté de 17 % en Espagne », souligne-t-elle. (...) « Si le livre résiste bien à la crise, poursuit Antonio, responsable d’une librairie, c’est parce que les gens ont mauvaise conscience, ils s’en veulent d’avoir gaspillé, d’avoir vécu au-dessus de leurs moyens, dans la culture du superflu. Ils ont compris que le livre pouvait améliorer leur formation, leur capacité à affronter la vie et à être mieux préparés pour un avenir incertain. Pour les mêmes raisons, ils offrent davantage de livres, en particulier aux enfants. » (...) Lien : https://www.courrierinternational.com SUJET 99 Un coach pour le BAC? « Pour réussir, tu dois considérer ton stress comme un allié. » Le coach scolaire de Julien, 19 ans, en terminale, a trouvé la formule pour calmer la panique qui paralysait le lycéen à chaque examen. Après le monde de l’entreprise, le coaching investit l’école. Défauts d’organisation ou manque de confiance en soi ? En quelques séances, les coachs scolaires prétendent lever les blocages et déceler les points forts. « L’élève est un professionnel de l’éducation : il doit préparer son entrée sur le marché du travail », explique Jean-Philippe Riant, de l’Institut européen de coaching de l’étudiant. Le nombre d’inscriptions à l’institut double chaque année. « Face à un avenir incertain, les parents sont à la recherche de solutions nouvelles », assure Jean-Pierre Dupuis, responsable de Headways. (...) À raison de 60 euros de l’heure, la majorité de la clientèle est composée de familles aisées. Et une nouvelle tendance émerge : le coaching parental. Extrait de L’Express. 05/09/2005 par Catherine Le Gall More about French on itsfrenchjuice.com https://itsfrenchjuice.com/ Contact the author : jean@itsfrenchjuice.com © Jean K. MATHIEU, 2019 mailto:jean@itsfrenchjuice.com Don't miss out! 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