Logo Passei Direto
Buscar
Material
páginas com resultados encontrados.
páginas com resultados encontrados.
left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

left-side-bubbles-backgroundright-side-bubbles-background

Crie sua conta grátis para liberar esse material. 🤩

Já tem uma conta?

Ao continuar, você aceita os Termos de Uso e Política de Privacidade

Prévia do material em texto

Jean K. Mathieu
Also by Jean K. MATHIEU
How To Succeed DELF B2 - SPEAKING TEST
TEF CANADA Express Guide: 45 min to double your score
DELF B1 Production Orale - 150 sujets pour réussir
DELF B1 - Production Orale - 2800 mots pour réussir
DELF B2 Production Orale - Méthode complète pour réussir
Production Orale DELF B2 - 99 SUJETS POUR RÉUSSIR
Vocabulaire DELF B2 - 3000 mots pour réussir
Vocabulaire DELF B2 - 300 expressions pour reussir
TEF CANADA Expression Orale : 150 Topics To Succeed
TEF Canada Expression Écrite : 150 Topics To Succeed
DELF B2 Production Orale - 500 mots des médias
Vocabulaire DELF B2 - 200 expressions de l'actualité (+400 exemples)
Statistics to Learn French 2X Faster
https://www.draft2digital.com/catalog/576298
https://www.draft2digital.com/catalog/574380
https://www.draft2digital.com/catalog/574907
https://www.draft2digital.com/catalog/574914
https://www.draft2digital.com/catalog/574933
https://www.draft2digital.com/catalog/574928
https://www.draft2digital.com/catalog/574921
https://www.draft2digital.com/catalog/574926
https://www.draft2digital.com/catalog/617795
https://www.draft2digital.com/catalog/644721
https://www.draft2digital.com/catalog/666830
https://www.draft2digital.com/catalog/684839
https://www.draft2digital.com/catalog/685793
Table of Contents
Title Page
Also By Jean K. MATHIEU
Production Orale DELF B2 - 99 SUJETS POUR RÉUSSIR
Préface
À propos de l’auteur
Introduction
À propos de la production orale
Comment faire
Faire un plan
Structures et phrases pour tous les sujets
Conseils et gestion du stress
S’entraîner à la structure du plan
Mémo
Exemples de plans
Exemple de production orale
6 transcriptions de production orale
99 sujets pour s’entraîner
Sign up for Jean K. MATHIEU's Mailing List
DELF B2
PRODUCTION ORALE
99 SUJETS
POUR
RÉUSSIR
© Jean K. MATHIEU, 2019
Sommaire
Introduction
Le diplôme du DELF
À propos de la production orale
1. Ce que l’on attend de vous
2. Les principaux thèmes du DELF B2
Comment faire
1. Trouver la problématique
2. Trouver des idées et des exemples
3. Organiser vos idées
4. Ajouter des exemples
Faire un plan
1. L’introduction
2. Développer les arguments
3. La conclusion
Structures et phrases pour tous les sujets
1. Structures à utiliser pour chaque partie
2. Structures à utiliser au moins une fois
3. Structure que l’examinateur pourrait utiliser
Conseils et gestion du stress
3. Si vous ne savez pas quoi dire
4. Communication para verbale
5. Conseils pour vous améliorer
S’entraîner à la structure du plan
Mémo
Exemples de plans
Exemple de production orale
6 transcriptions de production orale
99 sujets pour s’entraîner
Préface
Chers étudiants,
J’aide les étudiants en français à progresser du niveau débutant à avancé, et
le DELF B2 est une étape importante pour chaque apprenant. Comme vous
le savez surement, se préparer à passer le DELF B2 vous donne l’occasion
d’améliorer vos compétences, mais ce diplôme permettra surtout de faire
valoir vos compétences en français, que vous souhaitiez trouver un travail
ou entrer dans une université en France ou au Canada. J’aide chacun d’entre
vous à atteindre cet objectif et la plupart d’entre vous avez les mêmes
difficultés, c’est à dire :
1. Un manque de confiance en soi. Parler une langue étrangère est
difficile, nous faisons sans cesse beaucoup d’erreur et c’est assez
frustrant. Parce que nous avons peur de faire des erreurs, nous
choisissons souvent de ne pas parler. C’est le plus grand problème des
apprenants en langue, quelle que soit la langue. Nous évitons de nous
confronter à la réalité par peur d’avoir l’air stupides, mais nous
finissons par le rester.
1. Ne pas savoir à quoi s’attendre. La plupart des étudiants passent cet
examen pour la première fois et c’est parfois leur premier examen en
français. Difficile donc de savoir à quoi s’attendre.
1. La pratique orale. Il y a beaucoup de méthodes pour s’entraîner à
l’examen, mais la production orale est toujours la plus difficile. Je
dirais simplement que la plupart des étudiants ne structurent pas assez
leur présentation. Ils ne profitent pas de l’opportunité d’améliorer leur
score bien que ce soit plus facile que ça en ait l’air.
C’est pourquoi j’ai décidé de rassembler toute mon expérience sur cet
examen, et de créer un processus pour comprendre quoi faire pour la partie
orale.
Je suis convaincu que cela va vous aider à gagner du temps et économiser
votre énergie. Mon objectif est que vous puissiez passer cet examen avec
confiance. Pour toute question, contactez-moi par email
jean@itsfrenchjuice.com.
Jean K Mathieu
À propos de l’auteur
J’enseigne le français et je suis spécialisé dans la préparation des examens
et des entretiens et la prononciation.
Cela fait plusieurs années que j’aide les apprenants de français à atteindre
leur objectif, à réussir le DELF, à améliorer leur score au TEF, à passer des
entretiens avec des universités ou pour travailler dans des entreprises
françaises, et à voyager en France en toute confiance.
Introduction
Connaître beaucoup de vocabulaire et toute la grammaire française ne
signifie pas que l’on peut réussir à cet examen. Vous devez être prêt à
passer le DELF B2. Vous devez savoir ce que les examinateurs attendent
de vous. Ils ne s’attendent pas à ce que vous parliez couramment,
néanmoins ils attendent de vous que vous ayez les compétences requises
pour ce niveau.
Réussir le DELF B2 n’est pas seulement une affaire de compétences
langagières. En tant que professeurs nous voulons que nos étudiants
réussissent, mais savoir parler français n’est pas suffisant pour passer le
DELF B2. Les examinateurs attendent de vous que vous ayez des pensées
organisées et structurées. C’est pourquoi ce manuel se concentre sur la
méthodologie et la stratégie.
Le diplôme du DELF
est un diplôme à vie qui est une preuve internationale de votre aptitude
en français
est basé sur le standard international utilisé dans 164 pays (CECR)
est un document officiel international qui ajoute de la valeur à votre
CV
offre des avantages pour accéder aux études supérieures. Il est reconnu
internationalement par les institutions d’études supérieures
francophones, y compris au Canada.
est reconnu par les universités en France (B2 et supérieur)
ouvre les portes à un choix de carrière au Canada et dans le monde
entier.
Passer le DELF B2 va non seulement vous permettre de déterminer votre
compétence en français, mais aussi de :
vous motiver
apprendre
progresser
pratiquer
équilibrer toutes vos compétences
À propos de la production orale
Ce manuel vous présente une méthode pour réussir la production orale du
DELF B2, mais peut aussi vous servir pour d’autres examens du
DELF/DALF.
La partie la plus importante de ce manuel est la partie sur le plan. Il faut la
lire et la relire pour bien la comprendre. La production orale du DELF B2
concerne autant les idées que la structure de la présentation. Il faut
construire une structure logique et y intégrer vos idées et arguments.
À propos de la production orale du DELF B2
Les compétences que les examinateurs attendent de vous :
trouver des arguments
donner votre opinion, défendre vos idées
organiser vos idées et votre présentation (cohérence)
1. Ce que l’on attend de vous
Vous aurez 30 minutes pour préparer une présentation orale de 10 minutes,
basée sur un document déclencheur. Vous devrez ensuite défendre et
discuter de votre opinion avec deux examinateurs pendant environ 10
minutes. Vous allez choisir un sujet parmi les deux qui vous seront
proposés. Il s’agit de choisir le bon. Nous nous concentrons sur la stratégie
et comment obtenir un maximum de points, pas sur votre affinité ou
sensibilité à propos du sujet. Ne choisissez donc pas un sujet seulement
parce qu’il vous intéresse. Vous devrez être capable de présenter vos
arguments et de trouver des exemples.
Le plan de la présentation de la production orale se présente généralement
comme ceci :
Présentation
Introduction : présenter le document,résumer son contenu,
trouver la problématique et présenter la structure de votre plan
(environ 3 minutes)
Développement : présenter et défendre votre opinion en
respectant votre plan (chaque idée principale représente une
partie, vous pouvez avoir un plan en 2 ou 3 parties) (environ 8
minutes)
Conclusion : résumer votre présentation, faire une conclusion et
proposer une ouverture (suggérer d’autres idées) (environ 2
minutes)
Débat
L’examinateur vous posera des questions et vous devrez défendre
votre opinion (7 minutes)
Vous aurez un meilleur score pour la production orale si vous organisez
correctement vos idées et si vos arguments sont logiques. La précision
grammaticale n’est pas la plus importante (vous êtes censé connaître les
structures grammaticales propres au niveau B2), mais vous devez faire de
votre mieux.
Vous devez être capable de :
présenter un document
trouver une problématique à développer
défendre votre opinion en soulignant les éléments pertinents
structurer et organiser vos idées
répondre au point de vue d’un interlocuteur et défendre le votre
2. Les principaux thèmes du DELF B2
Les sujets d’actualité
La culture (cinéma, littérature, arts...)
L’économie
L’environnement/développement durable/écologie
Les transports (en commun, les moyens de transport, les pistes
cyclables, les embouteillages...)
Les loisirs (le sport, le voyage...)
Le monde du travail (entreprise, salariés, chômage...)
L’éducation (les études...)
Le logement
Les nouvelles technologies et Internet
La santé
La famille
Le droit et la justice
La consommation
Comment faire
Lorsque vous préparez votre présentation, vous devez prendre des notes,
écrire ou surligner les mots-clés (5 à 10 suffisent). Ces mots-clés vont vous
aider à trouver le thème principal. Pendant la présentation, vous n’êtes pas
autorisé à lire une réponse écrite, mais seulement vous référer à votre plan
et vos notes. Vous pouvez écrire quelques mots-clés et expressions à utiliser
pour la conclusion. Pendant la préparation, vous pouvez aussi réfléchir aux
questions que pourraient vous poser les examinateurs dans la seconde
partie.
Ensuite :
Trouver la problématique (en vous servant des mots-clés)
Trouver des arguments en utilisant le thème principal et les mots-
clés du document
Trier et organiser vos arguments dans un ordre logique et ajouter
des exemples
Faire un plan (et ajouter les mots-clés)
1. Trouver la problématique
La problématique est une question qu’il vous faut trouver à propos du
sujet et du thème principal. Il faut se mettre à la place des examinateurs. En
effet, ils veulent vérifier que vous avez bien compris le texte. Il faut rester
dans le thème et éviter de faire un hors sujet et de parler d’autre chose.
La problématique est donc une question que l’on va se poser sur un sujet.
Pour trouver la problématique, il faut utiliser les mots-clés du document.
La problématique ce n’est pas :
une question qui va donner lieu à une réponse simple sans interaction :
- Qu’est-ce qu’un trou noir en astronomie ?
- La délinquance en France augmente-t-elle ?
- Qu’est-ce que le sida ?
- Qu’est-ce qu’un satellite ?
Ce n’est pas non plus une question à laquelle nous pouvons répondre par
une définition ou explication simple :
- Comment le sida s’est propagé en Afrique ?
- Quelles sont les différentes sortes de satellites ?
La problématique, c’est :
Une question qui soulève un problème et qui amène d’autres questions et
provoque un débat. C’est une question qui engendre une réflexion qui
sera qu’une partie de la réponse.
Exemples :
- L’existence de trous noirs peut-elle être remise en cause aujourd’hui ?
- Le sentiment d’insécurité est-il lié aux chiffres de la délinquance en
France ?
- Pourquoi le sida ne s’est il pas propagé uniformément en Afrique ?
- En quoi les images satellites permettent elles d’affiner les prévisions
météorologiques ?
- Le graffiti est-il un art ou du vandalisme ?
- Quelle est la place du graffiti dans l’histoire des arts ?
- Doit-on autoriser la télévision aux enfants de moins de trois ans ?
- Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’écoles qui imposent l’uniforme ?
- Faut-il interdire la e-cigarette ?
- Peut-on toujours choisir notre profession ?
- La cigarette est-elle dangereuse ?
- Comment éviter que les adolescents boivent trop d’alcool en soirée ?
Comment trouver une problématique ?
1) Trouver plusieurs idées sur le même thème :
Exemple de sujet : « Les transformations du marché du travail »
Thèmes :
- chômage des jeunes
- division du travail
- travail féminin
- discrimination au travail
- réduction du temps de travail
- conditions de travail
- ....
2) Poser une question sur un sujet en particulier :
Par exemple « chômage des jeunes » :
- Quelles sont les causes du chômage des jeunes ?
- Quelles actions ont été faites pour enrayer ce chômage ?
- Ces actions sont-elles efficaces ?
3) Trouver la problématique à partir de ces questions, cela doit amener
d’autres questions qui nécessitent une réflexion :
- Est-il possible de diminuer le chômage des jeunes en France d’une façon
durable ?
- Peut-on dire que le diplôme protège du chômage ?
Si vous avez toujours des doutes, demandez-vous :
- Quelles sont les solutions ?
- Y a-t-il une solution ?
- Comment régler ce problème ?
________
Étape suivante :
Pour être efficace et créatif, vous devez diviser votre travail en deux
parties :
Trouver des idées et des exemples
Trier et organiser les idées
En effet, ces deux tâches font appel à deux parties différentes du cerveau.
Pour plus d’efficacité, concentrez-vous sur une tâche à la fois.
2. Trouver des idées et des exemples
Pour commencer, notez tous les arguments pertinents auxquels vous
pensez. Vous pouvez faire une carte mind-mapping. Écrivez tout ce qui
vous passe par la tête et qui est en relation avec le sujet, vous trierez après.
Notez les arguments et contre arguments.
Comment trouver des idées :
Il y a différents moyens de trouver des idées :
Association mentale, mind mapping
Élargir le contexte de réflexion
Contredire ses propres idées
Réfléchir sur chaque mot-clé du texte
Comparer la situation en France avec celle de votre pays
Faire des remarques générales
Se poser des questions : Quoi ? Qui, Pourquoi ? Où ? Comment ?...
Trouver des arguments en relation avec l’actualité si possible. Ça fera
la différence !
Lorsque vous trouvez une nouvelle idée, vérifiez que vous connaissez tout
le vocabulaire et les structures nécessaires pour la développer. Pour les
examinateurs, peu importe votre opinion, vous devez savoir défendre un
point de vue.
Fixez-vous une limite de temps pour réfléchir aux arguments et ainsi garder
du temps pour les trier et organiser votre plan.
Choisissez les points qui vous paraissent les plus faciles à expliquer et sur
lesquels il est plus facile d’argumenter. Certaines idées peuvent paraître
hors sujet. Si vous n’êtes pas sûr d’avoir le temps de couvrir certains points,
ou si vous ne savez pas où placer ces idées, gardez-les pour la conclusion
et le débat (deuxième partie).
3. Organiser vos idées
Triez vos arguments en deux colonnes (un plan de style binaire est
souvent une bonne idée)
Par exemple :
Problèmes - solutions
Avantages - inconvénients
Aspects positifs - aspects négatifs
Pour - contre
Causes - Conséquences
D’accord - pas d’accord
Situation en France - Situation dans votre pays
...
ou plus complexe :
- comparer les différents points de vue (famille, école, société,
gouvernement, industrie...)
- comparer différents thèmes (économique, collectif, individuel,
politique...)
4. Ajouter des exemples
Les exemples ajoutent du point à vos arguments. Si vous n’arrivez pas à
trouver d’exemple, vous pouvez en inventer s’il est assez réaliste. Personne
ne va vérifier si votre argument est réel ou fictif. L’important est d’illustrer
votre argument. Vous pouvez parler de la situation dans votre pays.
L’examinateur va sûrement vous demander de détailler vos exemples dans
la deuxièmepartie (débat). Comme ce sont des exemples que vous aurez
apportés dans la présentation, il vous sera plus facile d’en parler que s’il
s’agit d’exemples apportés par l’examinateur pendant le débat.
Faire un plan
Vous devez apporter une réflexion sur la problématique lorsque vous allez
développer et présenter vos arguments à l’aide du plan. La structure de
votre plan doit être simple et claire à comprendre pour l’examinateur. Faire
un plan structuré est la chose la plus importante de cet examen. L’écrivain
Boileau disait : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots
pour le dire arrivent aisément ».
Choisissez la structure de plan qui correspond le mieux à la problématique
(les plans de type binaire – en deux parties – sont les plus simples).
Généralement la structure du plan sera comme ci-dessous. Essayez de la
mémoriser.
Remplissez cette structure avec vos idées :
Introduction
présenter le document
introduire la problématique
présenter la structure de votre plan
Développement
Première idée
argument 1 : exemple 1, 2,...
argument 2 : exemple 1,2,...
Deuxième idée
argument 1 : exemple 1, 2,...
argument 2 : exemple 1, 2,...
Conclusion
Résumer votre argumentaire (développement), répondre à la question,
donner votre opinion personnelle...
Ouverture sur un autre sujet
Ce sera plus facile si vous donnez un titre à chaque partie. Puis, dans
chacun d’elle, vous notez les mots-clés correspondants, avec les arguments
et exemples.
1. L’introduction
Présentez le document : nom de la source (magazine, quotidien, site
Internet), le nom de l’auteur et la date s’ils apparaissent. Ensuite, en une
phrase, expliquez quel est le thème de ce document.
Ensuite, résumez le document. Détaillez chaque partie du document du
début à la fin. Résumez, ne le lisez pas, mais reformulez avec vos propres
mots.
Puis proposez la problématique dont vous souhaitez parler.
Enfin, vous annoncez le plan qui sera au service de votre argumentation.
Attention : ne donnez pas votre opinion ou votre conclusion dans cette
partie.
Pour résumer :
- Présenter le document
- Résumer les idées importantes du document
- Proposer une problématique
- Annoncer la structure de votre plan
2. Développer les arguments
Vous devez faire une transition explicite quand vous passez d’une partie
du plan à l’autre.
Vous devez relier les différentes parties de votre présentation, mais aussi
les arguments entre eux de manière logique. C’est à dire passer d’une idée
à l’autre à l’aide d’une transition pour garder un déroulement logique de la
présentation. Par exemple, dans un plan comprenant deux parties, vous
aurez besoin d’une transition entre les deux parties.
Connecteurs logiques à utiliser :
POUR UTILISEZ EXEMPLES
Ajouter une idée qui peut renforcer
la précédente
Par ailleurs
En outre
De plus
Non seulement...
mais...
Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi...
En outre, il convient de...
De plus, la suite des événements a montré
que...
Non seulement elle est intelligente, mais
elle est aimable.
Attirer l’attention sur un exemple ou
un fait précis
Notamment
En particulier
À propos de
Au sujet de
Surtout
Par exemple
Comme
En effet
C’est-à-dire
Cela créera des problèmes, notamment
celui de...
À propos de votre remarque...
Au sujet de notre conversation
téléphonique, je tiens à...
Ainsi j’ai constaté que...
Par exemple vous pourriez...
Concéder Certes... mais
Certes vous êtes en droit de... mais je
pense que...
Conclure
Donc
En conclusion
Pour conclure
Enfin
En bref
Finalement
Pour résumer
Je vous serai donc reconnaissant de bien
vouloir...
En bref, je dirai que cette affaire...
Finalement nous avons renoncé à...
Pour résumer, voilà ce que j’avais à vous
dire...
Emettre des réserves
Toutefois
Cependant
Néanmoins
Pourtant
Toutefois il serait souhaitable de...
Cependant nous aimerions...
Je dois néanmoins préciser que...
Expliquer les
conséquences
C’est pourquoi
Par conséquent
En conséquence
Pour toutes ces
raisons
Ainsi
C’est pourquoi nous regrettons...
Par conséquent je ne crois pas que...
En conséquence, je vous demanderai...
Pour toutes ces raisons, il n’est pas possible de...
Opposer
Contrairement à
Au contraire
Bien que (+ subj.)
Même si (+
indicatif)
Contrairement aux clauses de notre contrat, vous
avez...
Au contraire il vaudrait mieux...
Présenter
chronologiquement
les faits
Avant tout
(Tout) d’abord
Ensuite
De plus
Enfin
Avant tout je dois vous expliquer...
Tout d’abord je vous remercie de...
Ensuite en ce qui concerne...
De plus, je dois préciser que...
Enfin, il me semble que...
Présenter dans la même
phrase
2 idées
une alternative
D’une part...
d’autre part
Soit... soit
Non seulement...
mais...
D’un côté... de
l’autre
D’une part il faudrait fixer une date, d’autre part
nous devrions...
Soit vous acceptez, soit vous renoncez à...
3. La conclusion
1. Résumez votre présentation, et soulignez les points importants que
vous avez abordés.
2. Donnez votre opinion sur cette problématique
3. Posez une autre question, une autre problématique, pour élargir le
champ de la réflexion et préparer le débat à venir. Mentionnez un sujet
que vous n’avez pas inclus dans votre présentation ou que vous n’avez
pas eu le temps de traiter, ou parlez de la situation dans votre pays...)
Pour terminer, remerciez les examinateurs pour leur attention, et indiquez-
leur que vous êtes prêt à répondre à leurs questions.
Structures et phrases pour tous les sujets
Rappelez-vous du plan qu’il est préférable d’utiliser :
Introduction
présenter le document
introduire la problématique
présenter la structure de votre plan
Développement
Première idée
argument 1 : exemple 1, 2,...
argument 2 : exemple 1,2,...
Deuxième idée
argument 1 : exemple 1, 2,...
argument 2 : exemple 1, 2,...
Conclusion
Résumer votre argumentaire (développement), répondre à la question,
donner votre opinion personnelle...
Ouverture sur un autre sujet
1. Structures à utiliser pour chaque partie
Ces structures peuvent s’adapter à n’importe quel sujet, je vous
recommande de les utiliser.
introduction :
présenter le document
- Ce texte est extrait de...... et pose la question/la problématique de.... fait
référence à.../évoque...
Résumer le document :
- D’abord, on lit dans le texte que.... (1er paragraphe)
- le texte dit que.... (2ème paragraphe)
- Il dit aussi que.... (3ème paragraphe)
- Il conclut en disant que.... (conclusion)
- Annoncer la problématique : On peut se demander si/pourquoi....
Annoncer votre plan
Je vais organiser mon exposé en plusieurs parties :
- Tout d’abord/Dans la première partie je vais parler de/je vais expliquer...
- Ensuite dans une deuxième partie, j’aborderai le problème de.... je
parlerai de...
- Enfin, pour terminer, je parlerai de...
Développement
1ère idée
- D’abord, je m’intéresserai à...
- On sait aussi que...
- Par exemple... notamment...
2ème idée
- Abordons maintenant dans une deuxième partie les raisons de...
- Prenons l’exemple de...
Conclusion
- Donc, pour conclure, on peut dire que...
- Finalement,... Enfin,
- Dans mon pays, chez moi, ici, c’est moins/plus/autant... qu’en France...
(comparaison)
Ouverture
- Mais finalement, on peut se demander si...
- Est-ce que le vrai problème ne serait pas plutôt... ?
- Je vous remercie de votre attention et je suis prêt à répondre à vos
questions.
Utiliser les connecteurs logiques entre chaque idée pour montrer qu’elles
sont reliées entre elles.
2. Structures à utiliser au moins une fois
Donner son opinion
- D’après moi/À mon avis, les hommes politiques devraient...
(conditionnel)
- Je pense/crois/trouve que + indicatif
- Je ne pense/crois/trouve pas que + subjonctif
- Je ne suis (pas) sûr que... + subjonctif
- Je me demande si c’est une bonne chose.
- Je ne trouve pas que ce soit une bonne/mauvaise idée/chose +
subjonctif
- Je suis d’accord/pas d’accord avec...
Utiliser le conditionnel
- Si j’étais.....je ferais
-Si j’avais (eu).... je serais (allé)...
Utiliser la comparaison
- Dans mon pays, chez moi, ici, c’est moins/plus/autant... qu’en France...
(comparaison)
Convaincre et donner son opinion lors du débat
Lorsque l’examinateur vous pose des questions, c’est le moment d’utiliser
les expressions pour donner votre opinion et défendre votre point de
vue :
si vous êtes d’accord si vous n’êtes pas d’accord
Je suis de votre avis,
Tout à fait
Je reconnais que.....
Je suis entièrement d’accord avec
vous sur le fait que...
Je partage votre avis sur le fait
que....
Vous avez raison en disant que...
Oui, je pense que c’est possible,
mais...
Je ne partage pas votre point de vue
quand vous dites que....
Je ne suis pas d’accord avec vous...
Je pense au contraire que....
Non, je ne crois pas. Je crois plutôt
que...
Je trouve que
Je crois que
Je pense que
Je suis certain(e) que
Je suis sûr(e) que
+ indicatif
Je ne trouve pas que
Je ne crois pas que
Je ne pense pas que
Je ne suis pas certain(e) que
Je ne suis pas sûr(e) que
Je doute que
+ subjonctif
D’après moi,
À mon avis,
Selon moi,
3. Structure que l’examinateur pourrait utiliser
Ne pensez-vous pas que...?
Croyez-vous réellement que...?
Êtes-vous conscient que...?
N’y a-t-il pas une différence entre..... et...... ?
Conseils et gestion du stress
Avant l’examen, c’est une bonne idée de s’entrainer devant des amis. Au
pire des cas, vous pouvez pratiquer tout fort pour vous-même. Cela vous
aidera à être plus confiant le jour de l’examen.
Pratiquer tout fort et devant un public vous aidera à apprendre à gérer votre
temps et entendre votre propre voix. La répétition est la clé, cela va
améliorer votre confiance en vous lorsque vous parlez français.
3. Si vous ne savez pas quoi dire
Si vous avez un blanc, un trou de mémoire, un doute à propos de la
structure, n’essayez pas de trouver absolument, il est préférable de
s’adapter et de continuer en utilisant l’une de ces techniques :
Dites la phrase la plus simple que vous pouvez, puis vous pouvez changer
cette phrase après avoir dit : « c’est à dire, je veux dire que, autrement dit,
en d’autres termes, ce que je veux dire c’est que... » et répétez exactement
la même chose (vous dîtes presque exactement la même chose, mais cela
donne l’impression que vous détailliez et que vous expliquez) en
changeant juste une seule chose dans la phrase :
- voix passive
- nominalisation (très utilisé dans les journaux et la presse écrite)
- les synonymes
- périphrases : utiliser une phrase pour expliquer un mot que vous ne
connaissez pas
Exemple : La pièce où l’on dort (la chambre).
- métaphores, images, comparaison
Autres techniques à utiliser
- Demander de l’aide à l’examinateur.
Demander de l’aide est une compétence langagière, pourquoi ne pas
l’utiliser ? Parfois les examinateurs ne répondent pas et ont l’air sévères,
mais c’est leur rôle, ne soyez pas déstabilisé.
Excusez-moi, comment est-ce qu’on appelle... ?
- Pendant le débat, si vous ne comprenez pas une question, demandez à
l’examinateur de répéter ou d’expliquer un mot que vous ne comprenez
pas. Cela montre aussi vos compétences en interaction orale.
Excusez-moi, je pense que je n’ai pas bien compris votre question.
Je ne comprends pas ce mot/cette expression.
Vous pouvez répéter, s’il vous plaît ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
4. Communication para verbale
Cela semble évident, mais c’est important aussi.
Le langage du corps est la première impression que vous allez donner à
l’examinateur. Que ce soit votre motivation ou votre volonté de réussir,
les examinateurs vont le ressentir à travers votre langage corporel.
Soyez positif. Saluez les examinateurs, souriez, remerciez et saluez en
partant. Cela semble évident, mais c’est toujours apprécié.
Regardez dans les yeux. Regarder les examinateurs dans les yeux est le
meilleur moyen d’établir un contact et d’entretenir leur intérêt par rapport à
votre présentation.
Utilisez votre voix. Parler fort et clairement. Ajouter du contraste lorsque
vous parlez, appuyez votre intonation. L’intonation permet aussi de séparer
les idées et de mettre en valeur les points importants de votre présentation.
Mettez-vous à la place des examinateurs. Vous serez peut-être le
quinzième candidat et les examinateurs auront envie de dormir si le ton de
votre voix est uniforme et monotone. Votre intonation doit être dynamique,
surtout pour l’introduction, ce qui donnera envie aux examinateurs d’en
savoir plus sur votre développement. L’examinateur doit faire le moins
d’efforts possible pour suivre vos idées et vos arguments. C’est pour cela
que nous utilisons les connecteurs logiques tout au long de la présentation
et que vous devez vous entrainer à les utiliser.
Élevez votre voix lorsque vous commencez une phrase, et faites-la
descendre quand vous terminez une phrase. C’est très important et cela va
aider à la clarté de votre plan.
5. Conseils pour vous améliorer
- Prononciation, rythme, intonation : enregistrez-vous lorsque vous
pratiquez. Bien sûr, il est très désagréable d’entendre sa propre voix quand
on n’a pas l’habitude, mais vous allez vous y habituer et cela va vraiment
vous aider ! Cela va également vous aider à vérifier que vous gérez bien
votre temps de présentation.
- Fluidité : utilisez la technique de shadowing :
https://itsfrenchjuice.com/2017/05/17/recipe-shadowing-french/
- Forcez-vous à utiliser 10 connecteurs logiques différents à chaque fois
que vous pratiquez. Prenez l’habitude de les utiliser, et de vous y habituer.
https://itsfrenchjuice.com/2017/05/17/recipe-shadowing-french/
https://itsfrenchjuice.com/2017/05/17/recipe-shadowing-french/
S’entraîner à la structure du plan
Pour apprendre à créer un plan, entraînez-vous avec ces questions.
Réfléchissez à chacune de ces questions pendant 5 minutes et essayez de
créer un plan très simple, en utilisant les connecteurs logiques ci-après, et
ceux disponible dans la liste donnée précédemment.
1. Pour structurer la présentation
D’un côté..., d’un autre côté,...
Premièrement,... deuxièmement,...
D’une part,... d’autre part,...
D’abord....ensuite,... de plus,... enfin,...Pour conclure...
2. Pour relier les idées entre elles
Cependant
C’est pourquoi
En revanche
D’ailleurs
Par contre
En effet
De plus
Donc
De même
Exemple :
- Est-ce que c’est une bonne idée de s’installer à Paris ?
Vivre à Paris présente certes des avantages. D’abord, les possibilités de
travail y sont nombreuses. Ensuite, la ville offre d’infinies ressources sur le
plan culturel. Par contre, il est difficile de s’y loger et en général, le coût
de la vie est très élevé. En définitive, je te conseillerais de bien réfléchir
avant de t’y installer.
- Les nouvelles technologies présentent d’énormes avantages pour tout le
monde. Êtes-vous d’accord ?
- Le travail est essentiel pour vivre heureux. Êtes-vous d’accord ?
- La vie rurale et la vie urbaine. Discutez-en. Quel est votre choix ?
- Qu’est-ce qui est le plus important : la famille ou le travail ?
- Il faut apprendre les langues étrangères le plus tôt possible. Qu’en dites-
vous ?
- Les milliers d’applications pour smartphones nous rendent-ils plus
intelligents ou complètement assisté et en perte d’autonomie ?
- Le smartphone est-ce un outil efficace pour faire la révolution de
l’information contre les états censurant la liberté d’expression ou mouchard
à retardement répressif ?
- ll faudrait interdire toutes sortes de loteries. Vous n’êtes pas d’accord.
Dites pourquoi.
- ll faudrait interdire tout sorte de censure. Oui ou non. Dites pourquoi.
- La vie rurale et la vie urbaine. Discutez-en. Quel est votre choix ?
- Lire des romans n’est qu’une perte de temps ? Justifiez votre réponse.
- ll faudrait interdire de fumer partout sauf à la maison. Qu’en pensez-
vous ?
- Laisser de la liberté aux adolescents ou pas ?
- L ’éducation des enfants doit être stricte. Qu’en dites-vous ?
- L’ordinateur vous isole du monde. Qu’en Pensez-vous ?
- Lesœuvres d ’art et les trésors architecturaux devraient retourner dans
leur pays d’origine respectif. Etes-vous d ’accord ?
- Les jeunes ne pensent qu’à l’argent. Etes-vous d ’accord ?
- Les vraies vacances sont des vacances où on ne fait rien. Qu’en pensez-
vous ?
- Les amis comptent autant que la famille. Qu’en pensez-vous ?
- C’est important d’être la mode ? Justifiez votre réponse.
- On apprend plus de choses sur Internet que dans les livres. Qu’en pensez-
vous ?
- Un adolescent doit avoir de l ’argent de poche et pouvoir l’utiliser
comme il veut. Justifiez.
- Pensez-vous que dans votre société les jeunes de 18 ans sont libres de
prendre leur propres décisions ? Justifiez votre réponse.
- Certains disent que l’informatique et les nouvelles technologies vont tuer
le livre. Qu’en pensez-vous ?
- Faut-il manger pour vivre ou bien vivre pour manger ? Qu’en pensez-
vous ? 
- Le mensonge est-il inacceptable ou bien parfois nécessaire ? Justifiez
votre réponse.
- L’écologie, c’est votre problème ou bien celui des autres ?
- Le thème de l ’argent est de plus en plus présent dans nos conversations.
Qu’en pensez-vous ?
- Le plus important dans la vie c’est de réussir sa vie professionnelle.
Qu’en pensez-vous ?
- De nos jours, les gens travaillent plus qu’autrefois. Êtes-vous d’accord ?
Justifiez votre opinion.
- Avoir des diplômes est indispensable pour réussir dans la vie. Quelle est
votre opinion sur ce sujet ?
- Que pensez-vous de la possibilité de faire des clones humains ? Donnez
votre avis sur les progrès en génétique.
- Il vaut mieux être célibataire que marié ? Qu’en pensez-vous ?
- Beaucoup de gens émigrent pour améliorer leurs conditions de vie. Qu’en
pensez-vous ? Justifiez votre réponse.
- Vivre seul et heureux ! Justifiez votre point de vue sur cette affirmation.
- Aujourd’hui, les gens cherchent la perfection physique. Donnez votre
opinion sur ce sujet.
- Que pensez-vous de la violence à la télévision ?
- L’argent ne fait pas le bonheur. Qu’en dites-vous ?
- Les sportifs professionnels gagnent énormément d’argent. Est-ce justifié ?
Qu’en pensez-vous ?
- Nous prenons presque tous des médicaments sans demander l’avis du
médecin. Êtes-vous d’accord ? Justifiez votre réponse.
- Avoir un enfant à plus de 40 ans. Qu’en pensez-vous ?
- Pour beaucoup de gens, aimer le sport signifie le regarder à la télévision
seulement. Qu’en dites-vous ?
Mémo
RAPPEL DU PROCESSUS
Introduction
Thème du document
2-3 idées principales du texte (mots-clés)
problématique
annonce du plan
Développement
1ere partie/argument 1/exemple 1, argument2/exemple 2
2eme partie/argument 1/exemple 1, argument 2/exemple 2
Conclusion
Résumé
Opinion
Ouverture/idées supplémentaires/nuancer
+
EXPRESSIONS À UTILISER
Subjonctif :
je ne crois pas que ce soit une bonne/mauvaise idée/chose
Conditionnel :
(si j’étais....., je ferais....)
opposition, comparaison, opinion
+ utiliser 10 connecteurs logiques différents à chaque présentation.
Exemples de plans
Voici quelques exemples de plans pour la production orale du DELF B2.
Pour élaborer la structure du plan, cela doit vous prendre au maximum 30
minutes. Comme votre temps est limité, vous devez prendre des notes et
non pas rédiger des phrases complètes.
La consigne que vous trouverez sûrement à l’examen:
Présenter et défendre un point de vue construit et argumenté à partir d’un
court texte déclencheur.
Débat avec l’examinateur.
SUJET 1
« La crise d’adolescence n’a rien d’une fatalité »
Par Michel Fize, Sociologue au CNRS (Centre national de recherche
scientifique)
A qui revient cette folle idée d’inventer, un jour ... la crise d’adolescence ?
Jean-Jacques Rousseau lui-même, le philosophe pédagogue ! Il n’y aurait,
selon lui, qu’adolescents révoltés ou déprimés... Pourtant tout ceci n’est
qu’une fable ! La crise d’adolescence (de la puberté, en réalité) n’a rien
d’une fatalité, ne répond à aucun déterminisme biologique. Et l’opposition
aux parents – aux enseignants quelquefois – n’est pas une nécessité, même
si les « spécialistes » estiment que non seulement la crise existe, mais
encore qu’il vaut mieux la faire tôt que tard. Nous savons maintenant que
l’erreur d’analyse tient au fait que la plupart des psychologues, psychiatres,
psychanalystes et médecins parlent de l’adolescence sur la base
d’observation de jeunes en difficulté psychologique ou sociale, essayant de
comprendre et de dessiner le « normal » à partir du « pathologique ».
INTRODUCTION :
Présenter le document : texte intitulé « La crise d'adolescence n'a rien
d'une fatalité », écrit par Michel Fize, sociologue au CNRS et tiré du site
20minutes.fr
Résumer le texte : Ce texte remet en question l'existence de la crise
d'adolescence, arguant que ce concept a été défini sur la base d'études
portant uniquement sur des cas pathologiques.
Énoncer la problématique : On peut donc se demander quelle est la
frontière entre une crise d’adolescence normale et un problème
pathologique.
Annoncer votre plan: - le mal être des adolescents
- une crise multi-forme
- la nécessité d'une étude scientifique
PARTIE 1 : Le mal être des adolescents
- opinion : Je pense que le mal être des adolescents est un phénomène
évident et normal.
- argument 1 : les professionnels de l'éducation savent que beaucoup
d'adolescent ont des questions existentielles qui peuvent les déséquilibrer,
sans tomber dans le pathologique.
- argument 2 : beaucoup d'adolescent montrent un désir d'opposition (la
crise n'est pas forcément pathologique / définition de la crise
d'adolescence.) L'adolescence est concrètement une période de crise.
- concession : effectivement, tous les adolescents ne passent pas par là.
PARTIE 2 : Une crise multi-forme
- opinion : tous les adolescents ne vivent pas la crise de la même façon ou
avec la même intensité.
- arguments : basés sur des observations personnelles
- concession : évidemment, je ne suis pas spécialiste.
PARTIE 3 : La nécessité d'une étude scientifique
- opinion : Je pense que le sociologue simplifie la réalité en disant que les
études portent uniquement sur des jeunes en difficulté psychologique ou
sociale.
- argument 1 : son opinion contredit les observations les plus quotidiennes
et l'opinion des spécialistes.
- argument 2 : il n'a qu'un seul argument : les études sont mal faites. Sa
propre étude ne me paraît pas très argumentée.
- argument 3 : la crise d'adolescence ne va pas nécessairement jusqu'au
pathologique. Il faudrait effectivement proposer une étude portant sur un
échantillon représentatif. Mais est-ce-que cela n'a pas déjà été fait ?
- concession : même si ce sociologue exagère, il est possible que Rousseau
ait exagéré également. Les ados ne sont pas tous révoltés.
CONCLUSION
-récapituler : Selon moi, la crise d'adolescente existe, c'est une étape par
laquelle passent de nombreux adolescents. Cependant ils ne la vivent pas
tous avec la même intensité. Entre les extrêmes proposés par Rousseau et
Fize, je constate plutôt une variété de situations. Bien sûr, mon opinion se
base avant tout sur une observation quotidienne et non scientifique.
- introduire le débat avec l'examinateur : je ne pense pas qu'on puisse
sérieusement dire que tous les adolescents en crise sont des cas
pathologiques. Qu'en pensez vous ?
SUJET 2
Violence : les écrans en accusation
Une question complexe qui ne semble pas près d’être résolue.
Ce n’est plus une vague, mais un raz-de-marée. En Europe et aux États-
Unis, les associations familiales et de téléspectateurs, les instances de
régulation voire les chaînes elles-mêmes s’inquiètent de l’impact de la
violence des films et séries télé sur les enfants. Avec chiffres et
expérimentations à la rescousse. Comme cette enquête de Columbia
University expliquant qu’un enfant regardant la télé plus de trois heures par
jour risque cinq fois plus qu’un autre d’avoir un comportement violent à
l’âge adulte. (...) Ou encore comme ces tests canadiens démontrant que le
degré de la violence acceptéepar un jeune est plus élevé que celui d’un
adulte.
Face à certains « experts » pour qui la télévision est responsable de tous les
maux, d’autres comme George Gerbner, pionnier américain des études télé,
osent rappeler que l’industrie du film et les exigences mercantiles sont à
l’origine du phénomène. « L’homme n’a pas attendu la télé pour tuer »,
ironise l’universitaire canadien Richard Tremblay. Le problème, complexe,
exige des réponses forcément nuancées et la responsabilisation des familles
et des parents, eux-mêmes bien souvent en crise. Et puis il y a aussi
Internet : un mal chasse l’autre...
Yves-Marie Labé Le Monde du 3 mai 2003
INTRODUCTION :
Présenter le document : article d'Yves Labbé, dans le quotidien Le Monde
daté du 3 mai 2003, dans lequel il présente différentes opinions sur
l'influence de la violence de la télévision sur les enfants
Résumer le texte : Le texte nous parle de l’inquiétude des parents face à la
violence télévisuelle, puis mentionne le fait qu’une exposition trop
importante à la télévision peut augmenter le risque de comportements
violents. Enfin, un universitaire rappelle que la télévision n’est pas la seule
résponsable.
Énoncer la problématique : Les experts se divisent quant à la question de
l'influence de la violence télévisuelle. Cette influence est-elle réelle ?
Annoncer votre plan: - la violence à la télévision et son influence
- la télévision n'est pas la seule coupable
- la responsabilité des familles
PARTIE 1 : la violence à la télévision
- opinion : La violence et évidement présente à la télévision et elle
influence les enfants
- argument 1 : les dessins animés sont de plus en plus violents
- argument 2 : beaucoup d'enfants ont accès à des programmes qui ne sont
pas pour eux.
- argument 3 : les études de la Columbian University semblent prouver
l'influence de la télévision
- concession : il est peut-être trop facile d'attribuer tous les phénomènes de
violence à la seule télévision.
PARTIE 2 : la télévision n'est pas la seule coupable
- opinion : comme l'indique l'auteur, d'autres médias et d'autres facteurs
entre largemment en jeu dans l'évolution de la violence chez les jeunes.
- argument 1 : La publicité omniprésente (affiches...) qui peut parfois
choquer les enfants.
- argument 2 : Les journaux (magazines, radio, télévisions...) montrent sans
cesse un mond en proie à la violence.
- argument 2 : Sur Internet, les enfants ont accès encore plus facilement à
beaucoup de choses (pornographie, violences, racisme...)
PARTIE 3 : la responsabilité des familles
- opinion : la responsabilité est avant tout celle des parents
- argument 1 : un enfant qui regarde la télévision 3 heures par jour, c'est
avant tout un enfant dont les parents ne s'occupent pas.
- argument 2 : pour comprendre ce qu'il voit, l'enfant a besoin d'en parler
avec un adulte.
- argument 3 : le désir de carrière ou d'auto-réalisation amène les parents à
négliger leurs enfants.
- concession : Bien sûr, il faut reconnaître que l'évolution rapide de la
société place les parents dans des situations auxquelles ils ne sont pas
préparés.
CONCLUSION
- récapituler : Les études semblent montrer que la violence télévisuelle
influence les enfants. Je suis tout à fait d'accord, même si il me semble que
la télévision ne peut pas être considérée comme la seule responsable. Selon
moi, la responsabilité est avant tout celle des parents : ceux-ci doivent être
présent auprès de leurs enfants pour les aider à comprendre le monde qui les
entoure.
- introduire le débat avec l'examinateur : dans tous les cas, je ne suis pas
sûr qu'on puisse affirmer que le monde actuel est plus violent qu'il y a cent
ans, ou même cinquante ans. Cela est difficile à vérifier, n'est-ce pas ?
Exemple de production orale
SUJET
La pratique du vélo est en plein essor : 3 millions de cycles vendus chaque
année en France et avec 5 vélos pour 100 habitants, notre pays se place en
troisième position derrière les Pays-Bas et l’Allemagne.
La pratique du vélo en ville réduit souvent le temps de parcours, notamment
le temps perdu en recherche de stationnement, est peu onéreuse, bénéfique
pour la santé et répond aux préoccupations du Grenelle de l’environnement.
Elle répond ainsi à différentes problématiques : déplacement, santé,
réduction de la pollution...
L’article est tiré du site Internet « développement-durable.gouv.fr »
Ce document est un article tiré du site Internet « développement-
durable.gouv.fr »
Le sujet de ce texte est la pratique du vélo et ses avantages.
(INTRODUCTION)
Dans ce texte, on apprend que les Français possèdent un grand nombre de
vélos. C’est d’ailleurs ceux qui ont le plus de vélos en Europe derrière les
Pays-Bas et l’Allemagne. On nous dit également que la pratique du vélo est
bonne pour ne pas perdre de temps sur les routes et pour économiser de
l’argent. Enfin, dans ce texte, on mentionne aussi que cette pratique est
bonne pour la santé et pour l’environnement.
(PROBLÉMATIQUE)
Suite à la lecture de ce texte, on peut se poser la question suivante : qu’en
est-il de la pratique du vélo à Séoul ?
(ANNONCE DU PLAN)
Je parlerai dans un premier temps de la pratique du vélo dans la capitale
sud-coréenne. Ensuite, je m’interrogerai sur les avantages dont pourraient
bénéficier les habitants de Séoul à pratiquer plus régulièrement le cyclisme.
(DÉVELOPPEMENT)
Mais tout d’abord, je présenterai la pratique du vélo à Séoul.
Comme vous avez pu sûrement le voir, les Coréens ne pratiquent pas
beaucoup le vélo. Vous pouvez voir évidemment des voitures et seulement
quelques cyclistes sur les routes de la ville. Les Coréens ne sont pas de
grands fans de cyclisme. Néanmoins, il est vrai que le soir près du fleuve
Han, les personnes faisant du vélo sont nombreuses. Le vélo en Corée n’est
pas considéré comme un moyen de transport, mais plutôt comme un objet
pour les loisirs et c’est la raison pour laquelle le vélo a une place marginale
dans la palette des transports utilisés pour se rendre au travail. Bon nombre
de Coréens utiliseront le métro, le bus et surtout la voiture qui cause,
comme on le sait, de grands problèmes : embouteillages et pollution. Si
vous vous baladez près des grands axes le matin et aux heures de pointe,
vous pourrez facilement voir des files de voitures avançant à allure
d’escargot.
Cependant, et c’est ce que nous allons voir maintenant, les Coréens
pourraient trouver de nombreux avantages à utiliser le vélo comme moyen
de transport.
Premièrement, dans les rues très bouchonnées de la capitale, le vélo peut
être un moyen efficace pour se rendre à son bureau tout en évitant les
embouteillages. Personnellement, je prends le vélo pour me rendre à mon
entreprise et je trouve que c’est très pratique. J’ai souvent recommandé à
mes amis, à mes collègues qui prennent la voiture alors qu’ils n’habitent pas
plus loin justement de l’entreprise que moi.
Deuxièmement, le vélo peut être un bon moyen pour faire du sport. Donc
tout en étant utilisé comme moyen de transport, il peut être également utile
pour maintenir notre santé en bonne condition. En effet, en faisant du vélo,
on doit utiliser ses muscles et également son souffle. C’est un excellent
exercice pour nous les citadins qui ne faisons pas assez de sport. Comme on
sait, il y a de plus en plus de personnes ayant des problèmes de santé,
notamment aussi d’obésité et ça pourrait être une bonne solution pour
combattre ces problèmes.
De plus, comparé à la voiture, c’est un transport économique. La voiture
coûte au moins 300 € par mois pour son entretien et son fonctionnement.
Inutile de dire que le vélo coûte beaucoup moins cher à entretenir. Je trouve
ridicules les personnes qui dépensent des sommes folles pour leur voiture et
son entretien. Certains sont prêts à s’endetter pour pouvoir acheter une
voiture de luxe afin d’impressionner leurs amis.
Enfin utiliser son vélo est un bon geste pour l’environnement. En effet, le
vélo ne rejette pas de CO2 comme les véhicules tels que les voitures. Donc
utiliser son vélo c’estpréserver l’environnement et participer à
l’amélioration de la qualité de l’air. J’ai voyagé une fois à Amsterdam et
j’ai pu voir les bénéfices du vélo particulièrement en ce qui concerne la
qualité de l’air que nous respirons. La ville d’Amsterdam est une ville très
peuplée, mais parce que ses habitants utilisent le vélo dans sa grande
majorité, l’air qu’on y respire est peu pollué.
(CONCLUSION)
Ainsi nous avons pu voir la place du vélo dans les transports utilisés par les
Coréens de Séoul. J’ai ensuite parlé des différents avantages que les
habitants de Séoul pourraient tirer en utilisant plus souvent le vélo pour se
rendre notamment à leur travail.
Selon moi, je pense que la mairie de Séoul devrait faire plus de choses pour
promouvoir la pratique du vélo et justement la pratique du vélo comme
transport dans cette ville. En effet, j’ai adopté le vélo comme transport
depuis longtemps, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée, car c’est
un transport un peu dangereux dans cette ville. En effet, la mairie de Séoul
doit encore faire des efforts pour créer des pistes cyclables et mettre en
place des équipements pour améliorer la condition des cyclistes. Je suis sûr
que ça encouragerait plus de Coréens à prendre leur vélo.
6 transcriptions de production orale
Sujet 1
La sieste au travail : une idée qui fait son chemin
Le Larousse accueillera le verbe « siester » dans son édition 2016 mais
malgré ses attraits évidents, la sieste est perçue en France comme du temps
volé à la journée de travail. Des études plaident pourtant en sa faveur. Cette
pause contribue à minimiser stress, sautes d’humeur et manque de
concentration. Elle augmente même la créativité et la productivité. Mais
seule une poignée d’entreprises ont instauré une « siesteria » digne
d’accueillir les moments de torpeur de leurs salariés. Aussi les actifs se
replient-ils sur le lit de l’infirmerie, le canapé de l’open space, la banquette
arrière de l’automobile. Des bars à sieste proposent de la faire, à la demande
et sans complexe, moyennant 5 à 27 euros. Les formules et le confort
varient selon les établissements : microsieste ou royale, en bulle
individuelle ou en espace partagé, dans un hamac ou un fauteuil apesanteur,
sur un matelas à eau ou un lit massant de Shiatsu...
Le Monde 10.07.2015 Par Marlène Duretz
Transcription
Alors le document déclencheur, c’est un petit article qui est extrait du
journal très connu Le Monde et donc c’est un petit article qui date de 2015
et qui est écrit par Marlène Duretz.
Alors donc cet article, il nous parle de la sieste, la sieste au travail : une
idée qui fait son chemin. C’est-à-dire que de plus en plus, on pense que
c’est important de faire la sieste et on revient un petit peu à cette idée de
sieste qui a été très longtemps abandonnée, en tout cas en France. OK, donc
pour résumer rapidement cet article, on peut le diviser en 4 parties.
Tout d’abord, on nous explique que la sieste est perçue en France comme
quelque chose de pas très bien, comme du temps volé à sa journée de
travail.
Ensuite, dans l’article, on nous explique que cette pause contribue à plein
de bonnes choses, donc minimiser le stress, etc.
Ensuite, dans l’article on nous parle un petit peu des entreprises, donc
que certaines entreprises ont instauré une « siesteria », d’accord.
Et finalement, l’article nous explique qu’il y a aussi des bars à sieste et
nous parle un petit peu des bars à sieste, voilà.
Donc, le problème soulevé par ce document, enfin le problème... en fait,
c’est tout simplement la sieste, donc la sieste... comment est-ce qu’est vue
la sieste aujourd’hui dans notre société en France en tout cas et... est-ce
qu’il faut faire la sieste ou est-ce qu’il ne faut pas faire la sieste ? Et puis
quelles sont les solutions pour les entreprises, parce que ce n’est pas
toujours facile pour une entreprise de pouvoir avoir les installations
nécessaires, l’espace nécessaire pour pouvoir proposer une sieste à ses
employés.
Donc, je vais parler de ce thème avec le plan suivant :
1.- Donc, premièrement, je vais parler de la sieste en général, donc la
sieste qui est vraiment un... selon moi un besoin biologique et donc ses
conséquences sur le plan de la santé, du corps.
2.- Après, je parlerai plus spécifiquement de la sieste dans le monde du
travail et dans les entreprises aujourd’hui et puis en France, comment la
sieste est vue et quelles seraient les solutions ?
3.- Et finalement je voudrai élargir un petit peu le thème de la sieste à
notre... à nos sociétés qui ont aujourd’hui un rythme frénétique, au rythme
de vie actuel qui est souvent critiqué et qui à mon avis n’est pas très bon
pour la santé. Donc voilà, je crois que finalement, le problème de la sieste
ou pas la sieste, c’est finalement un problème plus général qui est lié au
rythme de vie actuel des pays occidentaux.
Et puis je terminerai sur une petite conclusion, voilà.
Donc, première chose, la sieste qu’est-ce que c’est ? Eh bien, il faut tout
d’abord savoir que le mot sieste en Français, il vient de l’Espagnole « siesta
» et évidemment ce mot « siesta » vient du latin en fait. Alors qu’est-ce que
ça veut dire, d’où ça vient ? ça vient de six, de sexta, six, et alors cela veut
dire que c’est la sixième heure. C’est-à- dire qu’en fait... ça veut dire qu’au
bout de six heures après s’être réveillé le matin, six heures après, le corps,
biologiquement, le corps humain a besoin de faire une pause au bout de six
heures. Alors c’est intéressant de savoir que les gens pensent qu’en fait on a
besoin de faire une sieste après le repas, après le déjeuner, parce que la
digestion fatigue le corps, c’est-à-dire que tout le sang va dans les intestins
et puis on a comme un coup de fatigue. Mais alors c’est vrai, ce n’est pas
faux, mais ce n’est pas seulement ça parce qu’en fait des études ont montré
que même si on ne déjeune pas juste avant, eh bien au bout de six heures à
peu près dans la journée, 6 heures après s’être réveillé, on a un coup de
fatigue, un coup de barre comme on dit. Donc c’est vrai que le repas
accentue cela, mais ce n’est pas le repas qui cause ça, donc biologiquement
on a besoin au bout de six heures d’un moment de repos.
Alors, aujourd’hui dans nos sociétés, la sieste est... en France en tout cas
revient à la mode, c’est vrai, mais pendant très longtemps elle a été mal vue.
Elle a été assimilée à la flemmardise, le fait d’être flemmard, d’être
paresseux, de ne pas beaucoup travailler, etc. Et c’est dommage parce
qu’on... maintenant, c’est un peu plus à la mode et de nouvelles études ont
été faites et on voit que la sieste a énormément de bénéfices sur la santé et
sur le rendement même au travail. Donc on voit que la sieste – comme le dit
l’article – augmente la mémoire, la sieste augmente la bonne humeur, la
sieste permet d’être plus actif au travail et puis la sieste est bon pour
notamment le stress et toutes les maladies liées au stress, notamment les
problèmes de cœur, les problèmes d’hypertension et puis même peut-être
sur le cancer hein, puisqu’on dit que le cancer est souvent lié au stress. Et
donc aussi une meilleure efficacité au travail. Donc, pourquoi ne pas se
remettre effectivement à la sieste aujourd’hui ? D’ailleurs, on voit que les
enfants font la sieste, ont besoin de faire la sieste, et dans les écoles les
enfants font la sieste même jusqu’à assez tard, jusqu’à 5 ans il me semble
en France. Donc pourquoi pas dans les entreprises ?
La deuxième partie de mon exposé, donc la sieste dans le monde du
travail. Eh bien c’est vrai que dans le monde du travail, en tout cas en
France, la sieste n’est pas... enfin jusqu’à il y a une dizaine ou une vingtaine
d’années, la sieste n’était pas du tout intégrée au monde du travail. Alors
c’est en train de changer, mais... Bon, il y a plusieurs raisons. D’abord,
comme je l’ai dit, c’est que la sieste a un côté un petit peu mal vu, c’est mal
vu, c’est vu comme quelqu’un de flemmard, quelqu’un qui a besoin de se
reposer, qui est un petit peu... qui n’aime pas beaucoup travailler,etc. Mais
je pense que surtout en fait ce qu’il se passe, c’est que ce n’est pas facile à
mettre en place parce que les horaires de travail et le monde actuel ne
permettent pas forcément d’avoir une pause facilement après le déjeuner.
Alors tout d’abord, les employés des grandes entreprises, souvent quand
ils déjeunent, ils déjeunent au bureau, c’est- à-dire à la cantine, au
restaurant de l’entreprise. Et donc ils ne rentrent pas chez eux, ils n’ont plus
le temps de rentrer chez eux, puisque maintenant on sait que les gens ont
beaucoup de... passent beaucoup de temps dans les transports en commun
ou dans leur voiture pour aller au travail. Et du coup, ils n’ont pas le temps
de revenir chez eux et de repartir au travail, en général hein. Donc il
faudrait qu’ils fassent la sieste dans l’entreprise. Alors évidemment, qu’est-
ce que ça veut dire ? Ça, ça veut dire qu’il faut évidemment créer un lieu,
un endroit adapté pour que les gens puissent faire la sieste.
Alors, c’est très beau de dire : « c’est bien de faire la sieste et c’est
bénéfique pour les entreprises », mais une entreprise il faut qu’elle soit
rentable et les locaux c’est souvent... la surface c’est souvent ce qui coûte
cher à une entreprise. Donc ça veut dire dédier toute une pièce – et en plus
grande puisque souvent il y a beaucoup d’employés – pour la sieste, donc
ce n’est pas du tout facile pour les entreprises de prévoir un lieu adéquat
pour faire la sieste. Alors, il y a une solution je pense par contre qui est
intéressante... Bon, déjà il y a la solution des bars à sieste, comme
l’explique l’article, donc ça, bon, pourquoi pas ? Mais bon, ça me paraît un
petit peu... oui, il pourrait y avoir des bars à sieste qui s’installent en fait à
côté des grandes entreprises, oui, pourquoi pas, mais enfin bon. Mais sinon,
une solution qui me parait beaucoup plus adaptée et simple, c’est le travail à
domicile, c’est-à-dire le télétravail. Et ça c’est très intéressant parce que de
plus en plus on voit que les entreprises adoptent cette façon de travailler,
c’est-à- dire que les employés ne viennent pas dans l’entreprise, à
l’entreprise, sur place, mais ils restent chez eux et ils travaillent chez eux à
leur rythme, ils ont des objectifs précis et ils gèrent leur emploi du temps
comme ils veulent tant qu’à la fin du mois ils ont finalement fait... accompli
les objectifs. Donc travailler chez soi, bah ça permet notamment de pouvoir
faire la sieste. Et ça me paraît d’autant plus adapté que faire la sieste, il y a
quand même quelque chose d’un petit peu intime, c’est-à-dire qu’on a
quand même besoin de se sentir relaxé, de se sentir un petit comme chez soi
dans son lit. C’est aussi ça faire la sieste, ça veut dire se sentir... oui, se
sentir relaxé et un petit peu sortir de la pression de l’entreprise, la pression
sociale. Donc je crois moi pour ma part que l’idéal pour pouvoir faire la
sieste, ça serait le télétravail, travailler à la maison.
Donc finalement, je vais passer au point numéro 3 et qui me paraît
fondamental et qui est totalement lié à ce problème de sieste et qui englobe
finalement ce problème de la sieste, c’est le problème du rythme de vie
aujourd’hui. Donc, on voit que le rythme n’arrête pas d’augmenter, c’est...
les gens vivent en courant maintenant et... C’est pour ça qu’on n’a pas le
temps de faire la sieste, parce que de toute manière on n’a même pas le
temps de manger. Donc très souvent, on voit maintenant les gens qui au lieu
de prendre du temps pour déjeuner, bah ils mangent un sandwich, même des
fois ils mangent un sandwich devant l’ordinateur quoi pour ne pas perdre de
temps et continuer à travailler même en mangeant.
Donc voilà, on perd aussi beaucoup de temps dans les transports, comme je
l’ai dit, donc du coup on a moins de temps après. Et donc avec un rythme
de vie comme cela frénétique, eh bien je vois mal comment on pourrait
avoir le temps de faire la sieste et c’est évident qu’il y a comme une espèce
de décalage entre le fait de se reposer et de rester tranquille en plein milieu
de la journée et l’autre image où on voit quelqu’un qui est tout le temps en
train de courir et qu’il faut rentabiliser et qu’il faut... et on n’a même plus
de temps pour manger. Donc je vois mal comment on peut concilier la
sieste et puis ce rythme de vie infernal que maintenant on a dans nos
sociétés modernes. Donc je crois que c’est très bien de parler de sieste, des
bénéfices de la sieste, etc., mais ça me fait un petit peu rigoler parce que...
d’un côté on dit « ah, il faut faire la sieste », mais d’un côté on vit toute la
journée en courant, donc ça me paraît un petit peu paradoxal si vous voulez.
Je crois que le vrai problème, c’est qu’il faut vivre à nouveau avec un
rythme normal, c’est-à-dire que... ce n’est pas qu’il faut être en vacances
tout le temps, etc., mais je crois que les gens devraient être beaucoup moins
stressés, travailler mais travailler normalement et qu’on ne soit pas tous
obligés de courir et dans ce cas-là je crois qu’on pourrait commencer à
parler de la sieste. Oui, ce serait plus logique.
Donc voilà, donc pour conclure, je vais tout simplement résumer ce que
j’ai dit, moi je trouve que la sieste, c’est très bien. Je suis d’accord avec
les études qui sont faites par rapport à la santé, par rapport aux bénéfices de
la sieste, je crois que c’est vrai. À condition de faire une sieste pas trop
longue hein, par contre. Alors ça aussi j’en ai pas parlé, mais bon, il faut...
faire la sieste, c’est tout un... c’est tout un savoir-faire hein aussi, bon. Donc
je crois que la sieste, c’est bien, je crois cependant que ce n’est pas facile
dans nos sociétés aujourd’hui de l’adapter, de la mettre en place dans les
entreprises, pour des problèmes d’espace notamment. Et je crois que la
solution la plus adaptée, ce serait le télétravail, mais je crois que c’est un
petit peu paradoxal parce qu’on parle de la sieste, mais que finalement on
devrait peut-être parler davantage ou avant de la sieste de notre rythme de
vie qui est trop élevé, un rythme frénétique et les gens courent tout le temps
et je crois que c’est problème plus général et plus important.
Sujet 2
Tourisme solidaire
Les vacances ? Pas pour tout le monde. Certains touristes préfèrent tenter
l'aventure du voyage solidaire." Voyager autrement " voilà ce qui motive
ces nouveaux adeptes du tourisme responsable. Partir pour rencontrer et
nouer des liens de solidarités aux confins de la planète. Lucie Montchoni a
rencontré Jean-Christophe Naal, l'un des fondateurs de l'association
"Grandir Aventure" , Gilles Vanderpooten, auteur de "Le tour de France du
développement durable" et Pierre Ramel, Directeur Général de Planète
Urgence. Tous 3 ont constaté que les vacances prennent un aspect
"responsable", que l'écotourisme et les congés solidaires ont le vent en
poupe.
France info.fr, 26-07-2012
Transcription
Donc nous avons en fait un document devant les yeux qui est extrait de
France info. Donc France info qui est une radio française très connue.
Alors, ce document nous parle d’un sujet qui est à la mode actuellement,
c’est-à-dire l’écotourisme ou le tourisme solidaire.
Dans un premier temps, on apprend qu’il existe un certain nombre de
touristes qui préfèrent voyager autrement. C’est-à-dire qu’ils préfèrent faire
des voyages solidaires, responsables, et qui donc... je vais l’expliquer plus
en détail après, mais ce sont des voyages qui permettent souvent d’aider des
personnes et qui permettent de rencontrer donc de nouvelles personnes aux
quatre coins de la planète. Donc déjà, le document nous informe par rapport
à cela.
Et après, dans un deuxième temps, dans le document, on apprend que
Lucie Montchovi a rencontré différentes personnes liées au secteur de
l’écotourisme et que toutes ces personnes sont d’accord pour dire que
l’écotourisme est en vogue, est à la mode, pour reprendre les mots de
l’article « les congés solidaires ont le vent en poupe ».
Alors la problématique serait donc finalement : qu’est-ce que l’on peut
penser de l’écotourisme, quels sontses avantages, quels sont ses limites
ou ses défauts ? Mais aussi : pourquoi l’écotourisme, pourquoi est-ce qu’il
y a cette mode actuellement ? Et puis ses limites et aussi son avenir, est-ce
qu’il s’agit d’une mode passagère ou est-ce que cela va durer ?
Donc voilà, je propose d’organiser comme cela mon exposé :
1.- Dans un premier temps, je parlerai des vacances classiques, du
tourisme normal et des problèmes que cela génère. Et donc finalement cela
nous amènera à répondre à « pourquoi l’écotourisme ? ».
2.- Ensuite, je vais essayer de mieux définir ce que l’on entend par
écotourisme.
3.- Après, je parlerai de l’écotourisme en soit, de ses avantages et puis je
donnerai mon opinion par rapport à ce mouvement.
4.- Et finalement, je terminerai sur les limites on va dire du tourisme
solidaire.
Tout d’abord, une question intéressante c’est pourquoi l’écotourisme
aujourd’hui, pourquoi cette mode ? Eh bien je crois que cela est dû au... un
petit peu au ras-le-bol des vacances normales. Alors c’est-à-dire, ça veut
dire quoi « les vacances normales » ? Bon, c’est très large et il y a beaucoup
de façons déjà de voyager de façon « normale ». Mais je crois qu’il y a un
certain tourisme de masse, ce qu’on appelle le « tourisme de masse » qui est
un petit peu... qui n’est pas très bien vu. Par exemple, bon, dans des sites
qui sont mondialement connus, je ne sais pas, je pense aux pyramides
égyptiennes par exemple. Donc tout ce tourisme qui se rue, tous en même
temps, à la même époque, au même moment de l’année sur des sites comme
ça très connus. Déjà, souvent ça abime ces sites et puis ça crée certains
problèmes liés à la consommation, aux commerces, des fois ça peut aider
les populations qui sont sur place, mais ça crée aussi des déséquilibres. Ça
crée aussi des problèmes culturels puisqu’on sait que par exemple sur
certains... dans certains pays musulmans par exemple, ça peut être choquant
pour la population autochtone de voir des gros touristes américains ou
occidentaux qui arrivent avec les femmes qui sont... qui mettent des petits
shorts et qui ne sont pas du tout couvertes, il y a un certain manque de
respect des fois. Ensuite, il y a aussi le tourisme classique des vacances à la
plage où tout le monde va sur les mêmes plages au même moment pour
consommer, finalement pour faire la queue dans les... pour faire la queue
parce qu’il y a trop de monde au même endroit. Voilà, donc je pense que ça,
c’est un petit peu... j’ai donné deux exemples, on pourrait en parler
longtemps, mais je pense que c’est un petit de cette image mauvaise qu’est
né un autre style, une autre envie de vacances.
Ensuite, l’écotourisme, c’est quoi exactement ? Bon, je ne suis pas un
spécialiste, il y a plusieurs types de tourisme solidaire, mais ça peut être par
exemple par rapport à l’écologie. Donc moi j’ai vu un reportage un jour sur
des gens qui partaient pour replanter des arbres en fait dans des forêts.
Alors je ne sais plus dans quel endroit, c’était un pays nordique. Donc voilà,
ce n’était pas des vacances au soleil à bronzer et à se reposer, mais au
contraire il y avait un côté actif et un côté solidaire, donc pour aider la
planète, pour aider l’écologie, l’environnement et un côté éducatif si vous
voulez un petit peu. Donc c’était une famille qui partait et puis ça permettait
d’un petit peu éduquer aussi les enfants, de leur montrer qu’il y a autre
chose, qu’on peut essayer d’aider la planète, même pendant les vacances. Et
ça permettait à ces gens de rencontrer une autre culture, un pays différent
dans lequel ils ne seraient peut-être pas allés si c’était pour bronzer. Ça leur
a permis de rencontrer des gens différents, des gens qui travaillaient dans
les forêts, dans les bois, etc. Un autre exemple, c’est... je crois que c’était
un allemand qui était parti en Afrique, dans un pays du tiers monde pour
aider les populations locales à construire des puits, des puits qui permettent
donc de trouver de l’eau et de donner de l’eau aux populations. Donc pareil,
je me souviens, il était très enthousiaste, ça lui avait permis... alors lui il
était parti seul et ça lui avait permis de rencontrer des cultures
complètement différentes, de rencontrer des gens complètement différents,
il était extrêmement épanoui et il expliquait que finalement ça lui avait
beaucoup plus apporté que d’aller bronzer à la plage ou d’aller faire la
queue dans des musées. Donc voilà deux exemples d’écotourisme ou de
tourisme solidaire.
Alors, mon opinion, eh bien moi je pense que c’est très bien, que c’est
quelque chose de très intéressant, et qu’effectivement, je crois que ça
permet de découvrir d’autres cultures, d’autres personnes. Ça permet
d’avoir une ouverture d’esprit puisque je crois que quand on voyage, ça
ouvre toujours l’esprit et que c’est très important. Et je crois que
finalement, en plus d’aider les autres, en plus d’aider la planète, eh bien ça
nous aide à nous-mêmes. Donc je crois que vraiment ça fait d’une pierre
deux coups comme on dit, c’est-à-dire que vraiment c’est bon pour tout le
monde finalement : on fait du bien aux autres, on ne pollue pas la planète,
on ne fait pas de la consommation de masse, etc. ; et en même temps, eh
bien on s’aide à sois même. Et je crois que ces personnes qui sont parties
en tourisme solidaire, finalement elles sont rentrées... les cas que je connais,
elles sont rentrées plus reposées que beaucoup de personnes qui sont parties
pour se reposer au soleil. Vous voyez ? Donc je crois que
psychologiquement... finalement c’est ça qui est important, je crois qu’elles
sont rentrées beaucoup plus sereines, beaucoup plus épanouies et
finalement beaucoup plus reposées. Donc mon opinion, c’est extrêmement
positif, j’ai un avis positif. Je crois que ça a vraiment tous les avantages et
j’espère que ce mouvement va continuer à se développer.
Enfin, comme j’ai dit, je vais terminer sur les limites de l’écotourisme.
Bon bah je pense que comme tout, tout a ses limites. Je crois que... je crois
que par exemple, ça peut être un petit peu difficile à mettre en place pour
une famille qui a des enfants jeunes, en bas âge. Donc moi j’ai une fille de 2
ans et je me vois mal aller planter des arbres avec ma fille de 2 ans. Je me
vois mal aussi aller creuser des puits dans le Sahara avec mes enfants qui
sont encore un petit peu trop jeunes. Donc voilà, je pense que ça, c’est une
imite par exemple. Une deuxième limite, ça peut être aussi... peut-être
l’argent, parce qu’il y a des gens qui... leurs vacances finalement c’est aller
chez leurs parents ou dans une maison qu’ils ont à la campagne et ils n’ont
pas les moyens forcément de se payer le billet d’avion (parce que dans
l’écotourisme, très souvent, puisque c’est du tourisme solidaire, on doit
aussi participer... on doit se payer nous même le billet d’avion... bon, et puis
après le logement sur place ça dépend). Mais il y a quand même un prix.
Donc est-ce que aussi les gens déjà... est-ce qu’ils ont les moyens ? Et
est-ce qu’ils sont prêts à payer pour aller aider les autres ? Donc c’est
un petit l’aspect... un petit peu les limites. Mais je pense que c’est un
mouvement qui a beaucoup de futur, qui a beaucoup d’avenir et j’espère
que ça va continuer à se développer.
Sujet 3
Les tablettes, à éloigner des enfants
En janvier 2013, l’Académie des sciences, dans son rapport «L’enfant et les
écrans», exprimait un avis favorable concernant l’utilisation des tablettes
par les jeunes enfants. Plus de soixante chercheurs avaient vivement réagi.
Selon eux, la tablette, comme tout écran, crée un phénomène d’emprise de
l’enfant par la captation de son attention. Il se trouve alors coupé de ses
expériences sensorielles, essentielles pour appréhender le monde qui
l’entoure, coupé de la relation langagière, cruciale pour apprendre à parler
et à penser par soi-même, amputé de la nécessaire mise à distance entre soi
et les objets, utile au développement de l’imaginaire, de la capacité à être
seul et de la conscience de soi. Des dangers des objets numériques, les
créateurs tel SteveJobs en avaient une très nette conscience. Le patron
d’Apple reconnaissait imposer une limitation drastique pour ses propres
enfants, et bien d’autres géants du numérique ont fait le choix d’écoles
déconnectées pour leur progéniture.
Le monde de la science et techno| 14.09.2015
Transcription
Alors, donc pour ce sujet numéro 1, nous avons comme support un
document qui est en fait extrait du journal Le Monde Science et Techno
du 14 septembre 2015.
Alors, ce document nous parle des nouvelles technologies et plus
précisément des tablettes et des enfants, les enfants et les tablettes, et
évidemment l’utilisation qu’ils en font.
Alors, dans l’article on nous explique qu’en avril 2013, l’Académie des
sciences, dans son rapport « l’enfant et les écrans » exprimait un avis
favorable concernant l’utilisation des tablettes par les jeunes enfants.
Mais, tout de suite après, on nous explique qu’en fait de nombreux
chercheurs étaient totalement opposés à cette idée, ils étaient contre cette
idée, ils n’étaient pas d’accord. Alors selon ces chercheurs, les tablettes
coupent et isolent en fait l’enfant du monde extérieur. Alors d’après eux,
c’est très mauvais pour le développement des enfants, donc coupés de la
relation langagière cruciale pour apprendre à parler et à penser par soi-
même, etc.
Donc finalement, l’article termine en expliquant que de nombreuses
personnes qui travaillent dans le développement des nouvelles technologies,
enfin plutôt dans le commerce on va dire des nouvelles technologies comme
les tablettes, notamment il cite le patron... enfin l’ancien patron d’Apple,
Steeve Jobs. Donc il nous explique que ces personnes très souvent en fait
interdisent à leurs propres enfants l’utilisation des tablettes et des nouvelles
technologies en général.
Donc, la problématique de l’article est claire, je crois, c’est-à-dire «
l’utilisation de tablettes et plus généralement peut-être on pourrait dire des
outils numériques, les nouvelles technologies, est-ce que cette utilisation
est bonne ou mauvaise pour les jeunes enfants ? ». Donc je vais
maintenant essayer de présenter mon opinion par rapport à ce sujet de
manière construite et argumentée.
Alors, la première chose que je veux vous dire, c’est que je suis père de
trois enfants, et de trois jeunes enfants en plus, et donc je connais
parfaitement ce problème. Donc j’ai un garçon de 7 ans, un autre garçon de
4 ans et une fille de 2 ans et je peux vous garantir que tous les jours ils
veulent utiliser la tablette, utiliser l’ordinateur, aller sur internet pour
regarder des choses sur YouTube... Et pas seulement celui qui a 7 ans, mais
aussi son frère de 4 ans et même sa sœur de 2 ans. Donc effectivement, je
connais bien ce problème. Alors, moi je crois que comme presque tout dans
la vie, c’est une question d’équilibre. Donc je pense que ce n’est pas bon de
les couper entièrement, de leur interdire totalement les outils
technologiques, mais je pense qu’il faut savoir modérer. De toute manière,
je crois que c’est impossible de les couper complètement de ces outils
technologiques, de leur interdire, parce que déjà je ne crois pas que ce soit
une bonne idée, parce qu’à l’école je crois que les enfants entre eux, ils
parlent beaucoup de cela puisque ça fait partie de notre quotidien. Et donc,
j’imagine mon fils dans une discussion avec d’autres enfants « ah oui, tu as
vu le dernier jeu de ci, de ça ? », eh bien il va être isolé de la conversation,
mis à part et je crois que ce n’est pas très bien pour lui. Ensuite, je pense
que c’est impossible de leur interdire complètement parce que... enfin «
impossible », c’est surtout pas bien, je trouve que ce n’est pas bien parce
que ces outils font partie de notre quotidien et il ne faut pas nier ce qu’est le
présent aujourd’hui. Ils doivent connaître les outils de la vie quotidienne
comme ils doivent savoir utiliser un stylo, utiliser... plus tard savoir
cuisiner, savoir lire... eh bien je crois que c’est normal de savoir utiliser un
ordinateur ou une tablette. Et puis, je crois aussi que ces outils comme la
tablette, je suis assez d’accord avec le début de l’article, c’est... il y a de
bons côtés. Donc je crois que pour le développement de l’enfant, pour un
certain développement, les tablettes c’est très bon. Moi je vois mes enfants,
c’est incroyable à quelle vitesse ils apprennent, c’est très intuitif, donc tout
seuls ils apprennent en fait et ils comprennent une certaine logique. En
plus, que ce soit sur la tablette ou sur internet, ils jouent à des jeux, mais
pas n’importe quels jeux, et je vais parler de ça après, qu’il faut contrôler.
Mais ils jouent à des jeux intelligents quand même, c’est-à-dire que ce sont
des jeux un petit peu mathématiques où il faut trouver une solution pour
sortir d’un labyrinthe ou calculer quelque chose, enfin il y a plein de jeux
très intelligents où par exemple ils apprennent l’anglais. Donc ils naviguent
comme ça sur internet ou ils se chargent eux-mêmes certains jeux pour
apprendre l’anglais ou par exemple le français. Donc pour apprendre des
langues, il y a plein d’outils très intéressants, même si ça ne remplace pas
un professeur, mais ça donne envie, ça stimule. Donc voilà, je pense qu’il y
a plein de bons côtés et qu’il ne faut pas interdire complètement. Par
contre, je crois qu’il faut contrôler, il ne faut pas leur interdire totalement,
mais il ne faut pas non plus que ces nouvelles technologies, qu’il n’y ait que
ça. Donc il faut restreindre leur utilisation. Parce que... là je suis d’accord
avec la deuxième partie de l’article, les scientifiques : ça isole les enfants.
Notamment, je vois ma fille de 2 ans quand elle est sur la tablette, elle ne
parle à personne, elle est seule devant ses jeux, donc il n’y a pas
d’interactions. Ça stimule énormément la vue, mais les autres sens ne sont
pas stimulés, ça isole l’enfant dans un monde. Il y a aussi certains jeux qui
sont violents sur la tablette ou sur internet, sur l’ordinateur, ça peut
augmenter l’agressivité, la frustration, il n’y a pas de partage... Donc bien
évidemment, il y a des choses mauvaises. Et donc, je pense qu’il faut une
utilisation modérée et trouvez un équilibre. Il faut aussi utiliser ces outils
d’une manière correcte. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les
enfants, non seulement ils ne peuvent pas jouer tout le temps avec la
tablette, mais il faut aussi qu’ils aient un comportement responsable.
Quand par exemple on doit passer à table, il faut savoir s’arrêter, donc il
faut savoir – même si on est dans un jeu – dire « stop ». Il faut aussi... je
pense que c’est très important et c’est la même chose pour la télévision, je
crois qu’il faut que les parents soient à côté et qu’il y ait un certain
échange. Donc par exemple, c’est complètement différent de regarder la
télévision ensemble en famille, même si c’est un dessin animé, que laisser
les enfants pendant une heure devant la télé sans même savoir ce qu’ils
regardent. Donc... voilà, ça peut être la même la chose pour les tablettes,
c’est-à-dire il peut jouer, mais les parents peuvent regarder un peu ce qu’ils
font, leur expliquer, les orienter, etc. Et puis il faut aussi qu’ils fassent des
activités sur la tablette ou sur l’ordinateur qui soient adaptées à leur âge,
bien évidemment. Donc là aussi, ça demande un contrôle des parents.
Bien, je voulais parler d’un sujet qui me semble important aussi, je
voulais parler de l’école. Alors aujourd’hui, l’école... en tout cas certaines
écoles se sont mis bien sûr aux nouvelles technologies, que ce soit les
tablettes, que ce soit les écrans interactifs dans la classe, etc. Alors, quand
les nouvelles technologies peuvent aider... par exemple pour les professeurs,
utilizer internet en cours, on le projette sur un écran, utilizer YouTube
notamment, c’est très intéressant. Mais... et surtout avec les enfants, les
jeunes enfants, je crois qu’il faut quand même limiter. Donc qu’il y ait un
peu de nouvelles technologies dans le bon sens, c’est bien à l’école, mais il
ne faut pas que ça remplace le professeur,il ne faut pas que ça remplace
l’interaction entre les élèves, il ne faut pas que ça remplace le livre en
papier, etc. Je vous parle de ça parce que mon fils ainé était dans une école
quand il a commencé où il regardait sans arrêt des films à la télé. Il y avait
un écran interactif, il était toujours devant l’écran, enfin... et d’autres
parents trouvaient ça très bien, c’était moderne, etc. Eh bien moi, je n’étais
pas du tout content, je trouve qu’il regarde déjà assez la télé et l’ordinateur
ou la tablette à la maison et je n’étais pas du tout content. Et du coup, on l’a
changé d’école. Et maintenant, ça peut arriver qu’il utilise les nouvelles
technologies, ils ont des cours d’informatique, ils ont un écran dans les
salles, mais ça reste quand même modéré et c’est utilisé à bon escient
comme on dit. Donc voilà, je voulais parler un petit peu de l’école.
Et finalement dire un petit mot en ce qui concerne Steeve Jobs et
compagnie là, ce sur quoi termine l’article. Bon, ça me fait un petit peu rire,
un petit peu rigoler doucement, parce que je trouve ça très hypocrite, parce
que Steeve Jobs, il ne se contente pas... enfin il ne se contentait pas de
fabriquer des tablettes ou des smartphones, il essaie aussi de nous faire
consommer un maximum de technologies et très souvent des choses qui
sont tout à fait inutiles, je pense notamment maintenant à la SmartWatch qui
me parait totalement inutile. Donc ce n’est pas seulement qu’il construit des
nouvelles technologies et puis qu’il dit « bon, il faut faire quand même
attention avec les enfants et tout ça ». Non, il construit les nouvelles
technologies et puis aussi tout le marketing qui va derrière pour essayer de
nous en faire manger, manger, manger, consommer, consommer,
consommer. Donc ça me fait un peu rigoler qu’avec ses propres enfants il
interdise ces outils, mais que lui non seulement les construit, mais en plus
fait tout pour qu’on en consomme un maximum. Ça me rappelle un petit
peu vous savez les gens qui construisent des armes, les ingénieurs qui
construisent des armes, des explosifs, des bombes, ils les construisent et ils
les vendent, ils sont bien contents de les vendre aux autres gouvernements,
mais ils n’ont pas du tout envie que leurs enfants les utilisent ou soient
victimes de ces armes. Donc ça me fait un petit peut penser à ça, voilà !
Donc c’était une façon de conclure.
Donc voilà, finalement pour résumer ma pensée, je crois qu’un
équilibre... comme tout, il faut trouver un équilibre, ne pas dire « non ! »
drastiquement. Et puis ne pas laisser les enfants toute la journée devant les
tablettes.
Sujet 4
La cyberviolence, machiste et «pandémique»
Rapport alarmant sur l'augmentation des violences faites aux femmes sur
Internet.
Un rapport d’une commission des Nations unies qualifie de fléau les
violences faites aux femmes, en général dans le monde, et en particulier sur
Internet, et appelle « à une prise de conscience mondiale». Dans les 28 pays
de l’Union européenne, 18% de femmes ont subi une forme grave de
violence sur Internet dès l’âge de 15 ans, soit environ 9 millions de femmes.
Or, les menaces de mort ou le harcèlement représentent pour les femmes
une source d’anxiété, parce que prenant du temps et de l’argent afin de
payer des services de protection en ligne ou des frais de justice. Le rapport
met en garde : non, ces comportements violents ne sont pas uniquement un
problème de pays riches (parce qu’hyperconnectés et équipés) mais vont de
pair avec l’essor mondial d’Internet. Dans 74% des 86 pays étudiés pour
l’enquête, «les instances judiciaires et les tribunaux ne prennent pas les
mesures voulues pour lutter contre les cyberviolences faites aux femmes ».
Pourtant, surveiller et sanctionner strictement les agressions sont le seul
moyen de rendre le cyberespace sûr pour les femmes, et partant, pour les
garçons et les hommes.
Emmanuèle Peyret Libération septembre 2015
Transcription
Donc, le document déclencheur est un document qui est extrait du journal
bien connu Libération. Donc un article de septembre de 2015 d’Emmanuel
Perret.
Alors, dans cet article, on va nous parler de la cyber-violence, mais plus
particulièrement de la cyber-violence envers les femmes. Donc au début,
l’article commence par nous expliquer qu’il y a eu une commission des
Nations unies qui nous met en garde... enfin dont la conclusion a été que les
femmes subissent énormément de violences, principalement sur internet, et
donc cette commission des Nations unies voudrait nous mettre en garde
face à ce problème. Donc ensuite, l’article s’arrête principalement sur
les 28 pays de l’Union européenne, dans lesquels 18 % des femmes ont subi
une forme grave de violence sur internet.
Mais après, dans un autre temps, l’article nous explique que cela ne
s’arrête pas aux frontières de l’Union européenne et que cette violence est
générale, est dans presque tous les pays du monde, voilà. Donc finalement,
l’auteur dit qu’il faut surveiller et sanctionner strictement les agressions,
donc ce serait, d’après l’auteur, la solution. Donc surveiller internet et puis
sanctionner quand il y a de la violence envers les femmes.
Donc je crois que la problématique est claire, donc le problème soulevé
c’est donc la cyber-violence envers les femmes, mais plus généralement on
pourrait inclure aussi les conséquences de cela et surtout quelles sont les
solutions, voilà.
Donc je vais organiser mon discours comme cela :
1.- Premièrement je vais parler de la femme et la violence envers les
femmes en général, c’est-à-dire en dehors d’internet.
2.- Ensuite, je parlerai de la violence envers les femmes sur internet, donc
les différentes possibilités de violence envers les femmes.
3.- Et puis après, je m’arrêterai dans une troisième partie sur les
solutions.
Bien, donc je pense que la violence envers les femmes dans le monde
d’aujourd’hui – et pas que aujourd’hui d’ailleurs – malheureusement... donc
en dehors d’internet, elle existe depuis bien longtemps et c’est un problème
qui est actuel, mais qui était encore pire avant, je pense. Et même si la
femme s’est libérée, même si la femme aujourd’hui peut voter, même si la
femme a beaucoup plus de droits et de pouvoirs dans notre monde
occidental on va dire, il y a encore énormément de violences et d’inégalités
sociales par rapport à la femme aujourd’hui dans nos sociétés. Alors, un
premier exemple au niveau du salaire par exemple, la femme pour le
même métier, la même profession, actuellement eh bien elle gagne un
salaire moins élevé. Donc ça, c’est un exemple, elles sont donc moins bien
payées. Et puis il y a aussi de a violence... un genre de violence indirecte,
notamment à la télévision, où la femme est très souvent utilisée pour son
image et très peu... enfin physique, pour son physique, et très peu pour le
côté intellectuel ; notamment utilisée pour la publicité, pour son image, son
corps et très peu pour sa tête.
Donc, le problème n’est pas récent, le problème n’est pas que sur internet et
maintenant voyons sur internet. Donc, sur internet, cela ne m’étonne pas
du tout qu’il y ait de la violence puisque je crois que c’est la suite logique
de ce qui arrive dans notre société depuis des siècles. Mais, c’est vrai que
sur internet, comme internet a cette caractéristique d’être très libre, difficile
à surveiller, il y a peut-être un autre type de violence. Oui, c’est peut-être
que la femme est encore plus victime sur internet, c’est encore plus clair.
Alors, notamment, quels problèmes on a sur internet ? Eh bien, la
prostitution d’abord, puisqu’avec internet tout ce qui est prostitution des
femmes a énormément augmenté. Donc là, il y a un gros problème quand
même sur internet. Ensuite, il y a... bah comme je l’ai dit en fait, à la télé
déjà le problème existe ou à la radio, l’utilisation de la femme par le
marketing, son image, toujours son corps, une femme sexy, une femme qui
est utilisée pour son image plus sexuelle que pour son image cérébrale,
donc voilà, c’est un genre de violence aussi. Et puis très souvent, quandla
femme a la parole – que ce soit sur internet ou sur la radio – bah très
souvent l’homme a le rôle de celui qui sait, celui de l’expert, et puis la
femme est plutôt témoin quoi, donc sur internet, très important aussi, on ne
peut pas ne pas en parler, c’est les problèmes de *bowling* ou de
harcèlement, notamment chez les jeunes. Alors, qu’est-ce qui se passe ?
Bah c’est par exemple des filles qui sont prises en photo dans des
positions, dans des situations qui sont un peu délicates et puis son copain
par exemple, ses copains les mettent sur internet, donc mettent des images
compromettantes de jeunes filles, de sa copine sur internet. Et à partir de là,
tous les autres copains ont accès à ces photos et donc évidemment ça crée
comme un harcèlement par rapport à la jeune fille. Alors les garçons aussi
subissent ce genre de violence, mais souvent c’est plutôt les filles qui sont
davantage touchées. C’est notamment aussi le cas par exemple des
vengeances, donc ça on en parle beaucoup aussi en ce moment, par
exemple une fille sort avec un garçon et pendant leur relation le garçon a
pris des photos compromettantes de la fille qui est nue, des photos intimes.
Et puis quand la fille le quitte, quand ils arrêtent leur relation, eh bien si ça
se passe mal, ce qui arrive des fois c’est des cyber-vengeances, alors le
garçon met toutes ces photos intimes de son ex petite copine sur internet.
Donc ça on en parle beaucoup aussi en ce moment, donc voilà. Donc on
voit qu’il y a vraiment beaucoup de types d’agressions machistes envers les
femmes sur internet. Mais je pense que finalement le problème de la
violence est général et internet – comme je l’ai dit – transpose le problème
dans un autre monde, le monde numérique, mais je pense que la base du
problème ce n’est pas vraiment internet.
Dans la troisième partie, je vais parler comme je l’ai dit des solutions et
un petit peu de mon point de vue. Donc moi je pense que c’est un problème
très grave, qui me choque énormément, parce que je pense que la femme
au contraire doit être... bon, tout le monde doit être respecté, les hommes
comme les femmes, mais peut-être la femme encore plus sachant que c’est
quand même celle qui procrée, c’est celle qui est la mère des enfants, donc
je trouve ça vraiment lamentable – que ce soit aujourd’hui sur internet ou
bien depuis des siècles et des siècles – que la femme subisse une violence
ou qu’elle soit toujours rabaissée, qu’elle n’ait pas les mêmes droits que les
hommes, je trouve ça incroyable. Je suis vraiment très choqué par cela et je
trouve que les femmes devraient être encore plus remontées contre les
hommes à ce niveau-là et je pense qu’on devrait encore plus en parler. Les
solutions, eh bien dans l’article ils parlent des solutions de surveillance
d’internet et de répression. Alors, je pense que oui, on peut surveiller
internet et puis faire de la répression, mais je ne pense pas que ce soit la
solution la meilleure. Moi je crois que la lutte contre le machisme, eh bien
si on veut gagner cette lutte, il faut plutôt viser l’éducation et un
changement des mentalités. Donc voilà, je crois que c’est plutôt là dans ce
secteur-là qu’on réussira à lutter contre le machisme. Donc, bah l’éducation,
c’est-à-dire à l’école déjà éduquer les enfants et puis les parents aussi bien
évidemment, la manière d’élever les parents. Je crois que les enfants
copient énormément le modèle des parents, donc déjà si le père se comporte
de manière machiste par rapport à sa femme, eh bien c’est très mauvais,
donc essayer de faire attention à l’exemple qu’on montre à ses enfants. Et
puis... bon, voilà, à l’école ou bien d’autres types d’éducation que l’école,
peut-être des ateliers, des stages, etc. Et je crois que le gouvernement là
aussi a un rôle important de faire de la propagande et de lutter contre ce
machisme. Et changement de mentalité, donc là aussi je pense que le
gouvernement a un rôle important pour que ça change dans nos sociétés,
que l’image de la femme soit différente, qu’elle ne soit pas toujours utilisée
dans le marketing pour son physique, mais qu’on mette un petit peu plus en
valeur aussi le côté intellectuel autant que l’homme. Et donc faire un
changement des mentalités dans notre société. Mais je crois que les choses
sont en train de changer, changent depuis déjà longtemps hein, ça n’arrête
pas d’évoluer, heureusement. Et ça continue, donc je crois qu’on est quand
même sur le bon chemin, même si c’est vrai qu’internet... pour internet,
c’est comme toujours, internet a des caractéristiques propres, c’est-à-dire
très libre, très difficile à surveiller, et d’ailleurs je ne sais pas s’il faut...
surveiller, oui, mais interdire... je ne sais pas si on peut interdire internet, ça
serait dommage aussi. Donc, je pense que oui, comme dit l’article, on peut
essayer de surveiller et de punir. On peut, mais je pense que ce n’est pas la
solution finale. Je pense qu’avec ces outils, on ne pourra pas régler le
problème dans le fond, ça ne sera jamais suffisant. Surveiller internet, c’est
très difficile de toute manière.
En conclusion, je pense donc que... comme ce que j’ai déjà dit, en fait
finalement il n’y a rien de nouveau, le machisme existe depuis très
longtemps et finalement internet est comme un petit peu le reflet de cela et
le problème se transpose finalement de nos sociétés à internet, même si sur
internet c’est peut-être encore plus difficile de lutter contre ce machisme
pour les raisons que j’ai évoquées auparavant.
Sujet 5
Nature, santé, plaisir dans nos assiettes !
Depuis quelques décennies, la mode s'est aussi emparée de
l'agroalimentaire. L'exotisme culinaire est de mise. Les consommateurs
veulent découvrir de nouveaux goûts, se faire plaisir. Et manger doit les
aider à rester en bonne santé. Les consommateurs français sont de plus en
plus attentifs à leur bien-être, et recherchent surtout des produits qui leur
permettent de rester en bonne santé. Ils veulent que leur alimentation
préserve leur « capital santé » puisqu'ils savent que leur espérance de vie a
considérablement augmenté. Les gens veulent rester en forme plus
longtemps. Les notions de plaisir et de sécurité se trouvent également au
coeur de leurs attitudes de consommation.
http://www.sciencesetavenir.fr/ Interview de Interview de Xavier Terlet.
2015
Transcription
Donc comme l’indique le titre du document, nous allons parler de
l’alimentation et de la santé aujourd’hui. Donc le texte déclencheur, notre
document de base est extrait en fait d’un magazine, mais d’un magazine
qui est sur internet, du site internet sciencesetavenir.fr, c’est extrait d’une
interview de Xavier Terlé en 2015.
Bien, donc rapidement, pour situer, pour résumer le document, on
pourrait le séparer en trois parties. Dans une première partie, il nous
explique que depuis quelques décennies, il y a une mode dans
l’agroalimentaire qui est l’exotisme culinaire. Donc les gens veulent
découvrir de nouveaux goûts, de nouvelles saveurs et se faire plaisir. Dans
une deuxième partie du document, on nous parle de la santé, donc les
gens veulent... enfin donnent une importance, donnent de l’importance à la
santé par rapport à la nourriture, donc c’est-à-dire qu’ils veulent manger
sain ou manger de façon à être en bonne santé.
Et puis finalement, dans la dernière phrase, le document nous dit : « les
notions de plaisir et de sécurité se trouvent également au cœur de leurs
attitudes de consommation ». Donc il élargit un petit peu le thème à tout ce
qui est la consommation. Bien, donc le problème soulevé on voit c’est la
nourriture aujourd’hui, une mode, un plaisir et puis le bien-être. Donc on va
parler de ça et est-ce que cela se généralise à la consommation en
général.
1.- Donc voici mon plan, je vais au début commencer par resituer un
petit peu ce problème de l’alimentation par rapport à avant, les
changements qu’il y a eu récemment.
2.- Ensuite, je parlerai de la première partie du document, c’est-à-dire
le développement des produits exotiques dans l’alimentation.
3.- Et ensuite, jeparlerai davantage de la santé et de l’alimentation.
4.- Je parlerai ensuite de la consommation d’une manière générale.
Et finalement, j’aimerai terminer pour un petit peu élargir notre sujet
sur le problème de la consommation en général, la consommation de
masse par rapport à un problème qui nous touche énormément aujourd’hui,
c’est-à-dire l’écologie, l’environnement.
Donc il ne faut quand même pas oublier qu’il y a... que l’homme au temps
un petit peu préhistorique, quand il était encore l’homme des cavernes, il ne
faut pas oublier le besoin... le premier besoin de l’homme, comme
n’importe quel animal, c’était de trouver sa nourriture, tout convergeait à
pouvoir se nourrir et trouver sa nourriture. Donc les hommes avaient besoin
de se déplacer, ils étaient nomades et pas sédentaires. Et puis très souvent,
bah il ne trouvait pas sa nourriture ou il y avait des manques alimentaires et
du coup ça a créé des maladies, des famines et ça a empêché l’humanité de
se développer. Donc je pense que c’est important de le rappeler parce que
c’était il n’y a pas si longtemps dans l’histoire de l’humanité. Et en fait,
maintenant, aujourd’hui, bah la nourriture nous parait comme quelque
chose d’évident. Bon, évidemment, il y a de la misère hein, mais en général
– en tout cas dans nos sociétés occidentales – la nourriture ne nous parait
plus comme un besoin primaire et on s’est détaché de ce besoin
fondamental. Donc je trouvais que c’était important de le rappeler. Dans
une période beaucoup plus récente, il ne faut pas oublier non plus... je pense
à l’époque de mes grands-parents ou même de mes parents, la nourriture
était quelque chose, je crois, de beaucoup plus sacrée par rapport à
aujourd’hui. Par exemple, on nous disait de ne pas jouer avec la nourriture,
qu’il fallait manger tout ce qu’on avait dans notre assiette parce qu’il y avait
des enfants qui mourraient de faim, parce que tout le monde ne pouvait pas
manger à sa faim, etc. Et je crois que ça, c’était il n’y a pas si longtemps et
que depuis on a un petit peu perdu quand même ces notions et ces valeurs.
Alors, qu’est-ce qu’il se passe aujourd’hui ? Eh bien, la question n’est plus
de savoir si on va manger demain ou ne pas manger, mais plutôt de savoir
comment on va manger, comment on peut trouver du plaisir dans la
nourriture, trouver de nouvelles recettes, de nouveaux goûts, l’exotisme,
etc. ? Donc effectivement, je pense que cela est dû notamment au côté
commercial, à l’argent, au marketing et à la consommation, à la société de
consommation. Alors il y a un exemple qui est très frappant de cela, c’est
par exemple... je pense tout de suite aux sushis. Donc en plus, bon moi je
connais assez bien le Japon et les sushis c’est vraiment donc le poisson cru
sur du riz. C’est très frappant parce qu’il n’y a pas si longtemps que ça déjà
premièrement les sushis n’existaient pas, on ne savait même pas ce que
c’était en France. Et puis tout d’un coup sont apparus plein de restaurants
japonais, donc il y a une trentaine d’années, une vingtaine d’années. Alors
ça a été la mode du japonais, donc voilà, la mode de l’exotisme, de goûter
d’autres saveurs. Et donc au début, il s’agissait de restaurants très classes,
des restaurants de haut niveau, de haut standing. Et puis il n’y a pas si
longtemps, bah finalement les restaurants japonais se sont multipliés partout
et ce n’est plus du tout devenu un produit de haut niveau, mais un produit
de masse et maintenant on voit apparaître des restaurants de sushis partout
et tout le monde consomme du sushi, presque comme on va au Mc
Donald’s. Donc, je crois que c’est très révélateur de justement cette société
de consommation par rapport à la nourriture et puis ce goût pour l’exotisme,
voilà, un exemple typique ce sont les sushis. Donc maintenant il y a
d’autres produits hein, ça continue, mais c’était un exemple quand même
frappant.
Alors, c’est étonnant parce que... et ça va nous amener au troisième point
de mon exposé, c’est étonnant parce que d’un autre côté, on nous dit que
pour la santé, il vaut mieux manger des produits locaux et des produits de
saison.
Et donc c’est notre troisième point, on va aborder maintenant le capital
santé et la nourriture. Et donc justement c’est un petit peu paradoxal
puisqu’en même temps on nous dit qu’il vaut mieux manger des produits du
terroir, des produits de notre région. Alors d’où ça vient ça ? Depuis
quelques années... c’est assez récent tout de même, ça a explosé il y a une
vingtaine d’années à peu près et je crois que maintenant c’est partout, c’est
très à la mode et ça va continuer, c’est la santé et la nourriture et
l’alimentation. Donc voilà, il y a eu ce rapprochement il y a une vingtaine
ou une trentaine d’années de la médecine – qui a quand même pas mal
évolué aussi à ce niveau-là – et la nourriture. Donc en fait est apparu tout un
nouveau style de consommation de nourriture et donc on ne se nourrit plus
uniquement... comme je l’ai dit au début, l’alimentation n’est plus un besoin
basique, mais un plaisir et c’est lié à la santé. Donc on ne cherche plus à
manger tous les jours, on cherche à manger des aliments sains, des aliments
qui vont nous permettre de préserver notre capital-santé, donc notamment
sont apparus par exemple tout ce qui est produits bio.
Alors voilà, alors dans chaque pays ça a un nom différent, ce qui montre
bien aussi ce côté un petit peu superficiel et marketing. En France, le mot
clé c’est produit bio, voilà, biologique. Donc dans tous les supermarchés on
voit des produits bio maintenant, dans les boutiques spécialisées qui ont fait
un boom extraordinaire en France. Donc il faut manger bio. Alors, les
produits bio c’est soi-disant des produits... les plantes n’ont pas été traitées
avec des engrais chimiques, on a fait pousser les légumes et les fruits dans
certaines conditions, on n’utilise pas certains produits... Bon, voilà, donc ça
c’est le bio par exemple.
Aussi un exemple frappant, c’est ce qui est arrivé il y a très peu de temps
avec l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé, qui a déclaré que la
viande était cancérigène. Donc bon, ça a fait pas mal de scandale cette
histoire. Donc voilà, un autre exemple c’est que les gens veulent manger
moins de viande parce qu’on s’est aperçu que la viande n’était pas très
bonne pour la santé. Et donc on voit une évolution importante, puisqu’avant
au contraire c’était... notamment par exemple au Moyen Âge, les seigneurs
mangeaient beaucoup de viande et les paysans ne pouvaient pas manger de
la viande très souvent. Et du coup, on voyait que les... c’est marrant parce
que l’espérance de vie des paysans du coup était souvent plus haute que
celle des seigneurs alors qu’ils avaient des conditions de vie très dures,
entre autres pour ça.
Bon, et puis on s’est aperçu qu’il y avait un lien très étroit entre les cancers
et la nourriture. Je crois qu’effectivement, la médecine a évolué, s’est rendu
compte que la nourriture était quelque chose de fondamental dans la santé,
était liée. Et ça, je n’en doute absolument pas, je suis tout à fait d’accord.
Mais maintenant... voilà, c’est comme pour tout, il y a des gens qui au lieu
de réfléchir, de se renseigner et de faire les choses bien, mais au lieu de
faire les choses bien, ils suivent des modes, et au lieu de réfléchir et de se
renseigner, bah ils suivent des modes, voilà. Alors c’est par exemple
l’histoire du gluten, alors aujourd’hui c’est la grande mode du « non-gluten
». Je crois que ce n’est pas fondé sur des choses très scientifiques. Il y a des
gens qui sont allergiques au gluten, les cœliaques, et ça c’est très bien, pour
eux il ne faut pas qu’ils prennent de gluten. Il y a des gens qui sont
intolérants au gluten et ça me parait très bien. Maintenant, il y a plein de
gens qui sans aucune raison se mettent à ne plus consommer de gluten. Ils
ne comprennent pas, ils ne savent même pas ce que c’est le gluten, ils
pensent que le gluten n’est pas dans certains aliments alors qu’il est tout à
fait dans ces aliments-là. Bref, ils font grosso modo n’importequoi, sauf
une chose qu’ils font très bien pour le marketing et tout ce qui est
commercial, c’est que ça leur coûte beaucoup plus cher et ils achètent les
produits qu’on leur a... qu’on a bien voulu leur faire acheter. Donc voilà,
c’est comme pour tout, je crois qu’il faut faire les choses de manière
raisonnée, responsable et bien se renseigner.
Donc finalement, tout ça, ça nous amène au quatrième point que je
voulais traiter, c’est la consommation, la société de consommation. Et je
crois que tout ça est lié à cette société de consommation et c’est pour ça que
dans notre document, l’auteur en parle à la fin. Donc il dit... il explique que
ce n’est pas seulement pour la nourriture, mais pour la consommation en
général. Donc je crois que oui, qu’en fait finalement c’est une mode
générale pour tout ce qui est consommation. On est dans une société de
consommation à outrance, où le commercial, le marketing est le roi et le
marketing crée des modes exprès pour nous faire consommer. Et je pense
que bien sûr que ça dépasse les frontières de l’alimentation. Est-ce que cela
c’est bien ou c’est pas bien ? Pour ma part, je n’aime pas beaucoup ça
franchement cette société de consommation. Je crois aussi que c’est lié à
des idées économiques qui ne sont pas d’hier hein, qu’on est basé sur une
société de consommation, mais il y a beaucoup de gens qui disent que l’idée
que l’économie va bien à condition qu’on consomme, c’est une idée qui ne
peut pas continuer puisque de toute manière – et on va aborder le dernier
point de mon exposé – de toute manière, ce n’est pas possible à cause
aujourd’hui d’une barrière très importante qui est l’écologie et
l’environnement.
Donc voilà, les gens veulent consommer du bio, les gens veulent
consommer, consommer, consommer, de la nourriture, des produits
exotiques, mais aujourd’hui cela crée énormément de problèmes au niveau
de l’environnement et de l’écologie. Je vais donner un simple exemple,
c’est souvent les gens qui veulent manger du bio qui veulent manger sain,
ils sont aussi très liés à l’écologie, ce sont souvent les bobos, notamment en
France. Mais ils ne savent pas du tout qu’en mangeant... si tout le monde
mangeait du bio demain, ça voudrait dire qu’il faut faire pousser les
végétaux, les fruits et les légumes dans des conditions qui demandent
énormément plus de terrain. Donc ça, ils ne le savent peut-être pas, mais si
tout le monde se mettait à manger du bio demain, il n’y aurait plus assez de
place sur terre pour faire toutes ces cultures. Donc c’est un problème. Donc,
je ne dis pas que ce n’est pas bien le bio, mais voilà, tout est lié et donc il
faut le savoir. Voilà, donc j’ai terminé mon exposé.
Sujet 6
Sous leur carapace de métal les robots ont-ils un cœur ?
Ils vivent à nos côtés, nous font des compliments, s’adaptent à nos
humeurs... Les nouveaux robots peuvent détecter et simuler les sentiments
humains. Déjà disponible au Japon, terre promise des créatures artificielles,
le robot émotionnel, doué de parole et de motricité, sera bientôt
commercialisé en France pour 1 500 euros environ. « Grâce à Pepper, le
futur commence aujourd'hui », promet l'apprenti sorcier Bruno Maisonnier,
le fondateur de la société française leader mondial sur le marché du robot
humanoïde de compagnie – dont les personnes âgées devraient être les
premières à profiter. Jusqu'à peu, on avait tendance à considérer que
l'émotion, signe d'humanité, fournissait une solide ligne de partage entre
l'homme et la machine Mais depuis une quinzaine d'années, l'explosion de
la recherche sur le cerveau émotionnel a tout fait vaciller. Les cerveaux
numériques ont désormais leurs humeurs. « Ils reconnaissent les
comportements affectifs des humains, puis prennent des décisions en
fonction des émotions détectées, et enfin génèrent des expressions
émotionnelles. Il ne faut toutefois pas faire de confusion : tout cela reste
très technologique, une machine ne ressent rien, ce n'est qu'une simulation,
met en garde Laurence Devillers, professeur d'informatique appliquée aux
sciences humaines. « La machine est tout au plus un objet chaleureux ».
Toutefois certains experts prévoient qu'en 2050 les humanoïdes nous
ressembleront tellement que nous irons même jusqu'à les épouser.
Juliette Cerf Télérama 19/08/2015
Transcription de la correction.
Alors, le texte déclencheur tout d’abord pour nous situer, donc ce texte
déclencheur est extrait en fait d’un journal qui s’appelle Télérama, un
journal français. C’est un article en fait assez récent de 2015 de Juliette
Cerf. Alors donc son titre, comme je l’ai dit « sous leur carapace de métal,
les robots ont-ils un cœur ? ». Donc on va parler de robots, mais nous
n’allons pas parler de tous les robots, on va parler en fait des robots
humanoïdes.
Donc, pour résumer le texte déclencheur rapidement, on peut dire
qu’on peut voir quatre parties.
Tout d’abord, l’auteur nous explique que les robots humanoïdes peuvent
détecter des sentiments humains et puis il nous explique qu’ils existent
déjà au Japon et qu’ils vont arriver en France à travers une société qui est
leader mondial sur le marché, donc pour 1500 € on pourrait en avoir en
France et ça servirait pour les personnes âgées notamment.
Dans une deuxième partie de l’article, l’auteur nous explique un petit
peu l’émotion chez les robots humanoïdes et les signes d’humanité :
comment est-ce qu’un robot peut ressembler à l’humain ?
Et puis dans une troisième partie, finalement il explique quand même
les limites et il nous explique qu’il ne faut pas faire de confusion, que tout
cela reste très technologique et qu’une machine ne peut pas ressentir des
sentiments.
Et puis finalement, une dernière partie avec une petite phrase de...
comme une conclusion un peu drôle, c’est qu’en 2050 les humanoïdes nous
ressembleront tellement que nous irons même jusqu’à les épouser.
Donc la problématique finalement de ce texte... eh bien les robots, mais
pas n’importe lesquels, les robots humanoïdes, alors dans nos sociétés.
C’est-à-dire quelle place ils peuvent avoir dans notre société, est-ce
qu’ils peuvent déjà vraiment exister et jusqu’à quel point un robot peut
ressembler à un homme ? Et puis, dans le futur, jusqu’à où ça peut aller,
est-ce que les robots pourront vraiment avoir des sentiments ? Et à ce
moment-là, ça pose peut-être des problèmes éthiques.
1.- Donc je vais faire mon exposé selon ce plan, donc premièrement je
vais un petit peu expliquer le robot qu’est-ce que c’est en général et le
comparer avec un robot humanoïde.
2.- Dans une deuxième partie, je vais expliquer les robots humanoïdes
dans nos sociétés, est-ce que c’est bien, est-ce que ce n’est pas bien ? Les
limites et les problèmes que ça peut causer.
3.- Dans une troisième partie, je vais m’intéresser à un aspect un petit
peu plus philosophique et éthique de la question, donc les robots
humanoïdes est-ce une légende, est-ce une réalité, est-ce qu’un jour
vraiment un robot pourra se comporter comme un homme et les problèmes
que cela posera au niveau de l’éthique notamment ? Et je terminerai sur
une petite conclusion bien sûr.
Donc première partie, les robots, qu’est-ce que c’est ? Eh bien en fait,
déjà, un robot, on peut dire que ça a presque toujours existé, parce qu’un
robot c’est presque un outil... on peut dire un outil évolué. Donc depuis
presque l’homme préhistorique, on a des outils. Bon, un robot ce n’est pas
exactement un outil, mais on peut dire que c’est... on va dire un outil
sophistiqué. Donc notamment, on va parler de robots dans la cuisine, par
exemple une machine qui va nous aider à couper des légumes, à éplucher
les légumes, à faire la cuisine quoi, donc ça... Alors on va par exemple
parler de robots, mais ce n’est pas exactement... Donc il y a deux concepts
quoi, le robot voilà comme ça dans la cuisine ou bien le robot dans une
usine qui sert à... par exemple à fabriquer des voitures hein, on voit que
c’est robotisé, d’ailleurs on dit dans les usines « les usines sont robotisées ».
Mais après, il y a un autre concept et c’est celui-ciqui nous intéresse
davantage aujourd’hui, c’est le concept du robot qui ressemble à un humain,
à un homme, donc le robot humanoïde. Alors ça aussi, ce robot il existe
depuis très longtemps dans les films, dans les livres, mais jusqu’à très peu
de temps en fait c’était une légende hein vraiment. Bon, souvent le futur...
dans le futur on se voyait entouré de robots, mais je pense que c’était plus
une légende, on n’y croyait pas vraiment. Et puis c’est vrai que depuis
quelque temps, eh bien on voit apparaître de plus en plus des robots qui
nous ressemblent vraiment. Donc ce sont les Japonais qui sont spécialement
à la pointe de cela et qui créent des robots humanoïdes. Donc au début, ils
arrivaient à marcher, déjà faire qu’un robot marche c’est très compliqué. Ils
ressemblent physiquement à l’homme, mais surtout maintenant on voit que
ce sont des robots qui ont des espèces de... ils n’ont pas des sentiments,
mais on dirait qu’ils ont des sentiments. C’est-à-dire qu’ils obéissent aux
ordres de l’homme, quand l’homme leur donne des ordres par la parole, ils
obéissent, ils sont capables de faire quelques tâches simples... Donc en fait,
c’est quelque chose de très récent, mais qui semble – et l’article nous le
confirme – qui semble aller de plus en plus rapidement et qui pourrait avoir
un rôle de plus en plus important dans notre société.
Je vais maintenant m’intéresser à la partie 2 de mon exposé, c’est-à-dire
les robots humanoïdes dans nos sociétés. Concrètement, est-ce que c’est
bien, est-ce que ce n’est pas bien et comment est-ce qu’ils peuvent s’adapter
à nos sociétés ? Alors comme toujours, moi je crois que quand on a vu
internet arriver, on a pensé que le livre allait disparaître ; quand on a vu la
télévision arriver, on a pensé que la radio allait disparaitre. Eh bien
aujourd’hui, je crois que oui, que les robots vont faire partie de notre
quotidien, les robots humanoïdes hein, oui oui, je pense que c’est tout à fait
possible. Mais ce n’est pas pour autant qu’on va abandonner tout le reste,
c’est-à-dire les autres rapports humains.
Ce n’est pas parce qu’on a des robots qui ressemblent un petit peu à un
homme qu’on doit complètement abandonner nos relations humaines et ne
plus avoir d’amis, etc. Évidemment, tout est une question de savoir utiliser
les choses et les robots humanoïdes ça sera la même chose. Donc je crois
que par exemple, plus tard, on va effectivement voir apparaître dans les
foyers des robots, et notamment, comme le précise l’article, on va avoir des
robots de compagnie pour les personnes âgées par exemple. Alors, ce
phénomène, il n’est pas nouveau parce qu’en fait c’est ce qu’il se passe
avec les animaux de compagnie déjà. Donc on voit que les personnes âgées,
on leur conseille d’avoir un chien ou un chat pour leur tenir compagnie. Eh
bien je crois que pourquoi pas avoir un robot de compagnie, oui, pourquoi
pas ? Moi je pense que c’est une bonne idée, de toute manière on n’arrête
pas le progrès comme on dit, donc certainement que ça arrivera. Et pas
seulement pour les personnes âgées, je pense que pour des personnes par
exemple qui ont certains handicaps, les personnes handicapées, par
exemple pour des aveugles, des gens... des malvoyants comme on dit
maintenant ou des non- voyants ou pour des personnes malentendantes, un
robot comme ça qui est capable de se déplacer de manière autonome dans la
maison et qui obéit à la parole, ça peut être quelque chose de très
intéressant. Et il aurait... il ferait croire qu’il a comme des sentiments et
donc ça pourrait aussi servir d’une compagnie.
Ça peut avoir plein d’utilités et notamment peut-être même... je ne sais pas,
par exemple pour l’éducation, des gens n’arrivent plus à éduquer leurs
enfants correctement, peut-être qu’un robot servirait à aider les parents
parce que les enfants font des crises facilement face à leurs parents, mais
face à un robot ça serait peut-être plus compliqué ! Enfin je crois que oui,
qu’un robot pourquoi pas et je ne suis pas complètement contre cette idée.
Maintenant, comme je le disais au début de cette deuxième partie de mon
exposé, je crois que ce n’est pas pour autant qu’il faut que le robot remplace
les relations humaines, les amis, la famille, etc. Donc c’est comme pour
tout, internet est apparu, les réseaux sociaux, le téléphone intelligent, les
smartphones, etc. Et il y a des gens qui deviennent esclaves de ces outils
parce qu’ils ne savent pas les utiliser. Mais si on les utilise bien, eh bien il
n’y a aucune raison de devenir complètement... d’être enfermé chez soi, de
ne plus jamais sortir, de ne voir personne. Et au contraire, ça peut aider à
avoir des... même des liens plus proches avec d’autres personnes. Donc les
robots, c’est exactement la même chose, il y a des gens qui vont dire : « non
mais c’est épouvantable, c’est n’importe quoi, bientôt on va se marier à des
robots », comme le précise l’article. Bon, ça j’en doute un petit peu
personnellement. Mais je crois qu’en fait, bah c’est toujours une question
de responsabilité, une question de savoir utiliser bien les choses comme les
nouvelles technologies et autres choses.
Donc la société évolue, de nouvelles technologies arrivent et je crois que si
on sait les utiliser bien, bah ça peut être très profitable. Mais il ne faut pas
tomber dans des pièges et donc je pense que voilà, les robots humanoïdes
ont une place dans notre société, oui, mais il peut y avoir des bons côtés et
il peut y avoir des mauvais côtés, mais je crois que cela dépend de comment
on va les utiliser.
Eh bien finalement, il y a un point qui me paraît intéressant, c’est... avec les
robots humanoïdes, pour aller un petit peu plus loin que le côté matériel et
concret, c’est le côté un peu philosophique et éthique de la chose. Alors je
ne peux pas m’empêcher de penser à deux films quand j’évoque ce sujet,
c’est Terminator d’abord et puis un autre film qui est extraordinaire qui est
Blade Runner comme on dit en français. Donc dans Terminator, c’est très
intéressant parce qu’on voit dans ce film que les robots... En fait, l’histoire
du film, au début on nous explique que les robots ont pris le dessus sur les
hommes et que les hommes ont créé des robots qui commençaient à avoir
une certaine intelligence, mais finalement les robots sont devenus
indépendants et ont réussi à eux-mêmes se perfectionner et en fait ont pris
le dessus sur l’homme et sont devenus complètement indépendants. Donc
voilà, un film qui pose des questions éthiques et des questions
philosophiques. Et puis l’autre film, donc Blade Runner, qui est un film
fantastique qui... Alors là ça pose un autre problème éthique, ça pose le
problème que... Donc il y a des robots qui ont été incrustés dans notre
société pour surveiller, pour...et il y a Harrison Ford dans le film qui s’en
rend compte et qui doit tuer ces robots. Mais à la fin du film, au moment où
il doit les tuer et il se bat contre eux, donc il y en a deux, c’est un robot fille,
une fille et un garçon. Et en fait, on voit que ces robots ont des sentiments
et qu’ils ne veulent pas mourir. Donc c’est aussi le problème du film, c’est
qu’à la fin les robots qui sont... normalement ils doivent être détruits, et
qu’une fois qu’ils ont fait leur rôle, leur tâche, ils ne veulent plus mourir
parce qu’ils ont des sentiments, des sentiments comme humains. Et donc
évidemment, ils tiennent à la vie, ils ne veulent pas mourir. Donc ça, c’est
très intéressant et donc ça nous amène à des problèmes philosophiques et
éthiques. Donc si on crée des robots intelligents... et pourquoi pas, pourquoi
pas, je crois que peut-être on y arrivera, même si dans l’article un des
scientifiques nous dit que les robots pour l’instant n’ont pas de sentiments,
mais peut-être qu’un jour ça arrivera. À ce moment-là, on sera face à des
problèmes éthiques très graves parce que si les robots ont des sentiments,
bah est-ce qu’il faudra les considérer comme des hommes, quelles lois
marcheront pour eux, est-ce qu’on aura le droit à avoir le droit de vie et de
mort sur eux ? Enfin donc... mêmesi on... même si aujourd’hui ça n’existe
pas, je pense qu’un jour ça existera et donc à ce moment-là des problèmes
très intéressants, philosophiques et éthiques, se poseront. On pense qu’en
2050, on arrivera à transférer le cerveau d’un homme dans un ordinateur et
donc qu’un homme sera finalement éternel. Et donc là on voit que déjà ce
genre de problèmes se posent. Voilà, donc c’était un petit peu pour élargir le
thème.
Donc conclusion, je pense que... pour terminer, dans notre société, oui
les robots vont avoir une place de plus en plus importante, les robots
humanoïdes, mais qu’il faut savoir – tout comme les ordinateurs, les
tablettes, les smartphones – qu’il faudra savoir les utiliser à bon escient. Et
si on les utilise à bon escient, eh bien on continuera à avoir des relations
normales avec nos amis, avec d’autres humains et pas humanoïdes, voilà.
99 sujets pour s’entraîner
C’est à votre tour. Faites la même chose avec ces 99 sujets !
Choisissez l’un des sujets puis élaborez la structure d’un plan. Cela doit
vous prendre au maximum 30 minutes. Comme votre temps est limité,
vous devez prendre des notes et non pas rédiger des phrases complètes.
SUJET 1
Ne pas juste consommer, mais consommer juste
Pour Charlotte Dudignac, 29 ans, chargée de communication pour Artisans
du Monde, il doit y avoir une « information et une sensibilisation des
Français à une consommation responsable ». L’éducation, l’économie et la
politique doivent ainsi se mêler pour aboutir à un commerce plus juste. Car
si « le marché a besoin de régulation politique », il en va de la responsabilité
de chacun et l’organisation prône une sensibilisation des plus jeunes pour
faire évoluer les choses.
Extrait de Grégory Onillon, Liberation, fr. 30/04/2007
SUJET 2
Des vacances sans déchets
Séjours en France. « Chouette Nature », des relais de tourisme durable
pour tous les gouts.
Poser ses bagages dans un beau relais, prendre une douche avec l’eau
chauffée par le soleil, déguster un café issu du commerce équitable, jeter
l’emballage dans la bonne poubelle... Le tourisme durable n’a rien
d’insurmontable, il est même plutôt alléchant. C’est ce que s’est dit Cap
France, qui fédère cent villages-vacances en bord de mer, à la montagne ou
à la campagne.
En 2004, Cap France s’est mis au diapason du tourisme durable en lançant
le label « Chouette Nature » : les relais et villages-vacances concernés
s’engagent à traiter leurs déchets, à économiser l’énergie et l’eau, à lutter
contre les nuisances sonores, à encourager les transports propres, à
respecter et protéger la nature, à mettre en avant des aliments de terroir ou
issus du commerce équitable. D’ici à 2008, une quarantaine de relais seront
labellisés « Chouette Nature », répartis en Bretagne, dans le Limousin, en
Midi-Pyrénées, dans le Languedoc-Roussillon... Le choix est
particulièrement vaste dans l’Est et en Rhône-Alpes.
Extrait de Métro, 21/05/2007
SUJET 3
Les végétariens seraient-ils plus intelligents ?
Dans une étude publiée dans le British Medical Journal, les scientifiques
britanniques ont mis en évidence que plus le QI d’un enfant de 10 ans
augmentait, plus la probabilité qu’il devienne végétarien était forte. Par
exemple pour un Q l supérieur de 15 points à la moyenne, la probabilité
qu’un enfant devienne végétarien 20 ans plus tard est de 38 %. Cette étude a
été réalisée sur près de 8 170 garçons et filles dans les années 70 lorsque
ceux-ci avaient 10 ans. Quelle explication avancer ? La plus répandue serait
que les enfants au Ql plus élevé ont une meilleure conscience de
l’importance de se nourrir correctement. D’autres, moins répandues,
pensent qu’il y a là une pure coïncidence dans le lien de cause à effet.
Extrait de Sophie Ravier. Apprendreaapprendre.com. 28/03/2007
SUJET 4
Décret anti tabac : objectif zéro cigarette
Interdiction de fumer à l’école pour lutter le plus tôt possible contre la
dépendence.
Plus que jamais, l’école se mobilise contre la consommation de nicotine et
les risques du tabagisme passif. Si, depuis de nombreuses années, des
établissements pilotes ont déjà mis en place des réglementations précises
pour limiter et encadrer la consommation, tous seront logés à la même
enseigne dès ce février. À cette date, tous les établissements scolaires
français deviendront entièrement non-fumeurs. Il sera ainsi totalement
interdit de fumer dans les bâtiments de tout type d’établissements ainsi que
dans les espaces près des écoles, collèges et lycées. (...) Ce qui ne manque
pas de poser des questions d’ordre pratique, selon Renaud Dumas,
proviseur adjoint du lycée Alfred Kastler, à Nantes : « on peut s’attendre à
ce que les élèves sortent du lycée pour fumer. Ce qui peut créer des
problèmes
d’attroupement aux abords du lycée ». Extrait de Question d'éducation.
Lejournal d’information de la communauté éducative. N ° 3, janvier-
février, 2017
SUJET 5
Pour l’égalité filles-garçons dans le système éducatif
Les femmes sont davantage confrontées à des difficultés d’insertion
professionnelle et leur emploi se caractérise par une concentration dans le
secteur tertiaire et par une sous-représentation aux postes de direction. Une
disparité qui puise en partie sa source dans les représentations véhiculées
sur les filières et les métiers. Face à ce constat, huit ministères, dont celui de
l’Éducation nationale, ont signé une convention commune pour promouvoir
l’égalité des filles et des garçons dans le système éducatif. La convention a
notamment pour but d’« inciter les professionnels de l’édition à renforcer la
place des femmes dans les manuels scolaires et à écarter tout stéréotype
sexiste de ces supports ».
Extrait de Famille & éducation. N° 466. avril,-mai, 2007
SUJET 6
Vidéosurveillance dans l’entreprise : jusqu’où peut-on épier les
salariés ?
Lors d’un contrôle dans une entreprise de transport routier, la Commission
nationale de l’informatique et des libertés a ordonné l’interruption
immédiate du dispositif de vidéosurveillance. Les salariés étaient filmés en
permanence à leur poste de travail. « Cette surveillance permanente n’était
justifiée par aucun motif de sécurité ou de lutte contre des dégradations
matérielles », reproche la Commission. Plusieurs sanctions pécuniaires* ont
aussi été prononcées, notamment à l’encontre d’une société de prêt-à-porter
qui a, sous couvert de lutte contre les vols, installé des caméras pour filmer
les salariés de façon permanente, y compris dans des lieux où aucune
marchandise n’était stockée et sans les en avoir informés. La Commission a
aussi rappelé à l’ordre une société qui filmait les salariés dans des espaces
de repos, une mesure disproportionnée à l’objectif de protection des
personnes et des biens et de prévention des actes terroristes. Certains
employés réclament l’enlèvement de ces caméras, estimant qu’elles
représentent une atteinte à leur vie privée.
Laurence Neuer, Le Point.fr, 06 mars
* Pécuniaire : relatif à l’argent
SUJET 7
Rencontre pour apprendre les langues
Des rencontres de sept minutes pour échanger en anglais ou en français,
c’est ce que viennent d’inventer deux ingénieurs. Trois fois par semaine,
des anonymes se retrouvent dans des cafés parisiens pour pratiquer. Parler,
papoter de tout et de rien, quitte à parler avec un accent épouvantable et se
tromper : pour progresser en langues, il n’y a que ça de vrai !
À défaut de pouvoir s’offrir le séjour linguistique outre-Manche ou de
l’autre côté des Pyrénées, par manque de temps ou d’argent, où dénicher
l’anglophone ou hispanophone qui vous fera gentiment la causette ? Au
bistrot ! « En alliant l’utile à l’agréable », rigole Nicolas, jeune ingénieur,
cofondateur et cogérant, avec son ami d’enfance Steven, d’une petite
entreprise.
Tous se sont préalablement inscrits sur le site : « Il faut qu’on puisse
s’assurer d’avoir autant de francophones que d’anglophones. » Chacun
paiera ses 10 €, boisson comprise, et c’est parti pour un quart d’heure de
conversation avec un partenaire.
Certes, les progrès ne sont pas garantis, maisl’expérience mérite peut-être
d’être tentée....
Claudine Proust, Le Parisien, 25 février
SUJET 8
En France, les femmes représentent près de 85 % des personnes qui
travaillent à temps partiel. Au sein de l’Union européenne, ce taux varie de
76 % à 90 %. Mais, à la différence de nombre de nos voisins européens, le
travail à temps partiel est un phénomène récent.
Femmes de ménages, vendeuses, caissières, assistantes maternelles,
employées : combien sont-elles à présent, à travailler sur des horaires
éclatés et pour un revenu mensuel plus proche de l’assistanat que d’un
salaire ? Au fil des années, le travail à temps partiel est devenu, de fait, une
forme de sous-emploi réservée aux femmes. Quand on parle du travail à
temps partiel, on traite en effet de la question du temps et on fait l’impasse
sur celle des salaires. Or, qui dit travail à temps partiel sous-entend,
inévitablement, travail à salaire partiel. Le sous-emploi débouche donc,
nécessairement, sur des sous-salaires.
Margaret MARUANI, Le Monde diplomatique, septembre 1997
SUJET 9
Médicaments au supermarché ?
Les médicaments pourront-ils bientôt être vendus dans les supermarchés à
côté des dentifrices et des crèmes de beauté ? C’est le combat que mène, à
nouveau, le patron d’une des principales enseignes nationales. Le
distributeur veut que les médicaments délivrés sans ordonnance et non
remboursés par la Sécurité sociale, comme l’aspirine, la vitamine C ou les
gommes à mâcher pour lutter contre le tabac puissent être vendus dans
l’espace de parapharmacie de ses grandes surfaces. [...]
Il avance un argument et un seul : le prix, « Si demain nous avions, par
exemple, une part de marché de 20 % sur ce secteur, nous serions en mesure
de faire baisser les prix de 50 % », promet-il.
Sur ce thème le groupe estime qu’il a un vrai rôle à jouer. Les résultats
d’une étude indiquent en effet
que 36 % des Français ont renoncé à l’achat d’un médicament non
remboursé en raison de son prix. Claire G, Le Monde, 22-23 novembre
SUJET 10
Bonnes ou mauvaises habitudes...
Certaines habitudes nous nuisent de façon objective, quand elles dégradent
notre santé, qu’elles nous empêchent de mener à bien nos projets (la
procrastination par exemple cette tendance à tout remettre au lendemain) ou
quand elles minent notre confiance en nous. Mais c’est aussi l’excès qui les
rend nuisibles. Trop d’habitudes et ce sont toutes nos qualités liées à la
spontanéité qui risquent l’étouffement la capacité d’adaptation, la fantaisie,
l’imaginaire. Ces habitudes créent une carapace protectrice qui enferme et
peut pousser à considérer tout imprévu comme une menace. C’est le cas
pour ceux qui redoutent de changer de train-train. Les rituels, sont au
contraire des habitudes qui ont du sens, ce sont des traditions importantes
car elles permettent de se réunir, de communiquer autour d’un événement
commun. Ces rituels peuvent être universels, nationaux ou régionaux. Au
niveau familial, ce sont des points de repère immuables, acceptés par tous
les membres de la famille, ils cimentent les relations et aident à dépasser
certains conflits. D’après N. Chaline et C. Soulay, Prima, Mars 2005
SUJET 11
Pouvoirs publics et écologistes s’opposent sur les mesures à prendre face
aux attaques de loups contre les troupeaux, de plus en plus fréquentes en
France ces dernières années La controverse a ressurgi mercredi, dans une
audience publique du conseil d’Etat, qui décidera d’ici la fin de la semaine
de l’opportunité de suspendre un arrêté interministériel du 19 mai dernier
autorisant le tir d’un loup dans sère. Le loup est un animal protégé par la
directive Habitats de 1992 et la réglementation française d’application de
cette législation européenne. Mais depuis que le prédateur a franchi la
frontière franco-italienne pour s’installer dans les Alpes françaises en 1992,
les dégâts aux élevages augmentent et la facture d’indemnisation aussi.
Pour les écologistes, les mesures de protection (parcage nocturne, clôtures,
gardiennage, chiens Patou) freinent les attaques et les tirs du loup ne
peuvent être autorisés qu’en dernier recours. Seulement un quart à un tiers
des éleveurs ont pris ces mesures. A quoi éleveurs et pouvoirs publics
répondent que la protection est souvent impossible à mettre en oeuvre sur le
terrain Le 08/06/05 AFP Paris.
SUJET 12
Le XVIe siècle fut le grand siècle des explorateurs, le XXe et le
XXIe siècles sont ceux des voyageurs qui se jouent des distances et des
fuseaux horaires grâce à l’extraordinaire développement de moyens de
transport nouveaux fiables et rapides, et la relative démocratisation du
tourisme. Certes, seuls 10 des Français choisissent s’ils le peuvent de partir
à l’étranger pour leurs vacances. Mais, au fond peu importe la destination.
Partir pour Saint-Flour ou pour Zanzibar, c’est, d’une certaine manière
s’arracher de son nid clos pour des ailleurs dont l’exotisme n’est pas
uniquement fonction du dépaysement.
Qu’allons-nous chercher loin de chez nous L’Autre ? C’est à voir. N’y
aurait-il pas plutôt une quête égoïste de soi-même, une volonté de se
retrouver face à soi au fin fond d’un désert ou dans une résidence
paradisiaque. À moins que le voyage ne soit une façon de fuir et de se fuir. 
Marianne 07/05
SUJET 13
Opération de sécurisation des écoles : de la poudre aux yeux
Hier, les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont envoyé des forces de
Police aux abords des collèges et lycées pour effectuer des contrôles
d’identités. Un tel déploiement était-il nécessaire Opération de sécurisation?
Les termes semblent aussi inadaptés qu’inappropriés au contexte éducatif.
Évidemment, ce ne sont là que des mots, mais ils sont néanmoins porteurs
d’une idéologie, qui se concrétise par des actions. La dite opération de
sécurisation doit se traduire notamment par des contrôles d’identités.
Probablement afin de cueillir les délinquants extérieurs aux établissements,
responsables d’actes répréhensibles rackets, vols, menaces... Mais était-il
besoin d’une force de police pour ce faire? Le corps éducatif ne pouvait-il
pas s’en charger lui-même, en demandant aux élèves de présenter leur carte
scolaire ? Au-delà de la transmission du savoir, l’école est censée enseigner
aux enfants à devenir des citoyens. Le problème est complexe et ce n’est
sûrement pas en 24 heures qu’il pourra être enrayé. Cette opération
s’apparente davantage à un coup de projecteur sur la politique sécuritaire du
gouvernement qu’à une réelle volonté de réforme éducative. D’après
Marianne, 01/01/05
SUJET 14
Comme le propose Charles Gardou (président du collectif de recherche
situation de handicap, éducation et société a), la question de l’intégration
scolaire des élèves handicapés se pose non pas simplement en termes de
moyens, mais comme un problème de rupture culturelle exigeant un certain
nombre de mutations ou de révolutions pacifiques. Une utopie? Pas si sûr.
Car, si l’intégration apporte beaucoup aux jeunes handicapés, ces derniers
enrichissent également l’école par leur présence. Côtoyer le handicap, c’est
aussi apprendre la tolérance, le partage et respecter la différence... bref,
c’est la citoyenneté. Ainsi à l’école Jacques Prévert à Quimper, 9 enfants
sont déficients auditifs et les 280 écoliers suivent des cours de langue des
signes. C’est une richesse que nous font découvrir ces enfants, précise la
directrice de l’école. Les enfants handicapés ont une telle envie de réussir
qu’ils nous transmettent leur énergie. Cette ouverture vers l’autre sera
certainement contagieuse. Il est ainsi fort probable qu’ils transmettront leur
savoir-être aux autres enfants. Le début d’une révolution culturelle
pacifique Maif infos 132 novembre 2003
SUJET 15
On nous assène de plus en plus de mesures au nom du principe de
précaution à tel point qu’on ressent un vrai malaise dans les aéroports, on
confisque même les ciseaux en plastique des enfants... toujours au nom du
sacro-saint principe de précaution, les normes deviennent drastiques, les
mesures de précaution draconiennes, maiscomme on dit à la campagne, la
peur n’empêche pas le danger. Système de sécurité, traçabilité des produits,
vêtements anti-transpiration... Les Français comme les autres occidentaux
se protègent de tout et n’importe quoi. On devrait donc être heureux, les
plus heureux de la terre même. Et pourtant, nous sommes le pays d’Europe
où l’on consomme le plus d’antidépresseurs, et dans le peloton de tête pour
l’achat de médicaments. Sommes-nous en meilleure santé? J’en doute.
Alors, il est temps de se laisser aller à un peu d’excès. D’après l’article de
D. Artus, A nous Paris, 24/11/03
SUJET 16
Devenez auto-entrepreneur ! D’un simple dic, le nouveau moyen
d’entreprendre ou de compléter ses revenus ! Il est possible de devenir auto-
entrepreneur pour augmenter son revenu principal (comme une personne
qui veut créer sa première affaire en même temps que ses études ou un
chômeur qui veut se lancer) ou pour avoir un revenu complémentaire
(comme un salarié du secteur prive, un fonctionnaire ou un retraité qui
souhaite développer une activité annexe). L’auto - entrepreneur est libre de
s’occuper de son affaire comme il le souhaite. La seule condition pour
bénéficier de ce statut avantageux est de ne pas dépasser un certain montant
de chiffre d’affaires. Celui-ci est limité 80 000 euros dans les activités
d’achat - vente de biens et à 30 000 euros pour les activités de services. Au
même titre que pour son travail de salarié l’auto- entrepreneur déclare ses
bénéfices dans le cadre de ses impôts sur le revenu. De plus, les formalités
de création de la micro - entreprise ont été extrêmement simplifiées et
peuvent se faire dorénavant par Internet. Enfin, il n’est pas nécessaire
d’apporter un capital de départ. D’après L’Express, 21/01/2009
etwww.journaldunet.com
SUJET 17
Encourager le « savoir-être »
La « note de vie scolaire », prévue par la loi Fillon sur l’école et créée par
un décret du 12 mai 2006, est entrée en vigueur à la rentrée.
Selon le ministre Gilles de Robien, elle est un instrument d’« éducation
civique active », censée démontrer qu’au-delà des connaissances, l’école
encourage aussi le « savoir-être » des élèves.
Concrètement, cette note figurera sur les bulletins trimestriels de la sixième
à la troisième. Elle pèsera dans l’obtention du brevet, où les résultats de
quatrième et de troisième sont pris en compte. Elle « mesure l’assiduité de
l’élève, son respect du règlement intérieur » et « prend en compte sa
participation à la vie de l’établissement ». Elle est attribuée par le chef
d’établissement sur proposition du professeur principal de la classe et après
avis du conseiller principal d’éducation.
Extrait de www.liberation.fr. 07/12/2006
SUJET 18
Comment dynamiser son niveau en langues ? Difficile de progresser en se
contentant simplement des cours ! Parfois, il est difficile d’avouer qu’après
six ou sept ans de cours de langue, on est incapable de dire ou d’écrire quoi
que ce soit de compréhensible dans une langue étrangère. Lycéens,
étudiants ou salariés et tous ceux qui souhaitent améliorer leur niveau
linguistique doivent savoir que la seule manière d’y parvenir est de
travailler régulièrement pour avancer. Pour cela, certains conseilleraient de
réviser la grammaire et la conjugaison : « rien de tel que de pratiquer
régulièrement en effectuant des exercices afin d’acquérir des
automatismes » pour progresser. Mais apprendre des phrases clés, afin de
retenir plus vite les mots, aide-t-il vraiment exprimer votre pensée ? Il vaut
mieux lire, écouter la radio ou feuilleter la presse pour gagner en réflexion
et en aisance tout en se cultivant. Reste à savoir quelle méthode personnelle
est la plus efficace pour réussir à communiquer dans une langue étrangère.
D’après L’Express, 21/01/2009
SUJET 19
L’industrie au féminin.
En France, plus de 1,2 million de femmes travaillent dans l’industrie, soit
30 % des salariés du secteur. Depuis 10 ans, les 2/3 des emplois qui ont été
créés dans l’industrie pour les cadres concernent des femmes. En général,
elles occupent la moitié des emplois dans le textile et l’habillement, le cuir
et les chaussures, dans l’agroalimentaire, dans la Chimie et même dans la
métallurgie. Vous l’avez donc compris, le secteur de l’industrie est ouvert
aux femmes, mais elles sont moins nombreuses que les hommes car elles
s’orientent plus vers des filières générales et de services. Toutefois dès
qu’elles choisissent des filières professionnelles et de production, elles
s’intègrent dans l’industrie aussi bien que les hommes. Il y a 30 ans, la part
de femmes ingénieurs et cadres dans l’industrie était de 5,2 %, aujourd’hui,
elle est de 16 %. Les femmes représentent ainsi 20 % des chercheurs dans
les entreprises industrielles, un chiffre qui reste bien inférieur a celui des
hommes. Peut-on imaginer une évolution vers la parité ?
D’après Ariza Sellam, Metro, 27/04/2009
SUJET 20
Quels sont les éléments clés pour une candidature réussie ?
Tout d’abord, il est nécessaire de faire un travail de réflexion personnel :
mettre en valeur ses atouts, ses points d’amélioration et ses aspirations
professionnelles. Nous savons qu’il n’est pas simple, surtout pour un jeune
diplômé, de construire un projet professionnel, mais les candidats doivent
absolument consacrer du temps cette réflexion avant toute démarche auprès
d’un employeur potentiel. Ensuite, il faut analyser les raisons pour
lesquelles son profil peut correspondre aux besoins de l’entreprise et les
mettre en avant. Pour cela, il est recommandé de faire des recherches sur
l’entreprise convoitée et ses métiers. La démarche doit être construite : quel
poste me correspond le mieux ? Quelles sont les qualités pour y
répondre ?... Pour faciliter cette préparation, il ne faut pas hésiter aller dans
des salons professionnels, à la rencontre des recruteurs, pour échanger,
prendre des informations sur le secteur qui vous intéresse, sur les postes et
les carrières possibles... « Arriver lors de l’entretien avec un projet et un
argumentaire bien préparés fait souvent la différence ».
http://www.studyrama.com, avril 2009
SUJET 21
L’alternance, une solution d’avenir.
L’insertion des jeunes dans l’emploi peut emprunter une voie qui semble
devenir prioritaire : l’alternance. Le nombre de contrats d’apprentissage et
de professionnalisation augmente régulièrement depuis plusieurs années.
Cependant, les contrats de professionnalisation pourraient mieux se
développer, car ils s’adressent à des personnes plus qualifiées, de niveaux
baccalauréat au moins, et concernent des secteurs plus divers à travers les
contrats d’apprentissage ou ceux de professionnalisation, de plus en plus de
jeunes sont amenés à obtenir des diplômes ou des qualifications
professionnelles en alternant les cours dans un centre de formation et le
travail au sein d’une entreprise ou d’un service public. Selon le ministère du
Travail, le nombre de jeunes entre 16 et 25 ans en apprentissage état estimé
a plus de 400 000 en 2008. L’objectif est d’augmenter encore le nombre de
contrats en alternance afin de faciliter et d’accélérer l’insertion des jeunes
dans l’emploi.
D’après Manuel Jardinaud. Metro, 28/04/2005
SUJET 22
Internet au bureau : ce qui est permis et ce qui ne l’est pas
S’il est toléré de surfer sur le web à des fins personnelles, cet usage doit
rester « raisonnable », précise le Code du travail. L’envoi de 156 mails
personnels en deux mois a par exemple été considéré par l’employeur
comme justifiant le licenciement d’un salarié pour « utilisation abusive
d’Internet sur son lieu de travail ». Une décision confirmée par les
prud’hommes.
Tout en restant dans les limites d’une utilisation raisonnable du net, « 
L’employeur a droit de regard sur tout mail ou fichier créé par ses employés
avec les outils informatiques mis à leur disposition, à moins qu’ils ne soient
explicitement « personnels » explique Ahmed Baladi, avocat [...] Une
notion à laquelle sont a priori assimilées les boîtes mails externes [...]Le
principe du respect de la vie privée demeuredonc applicable sur le lieu de
travail, à la seule condition pour le salarié de préciser clairement ce qu’il
veut voir relever de sa vie privée. Pas toujours évident pour autant de titrer
régulièrement ses mails « personnels ». Marie Bartnik, le 21 juin.
SUJET 23
Les vacances : toujours un luxe ?
Nombreux sont ceux à considérer que les vacances méritent plus de moyens
et une plus grande mobilisation, voire qu’elles ont leur place au cœur des
politiques de cohésion sociale. D’ailleurs n’ont-elles pas été érigées comme
un droit à part entière (au même titre que la santé, l’éducation, le logement
ou encore la justice) par la loi de 1998 sur la prévention et la lutte contre les
exclusions ? L’accès aux vacances et aux loisirs du plus grand nombre est
devenu un indicateur social. Il se fait aussi signe d’intégration dans la
Société Générale. Car les vacances fonctionnent de nos jours comme une
norme : « Norme temporelle par les rythmes qu’elle impose à la vie
collective. Norme sociale ensuite, qui prescrit au vacancier d’afficher sa
décontraction, sa sociabilité, son individualité, d’offrir des vacances à ses
enfants. Norme culturelle, enfin, qui pose la nécessité de partir et nous
enjoint de réussir nos vacances », explique le sociologue Pierre Perrier.
Valeurs mutualistes, n°24, juillet-août 2006.
SUJET 24
Les temps modernes de l’emploi féminin
En France, les femmes représentent moins de la moitié des actifs (45 %),
mais plus de la moitié des chômeurs (51 %). Un quart des jeunes présents
sur le marché du travail sont au chômage. Certes, mais on oublie bien
souvent d’ajouter que, réparti selon le sexe, le taux de chômage des moins
de 25 ans est de 22 % pour les hommes et 32 % pour les femmes.
Ce silence est d’autant plus impressionnant que les discours sur le chômage
sont en général bien ciblés, par catégories : on parle du chômage des jeunes,
de celui des diplômés, des bas niveaux de qualification, des plus de 40 ans,
etc.
Si le surchômage féminin est à ce point invisible, ce n’est pas par
méconnaissance, par omission ou par indifférence. Ce silence renvoie à un
phénomène social plus profond : la tolérance sociale au chômage est
femmes. Ce surchômage n’est pas une spécificité française. C’est une
caractéristique de l’ensemble des pays de l’Union européenne : en 1994,
10,2 % des hommes et 13 % des femmes étaient au chômage.
Margaret MARUANI, Le Monde diplomatique, septembre 1997
SUJET 25
Bonjour paresse, le livre de Corinne Maier, est un best-seller : 250 000
exemplaires vendus en France, 300 000 à l’étranger. Jamais un livre sur la
vie quotidienne en entreprise n’avait suscité autant de débats, de
polémiques, de controverses. Je me rappelle le moment où j’ai commencé à
lire Bonjour paresse ils étaient en groupe, ils étaient bruyants, mais ce n’est
pas pour cela qu’ils ont attiré mon attention. En fait, je me suis aperçue que
je les enviais eux, ils font quelque chose de concret, ils voient le résultat de
leur travail. Tandis que dans ma boîte, on agite des concepts, on organise
des réunions destinées à annuler ce qui s’est dit au cours de précédentes
réunions. La salariée qui s’exprime s’appelle Anne-Marie. Marianne,
30/04/05
SUJET 26
Après un accident de car transportant des adolescents qui a eu lieu le week-
end dernier, on a mis en cause l’âge du chauffeur (70 ans). L’accusation
n’est pas illégitime, il est des professions qui deviennent délicates à exercer
au-delà d’un certain âge et les chauffeurs de car rentrent manifestement
dans cette catégorie. Mais il y a plus grave que l’âge. On sait désormais que
le chauffeur incriminé n’était pas déclaré et qu’il effectuait ce jour-là un
extra. Cela tend à devenir la mode dans le monde du travail où la
déréglementation est la règle. L’entreprise qui avait demandé au chauffeur
de prendre le volant se jouait d’un certain nombre de principes de base pas
de contrat de travail, pas de visite médicale pas de respect des règles de
formation indispensables. Voilà qui est sans doute plus dangereux que le
mauvais état de la route sur les lieux du drame et encore plus problématique
que le nombre de bougies soufflées par le pilote JD, Marianne, 22/01/05.
SUJET 27
Les résultats 2003 de l’enquête Espad menée en France auprès de plus de
16 000 élèves mettent en évidence les évolutions de la consommation de
substances psychoactives par les adolescents sur les dix dernières années.
Le tabac et l’alcool restent les substances les plus fréquemment
expérimentées entre 12 et 18 ans. Tous les chiffres illustrent la nécessité de
mettre en œuvre une politique globale de santé dans notre pays, s’appuyant
sur une démarche active de prévention et d’éducation à la santé. Si la
cellule familiale apparaît comme première concernée par ce phénomène,
l’école doit aussi renforcer son action dans ce domaine. Le programme
quinquennal de prévention et d’éducation à la santé engagée appelle à la
mobilisation de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, en
étroite collaboration avec les partenaires de l’école. La nutrition et la
prévention des conduites addictives tiennent une place importante dans ce
dispositif. D’après l’article de R. Berthilier, valeurs mutualistes 231, mai
2004
SUJET 28
Les robots sauveront-ils l’humanité ?
La réalité est-elle en passe de rejoindre la science-fiction L’Exposition
universelle, qui se tient cette année dans la ville nippone d’Aichi, donne à
voir une série de robots tous plus performants les uns que les autres. Pour
Shoichi Nagakawa, ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie,
ces prototypes n’ont pas qu’une vocation ludique. Bien au contraire, il
s’agit de fabriquer des petites merveilles de technologie capables de
seconder l’homme dans ses tâches les plus ardues. Plus besoin de risquer sa
vie pour sauver celle des autres les machines sont là pour ça. Ainsi, des
industriels japonais ont mis au point un robot capable d’aller récupérer
d’éventuels survivants sous les décombres d’un tremblement de terre... Les
Japonais n’ont plus à craindre de canicule meurtrière ils viennent d’inventer
le garde-malade du futur qui sait actionner le ventilateur ou apporter des
serviettes humides Marianne, 20/06/05, par Anna Topaloft et Vanio
Halilhodzic.
SUJET 29
Les images animées, à commencer par la télé, sont de plus en plus présentes
dans la vie des enfants. Il suffit de leur parler pour s’en rendre compte. Les
héros de cinéma ou de série télé sont présents jusque dans leurs dessins et
leurs jeux. L’identification aux images est très puissante, particulièrement
chez les plus jeunes. Les garçons y sont également plus sensibles que les
filles, parce que les contenus audiovisuels valorisent surtout l’action, les
comportements pulsionnels. Chez les enfants qui regardent beaucoup la
télévision, le symptôme le plus flagrant, c’est l’instabilité de l’attention.
Aujourd’hui une consultation sur trois en psychiatrie infantile a pour
origine la difficulté de concentration et la télé est en partie responsable. Les
enfants qui baignent dans un flot d’images perpétuel ont du mal à se poser
et parfois à capter le sens des mots. L’enchaînement des événements capte
l’attention et, petit à petit, l’enfant rentre dans le rêve accompagné de
l’écran, cela provoque un phénomène de déréalisation. D’après l’article de
D. Rosière. Magazine Prima.
SUJET 30
Les mécomptes du débat public
Sondages d’opinion, chiffres du chômage, de la croissance, classement des
hôpitaux, des lycées, palmarès de l’immobilier... Les chiffres sont partout et
rythment notre vie. Mais ils ne sont pas neutres, « Un chiffre, pour les
spécialistes, est fait pour rationaliser les choses. Mais il est souvent utilisé
pour frapper et émouvoir. Il faut donc en signaler les dérives et s’en moquer
parfois ! », plaide Jean-René Brunetière, président de l’association
Pénombre qui, depuis, 1993, « réfléchit sur la question des nombres dans le
débat public ». Cette association rassemble des statisticiens, bien sûr, mais
aussi des juristes, des journalistes, des médecins et biend’autres... qui,
régulièrement, se demandent qui produit les chiffres, dans quel contexte, ce
qu’ils veulent dire. Les erreurs, les hors-sujets ou les manipulations sont
pointés dans des Lettres grises ou Lettres blanches, disponibles sur le site de
l’association. [...] « L’économie est un réservoir de chiffres (PIB,
croissance, chômage...), mais les chiffres de l’écologie sont de plus en plus
nombreux. Nous avons constitué un groupe sur ce thème », résume cet
ingénieur, membre de l’association depuis douze ans.
David LAROUSSERIE, Sciences et avenir, oct.-nov (hors-série)
SUJET 31
Une campagne subtile et efficace proposée par la Prévention routière
La sagesse au volant s’acquiert t-elle par l’image ? Pourquoi pas, si l’on en
juge par les 20 films d’une minute chacun diffusés par la Sécurité routière
jusqu’au 29 octobre sur les chaînes de télévision publique. Ils racontent les
conséquences de nos négligences : un sens interdit emprunté à vélo, un feu
rouge brûlé, un pneu mal gonflé, un véhicule en surcharge, un excès de
vitesse, un dépassement intempestif, etc. Pour une fois, les messages
mobilisent nos consciences et notre sensibilité de façon claire et
intelligente. À savoir qu’ici, il n’est pas question d’images-chocs à la
narration simpliste destinées à nous culpabiliser donc à nous infantiliser.
Ces films sont de petites fictions. Elles sont scénarisées et montées sur le
modèle de séries télévisées, elles en ont la même intensité dramatique, ce
qui nous conduit à nous attacher aux personnages, une prouesse puisque
l’histoire ne dure qu’une minute. Elles émanent toutes de la banalité du
quotidien. Chaque histoire se conclut par le même message : « un accident
n’arrive jamais par accident ». Terriblement efficace.
Colette MAINGUY, TéleObs, 03-09 octobre
SUJET 32
1.500 € et 100 heures de travaux pour une trace de rouge à lèvres sur
un tableau
Rindy Sam, qui avait laissé une trace de rouge à lèvres sur une toile blanche
du célèbre peintre américain, Cy Twombly exposée à Avignon, a été
condamnée vendredi à 1 500 € de dommages et intérêts et 100 heures de
travaux d’intérêt général.
La jeune femme, de nationalité cambodgienne, devra aussi verser 1 €
symbolique de dommages et intérêts au peintre de renommée internationale,
ce qu’il avait réclamé. Cy Twombly s’était dit « horrifié » par le baiser
laissé en juillet sur la toile par la jeune femme, pour qui il s’agissait d’un « 
acte d’amour et d’un acte artistique ».
Le tableau, d’un blanc immaculé, était alors exposé à la Collection Lambert
d’Avignon.
Yvon Lambert, propriétaire de l’œuvre, recevra 1 000 €. Il avait réclamé
deux millions, somme correspondant à la valeur annoncée du tableau, au
titre de son préjudice moral.
La Collection Lambert, qui abritait l’œuvre, recevra 500 €. Elle avait
demandé 33 440 € pour les frais de restauration de la toile, un montant
contesté par les avocats de la défense.
libération.fr, 16 novembre 2007
SUJET 33
Les journalistes confrontés à la difficulté de mettre en images leurs
enquêtes
Obligés de composer avec la lourdeur des outils de tournage ou les
interdictions de filmer, les reporters doivent parfois faire appel à des
pratiques journalistiques différentes.
Sur l’utilisation de la caméra cachée, les expressions sont plutôt unanimes.
« Ce n’est pas une règle pour nous, dit monsieur Hermann, rédacteur en
chef du magazine “90 minutes” sur Canal+. La caméra cachée est utilisée
en dernier recours. Elle permet de faire la preuve d’une vérité que l’ont veut
cacher ». Contrairement à la presse écrite, qui peut s’abriter derrière une
source anonyme (les journaux citent souvent « une personne proche du
dossier » ou « un conseiller », etc.), les journalistes de télévision doivent
faire la « preuve par l’image ». « Le protagoniste d’une histoire n’a pas le
même comportement devant une caméra que devant un stylo », explique
Hervé Brusini, directeur délégué à l’information sur France 3, qui dirige le
magazine « Pièces à conviction ». « Nous utilisons une caméra cachée dans
les lieux où journalistiquement on est en droit de poser des questions, mais
dont l’accès est interdit », ajoute-t-il.
Bénédicte MATHIEU et Daniel PSENNY, Le Monde, 18 sept. 2004
SUJET 34
Si le tourisme profite du patrimoine, il doit payer pour son entretien
Doubler les tarifs d’entrée des musées pour les touristes non européens,
accroître la taxe de séjour, autoriser les musées à vendre des œuvres : le
Conseil d’analyse économique (CAE) a présenté jeudi des propositions
parfois décoiffantes pour le patrimoine culturel français.
ce rapport intitulé « Valoriser le patrimoine culturel français » propose de
nombreuses pistes, dont certaines sont susceptibles de faire tiquer une partie
du monde culturel, mais aussi certains acteurs économiques.
Des professeurs d’économie préconisent également un « tarif différencié
entre visiteurs français et visiteurs étrangers (hors UE), comme cela se
pratique dans de nombreux pays ».
Les auteurs ne sont pas favorables à une « gratuité généralisée » dans les
musées très fréquentés.
Ils sont favorables à une tarification variable en fonction de l’heure d’entrée
dans le musée et de la période de l’année. Ils suggèrent de les autoriser à
céder certaines œuvres « selon une procédure très encadrée et limitée » pour
que le revenu de la vente serve uniquement à acquérir de nouvelles œuvres.
AFP, le 10 mars
SUJET 35
Lutter contre l’inégalité salariale hommes-femmes
Alors que les femmes ont massivement investi le monde du travail (83 %
des femmes de 25 à 49 ans travaillent), les femmes gagnent toujours 27 %
de moins que les hommes, si l’on compare la rémunération brute totale
moyenne dans les entreprises de plus de 10 salariés, note un récent rapport.
Pourtant, depuis 2001, les entreprises ont obligation de négocier sur ce
sujet. Or, en 2007, seulement 7,5 % des entreprises disposant d’un délégué
syndical (ce qui exclut les plus petites) l’ont fait. « La loi ne s’applique
pas », confirme Rachel Silvera, universitaire à Paris 10 et membre du
collectif CGT Femmes Mixité.
Pourtant, les mesures efficaces existent et quelques dizaines d’entreprises
s’en sont saisies. « La première chose à faire, constate Rachel Silvera,
consiste à se doter d’indicateurs corrects car beaucoup de directeurs des
ressources humaines pensent toujours qu’il n’y a pas d’inégalités salariales
chez eux ». Le tout étant de ne pas en rester à la mesure des écarts.
Ainsi, dans certaines entreprises, on s’est aperçu que s’il n’y avait pas trop
d’écarts de salaires dans les embauches récentes, il pouvait y avoir, parmi
les personnels embauchés depuis plus de vingt ans, des différences allant
jusqu’à 10 %.
Nathalie BIRCHEM,la-croix.com, 04 oct. 2009
SUJET 36
Quand les entreprises mettent en avant la culture générale
Pour aider leurs salariés à prendre du recul et à mieux saisir leur
environnement, des entreprises leur donnent l’occasion de s’ouvrir l’esprit
par des séminaires ou débats qui font appel à des spécialistes en sciences
humaines.
Des sociologues, historiens, ethnologues, psychologues ou urbanistes qui
dissertent sur l’évolution de l’habitat, l’art de voyager, le vieillissement de
la population ou la notion de goût : plus besoin d’aller au Collège de France
ou d’écouter France Culture pour s’élever l’esprit.
Des salariés du secteur tourisme, de l’immobilier ou de la grande
distribution assistent dans le cadre de leur travail à des séminaires sur des
sujets de culture générale. Ces thèmes ont beau être éloignés du quotidien
de la vie des affaires ou de bureau, ils trouvent leur utilité en entreprise,
explique Philippe Sachetti, directeur associé à l’agence de communication
Kuryo. La culture générale est donc mise au service d’un objectif de
formation, communication interne ou motivation.
Frédéric Brillet, Le Figaro, 03/03/2010
SUJET 37
Vieux, mais pas seuls
A l’âge où le fil de la vie devient plus ténu, ils ont trouvé les moyens
d’échapper au piège de la solitude. L’une s’adonne au bénévolat, l’autre a
trouvé l’âmesœur sur le Net, un troisième accueille un locataire sous son
toit et la quatrième récolte les fruits qu’elle a semés toute sa vie : l’amour
des autres. Leurs témoignages résonnent comme autant de voies à explorer
pour nous aider à bien vieillir.
« C’est l’histoire du banc... » prévient d’emblée Geneviève Laroque,
présidente depuis 15 ans de la fondation nationale de gérontologie. « L’été
dernier, j’étais immobilisée chez moi, dans mon rez-de-chaussée qui fait
face à un vieil ensemble HLM d’une banlieue populaire, et chaque jour
quatre vieilles femmes, pas toujours les mêmes venaient s’installer sur un
banc sous mes fenêtres, papotant des heures, riant même... Des dames
somptueusement ordinaires : visiblement veuves, à Ivry depuis longtemps
et pas riches : malgré tout, elles se dépatouillaient avec la vie, entretenaient
un réseau relationnel varié, qui semblaient les préserver de l’isolement. »
Claire Moreau-Shirbon, La vie, 28 septembre
SUJET 38
CV vidéo : pour le meilleur et pour le pire
Le principe est simple : les candidats se présentent et résument leur
parcours. Ainsi, un CV vidéo a été visionné sur Internet plus de 70 000 fois.
« En moins d’un mois, j’ai eu neuf entretiens et cinq propositions
d’embauche », confie le demandeur d’emploi. Mais son cas reste une
exception. S’improviser comédien-metteur en scène, même le temps d’un
CV vidéo, est un exercice périlleux qui peut parfois se retourner contre ses
auteurs. « La majorité des CV vidéo sont très décevants, assure un recruteur.
Les candidats se mettent en scène, mais ils ne savent pas parler devant une
caméra et leur CV est très monotone ». De plus, la majorité des DRH* ne
prend même pas le temps d’ouvrir les CV vidéo car ils durent souvent 2 ou
3 minutes alors que lire un CV classique ne leur prend que 30 à 45
secondes. « Faire un CV vidéo, c’est perdre beaucoup de temps et surtout
prendre énormément de risques pour souvent un résultat minime, explique
le recruteur. Vous pouvez vite devenir la risée* du web et perdre toute
crédibilité auprès des recruteurs ».
* Directeur des ressources humaines, personne chargée du recrutement dans
une entreprise * être la risée : être l’objet de moquerie
Caroline Politi, lexpress.fr, le 19 mars,
SUJET 39
Allier plaisir et emploi saisonnier
Job d’été ne rime pas forcément avec « exploité ». Des formations
intéressantes sont offertes aux jeunes qui désirent allier plaisir et travail
saisonnier.
Pour les étudiants qui désirent gagner un peu d’argent de poche cet été, les
journées nationales « job d’été », organisées depuis le mois de mars dans les
bureaux et points informations jeunesse, représentent l’occasion d’acquérir
une première expérience professionnelle. Une initiative de Pôle Emploi
(Agence qui gère les chômeurs) et du centre d’information et
documentation jeunesse (CIDJ) soutenue par [...] le ministre de la Jeunesse,
des Sports et de la Vie associative.
Et parmi les offres récurrentes que proposent ces bureaux d’information en
saison estivale, figurent des postes d’animateurs socioculturelles, sociales
ou éducatives.
Par le biais d’activités sportives, artistiques ou récréatives, il développe les
échanges en mobilisant les individus autour d’une activité, il les
responsabilise et les incite à devenir autonomes [...]
Céline Derrez, Sud-ouest, 29 avril
SUJET 40
Où est-ce qu’on mange à midi ?
Dans un petit restaurant, quatre personnes parlent de leurs dernières
vacances, des progrès réalisés grâce à l’Internet et d’allergies alimentaires.
Rien de plus banal, a priori, si ce n’est que ce quatuor ne s’est rencontré
qu’une demi-heure plus tôt. Point commun des convives ? Ils travaillent
depuis leur domicile et en ont ras le bol de manger leurs restes de pâtes
devant les infos de 13 h. Ils se sont donc inscrits à ce déjeuner via un réseau
social.
Nicolas, 25 ans, reconnaît qu’« il y a une différence entre trouver que l’idée
est bonne et sauter le pas pour aller passer deux heures avec de parfaits
inconnus ». Il faut parfois un peu de temps avant de briser la glace et se
sentir à l’aise. Quand le courant passe bien, ces déjeuners permettent de
nouer des
contacts et aboutissent également parfois à de nouvelles collaborations
professionnelles.
Lisette Gries, Libération, 1er février
SUJET 41
Et si vous louiez vos vêtements ?
Rien que d’y penser, vous êtes en colère. Les mariages, communions et
autres festivités annuelles, et cette question qui revient : « Qu’est ce que je
vais me mettre ? » Y penser vous donne la migraine et va faire mal au porte-
monnaie. Mais les prises de tête vestimentaires ne touchent pas toutes les
femmes. Céline, 35 ans, a trouvé la solution. « J’ai loué » avoue-t-elle. « Je
voulais quelque chose d’original, mais il n’était pas question que je me
ruine », explique-t-elle. Elle a découvert ce stand de « prêt-à-louer »,
matières nobles, coupes parfaites... « Avec la location, on teste, on n’a pas
de regrets », ajoute la trentenaire.
Pour la personne à l’origine de cette boutique, ce mode de consommation
pourrait bien se généraliser. « On se lasse vite des vêtements achetés dans
les supermarchés de la mode », sourit-elle. « Nos placards débordent et
pourtant, on répète qu’on a rien à se mettre. Avec la location, on peut faire
des économies et renouveler sa garde-robe ».
* Se ruiner : dépenser beaucoup d’argent
Djamshidi, Le Parisien, 10 mai
SUJET 42
Et si on prenait du temps pour soi ?
C’est le mot d’ordre du psychiatre Laurent Schmitt qui publie un ouvrage
où il rappelle ce besoin essentiel : retrouver son temps Intime, celui que
l’on consacre à soi-même et non pas aux autres ou aux exigences du travail.
Nous avons complètement changé de temporalité. On voit des touristes
multiplier frénétiquement les visites, des mères accumuler les activités
culturelles et sportives dans l’emploi du temps des enfants, des couples
gérer des agendas sociaux. Nous avons transformé notre rapport au temps
au point de le concevoir désormais comme un bien matériel, un objet de
consommation. On le gagne, on le comptabilise, on le rentabilise. A force
d’être disponible pour tous, patron, famille, clients, amis, on a oublié de
l’être pour soi.
La prise de conscience se fait souvent lors d’un arrêt obligatoire -maladie,
période de chômage, divorce, retraite-, qui provoque une cassure et oblige à
reconsidérer toute l’organisation de l’existence. Alors avant de craquer :
prêt à vous faire plaisir et à prendre votre temps ?
Marie Christine Deprund, 22 mars
SUJET 43
Crèche d’entreprise : la solution ?
Faire garder son enfant à quelques mètres de son lieu de travail. Ne plus
courir le matin pour le déposer à la crèche ou pour le récupérer le soir. Ne
plus avoir à chercher de nounou... Voici quelques-uns des privilèges que
connaissent les parents qui bénéficient d’une crèche au sein de leur
entreprise. Un mode de garde qui fait rêver certains.
Pour les entreprises, c’est plutôt une question de gestion de leurs ressources
humaines. Un parent rassuré, c’est un salarié plus motivé et plus investi
dans son travail ! Pour Maïlys Cantzler, de la société Crèche Attitude, « Ce
mode de garde permet aux entreprises de réduire l’absentéisme, les retards,
ou les congés parentaux prolongés. Les horaires de la crèche sont adaptés à
ceux de la journée des parents, ce qui n’est pas toujours le cas des crèches
traditionnelles. Faciliter la garde des enfants est devenu un moyen de
fidéliser le personnel. »
Seul petit problème : son coût, qui a fait renoncer beaucoup d’entreprises à
se lancer dans un tel projet.
Nadia Graradji, La Croix, 17 mai
SUJET 44
Chômeur en tête d’affiche
Dans la nuit, Erwan, jeune diplômé de 25 ans, avec une équipe de copains,
a placardé en toute illégalité plus de 400 affiches, certaines à taille humaine,
sur les murs de Paris et de sa proche banlieue. Elles montrent une silhouette
anonyme au visage dissimulé par une pancarte. Avec cette inscription, « J’ai
besoin d’un travail ». Le principe : « derrière chaque personne se cache un
recruteur potentiel »,explique Erwan, qui renvoie le passant intrigué vers
son blogue, où il explicite sa démarche. « J’ai d’abord essayé de trouver un
boulot de manière classique », raconte le jeune parisien, diplômé en
Communication des entreprises et en Marketing. « Deux mois plus tard, j’ai
décidé de changer de méthode. Pour trouver un “vrai” boulot aujourd’hui, il
faut savoir se vendre ! » Pas de moyens, mais des idées et des amis dévoués.
Pour un budget de moins de
100 euros, il réalise son projet. Une nouvelle façon de rechercher un
emploi ?
Anouchka Collette, les zinrocks.com, 25 janvier
SUJET 45
Louer un ami local
Faire du tourisme dans une ville inconnue est toujours plus agréable en
compagnie d’une personne qui en connaît tous les secrets, mais comme ce
n’est pas toujours possible, une jeune femme, Alice Moura, a eu l’idée de
proposer les services d’« amis locaux ».
Elle a donc créé un site Internet sur lequel vous pouvez louer un ami local !
Le coût varie selon les villes : 60 euros à Paris, 80 euros à Milan, 77 dollars
à Rio de Janeiro et 90 dollars à Sao Francisco. Ce service fonctionne
aujourd’hui dans 15 villes comme New York, Barcelone, Shanghai et New
Delhi, grâce à 27 « amis locaux » qui parlent tous au moins une langue
étrangère et proposent des circuits personnalisés.
Pour « l’ami local », c’est un travail d’appoint*, mais cela ne fait vivre
personne, souligne Alice Moura. « C’est bien plus pour se distraire que pour
gagner de l’argent ». De fait, dans de nombreux cas, l’ami local est devenu
un véritable ami, selon elle. Alors dans ce cas, pourquoi le payer ?
* travail d’appoint : travail qui permet de compléter un salaire
Le Figaro, 18 mai
SUJET 46
Se souvenir, est-ce démodé ?
Ainsi donc, nous avons capitulé devant l’invasion culturelle américaine :
disparue la Fête des Morts, diluée dans une soupe aux potirons dont on nous
dit qu’elle est d’origine irlandaise, donc quand même européenne, mais
qu’importe : on a compris surtout que le battage commercial qui nous
inonde à flux continus ne peut supporter une plage de repos s’étirant de la
fin de la rentrée scolaire à Noël. Un vide de 12 semaines sans tapage
mercantile, c’était une aberration, mais si Halloween a pu si aisément
remplir le trou, c’est aussi parce que nous craignons le calme qui nous
invite au recueillement donc à la réflexion. Il convient d’être joyeux, de
vivre ostensiblement l’instant. Or, se souvenir, c’est investir dans le passé,
donc démodé. « Que la fête commence ! » criait-on pendant la Régence
française. Maintenant c’est « Que la fête ne s’interrompe jamais ! »
Xavier Zeegers, la libre Belgique, 11 juillet
SUJET 47
Avoir 20 ans n’est plus forcément le plus bel âge de la vie...
Les trois quarts des jeunes estiment qu’il est difficile d’avoir 20 ans
aujourd’hui... L’accès à l’emploi serait une des premières solutions pour
remédier à la mauvaise image de cet âge.
Les jeunes ne sont pas les seuls à trouver que leur âge n’est plus aussi beau
qu’il ne semblait l’être. L’avis est en effet partagé par les autres
générations : 80 % des 45-65 ans pensent qu’il est « assez difficile ou très
difficile d’être un jeune d’une vingtaine d’années aujourd’hui en France ».
Cet avis s’accompagne, par ailleurs, d’un regard critique sur la jeunesse
actuelle. Comparés aux générations précédentes, les jeunes de 20 ans
aujourd’hui sont considérés comme « instables » par 67 % des 45-65 ans, « 
inquiets » (64 %), « égoïstes » (61 %) et « paresseux » (57 %). Seuls 17 %
les trouvent « enthousiastes », et 11 % « responsables ».
Le manque de confiance de la jeune génération et envers les jeunes serait
dû, tout d’abord, aux difficultés croissantes pour les jeunes à se lancer dans
la vie et à la crise économique qui les touche davantage que les autres. Pour
autant, lorsqu’ils ne sont pas comparés aux anciennes générations, les
jeunes restent confiants en leur avenir. 58 % d’entre eux sont ainsi « 
optimistes voire très optimistes » sur leur avenir. Si les jeunes actuels
rencontrent de nombreuses difficultés, ils sont donc loin d’avoir perdu
espoir et pourraient bien avoir plus de ressources qu’on ne l’imagine pour
se créer un avenir radieux...21 novembre 2012, www.orientation-
education.com
SUJET 48
Travailler avec les personnes âgées : le métier du futur
Le vieillissement de la population et l’augmentation en nombre des vieux
font peur. On assiste à une forme de racisme très subtil qui se traduit par
une inadéquation fréquente entre les besoins de ces personnes et le service
offert.
L’activité des professionnels en gériatrie* est généralement évoquée sous
l’angle des contraintes et pourtant les satisfactions existent et alimentent les
motivations de ceux qui travaillent dans ce secteur.
Aujourd’hui les secteurs de la gériatrie et de la gérontologie se structurent
et visent, entre autres objectifs, l’amélioration de la qualification des
professionnels. Cette évolution ouvre des perspectives tant en qualité qu’en
quantité aux métiers de la gérontologie.
Les formations pour ces métiers peuvent-elles espérer susciter un intérêt
nouveau pour ce secteur ?
Gérontologie et société, 2006/3 (n° 118)
SUJET 49
Économie : Au travail, les séniors !
« À 50 ans, on vous dit que vous êtes bon pour la casse ! Trop jeune pour
prendre votre retraite, trop vieux pour travailler », tempête François,
directeur et fondateur de Cadres Senior Consulting, un cabinet de
recrutement. Un sentiment largement partagé par les quinquagénaires qui
atterrissent brutalement sur le marché du travail : 48,2 % des 55-59 ans et
73,2 % des plus de 60 ans connaissent un chômage de longue durée. Alain,
54 ans, raconte avec humour que « les entreprises me rappellent sans cesse
mon âge. » En réponse à ses candidatures, elles lui expliquent qu’elles « 
réorientent leurs politiques d’embauche vers des profils plus juniors ».
Le climat est plutôt au pessimisme. En quatre ans, le taux de chômage des
plus de 50 ans a augmenté de 70 %. Les pouvoirs publics, en mal
d’inspiration, cherchent une mesure miracle. Et la question devient de plus
en plus urgente à mesure que la population vieillit et que l’âge de la retraite
recule. « Il est temps de changer de regard sur les seniors au travail, observe
Anne-Marie Guillemard, sociologue et professeur à l’université Paris-
Descartes. Il faut en faire un atout, une opportunité économique. »
Le parisien, 03 avril 2015
SUJET 50
Évaluation positive : Faut-il arrêter de noter les élèves ?
La question fait débat depuis longtemps : faut-il arrêter de noter les élèves ?
Dans l’académie d’Orléans-Tours, des chercheurs travaillent sur ce sujet
depuis deux ans avec près de 200 classes. Ils ont mis en place un système
d‘évaluation positive.
Le principe est simple : plus de note, mais des smileys pour évaluer les
élèves. En cas d’erreur, aucun risque de zéro pointé. Les smileys indiquent
si les compétences sont maîtrisées totalement, partiellement ou pas du tout.
La pression est moindre pour les élèves qui n’ont plus l’angoisse de la
mauvaise note. De cette manière, ils prennent confiance en eux et les
enseignants les accompagnent par des conseils pour les faire progresser.
L’évaluation positive relève en quelque sorte, du système
d’accompagnement et non de sanction.
Au final, elle permet d’adapter les cours en fonction des besoins, avec
l’idée commune d’emmener tous les élèves sur le chemin de la réussite.
Par Elsa Cadier, publié le 04/03/2016 à 17 h 38 sur http://france3-
regions.francetvinfo.fr/
SUJET 51
Depuis trois mois, je vis sans déchet. Et ça va très bien, merci.
Notre journaliste s’est lancé le défi de vivre l’année 2016 sans produire de
déchet. Et ça marche ! Après trois mois d’expérience, ceux qu’il n’a pas pu
éviter tiennent dans ses mains. Et sa vie est (presque) normale.
Le « zéro déchet » a en effet connu un boom ces dernières années. Mais,
concrètement, qu’est-ce que ça fait de vivre sans poubelle ? Comment
s’organise-t-on au quotidien ?
C’est ce que j’ai essayé de savoir en me lançant dans l’aventure et en laracontant sur un blog. L’objectif de cette expérience est de garder le volume
de déchets le plus proche de zéro au bout d’une année complète.
J’avais pris le temps de me préparer un minimum : livres, documentaires,
guides pratiques, la documentation ne manque pas. Ce n’est pas une science
exacte et personne n’est là pour vous pointer du doigt si vous rechutez en
produisant un déchet, ou si vous n’arrivez pas à zéro. Mais par où
commencer ?
Marc Sautelet, 12 avril 2016, www.reporterre.net
SUJET 52
La dictée au secours de l’orthographe à la fac ?
Aujourd’hui, les jeunes ne connaissent ni leur conjugaison ni les règles de
grammaire. L’affaire est donc grave. À tel point que sur 84 universités
françaises, dix-neuf ont lancé une remise à niveau avec des formations en
orthographe et en grammaire. En effet, la méconnaissance de notre langue
par les étudiants inquiète les facs qui ont décidé de prendre le sujet très au
sérieux. Ainsi, les universités concernées vont agir en deux groupes
distincts : celles qui après avoir fait une dictée générale, inscriront les
élèves les moins bons aux cours de remise à niveau et celles qui ne se
baseront que sur les résultats livrés lors des épreuves du bac pour repérer les
mauvais élèves.
Un test a démontré que si en 1987, un CM2 faisait 10,7 fautes, vingt ans
plus tard, il en faisait 14,7. Dans son édition d’aujourd’hui, Le Parisien se
demande donc à qui revient la faute. Pour certains, la responsabilité
incombe clairement aux programmes scolaires. En quarante ans,
l’enseignement du français aurait perdu 800 heures entre le CP et la 3ème.
D’autres préfèrent pointer du doigt les méthodes d’apprentissage, prônant
un retour aux dictées et aux leçons apprises « par cœur ». Quant à certains,
ils accusent les nouvelles technologies et notamment le langage texto, qui
privilégierait une écriture rapide et courte.
4 octobre 2010 sur www.elle.fr
SUJET 53
La majorité des Français favorables au télétravail...
Selon une enquête Ipsos menée en ligne, 65 % des employés de bureau
plébiscitent le travail à domicile, alors qu’ils ne sont que 24 % à le
pratiquer. Parmi ses avantages, les sondés mettent en avant le bien-être. Le
télétravail permettrait en effet de réduire les embouteillages et de choisir
son rythme de vie, deux arguments auxquels les habitants de la région
parisienne attachent beaucoup d’importance. En revanche, les salariés sont
sceptiques en ce qui concerne les contacts professionnels. 44 % estiment en
effet que le télétravail nuit aux relations entre collègues.
D’après 20 minutes, le 03.11.2016.
SUJET 54
Boissons sucrées, taxe doublée ?
« Brandie comme une arme anti-obésité, la future taxe sur les sodas et
autres boissons sucrées va prendre du poids. Le gouvernement a confirmé
hier, qu’il envisageait d’augmenter ce nouveau prélèvement, imaginé dans
le cadre du plan d’austérité présenté au mois d’août dernier. « On envisage
une augmentation qui ne pourrait pas être supérieure au doublement », a
précisé la ministre. Celle-ci exclut néanmoins l’extension de cette taxe aux
sodas light, jus de fruits et eaux minérale, comme cela avait été indiqué
dans la presse [...] car les industriels n’avaient pas digéré le lien entre leurs
boissons et l’obésité. Malgré l’augmentation de leur impôt, les fabricants de
sodas sont donc plutôt satisfaits. « [...] notre premier objectif, qui était de
n’avoir aucun lien entre cette taxe et l’obésité, est acquis [...] ». Direct Azur,
septembre 2011.
SUJET 55
Pauvreté : les jeunes sont victimes.
« Petits boulots, habitat précaire, besoin de soutien des travailleurs
sociaux... De nombreux jeunes en France subissent de plein fouet la crise
économique et sociale actuelle, comme le souligne le rapport annuel du
Secours catholique sur la pauvreté [...]. L’organisme a pris en charge l’an
dernier plus de 11 000 personnes de 18-25 ans qui se trouvent dans
différentes situations. [...] Logeant chez des proches, en résidence ou en
foyer, ils sont parfois contraints d’abandonner leurs études pour trouver un
moyen de subsister. [...]
Direct Azur, du 08/10/2011
SUJET 56
L’école en demande-t-elle trop aux parents ?
« Lorsque j’étais enfant, le rôle de mes parents se limitait à me disputer si
j’avais de mauvaises notes. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on me
demande de surveiller, de revoir les leçons... J’ai l’impression d’être obligé
de jouer les professeurs. Et si je ne le fais pas, je me sens coupable »,
remarque Vincent, père de deux collégiens.
De leur côté, de nombreux enseignants se plaignent de passer une grande
partie de leur cours à faire « le travail des parents ». « C’est normal que les
parents s’impliquent dans le travail scolaire de leur enfant, on ne cesse de le
leur demander ! Mais ils ne le font pas tous », observe Christine, professeur
d’allemand.
Faut-il opposer les deux camps, à l’heure où les bienfaits de la « 
coéducation » entre la famille et l’équipe pédagogique font de plus en plus
l’objet d’un consensus ? L’idée que la famille est déterminante dans la
relation entre l’enfant et l’école, et aussi dans la réussite scolaire, fait en
effet son chemin.
D’après La Croix
SUJET 57
Est-ce que le travail, c’est le bonheur ?
Selon le baromètre du bonheur au travail, 69 % des salariés sont heureux
au bureau. Un chiffre nettement en baisse par rapport à l’année dernière.
Les Français heureux au travail... mais moins qu’avant. Selon le baromètre
du bonheur au travail réalisé par 20minutes.fr et En Ligne Pour l’Emploi,
69 % des salariés sont contents de prendre chaque matin le chemin du
bureau. Un bon score mais bien inférieur à celui de l’année dernière où
77 % des salariés français affirmaient être satisfaits professionnellement.
Les collègues restent, pour près de 80 % des personnes interrogées, ce qui
les rend le plus heureux dans leur sphère professionnelle. Viennent ensuite
les choses qu’ils apprennent au travail (77 %) et le contenu de leurs tâches
et leurs missions (74 %).
Mais le baromètre reflète également les conséquences de la crise. Plus de la
moitié des salariés ont le sentiment que leur charge et leur rythme de travail
ne cessent d’augmenter. Le stress gâche également la vie professionnelle de
30 % des salariés.
D’après lexpress.fr
SUJET 58
Peut-on vivre sans télé ?
2 à 3 % des Français refusent d’avoir la télé chez eux. Qui sont ces
réfractaires du petit écran ? Bertrand Bergier, sociologue, professeur à
Nantes et à l’Université catholique de l’ouest, à Arradon, a mené une
enquête pour le découvrir.
En se lançant à la recherche de ces gens, Bertrand Bergier pensait découvrir
une espèce en voie de disparition. En fait, il a trouvé une espèce en voie de
développement. Ce sociologue a enquêté auprès de 566 ménages et il en a
tiré les grands types. D’abord, ceux qui refusent la télé « parce qu’elle
symbolise la perte des valeurs ou parce qu’elle est considérée comme un
outil de manipulation politique », souligne-t-il. Ensuite, ceux qui
considèrent que la télé est dépassée : ce sont les adeptes de l’Internet, les
25-35 ans. Enfin, les « héritiers », nés avant 1955, qui n’ont jamais vu chez
eux la télé et n’ont pas eu envie de s’équiper.
D’après Letelegramme.com
SUJET 59
Le télétravail, une solution durable ?
De plus en plus d’entreprises mettent en place le télétravail. Économie de
transport, de temps, de place...
Ce mode d’organisation offre de nombreux avantages, tant aux employeurs
qu’aux salariés.
Depuis 2008, toute la filière française d’Alcatel a mis en place un accord de
télétravail dans l’entreprise. « Aujourd’hui, le télétravail concerne près de 1 
700 salariés, précise la DRH d’Alcatel à Brest, soit 25 % de l’effectif ». De
la même manière, le conseil général du Finistère expérimente actuellement
le télétravail auprès d’une partie de son personnel pour réduire le nombre de
déplacements. « On a lancé un appel à candidatures pour sélectionner 30
agents représentatifs des différents métiers et grades », explique Anne-
Marie Croc, chef du projet « télétravail ».
« En 2008,le nombre de kilomètres économisés équivaut à vingt-deux fois
le tour de la circonférence de la terre », affirme Karine Gimenez-Veyriez. « 
Une journée télétravaillée représente une épargne de 2000 km de trajet, 32
heures de conduite et 162 kg de CO2 pour 27 télétravailleurs. »
D’après Aurélie Tepot, Bretagne.durable.info
SUJET 60
Ticket psy : du bureau au divan
On connaissait les tickets restaurant, les chèques vacances...Voici le ticket
psy pour salariés en souffrance. Stress, cadences infernales, direction
difficile, objectifs à atteindre : dans ces cas comme dans bien d’autres, le
travail peut nuire à la santé mentale des salariés.
Cette entreprise spécialisée dans le développement des conditions de qualité
de vie au travail propose aux entreprises un système de carnets de cinq à dix
tickets psy permettant de consulter un thérapeute. L’objectif est d’aider le
salarié à surmonter une difficulté passagère, de prendre du recul sur son
quotidien ou tout simplement de trouver un lieu d’écoute. Pour certains
médecins, « la médecine n’est pas prestataire de services en offrant des
chèques psy comme on propose des chèques-restaurant ou chèques
cadeaux ». Enfin, ils pointent du doigt le risque de « violation du secret
médical ». Nadia Graradji, La Croix, 06 février
SUJET 61
Le rôle de l’université est-il de préparer à un métier ?
C’est ce que font les universités, de plus en plus. La professionnalisation est
entrée dans les établissements universitaires il y a une quinzaine d’années.
Avant, ce souci de professionnalisation existait moins, mais il y avait aussi
moins d’élèves qui allaient à l’université.
Aujourd’hui, on est dans une logique d’insertion professionnelle imposée
par la loi et cela se traduit par la création d’un bureau d’insertion dans
chaque université. De plus en plus, l’université ne fait que préparer à un
métier : elle ne devrait pas se limiter à cela.
Bien sûr, on a envie que les étudiants réussissent. Mais l’université n’est pas
responsable si les étudiants ne trouvent pas de travail ensuite. On dit : « Ils
ont été mal formés. » L’université doit d’abord fournir une culture et un
bagage qui vont permettre aux diplômés de s’insérer, mais ce qui se passe
après, en termes d’insertion professionnelle, ce n’est plus du domaine de
l’université.
D’après La voix du nord
SUJET 62
Ses proches la traitent de « radine ». Parce qu’elle habille toute sa famille
chez le fripier, voire chez Emmaüs, et qu’elle a mis en place un petit réseau
d’échanges de vêtements usés pour enfants entre parents, voisins et amis.
Pour les produits de beauté, elle dépense le « strict minimum », pour la
maison, elle se contente d’écumer les vide-greniers, voire de récupérer des
objets jetés par d’autres, et pour l’alimentation elle fait les courses sur les
marchés ou chez les « hard discounters » urbains. Anne Karlson, 46 ans et
mère de deux enfants, est pourtant loin de vivre dans le besoin : cadre dans
une grande compagnie aérienne, elle bénéficie de revenus confortables. Elle
roule dans un véhicule neuf, « pour la sécurité des enfants et parce qu’il
pollue moins », précise-t-elle. Avec l’argent économisé sur le reste, elle peut
se permettre de multiplier les sorties culturelles — théâtre, cinéma, musées
et voyages thématiques...
L’Express, 17 janvier 2005.
SUJET 63
Le « doggy bag » recommandé dans les restaurants
[...] Plus la peine de se forcer à finir ses plats au restaurant, par peur d’avoir
eu les yeux plus gros que le ventre. Afin de lutter contre le gaspillage
alimentaire, il est fortement recommandé aux restaurateurs de proposer à
leurs clients un « doggy bag » pour qu’ils puissent repartir avec ce qu’ils ont
laissé dans leur assiette.
[...] Si les « doggy bags » sont très répandus dans les pays anglo-saxons, les
Français ne sont pas coutumiers du fait d’emporter leurs restes. À tel point
que, en Rhône-Alpes, la Direction régionale de l’Alimentation, de
l’Agriculture et de la Forêt a mis en place une nouvelle appellation et un
slogan pour démocratiser cette pratique. Le « doggy bag » s’appelle
désormais le « gourmet bag » et le message est : « c’est si bon, je finis à la
maison ! ». Une image plus positive donc, les Français ayant peur de
paraître avares s’ils avaient à demander à leur restaurateur d’emporter leurs
restes.
http://www.lesechos.fr, 3 janvier 2016.
SUJET 64
Un élève sur huit aurait un usage « problématique » du jeu vidéo. C’est ce
qu’indique une enquête menée auprès de 2000 élèves dans 15 collèges et
lycées d’Ile-de-France. Avec plus de 11 écrans à domicile, les adolescents
[...] sont suréquipés. 84 % d’entre eux ont une console de jeux et 74 % une
tablette. Les trois quarts des lycéens (60 % des collégiens) ont un ordinateur
dans leur chambre. [...] Le temps passé devant un écran « atteint parfois
cinq à six heures quotidiennes, y compris en semaine », souligne l’enquête.
[...] « Utilisation excessive », « usage abusif », « addiction » : les termes
varient pour désigner des pratiques jugées problématiques et leurs possibles
effets sur la santé. [...] « La pratique excessive de jeu vidéo est souvent liée
à un défaut de surveillance et de sollicitude parentale », note l’enquête. [...]
On retrouve aussi des jeunes en situation de mal-être, ou qui ont des parents
hyperconnectés.
Pascale Santi, Le Monde, 17 décembre 2014.
SUJET 65
Acheter votre viande dans un distributeur automatique, ça vous dit ?
On connaissait les distributeurs automatiques de baguettes ou de pizzas.
Désormais, il existe aussi des distributeurs... de viande. Une boucherie
parisienne propose ce service à ses clients.
Depuis deux semaines, la boucherie basque « L’ami Txulette », située au
120 rue de Charonne, dans le XIe arrondissement de Paris, a installé juste à
côté de sa devanture le premier distributeur automatique de viande de la
capitale. Assiette de carpaccio à 6 euros, bavette d’Aloyau à 5,30 euros,
cordon bleu de volaille à 1,90 euros... Les produits crus ou déjà prêts à
consommer sont disponibles dans la machine, qui fonctionne comme
n’importe quel distributeur automatique, avec espèces et carte bleue. Ce
sont en fait les mêmes produits que ceux qui sont vendus dans la boutique, à
la différence près qu’ils sont emballés sous vide et plus chers de 10 à
20 centimes. Il n’est donc plus nécessaire d’entrer, de faire la queue, de
s’adresser au boucher. Une telle automatisation ne pourrait-elle pas, à
terme, entraîner la mort des bouchers de quartier ? La question fait débat.
D’après Metronews France, Gilles Daniel, 17 février 2016.
SUJET 66
Les histoires d’amour ne commencent pas en général sur Internet
Ils promettent l’amour à grands coups de campagnes publicitaires
accrocheuses et publient des chiffres aussi vertigineux qu’invérifiables sur
le nombre de leurs utilisateurs... Au point que peu à peu, la croyance se
répand que les sites de rencontres amoureuses sont devenus un moyen
privilégié de trouver l’âme sœur. [...] Mais si leur fréquentation est
importante, les utilisateurs y nouent surtout des relations éphémères [...].
Parmi les personnes ayant connu leur conjoint actuel récemment [...], moins
de 9 % l’ont rencontré par le biais d’un site. [...]. Pour trouver un conjoint,
les sites arrivent en cinquième position derrière les classiques indémodables
que restent le lieu de travail, les soirées entre amis, les lieux publics, et
l’espace domestique. Désormais présente dans la sociabilité amoureuse, la
rencontre numérique ne s’est pas pour autant banalisée. Seule la moitié des
utilisateurs dit à son entourage s’être créé un profil..
Gaelle Dupont, http://www.lemonde.fr, 10 février 2016.
SUJET 67
Santé : Un adulte sur cinq sera obèse en 2025
Si des politiques de lutte contre l’obésité ne sont pas mises en œuvre « 
rapidement » dans le monde, des « conséquences sanitaires d’une ampleur
inconnue » sont à craindre, estime le Pr Majid Ezzati. Selon une étude
coordonnée par ce chercheur de l’Imperial College de Londres, l’obésité
touche aujourd’hui près de 650 millions d’adultes,soit 13 % de la
population mondiale adulte, un pourcentage qui pourrait atteindre 20 %
d’ici 2025 si le rythme de progression actuelle de cette épidémie se
maintient.
« En 40 ans, nous sommes passés d’un monde où l’insuffisance pondérale
était deux fois plus importante que l’obésité à un monde où les personnes
obèses sont plus nombreuses que celles en sous-poids », souligne le
scientifique. [...] L’étude évalue le nombre d’obèses adultes à 641 millions
en 2014, dont 375 millions de femmes et 266 millions d’hommes. En 1975,
ils n’étaient que 105 millions. Une explosion liée notamment à une
alimentation industrielle trop riche, mais aussi à des prédispositions
génétiques. [...] L’obésité constitue désormais « un problème important de
santé publique » dans de nombreuses régions à revenu intermédiaire [...] La
résolution du problème passe à la fois par une action individuelle et
collective : une remise en question des habitudes alimentaires de chacun
s’impose, de même que la mise en place de politiques visant à freiner le
développement de l’obésité.
AFP, 20 avril 2016. * L’IMC (indice de masse corporelle) correspond au
rapport entre le poids et la taille d’une personne.
SUJET 68
Les animaux domestiques coûtent 4,3 milliards d’euros aux Français
Un ménage sur deux possède un animal de compagnie... Les animaux
domestiques — aussi bien les chiens ou les chats que les rongeurs, oiseaux
ou poissons — ont coûté l’an dernier pas moins de 4,3 milliards d’euros aux
Français. [...]
Il faut compter 800 euros par an pour un chien. Pour un chat, c’est
600 euros. Des sommes qui ne tiennent pas compte de l’achat de l’animal :
ils concernent juste l’alimentation, les accessoires et l’hygiène. [...]
Si l’alimentation est pour l’heure le premier poste des dépenses, cela
pourrait évoluer, notamment avec l’arrivée des objets connectés. [...]
Comme les colliers GPS, pour pouvoir pister Médor et Félix. Les chiens et
les chats ont toujours eu des puces, ce n’est pas nouveau. Mais des puces
électroniques pour être géolocalisés, c’est quand même autre chose ! [...]
Autre service en vogue : les balles « que l’on peut lancer à son chien à
distance depuis son smartphone. Le maître, à l’aide d’une caméra, peut
décider à tout moment de faire jouer son animal, avec une machine
connectée à la maison, pour que l’animal ait une activité régulière en son
absence ». Sans compter les sites de rencontre pour animaux, tels que
Chabadog, la version wouaf-wouaf d’Adopteunmec.com. Céline Boff,
http://www.20minutes.fr
SUJET 69
Les effets positifs de l’interdiction de fumer dans les lieux publics
Un nouveau rapport montre une baisse importante des maladies cardiaques
dans les pays où il est interdit de fumer dans les espaces publics. Une baisse
particulièrement marquée chez les non-fumeurs.
Pour ceux qui en doutaient encore, une nouvelle étude vient montrer les
bienfaits de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. [...] Ce nouveau
rapport montre que les pays qui ont mis en place des lois interdisant de
fumer dans les espaces publics observent la réduction du nombre de
malades liés au tabagisme passif, en particulier concernant les maladies
cardiaques. Pour arriver à ces résultats, une équipe de chercheurs irlandais a
passé en revue 77 études menées dans 21 pays du monde, dont les États-
Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Espagne. La baisse la plus marquée
est observée chez les non-fumeurs, les personnes en première ligne face au
tabagisme passif. [...]
Ces dernières conclusions « viennent encore plus étayer les enseignements
précédents sur les bienfaits sur la santé de ces interdictions », note Cecily
Kelleher, de l’University College de Dublin et auteur de l’étude. Elle ajoute
que « nous avons désormais besoin de recherches sur l’impact continu sur le
long terme de ces interdictions de fumer sur des sous-groupes spécifiques
de population, comme les jeunes enfants, les personnes précaires et les
minorités. » [...] Les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé
montrent que le tabac tue la moitié de ses consommateurs, soit environ 6
millions de personnes chaque année. Plus de 600 000 de ces décès
concernent des non-fumeurs exposés au tabagisme passif.
http://www.pourquoidocteur.fr, 6 février 2016.
SUJET 70
Vivre plus vieux c’est bien, le faire en bonne santé c’est mieux
Davantage de seniors en bien meilleure santé : si la nouvelle donne
démographique paraît une bonne nouvelle, c’est parce que le monde
économique, technologique et médical a déjà commencé à miser sur le
bien-être des « aînés ». Le constat est sans appel : la société française
vieillit. Et même rapidement. [...] Connaître leurs besoins et proposer des
biens et services adaptés est donc un enjeu majeur, pour leur bien comme
pour celui des plus jeunes. Transports, services, loisirs, agroalimentaire,
santé, équipement, il n’est pas un secteur d’activité qui ne soit concerné par
cette vague de personnes plus âgées, non seulement en France, mais aussi
dans le monde. Et la bonne nouvelle, sans tomber dans un optimisme béat,
est que seule une petite fraction d’entre elles risque de se retrouver
dépendante. [...] Confort de l’habitat, maison connectée, détection des
chutes, dispositifs de sécurité... autant de services qui permettent le
maintien à domicile. Ils sont bien sûr facilités par les nouvelles technologies
et la vague numérique, sur laquelle les seniors surfent eux aussi. « Grâce à
Internet, les liens avec la famille ou le voisinage sont préservés, ce qui
explique le véritable plébiscite sur ces produits », note Philippe Metzenthin,
président de la FFD (Fédération française de domotique). [...] Sciences et
Avenir, 13 février 2015.
SUJET 71
Des robots pour le maintien à domicile des personnes âgées
Plusieurs start-up françaises développent des technologies pour venir en
aide aux personnes dépendantes. Mais ces solutions restent chères.
Lina est un prototype de robot d’aide à la personne. « Il doit permettre aux
personnes âgées de rester plus longtemps chez elles ou de les aider dans
leurs activités dans des établissements qui accueillent des personnes
âgées », indique Lucile Peuch, ingénieure au sein de la société française
CybeDroid qui a conçu l’humanoïde, encore au stade expérimental.
Robots compagnons, domotique, mais aussi montres connectées ou
dispositifs d’appels d’urgence, la technologie est partout. Certains robots,
présents par exemple dans des maisons de retraite, peuvent diriger des
exercices thérapeutiques pour stimuler la mémoire, donner des cours de
sport, ou fournir les principales informations du moment, comme la météo
ou le repas du jour.
Toutes ces technologies présentent des avancées. Mais elles coûtent encore
cher. Ces robots, dont le fonctionnement n’est pas forcément simple pour un
public pas toujours à l’aise avec la technologie, posent aussi des questions
de maintenance et ne pourront de toute façon qu’être un complément à un
accompagnement humain des personnes dépendantes. « On ne cherche pas à
remplacer l’humain, note Lucile Peuch, un robot viendra toujours en appui
pour aider les aidants. » D’après Julien Duriez, La Croix, 25 mars 2016.
SUJET 72
Habiter dans un bateau, la vie au fil de l’eau
Vivre sur un bateau, c’est le rêve de nombreux aventuriers qui rêvent de
liberté. Si pour certains, cela ne dépassera jamais le stade du fantasme, pour
d’autres, c’est devenu une réalité, avec tout de même quelques
inconvénients à ne pas négliger.
Si certains d’entre nous rêvent de pouvoir s’acheter une maison et de
s’installer dans une région qui leur plaît, d’autres redoutent la sédentarité
tout autant que la monotonie. Ainsi, de plus en plus de personnes s’essaient
à un genre pas si nouveau que ça d’habitat : la vie sur un bateau.
L’avantage avec ce style de vie original, c’est qu’il permet de rester au
même endroit pendant plusieurs années et de se déplacer facilement quand
une envie de changement ou de renouveau se fait sentir. Plus besoin de
vendre sa maison pour aller voir ailleurs, elle bouge avec nous ! [...]On ne s’installe pas dans un bateau sur un coup de tête ! Et pour cause,
nombreuses sont les contraintes à ne pas négliger. Il y a d’abord l’aspect
financier, car au-delà du prix du bateau, il faut également penser au prix que
coûtera la location d’un emplacement dans un port à l’année. Il vous faudra
généralement débourser entre 1 000 et 3 000 euros par an pour cela.
Carole Guidon, http://www.bienchezsoi.net, 2 novembre 2015.
SUJET 73
Hausse des adoptions d’animaux : « En période de crise, l’animal a une
valeur refuge encore plus forte »
L’année commence bien pour la Société protectrice des animaux (SPA) qui
a enregistré une hausse spectaculaire de 20 % des adoptions d’animaux en
janvier. Bilan : 1 890 chats ont trouvé de nouveaux maîtres en janvier 2016,
contre 1 588 en janvier 2015.
La tendance est à la hausse pour les adoptions depuis deux ans et demi. [...]
Pourtant, le pouvoir d’achat de nombreux Français n’est pas optimal à
l’heure actuelle et l’entretien d’un animal coûte cher...
Il faut en général compter entre 20 et 30 euros par mois pour l’entretien
d’un chat et une cinquantaine d’euros pour un chien. Par ailleurs, en période
de crise, l’animal a une valeur refuge encore plus forte. Il est source de
réconfort et contribue à la chaleur du foyer, d’autant plus quand la vie
extérieure est difficile.
[...] Le chat est à l’heure actuelle l’animal préféré des Français, surtout en
milieu urbain, car il impose moins de contraintes. Mais les chiens ont aussi
la cote. Lorsqu’ils visitent un refuge, les adoptants ne sont pas à la
recherche d’une race d’animal, mais d’une rencontre. Reste que les très
jeunes animaux ont un peu plus de chance d’être adoptés.
Delphine Bancaud, http://www.20minutes.fr, 3 février 2016
SUJET 74
Aimer faire la cuisine
Ce n’est pas incompatible avec un repas sur le pouce et autres pizzas livrées
à domicile, mais les 15-30 ans sont unanimes : 86 % déclarent aimer faire la
cuisine. Si ce plaisir reste très féminin (90 %), il concerne aussi une grande
majorité des jeunes hommes (81 %). Parmi les 12 % qui n’aiment pas
passer derrière les fourneaux se retrouvent logiquement les plus jeunes,
(11 % des 15-24 ans) contre 9 % de, 25-30 ans). Ces seconds aimeraient
apprendre à mieux cuisiner sans distinction d’âge ou de sexe. Parmi ces
apprentis minoritaires les employés et les cadres du privé sont un peu plus
nombreux ce qui s’explique notamment par un besoin de ralentir et de
prendre des moment pour soi dans un emploi du temps chargé.
Psychologies magazine, juin 1012.
SUJET 75
C’est l’heure... de régler sa montre !
Le changement en heure d’été fin mars et en heure d’hiver fin octobre est
entré en vigueur en 1976 à la suite du choc pétrolier dans le but de réaliser
des économies d’énergie en réduisant les besoins en éclairage en fin de
journée
« D’une manière générale, c’est bien accepté par la société, méme si les
impacts en termes d’économie d’énergie ne sont pas considérables »,
souligne Éric Vidalenc, ingénieur au service économie et prospective de
I'Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(Ademe). « Nous ne faisons pas des études annuellement, parce qu’il n’y a
pas d’enjeu stratégique autour de tout ça ni en terme de gain d’énergie ni en
terme de questionnement de la part de la société », explique-t-il. L’expert
souligne par ailleurs que l’impact de ce changement d’heure sur la
consommation d’énergie va aller décroissant au fil des années, en raison de
la mise en place d’autres mesures d’efficacité énergétique, comme les
lampes basse consommation par exemple. www.francetvinfo.fr
SUJET 76
Un voyagiste incite ses clients à lutter contre le CO2
Depuis peu, un voyagiste propose à ses clients de « compenser » les
émissions de dioxyde de carbone CO2 liées à leur vol en avion. Ils sont
invités à payer leur voyage à l’opérateur et aussi, à régler en ligne, sur le
site de l’association CO2 Solidaire, partenaire de l’entreprise, quelques
dizaines d’euros supplémentaires. Ces sommes correspondent au coût
estimé des quantités de CO2 émises par l’avion durant le vol, si la
compagnie aérienne devait payer des droits à émettre pour ce gaz.
Ces sommes seront affectées, via CO2 Solidaire, au financement de projets
de réductions d’émissions de gaz à effet de serre, reconnus responsables
pour une grande part du réchauffement climatique. [...] L’entreprise
s’achète-t-elle une image écolo à bon compte ? « Je ne nie pas le caractère
marketing de notre démarche. Certains spécialistes de la communication
éthique assurent qu’il existe une clientèle importante pour le CO2
responsable, même si je n’en suis pas convaincu. En fait, je me moque des
interprétations que certains peuvent en faire. Ce qui compte, c’est d’agir »,
assure le directeur.
Cécile DUCOURTIEUX, Le Monde, 12 Janvier
SUJET 77
Respecter la vie privée et le droit à l’image
Le droit à la vie privée est le droit pour chaque personne, quels que soient
son rang, sa naissance, sa fortune, son âge, de voir respecter sa vie privée et
intime. Les éléments constitutifs de la vie privée sont notamment la santé,
la vie sentimentale et familiale, la religion, le domicile, les revenus, les
convictions politiques, etc. C’est la situation à caractère privé ou public et
le lieu de la situation qui donnent le droit à chacun de s’opposer à la
publication de ces informations personnelles Ainsi, toute personne dont la
vie privée/intime est exposée sur Internet, notamment par un tiers sans le
consentement de l’intéressé, pourra obtenir réparation du préjudice subi par
des dommages et intérêts et/ou demander le retrait immédiat du contenu
litigieux diffusé.
La vie privée d’une personne peut être dévoilée par des enregistrements
sonores, par la diffusion publique de ses écrits, par la diffusion de son
image. L’infraction existe dès que les éléments relevant de la sphère privée
sont diffusés à un public autre que son destinataire initial et exclusif.
Respecter la vie privée et le droit à l’image d’une personne est valable
qu’elle soit connue ou inconnue. Toutefois, la situation à caractère public et
le droit à l’information peuvent tenir en échec le droit à la vie privée et le
droit à l’image dans certaines circonstances.
eduscol.education.fr
SUJET 78
Vos voisins payés pour vous rendre service
Les habitants des quartiers sensibles possèdent des talents, mais négligés,
alors que les emplois sur places sont pourvus par des personnes venues
d’autres villes.
Votre voisin a du talent ? Ce constat est à l’origine de l’association « Voisins
malin », l’association propose de payer des habitants des quartiers sensibles
afin d’aider leurs... voisins.
Une idée étonnante qui séduit les hautes sphères. Christine, une des
personnes à l’origine du projet, s’explique : « Les services ou prestations
sont parfois de plus en plus sophistiqués, certains sont découragés par les
machines automatiques ». Le but serait donc d’impliquer les habitants dans
leur vie de quartier en les rémunérant entre 100 et 200 euros pour une
dizaine d’heures de travail par mois. Ces visions malines pourraient par
exemple jouer les traducteurs pour ceux qui ont des difficultés en français,
ou expliquer le fonctionnement de certaines machines automatiques.
L’expérience débutera un mois avant de se développer si cela fonctionne,
dans d’autres quartiers sensibles.
Sébastien Morelli, Le Parisien, 11 février
SUJET 79
Une scène de meurtre à la hache dans le jeu
(...) Jugé « violent brutal, sadique », le jeu vidéo « Manhunt 2 “(Chasse à
l’homme) affole les Britanniques. Le jeu édité par Rockstar Games vient
d’être retoqué par le British BoardofFilm Classification (BBFC),
l’organisme chargé de valider la mise sur le marché des films et des jeux
vidéo. Manhunt 2 se voit donc interdire l’accès aux rayons des magasins
britanniques. (...)
Dans Manhunt 2, Danny, le personnage principal, essaie de s’enfuir d’un
asile. Pour y parvenir, il devient un tueur en série. Alors tous les coups sont
permis pour s’échapper de l’hôpital dans lequelil est enfermé : tueries à
coups de hache ou de hachoir, meurtre d’une infirmière avec une seringue
dans le cou, crayon enfoncé dans l’œil d’un gardien... Des scènes qui, selon
douze experts mandatés par la
BBFC, sont ‘insoutenables ». Rockstar Games n’est évidemment pas
d’accord. Même si l’éditeur a dit ‘respecter la décision du
Board’, ilia trouve ‘injuste comparée avec la violence présente dans les
films d’horreur ou les émissions de télévision’. L’éditeur pourrait toutefois
faire appel. (...)
Extrait d’‘Une scène de meurtre à la hache dans le jeu de Rockstar
Games ». 20minutes.fr. 20/06/2007
SUJET 80
L’accès à l’emploi, premier handicap des handicapés
(...) Stéphane Grosberg est l’exemple même du ‘handicapé invisible’. Bel
homme, allure sportive et repartie brillante, ce père de trois enfants a
impressionné ses interlocuteurs. Ancien directeur financier d’une
multinationale, il gagnait 140 000 euros par an jusqu’à ce qu’un double
infarctus cérébral le fauche. ‘J’ai récupéré, mais j’ai des coups de pompe,
je ne peux plus travailler 80 heures par semaine, mais 50 heures’, dit-il.
Comme il se refuse à cacher son handicap, il a le sentiment que les cabinets
de recrutement évincent sa candidature. ‘Dans deux mois, je suis en fin de
droits.’ ‘C’est un problème de mentalités, reconnaît une chargée du
recrutement d’une grande entreprise, qui préfère garder l’anonymat. Pour
beaucoup de dirigeants, handicap rime encore avec inapte ou au mieux
caritatif. »(...) Extrait de Le Monde pour Matin plus.27/06/2017
SUJET 81
Le tablier bleu marine pourrait-il faire son retour dans les
établissements scolaires, façon IIIe République ?
L’UMP propose d’expérimenter, dans les établissements, le port d’un « 
vêtement commun », afin de « gommer les inégalités sociales » et de
renforcer « un esprit d’appartenance ».
La décision d’introduire la blouse ou l’uniforme dépend aujourd’hui de
chaque établissement, qui peut décider de l’inscrire dans le règlement
intérieur. Cette pratique ne fait plus recette, faute de demande des parents et
des enseignants, souligne-t-on au SNPDEN, le principal syndicat de chefs
d’établissement. Jusqu’en 1968, les élèves portaient traditionnellement une
blouse. Il s’agissait alors de protéger de l’usure et des taches les vêtements,
plus coûteux qu’aujourd’hui. Dans le public, seule la maison d’éducation de
la Légion d’honneur, à Saint-Denis, prescrit encore le port d’un uniforme
bleu marine et une quinzaine d’établissements privés maintiennent un
uniforme obligatoire, comme la Maison française. ww.lefigaro.fr
SUJET 82
Allopathie vs homéopathie
Que ne ferait-on pas pour discréditer l’homéopathie et les médecines
alternatives qui représentent un réel danger pour l’industrie pharmaceutique
qui ne coûtent pas cher, n’ont pas d’effet secondaires, éliminent en grande
partie les drogues allopathiques et, surtout, responsabilisent les patients,
remettant ainsi en cause l’engrenage mortel de la société de consommation.
Alors que dans la plupart des pays de la Communauté européenne les
homéopathes, médecins ou non, sont parfaitement admis, chez nous, dans
les meilleurs cas, la médecine officielle ne reconnaît qu’un effet placebo à
l’homéopathie.
santenaturelle.fr
SUJET 83
Les jeunes sont fans du courrier postal !
Pour les 18-29 ans, le courrier postal est synonyme de qualité dans la
relation client d’une entreprise. C’est ce que révèle une étude CSA, qui tord
le cou à bien des idées reçues. 2 % des 18-29 ans ouvrent leur boîte aux
lettres chaque jour, alors qu’ils sont seulement 68 % à se rnnnecter à leur
messagerie électronique. En outre, 65 % déclarent que la lecture du courrier
postal constitue un plaisir. Ces chiffres, issus d’une étude CSA sur le
rapport des jeunes et les médias révèlent un certain allachement au papier.
Pour autant, il ne suffit pas d’envoyer un courrier pour qu’il soit lu. Pour les
18-29 ans, comme pour l’ensemble de la population française, un courrier
personnalisé reste plus attractif. 76 % déclarent avoir davantage envie de
l’ouvrir lorsqu’il correspond à un événement particulier de leur vie. L’étude
révèle également que les jeunes, considèrent le courrier papier comme un
support adapté à la communication d’informations personnelles ou
confidentielles. Perçu comme sécurisant, il rassure quant à la confidentialité
des données.
culture.fr
SUJET 84
Les sportifs sont-ils trop payés ?
En France, lorsque l’on parle Football, on eu arrive toujours a un pseudo-
constat : De toute façon, ils sont trop payés. Pour la moitié de leur salaire, je
ferai la même chose...
La question, la seule à se poser, lorsque l’on parle du salaire des sportifs,
reste sur le mode de rémunération. Actuellement, les sportif ont (trop)
souvent une rémunération composée à 90 % d’un salaire net. En
introduisant une part de variable (résultats, objectifs, merchandising,...) plus
conséquente, les salaires dépendraient ainsi de la performance des sportif, et
seraient moins sujets à débat.
Enfin, et c’est là toute la schizophrénie française. D’un côté, on n’attend du
spectacle, du sport de haut niveau et des sportifs susceptibles de faire briller
notre beau blason bleu-blanc-rouge. De l’autre, on les dénonce, comme trop
payés, et on compte les taxer davantage, pour être certains qu’ils quittent
notre hexagone préféré. Ce type de paradoxe est à l’origine du malaise
français autour de la rémunération des sportifs. Au fond, le vrai problème
n’est pas le « combien », mais plutôt le « comment »...
hup://blog.sport-club.net
SUJET 85
Le travail des salariés le dimanche
En principe, les établissements industriels et commerciaux ne doivent pas
occuper des salariés le dimanche. Cependant, il existe des dérogations
strictement énumérées par le Code du travail.
Certaines dérogations au principe du repos des salariés le dimanche sont,
toutefois, prévues par la loi afin d’assurer la continuité de l’exploitation de
l’entreprise ou de répondre aux besoins du public.
Ces dérogations peuvent être de droit ou convention nelles, permanentes ou
temporaires, ne concerner que certaines zones géographiques seulement et
faire l’objet ou non d’une autorisation administrative préalable. Remarque :
ce principe ne s’applique pas aux commerçants ou dirigeants de sociétés qui
peuvent ouvrir leur commerce sauf interdiction administrative expresse.
entreprises.ccip.fr
SUJET 86
Chirurgie esthétique : les stars assument
Le tabou de la chirurgie plastique s’effrite peu à peu... Emmanuelle Béart,
Brad Pitt, Cameron Diaz ou encore Nicole Kidman ont reconnu
publiquement avoir eu recours au bistouri.
Dans une société caractérisée par la recherche de la perfection et de la
jeunesse éternelle, les opérations de chirurgie esthétique sont monnaie
courante. Les stars elles-mêmes n’hésitent plus à confesser les interventions
subies, à l’image d’Emmanuelle Béart « J’ai fait refaire ma bouche à l’âge
de 27 ans. Ce n’est une énigme pour personne, c’est loupé », a ainsi confié
l’actrice au journal Le Monde. Désormais âgée de 48 ans, elle regrette
d’avoir eu recours à la chirurgie, mais assume son acte. « Aujourd’hui, rien
que l’idée d’une piqûre me foudroie. Mais en même temps, je me dis que ce
n’est pas facile de vieillir dans ce métier quand on est une femme »,
explique-t-elle. L’actrice s’est laissé tenter il y a vingt ans car elle n’avait
pas confiance en elle. Beaucoup l’ont fait pour les mêmes raisons, par peur
de vieillir ou tout simplement pour se sentir mieux.
Lefigaro.fr
SUJET 87
Peur de l’avion
Même si l’avion est un moyen de transport parmi les plus sûrs (avec le bus
et le métro), même si les appareils de vol sont de plus en plus contrôlés,
prendre l’avion que ce soit pour la première fois ou à l’occasion d’un
déplacement saisonnier, peut être source d’appréhension voire d’angoisse
pour certains d’entre nous. Peur de l’inconnu, peur des turbulences, peur du
crash, claustrophobie, les raisons d’avoir peur sont variées. Les accident
meurtriers récents, les expériences difficiles lors de vols tourmentés,le
renforcement des contrôles aériens rappellent évidemment les risques
encourus.
hctp://11ww.sports-sante.com/ 15 juille12011.
SUJET 88
Faut-il obliger commerces et bureaux à éteindre la nuit ?
Enfin une bonne nouvelle pour les écologistes qui pestent contre le
gaspillage d’énergie. Le gouvernement s’apprête à publier un arrêté
obligeant, à compter du 1 » juillet, les commerces et les bureaux à éteindre
leurs lumières d’une heure à six heures du matin, afin de réduire la facture
énergétique de notre pays. L’arrêté, qui vise les « bâtiments non
résidentiels » (bureaux, commerces. hôpitaux...), prône la sobriété
énergétique en interdisant désormais l’éclairage des façades, des vitrines
commerciales et des intérieurs de bâtiments visibles de l’extérieur. [...]
Du côté des commerçants et des entreprises, cette mesure qui vise à
économiser de l’énergie est très mal accueillie.
http://www.newsring.fr/, 3 avril 2012.,
SUJET 89
Pour ou contre les zoos ?
La fondation Born Free, qui défend la conservation des espèces animales
menacées a publié fin avril son étude annuelle sur la qualité des zoos et
parcs animaliers. Le zoo de Beauval, Marineland d’Antibes, ou encore le
parc zoologique de Fréjus, et, au total, vingt-cinq zoos français ont été
sélectionnés au hasard parmi les 900 parcs français. Selon l’étude, dans un
tiers des zoos étudiés, les conditions de vie des animaux ne sont pas
satisfaisantes. « Parmi les 16 zoos qui encourageaient le contact avec les
animaux, un seul semblait avoir affiché des avertissements demandant au
public de se laver les mains après le contact », déplore la fondation.
Si dans l’ensemble, les animaux sont bien traités, la fondation a observé « 
qu’un grand nombre d’enclos n’offraient pas les caractéristiques
appropriées pour permettre aux animaux d’exprimer leurs comportements
naturels »·
http:l/www.newsring.fr/, 6 juillet 2012.
SUJET 90
Le retour en grâce des écoles non mixtes
Lorsqu’elles ont entendu parler du retour des écoles non mixtes, une partie
des féministes américaines a poussé les hauts cris. « Un pas de géant en
arrière » a protesté la présidente de l’organisation nationale des femmes.
Mais d’autres ont estimé que c’était une initiative salutaire pour les filles, le
fait d’être entre elles les rendant plus conquérantes. L’administration
républicaine a levé l’obligation de mixité dans le public, inscrite dans la loi
en 1972, dans la foulée du combat contre la ségrégation raciale. C’est ainsi
que les écoles non mixtes ont pris leur essor aux États-Unis avec des alliés
aussi variés que des républicains conservateurs, des néoféministes et des
chercheurs progressistes. La recherche pédagogique a révélé que garçons et
filles réussissaient différemment. Les scientifiques ont fait état de nettes
différences d’apprentissage. Il s’agit donc de capitaliser ces différences.
Corine LESNES, d’après Le Monde, 8 janvier 2013.
SUJET 91
« Journée sans fessée » : des associations disent non à la violence
éducative
Des associations de parents se mobilisent pour s’opposer aux gifles et aux
fessées dans l’éducation des enfants, à l’instar d’Olivier Maurel, spécialiste
du sujet, de passage en Bretagne à l’occasion de la « Journée de la non-
violence éducative » du 30 avril. « Nous devons faire comprendre aux
parents qu’il ne faut absolument pas frapper les enfants », explique
M. Maurel, professeur de lettres retraité. « En le frappant, on n’apprend pas
à l’enfant à obéir à sa conscience ou à la loi, on apprend à son corps à obéir
à la violence. »
De plus, souligne l’auteur de La Fessée (2005, éd. La Plage), par ailleurs
fondateur de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo), les
enfants « apprennent tout par imitation ». « En désamorçant la violence
éducative, on peut ainsi faire décroître la délinquance », com m e ce fut le
cas en Suède où l’interdiction légale de toute violence à l’encontre des
enfants en 1979 a eu pour effet, selon lui, de faire baisser notablement le
nombre des incivilités.
Extrait de Céline Agnielsaint-Brieuc, Métro. 30/04/2007
SUJET 92
Equipement éléctronique: Des Français suréquipés mais pas rassasiés
L’heure est à la surabondance dans les foyers. Présente mercredi dernier, le
bilan annuel de l’électronique grand public de l’institut GfK dresse le
portrait de consommateurs gargantuesques qui, face à un pouvoir d’achat en
berne, ont paradoxalement encore les moyens de s’équiper. [...] Les ventes
d’écrans plats ont dope le marché [...] « Quand la télévision va, tout va »,
commente Olivier Malandras, le directeur commercial de GfK.
Autre moteur de l’industrie, la mobilité et notamment l’électronique dite «
embarquée ». Avec le boom des systèmes de navigation (2,5 millions de
ventes, soit deux fois plus en un an), le secteur se distingue. [...] GfK relève
que le développement des accessoires nous pousse à toujours dépenser plus.
Exemple frappant : les baladeurs numériques qui, avec 537 millions de
recettes en France l’an passé, ont aussi génère 126 millions de vente
d’accessoires (casques, enceintes, etc). [...]
Autre moteur qui stimule les achats : les constructeurs ne cessent de
renouveler leurs gammes. Là ou 26 mois séparaient deux générations de
téléviseurs cathodiques, 8 mois suffisent aux écrans LCD pour se
moderniser. « Nous nous orientons vers un marché de textile, avec ses
modes et ses collections. »
Christophe Séfrin, 20 minutes.fr
Extrait de « Préparation à l’Examen DELF B2 », Hachette.
11/02/2008.
SUJET 93
MOOC ou master ?
Les MOOC (acronyme de l’anglais massive online open courses), ces cours
en ligne gratuits et ouverts à tous, ont connu un essor considérable ces cinq
dernières années. Leur offre variée et leur flexibilité en feraient même des
concurrents potentiels aux masters. Pour répondre au problème des
abandons massifs, les MOOC mettent en place des attestations de suivi,
voire des certificats payants. Certains cours offrent même la possibilité
d’obtenir des crédits ECTS, que les étudiants pourront faire valoir dans leur
cursus universitaire.
Mais produire un MOOC coûte cher (50 000 euros environ), ce qui incite la
plupart des établissements à cibler un public très large. Par conséquent,
selon Mathieu Cisel, auteur d’une thèse récente sur le sujet, « 70 % des
MOOC sont des cours introductifs », qui ne sont pas en mesure de
concurrencer les masters. Cependant, des universités américaines essaient
actuellement de bâtir des cursus entiers, en séquençant une dizaine de cours.
D’après Sophie Blitman, Le Monde, 26.01.2017
SUJET 94
L’ADN pour une ville propre
De nombreuses villes mettent en place des procédés contre la prolifération
des déjections canines dans les rues. En Allemagne, on prend le problème
très au sérieux. La mairie d’une petite ville de province veut répertorier tous
les chiens
de la ville. Les propriétaires de chiens devront donner un peu de salive de
leurs toutous afin que l’ADN soit identifié. Quand tous les chiens de la ville
seront fichés, la nouvelle brigade scientifique instaurée par la mairie n’aura
plus qu’à ramasser les diverses déjections canines et à les analyser. Si
l’ADN correspond à celui d’un chien fiché dans cette ville, le propriétaire
devra payer une amende de 200 € à 600 € et encore plus en cas de récidive.
Courrier International, 2018
SUJET 95
CES FEMMES QUI NE VEULENT PLUS FAIRE CARRIÈRE
Elles sont diplômées de grandes écoles, elles ont un travail à responsabilités
dans lequel elles s’accomplissent, mais elles sont aussi mères au foyer. De
plus en plus de françaises décident de faire un « break » dans leur vie
professionnelle pour se dédier à leurs enfants. Elles découvrent « enfin » les
petits bonheurs de la vie de famille : accompagner son enfant à l’école,
préparer le dîner tranquillement, reprendre le sport, prendre un thé avec les
copines... Elles ont conscience de vivre un moment de vrai luxe. Mais pour
combien de temps ?
Le Figaro, Mai 2017
SUJET 96
Journée nationale du sommeil : métro et boulot nuisent au dodo
On dort chaque jour en moyenneune heure et demie de moins qu’il y a 50
ans : à l’occasion de la 7e Journée nationale du sommeil, mercredi, les
spécialistes insistent sur l’importance d’être à l’écoute de ses besoins pour
dormir suffisamment. Horaires de travail et temps de trajet sont les facteurs
majeurs qui poussent à réduire le temps consacré au sommeil. Les
changements de mode de vie, avec la multiplication des « tentations » à
rester éveillé, comme la télévision ou Internet, ont aussi leur part de
responsabilité.
Extrait de metrofrance.com, mars. 2007
SUJET 97
La militaire academy
On se frotte les yeux, on se pince, on se demande si l’on tourne, dans ce
somptueux château de Montry, ancienne propriété du baron de Reilhac, un
téléfilm sur le service
militaire... Non, c’est ici, à deux pas d’Euro Disney, que la République
expérimente sa dernière trouvaille pour sauver la jeunesse : « le centre
Défense seconde chance. Un camp militaire destiné à redonner le goût et
l’ardeur de travailler. » [...]
« Les premières promotions donnent des résultats vraiment encourageants »,
annonce Nathalie Mouillet, la directrice de communication de l’Épide,
l’organisme chargé par le ministère de la Défense de développer
l’opération. « Environ 6 0 % des volontaires auraient
décroché, à l’issue de leur stage, un contrat d’apprentissage, de formation,
un CDD ou un CDI. » Le Nouvel Observateur, n ° 2198
SUJET 98
La culture, un rempart contre la crise
De quoi sommes-nous prêts à nous passer en temps de crise ? Pas d’une
certaine culture ni de certains loisirs, en tout cas. « La culture est ce qui
reste quand on a tout oublié », disait Édouard Herriot. Cela fait belle lurette
qu’en Espagne aussi la culture n’est plus perçue comme du superflu, mais
comme une nécessité quotidienne.
Le paysage économique a beau être sombre, il reste de l’espace pour
l’imagination, l’innovation, l’adaptation. Et certains domaines se portent
bien, reconnaît Núria Cabutí, directrice éditoriale des éditions DeBolsillo. « 
En janvier, les ventes de livres de poche ont augmenté de 17 % en
Espagne », souligne-t-elle. (...)
« Si le livre résiste bien à la crise, poursuit Antonio, responsable d’une
librairie, c’est parce que les gens ont mauvaise conscience, ils s’en veulent
d’avoir gaspillé, d’avoir vécu au-dessus de leurs moyens, dans la culture du
superflu. Ils ont compris que le livre pouvait améliorer leur formation, leur
capacité à affronter la vie et à être mieux préparés pour un avenir incertain.
Pour les mêmes raisons, ils offrent davantage de livres, en particulier aux
enfants. » (...)
Lien : https://www.courrierinternational.com
SUJET 99
Un coach pour le BAC?
« Pour réussir, tu dois considérer ton stress comme un allié. » Le coach
scolaire de Julien, 19 ans, en terminale, a trouvé la formule pour calmer la
panique qui paralysait le lycéen à chaque examen. Après le monde de
l’entreprise, le coaching investit l’école. Défauts d’organisation ou manque
de confiance en soi ? En quelques séances, les coachs scolaires prétendent
lever les blocages et déceler les points forts. « L’élève est un professionnel
de l’éducation : il doit préparer son entrée sur le marché du travail »,
explique Jean-Philippe Riant, de l’Institut européen de coaching de
l’étudiant. Le nombre d’inscriptions à l’institut double chaque année. « Face
à un avenir incertain, les parents sont à la recherche de solutions
nouvelles », assure Jean-Pierre Dupuis, responsable de Headways. (...) À
raison de 60 euros de l’heure, la majorité de la clientèle est composée de
familles aisées. Et une nouvelle tendance émerge : le coaching parental.
Extrait de L’Express. 05/09/2005 par Catherine Le Gall
More about French on itsfrenchjuice.com
https://itsfrenchjuice.com/
Contact the author :
jean@itsfrenchjuice.com
© Jean K. MATHIEU, 2019
mailto:jean@itsfrenchjuice.com
Don't miss out!
Click the button below and you can sign up to receive emails whenever
Jean K. MATHIEU publishes a new book. There's no charge and no
obligation.
https://books2read.com/r/B-A-IJFL-QMSGB
Connecting independent readers to independent writers.
https://books2read.com/r/B-A-IJFL-QMSGB
https://books2read.com/r/B-A-IJFL-QMSGB
	Title Page
	Also By Jean K. MATHIEU
	Production Orale DELF B2 - 99 SUJETS POUR RÉUSSIR
	Préface
	À propos de l’auteur
	Introduction
	À propos de la production orale
	Comment faire
	Faire un plan
	Structures et phrases pour tous les sujets
	Conseils et gestion du stress
	S’entraîner à la structure du plan
	Mémo
	Exemples de plans
	Exemple de production orale
	6 transcriptions de production orale
	99 sujets pour s’entraîner
	Sign up for Jean K. MATHIEU's Mailing List