Prévia do material em texto
D éf i 5 C1 MÉTHODE DE FRANÇAIS CAHIER D'EXERCICES www.emdl.fr/fle CORRIGÉS L'HARMONIE � LE YOGA 1. a. Le yoga est vraiment une discipline qui capte des publics très divers : les jeunes adultes mais aussi les seniors, les enfants, les sportifs, les cadres stressés… b. Une meilleure relation avec soi-même, le respect des autres et de l’environnement, une alimentation plus saine… bref, un mode de vie pour être mieux dans sa tête et mieux dans son corps. c. On relie le plan physique, énergétique, émotionnel, mental, c’est-à-dire tous les éléments nécessaires pour avoir une vie harmonieuse. On tonifie son corps et on élimine les toxines tout en calmant son mental. d. Les Asanas sont des postures qui permettent à la fois d’assouplir et de tonifier le corps tout en procurant un massage aux organes internes. C’est excellent pour les articulations et la colonne vertébrale. Le Pranayama (des techniques respiratoires) permet d’avoir un meilleur apport en oxygène et aussi, il agit sur nos émotions en équilibrant le système nerveux. La méditation permet de développer la concentration, la conscience du moment présent. e. Le Hatha-yoga intègre des postures statiques et dynamiques avec des niveaux de difficulté variables. L’Ashtanga est plus physique. Il commence par une série de salutations au soleil, puis des postures pratiquées debout. C’est un yoga qui requiert de l'adresse et de l'endurance. Le yoga Nidra est adapté aux personnes qui sont plus en recherche de détente. Il se pratique principalement allongé et il est très relaxant. f. Le Power yoga, l’Acro yoga et le Fly yoga. g. Il y a la respiration abdominale, qui va amener calme et confiance, et la respiration alternée, qui nous apporte équilibre et stabilité. h. Le yoga est une philosophie où l’on observe certaines règles de vie qu’on appelle les Yamas et les Niyamas. Les Yamas sont des règles morales en société qui permettent au yogi d’être en harmonie avec ses semblables, comme la non-violence ; et les Niyamas sont des disciplines plus personnelles pour vraiment progresser sur le chemin du yoga, comme la pureté, l’ardeur ou l’étude. � L'ÉQUILIBRE PERSONNEL ET LA VOIX PASSIVE 2. Je m'appelle Hugo. Depuis quelques années, je travaillais dans la finance et je m’étais laissé happer par le rythme métro-boulot-dodo (avec très peu de repos). Au cœur de ce tumulte, je m’oubliais et ne prenais pas soin de moi. L’année dernière, à 40 ans, j’ai eu un accident vasculaire cérébral. J’ai failli y rester. Depuis, j’ai changé mon rapport à la vie. Aujourd’hui, j’arrête de courir et je prends le temps nécessaire pour me recentrer sur moi. Comment ? J’évacue le stress en faisant du sport deux fois par semaine et en m’accordant 15 minutes par jour de méditation. 3. Proposition : Avant je me laissais envahir par le stress. J’étais obsédé par mon travail et par la performance. Je n’étais pas apprécié de tous mes collègues et cette situation me rendait triste. Je me faisais insulter. J’étais malmené par ma hiérarchie et les clients. Je n’avais pas de vie sociale ou amoureuse, je me laissais aller, et à part le travail, rien ne m’intéressait. 4. a. Les marchands de bonheur sont les personnes / groupes / entités qui ont du/le pouvoir et qui profitent du fait que les gens doivent être heureux. b. • La psychologie positive, c’est le fait de voir le côté positif / les opportunités positives dans toutes les choses, même très négatives, qui peuvent arriver. • Comme mentionné dans l’audio, cette idée du bonheur s’est mise au service du pouvoir, c’est-à-dire au service des États, au service de l’armée, au service des multinationales comme Coca Cola. Les citoyens réfléchissent moins, sont plus «dociles». Leur souffrance sociale est anesthésiée donc ils sont plus faciles à «gérer». • La psychologie positive promet à ses adeptes d’être plus adaptables et de pouvoir faire face à toutes situations sociales, de devenir plus forts psychiquement, grandir, devenir une meilleure personne... c. Les conséquences problématiques sont multiples. D’abord, si on ne prend pas le temps et le recul de vraiment ressentir les choses négatives, on ne peut plus comprendre les impacts / relations / liens / échanges qui se font entre nos expériences et les institutions, et donc on ne peut pas évaluer si les institutions répondent vraiment à nos besoins. Ensuite, face à cette idée que le bonheur doit se trouver partout et tout le temps, on peut avoir tendance à se sentir coupable ou honteux de ressentir et vivre des choses négatives, ce qui conduit pour finir à une privatisation de la souffrance sociale qui fait que la personne qui vit ou ressent des choses négatives est considérée, par les autres et par elle-même, comme malade et marginale. 5. a. La journaliste interviewe / interroge la sociologue qui donne son avis sur ce qu’elle appelle « l’ happycratie. » b. Les psychologues cliniques et cognitifs ont développé une certaine idée du bonheur. c. Certains psychothérapeutes nous enjoignent / obligent à trouver le bonheur en nous. d. Ceux qui râlent, sont déprimés ou en colère sont «pathologisés» par les défenseurs du culte du bonheur. e. Selon cette femme, les marchands de bonheur peuvent manipuler les individus. f. Nos vies et nos émotions sont contrôlées par l’industrie du bonheur. 2 C O R R I G É SUNITÉ 1 � LA VIE EN COLLECTIVITÉ ET EXPRIMER LA CONDITION 6. a. Dans cette coopérative, il n’y a pas de hiérarchie, les habitants sont tous égaux et chacun contribue à sa manière au bon déroulement de la vie au quotidien. b. Le Village a vu le jour grâce à la fédération Habicoop. Le groupe porteur du projet du Village vertical et la fédération ont réfléchi ensemble au développement du Village. c. La naissance de ce village a entraîné la reconnaissance des coopératives d’habitat et l’habitat non spéculatif dans la loi Alur en 2014. d. Les matériaux de construction ont été choisis par les villageois/e/s et l’architecte. De concert = ensemble, avec. e. Olivier et Jérémie apprécient les moments festifs et conviviaux de la vie en communauté. Par ailleurs, c’est important pour eux de partager leur habitat et leur vie avec des personnes ayant les mêmes valeurs. Mais surtout, c’est pour des raisons politiques qu’ils ont choisi de vivre ainsi, autrement que dans la spéculation, le capitalisme et l’individualisme. f. Réponse libre. 7. Proposition : N’importe qui peut entrer dans la coopérative, si tant est qu’il soit prêt à investir de 30 à 50.000 euros. On peut devenir membre de la coopérative pour peu qu’on accepte de beaucoup s’y impliquer. N’importe qui peut entrer dans la coopérative, pourvu qu’il appartienne à une classe sociale plutôt favorisée. On peut devenir membre de la coopérative si tant est qu’on partage les valeurs communes de la coopérative. 8. Pour peu que vous choisissiez de vivre en communauté, voici quelques règles pour bien vivre ensemble. D’abord, si tant est que vous vouliez vous assurer de partager votre habitat avec des personnes aux mêmes envies et objectifs que vous, n’hésitez pas à mettre en place une charte dans laquelle vous spécifiez les valeurs de la communauté, les idées directrices et la philosophie du projet. Ensuite, vous aurez peut-être à gérer des désaccords plus ou moins importants sur différents sujets, mais pourvu que vous sachiez bien communiquer sur vos besoins, et à moins d'être fermé au dialogue et aux compromis ou complètement intolérant, vous surmonterez ces situations difficiles. Enfin, lancez-vous dans l’aventure si et seulement si vous avez bien pesé le pour et le contre, car c’est un choix qui, incontestablement, vous demandera un fort investissement humain et financier. � L'ARCHITECTURE ET EXPRIMER LA NÉCESSITÉ 9. a. • élaborer, créer, faire : concevoir • relier, connecter : desservir • mélanger, rattacher : incorporer • arranger, agencer, organiser : aménager b. il est indispensable de repenser Cela impliquemusée du colonialisme en France. 3. Proposition : Par exemple, on pourrait ajouter une branche « Philosophie ». Suite à la Seconde Guerre mondiale, des philosophes tels que Vladimir Jankélévitch, Paul Ricœur et Hannah Arendt se sont interrogés sur la possibilité de pardonner l’impardonnable. � LA SOUFFRANCE ET LA PSYCHOTHÉRAPIE 4. 1. traumatisme 2. maltraiter 3. humiliation 4. dépression 5. préjudice 6. subir 7. offense 5. empathie, compassion, pitié, indulgence, bienveillance (d’autres émotions positives : gratitude, joie, fierté, inspiration, sérénité, amusement, amour, espoir, curiosité, admiration, confiance…) 6. Pourquoi consulter un psychologue ? Une thérapie peut vous aider à panser des blessures du passé, à améliorer votre présent et à changer votre avenir. Tout comme il n’y a aucun sens à endurer une douleur physique, vous ne devriez pas souffrir émotionnellement. Il se peut que les émotions prennent le dessus et vous empêchent de penser ou d’agir clairement. Mener un travail sur soi permet de mieux se connaître et, par conséquent, on arrive à mieux gérer ses émotions. Les thérapeutes analysent le langage, les gestes et les réactions de leurs patients afin de les aider à modifier certains comportements négatifs et à se sentir mieux dans leur peau. Par ailleurs, parler fait du bien : cela sert à identifier ce qu’on ressent pour mettre des mots sur des émotions. Laisser couler les larmes, la colère se dissiper ou l’anxiété diminuer dépend de chacun. Vous n’avez pas forcément envie de le 18 C O R R I G É SUNITÉ 5 faire avec vos proches, alors que ce que vous dites à votre psy en séance reste confidentiel. Même si aucun traumatisme du passé ne vous hante, consulter un praticien est une bonne idée. Grâce à la thérapie, vous progressez pour vivre en harmonie avec vous-même. � LES USAGES DE BIEN 7. Proposition : Yop56 : Bien des thérapeutes sont incompétents. Ils font plus de mal que de bien ! Sage2 : Il vaut bien mieux se faire recommander un psychologue que pousser la porte du premier praticien qu’on croise. Leaham : Moi, mon psy, c’est quelqu’un de bien. Vous voulez ses coordonnées ? Souris1 : J’étais bien timide. Consulter un psy m’a aidé à mieux comprendre d’où venait ma timidité et à y remédier. Ça a changé ma vie ! 5sur5 : Après mon divorce, j’avais bien du chagrin. Avec mes amis, je n’arrivais pas à bien exprimer ce que je ressentais. En séance, j’ai pu laisser tomber le masque et dire ce que j’éprouvais. 8. Proposition : Un psy, c’est comme un confident. Certes, c’est bien plus cher, mais beaucoup plus sûr . Depuis que je consulte un thérapeute, j’éprouve un bien-être que je n’avais jamais connu auparavant. 9. Proposition : a. Trop bien ! / Je suis bien content pour toi. / Je te l’avais bien dit que tu étais prêt. b. Bien au contraire. Il faut de la force pour pardonner. / Bien des gens le pensent, mais c’est tout le contraire. c. C’est quelqu'un de bien. / Je le trouve bien. / C’est un homme bien. d. Tu es bien râleur ces derniers temps. / Tu vas pas bien ? / C’est bien toi de râler dès le matin… / T’as bien raison ! 10. « Eh bien… » exprime l’hésitation n° 2 « Eh bien ! » exprime le reproche n° 3 « Eh bien ? » exprime l’interrogation n° 1 � LES CONSONNES EUPHONIQUES (L', T, S) 11. Les bienfaits du pardon À une époque où l'on sait que le corps et l’esprit sont intimement liés, il est cohérent que le pardon ait des effets bénéfiques sur la santé. Bien que l'on ne puisse pas le forcer, on peut se préparer à pardonner. 1 Diminution du stress Lorsque l'on ne pardonne pas, la présence de l’offenseur est ressentie comme un danger. Au contraire, quand on pardonne, nous éprouvons des émotions positives telles que la compassion et la bonté. Nous nous sentons ainsi paisibles. 2 Rapports avec autrui plus sains La présence de ceux que l'on considère comme des ennemis nous pousse à nous méfier d’autrui. Puisque l'on a été déçu par une personne, on s’imagine que les autres feront de même. Tandis que le pardon permet le retour d’un sentiment de sécurité dans le milieu où l'on évolue. 3 Plus creatif Si l'on éprouve de la rancœur, on dépense trop d’énergie physique et émotionnelle et l'on s’épuise. Alors qu’en pardonnant, nous recentrons notre attention sur nos projets et nos aspirations. Nos idées sont plus claires et notre créativité libérée. � L’INFINITIF 12. a. Les difficultés de l’adolescence Le fait d'être victime et coupable Le pardon Le repentir La danse Le corps Les émissions de variété La dénonciation Le racisme b. Proposition : Devenir danseuse était le rêve de Cloé. Être victime et bourreau est le lot de chacun. Devenir danseuse était le rêve de Cloé. Donner plusieurs descriptions de Cloé permet d’avoir un personnage plus complexe. c. Texte de la quatrième de couverture du roman : 1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes. 2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation. Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable. Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent. Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs. 19 C O R R I G É S UNITÉ 5 13. a. Imposer le pardon est tyrannique. Il est tyrannique d’imposer le pardon. b. C’est égoïste de pardonner. Pardonner est égoïste. c. Éprouver de la rancune, ça détruit. Il est destructeur d’éprouver de la rancune/ ça détruit d’éprouver de la rancune. d. Avouer ses fautes soulage la conscience. ça soulage la conscience d’avouer ses fautes. e. Pardonner, c’est guérisseur. Il/c’ est guérisseur de pardonner. � LE PRONOM NEUTRE LE 14. a. Oui, je le pense. / Non, je ne le pense pas. b. Oui, je le suis. / Non, je ne le suis pas. c. Oui, tout l’est. / Non, tout ne l’est pas. d. Oui, il le faut. / Non, il ne le faut pas. e. Oui, je le crois. / Non, je ne le crois pas. 15. Réponse libre. 16. Réponse libre. � LE RESSENTIMENT, L'ENFERMEMENT ET LE PARDON 17. a. supplier quelqu'un b. s’excuser à contrecœur c. ramper aux pieds de quelqu'un d. se répandre en excuses e. se réconcilier avec quelqu'un 18. exprimer sa déception = extérioriser sa colère éprouver de la rancune = ressentir de la culpabilité se libérer de la rancœur = se défaire de ses peurs dépasser son amertume = surmonter sa haine faire taire sa honte = ravaler son ressentiment 19. Proposition : Se défaire de ses peurs permet de s’épanouir et de relever des défis. Tu as bien raison. Nos peurs nous empêchent d’avancer, on reste bloqués dans notre zone de confort. 20. Proposition : Je me sens coupable / Je culpabilise tellement de ma mauvaise conduite / de mon comportement inacceptable / de mon attitude odieuse. Ce que j’ai dit était bête / inacceptable / inexcusable. Je ne voulais pas te blesser / te faire du mal. Je te présente mes excuses / Je te prie de ma pardonner. 21. Réponse libre. � LES DÉRIVÉS DE VENIR 22. a. Les avocats ont convenu du montant de l’indemnisation.b. Préviens-moi à temps et je m’organiserai pour t’aider à déménager. c. Le condamner à perpétuité revient à l’envoyer passer sa vie derrière les barreaux. d. Il a dû intervenir pour empêcher la bagarre. e. La France entière se souvient de ce procès. f. Maître Nigolian est parvenu à convaincre le jury de l’innocence de son client. g. Un changement de programme est survenu au dernier moment. MÉTHODOLOGIE - Faire une présentation orale avec un support 23. N° 3 : interroger l'auditoire sur une expérience personnelle. N° 4 : raconter une anecdote. N° 1 : présenter des faits surprenants. N° 2 : proposer une citation. 24. Annoncer le plan D'abord, je vous présenterai… Ensuite, je développerai… Mettre en valeur une information Ce qui est particulièrement intéressant, c'est… J'attire votre attention sur les répercussions de cette loi. Faire référence au diaporama Comme vous pouvez le voir sur cette infographie… Observons ce graphique et plus particulièrement la courbe rouge. Vérifier la bonne compréhension Ai-je été clair/e ? Vous avez bien compris ? Rectifier ou préciser Pardon, ce que je voulais dire, c'est… Pour le dire autrement… Conclure Pour conclure Récapitulons. Terminer Merci de m'avoir écouté/e Je serai maintenant ravi/e de répondre à vos questions. 25. Réponse libre. PHONÉTIQUE - L'intonation du reproche 26. Pour exprimer le reproche en français, en plus des structures grammaticales appropiées, on modifie l’intonation. • On met un accent d’insistance sur le mot de la première partie de la phrase qui indique la conduite non attendue. • On rend la deuxième partie de la phrase plus aigue que le normal. 20 C O R R I G É SUNITÉ 5 27. a. b. c. d. e. f. g. h. Reproche x x x x PHONÉTIQUE - Les groupes rythmiques (I) 28. a. Nous allons / travailler / avec des amis. (3/3/5) b. Aujourd’hui, / c’est la journée / internationale / du pardon. (3/4/5/3) c. Nous, / en Belgique, / c’est la même chose. (1/3/4) d. Le pardon / fait du bien / à notre âme. (3/3/3) e. De nombreux pays / ont demandé pardon / par les crimes / commis par leurs ancêtres. (5/6/3/6) f. L’Ancien Testament / met l’accent / sur le pardon divin. (5/3/6) g. Ils étaient / fatigués / après le travail. (3/3/5) h. Donnez-moi / trois kilos / de tomates bien rouges. (3/3/5) 29. 1-g, 2-i, 3-a, 4-h, 5-e, 6-b, 7-c, 8-d, 9-f 21 C O R R I G É S UNITÉ 5 LA VIOLENCE � LA VIOLENCE 1. a. F. Les micro-violences accumulées nous font beaucoup de mal ; elles nous «meurtrissent». b. V. Les micro-violences nous empêchent d’être nous- même et donc, a fortiori, nous obligent à jouer un rôle. c. F. Les micro-violences sont tellement petites qu’il est difficile de s’en rendre compte (« difficilement perceptibles », « on finit par ne plus y faire attention »). d. V. Comme elles sont insidieuses, ces violences nous paraissent normales. (« dans l’ordre des choses », « assez naturel »). e. V. Par ailleurs, elles peuvent également nous sembler méritées. Par exemple, certaines femmes violentées pensent que les problèmes viennent d’elles ou qu’elles les ont cherchés. f. V. « … la micro-violence c’est quand, en fait, la micro-action est faite envers l’individu dans un but d’instrumentalisation. (...) il se met à servir des intérêts qui ne sont pas les siens. » 2. 1. casser 2. tabasser 3. contraindre 4. taper 5. violenter 6. démolir 7. dévaloriser 8. humilier 9. massacrer 10. insulter 11. harceler 12. blesser 13. sévir 3. verbe nom adjectif casser cassure cassé/e tabasser - tabassé/e contraindre contrainte contraint/e taper tape tapé/e violenter violence violenté/e démolir démolition démoli/e dévaloriser dévalorisation dévalorisé/e humilier humiliation humilié/e massacrer massacre massacré/e insulter insulte insulté/e harceler harcèlement harcelé/e blesser blessure blessé/e sévir sévice - � LA CYBERVIOLENCE ET LA PONCTUATION (LES GUILLEMETS ET LA VIRGULE) 5. a. Marvel Fitness est un youtubeur, de son vrai nom Habannou S. On lui reproche d’avoir harcelé des influenceurs via les réseaux sociaux. Il comparaît pour « harcèlement de meute ». Il est accusé d’avoir envoyé de nombreux messages insultants et menaçants ainsi que d’avoir appelé ses abonnés à participer à un lynchage virtuel. b. Son procès n’a pas été facile car la justice et ses codes centenaires a dû traiter/juger un problème propre au monde contemporain. Dans le texte, on parle aussi d’animosité virtuelle devenue réelle qu’il a fallu gérer lors du procès au tribunal. c. Les conséquences de ce harcèlement sur les victimes sont terribles tant au niveau physique (perte de poids) que psychologique (anxiété, angoisse), mais aussi d’un point de vue professionnel (perte de contrats). d. Marvel Fitness avait pour victimes les personnes qui mettaient des critiques négatives sur ses vidéos. e. Réponse libre. f. Le Youtubeur Marvel Fitness, qui prodigue ses conseils en musculation à 147 000 abonnés, a été condamné à un an de prison ferme : pour insérer une explication « Nous sommes à l'orée d'un nouveau monde » : rapporter les propos de quelqu’un , lâche… : pour isoler le verbe introducteur du discours rapporté direct « raids numériques » : expression utilisée dans un contexte inhabituel de Twitch, de story Instagram, de Twitter, de YouTube : pour énumérer , dans cette salle du palais de justice de Versailles : pour insérer une précision , où les magistrats quinquagénaires font face à une salle remplie de jeunes d'une vingtaine d'années : pour insérer une précision , biberonnés aux réseaux sociaux : pour insérer une précision Côté partie civile, : pour remplacer un mot sous-entendu six femmes et trois hommes, : pour insérer une précision dont une majorité d'«influenceurs» : pour marquer un néologisme , ces internautes qui gagnent leur vie en plaçant des marques sur les réseaux sociaux : pour insérer une explication 22 C O R R I G É SUNITÉ 6 6. a. Arielle Clemfeld Damiana Lupo Pour quelle cause se bat-elle ? Le respect des droits des animaux. L’égalité pour toutes et tous et la lutte contre la grossophobie. Quelle forme de cyberharcèlement a-t-elle connue ? Violences verbales (insultes et menaces) sur ses réseaux sociaux. Violences psychologiques. Des photos d’elle ont été retouchées et détournées pour lui nuire. Des insultes et moqueries ont suivi. Quels ont été ses sentiments / réactions face au cyber-harcèlement ? Au début surprise et choquée « ça m’a mis une sacrée claque » puis désireuse de / obstinée à aller au bout de son combat. D’abord elle essaye de faire taire ses détracteurs, puis elle sombre dans la résignation, la déprime (elle se sent abandonnée) avant de « remonter la pente » grâce à l’écoute bienveillante lors d’une thérapie. b. «civilisés» : guillemets d’ironie. « On va te trouver et on va te tabasser, grosse vache », « je vais te saigner »… : guillemets pour rapporter les propos de quelqu’un. « On reconnaît la grandeur et la valeur d'une nation à la façon dont celle-ci traite ses animaux. » : guillemets pour encadrer une citation. � SE POSITIONNER SUR LA QUESTION DE LA VIOLENCE MILITANTE 7. a. Réponse libre. b. Gestes de protestation : déboucher un bouchon, mettre un coup de feutre sur la date de péremption, ouvrir les emballages sans les acheter… ces petites actions empêchent de vendre. + Réponse libre. c. Violence / chaos : courir à sa perte, broyer, entraîner dans sa chute, la rage, empêcher quelque chose / quelqu'un, contre-attaquer, faire plier quelque chose / quelqu'un, laisser des plumes, riposter, faire déborder quelque chose / quelqu'un, perdre des billes, porter atteinte à quelque chose / quelqu'un, une dégradation, mettre / avoir des épines dans le pied, compter les morts, pleurer les espèces assassinées, une dégradation, un gaspillage, disloquer... d. a minima = au minimum, au moins ; le statu quo = l’inaction e. Réponse libre. � LES LOCUTIONSLATINES 8. a. a fortiori b. modus operandi c. in extremis d. statu quo e. quiproquo f. a priori g. de facto h. idem � LES FONCTIONS ET USAGES DE QUELQUE 9. a. En signe de protestation, quelques / quelque centaines de personnes se sont allongées devant l’Assemblée nationale. b. J’ai passé quelques / quelque temps dans cette association. c. Ils étaient quelques / quelque 2 000 manifestants selon les services de police. d. Quelques / quelque dix vigiles barraient l’entrée du bâtiment. e. Nous sommes quelques / quelque peu excédés par son attitude méprisante. 10. a. Je passerai ma retraite dans quelque paradis tropical à quelques milliers de kilomètres. b. Nous avons fait un exposé de quelque deux heures et nous avons eu quelques bons mots. c. Quelque courageux qu’il soit, mon frère a enduré quelques galères. d. Quelques belles photos que je fasse, elle est toujours quelque peu déçue. e. Quelque fatigante que la situation soit, et quelles que soient les décisions prises par le gouvernement à ce sujet, il faudra obéir. � LES SENTIMENTS ET LES SENSATIONS 11. a. Lutte contre le harcèlement au travail. Lutte contre le harcèlement scolaire. Lutte contre le harcèlement dans les transports. b. 1 : témoin, 2 : victime, 3 : agresseur. c. Propositions : • « Elle a l'air tétanisée » : son sang se glace, elle est verte de peur, elle est livide, elle a l’air pétrifiée, horrifiée… • « J'ai peur » : mon sang ne fait qu’un tour, au secours, aidez-moi, je suis terrifiée, j’ai la trouille… • « Sale chienne » : autres insultes visant à dénigrer, dévaloriser ou assujetir la femme. d. Réponse libre. 23 C O R R I G É S UNITÉ 6 � LES EXPRESSIONS AVEC EN ET Y 12. a. Nous en étions malades. b. Je ne m’y suis jamais fait. c. Tu t’y es mis. d. Elle s’en est sortie. 13. a. Il s’en est pris à cet enfant sans défense. b. Il y est enclin. c. Il s’y connaît. d. Il y est pour quelque chose. � LES EXPRESSIONS AVEC SANG 14. a. ensanglanté b. sanguin c. sanguinolent d. saignant e. sanglant f. saigner 15. a. Réponse libre. b. Proposition : des bains de sang = un environnement où il y a beaucoup de sang partout. on se fait du mauvais sang = on s’inquiète verser le sang = tuer ces scènes me glacaient le sang = ces scènes me terrifiaient avec tout ce sang sur les mains = en étant responsable de la mort de tous ces animaux c. • s’habituer à = se faire à quelque chose, se résoudre à quelque chose • être perturbé / dégoûté par quelque chose = se rendre malade de… • être affecté par quelque chose = en prendre un coup � LES INSULTES 16. Insultes d’autrefois Insultes enfantines peigne-cul, andouille, scélérat, foutriquet, zigoto, malotru, goujat, maraud, parisien, fumier, tocard, bouffon, branquignole espèce de poule mouillée, épinard, sac de boue, cornichon, ta mère en maillot de bain, je n’ai pas envie de t’insulter car j’ai peur de salir l’insulte, sac à patates, banane, moule à gaufre, couillon de la lune, va te faire cuire un œuf 17. a. L’insulte est présentée comme quelque chose qui «démange», que « l’on crache avec plus ou moins d’élégance » et qui «soulage». L’insulte est comparée à « une arme de destruction massive ». b. Julienne Flory : philosophe, sociologue, auteure du livre Injuriez- vous, du bon usage de l’insulte. Emmanuel Pierrat : avocat, auteur du livre Plus grand que grand, une histoire du culte de la personnalité. Éric Libiot : rédacteur en chef des pages culture de L’Express et directeur de Studio Ciné Live. c. • insulte : parole que l’on adresse à quelqu’un dans le but de l’humilier et/ou de lui faire perdre la face. • juron : petite insulte que l’on s’adresse à soi-même qui permet de faire passer une situation difficile. • injure : c’est l’insulte d’un point de vue juridique. Elle peut prendre différentes formes (sexistes, homophobes…). • diffamation : c’est un fait précis injurieux qui porte atteinte à l’honneur. d. Derrière leurs écrans d’ordinateur, certaines personnes, ne se rendant pas compte que leurs actions sont publiques et ont des impacts sur d’autres humains, peuvent se laisser aller à l’irrespect. Aussi, elles se cachent derrière leurs écrans ; là, elles ont moins peur et sont parfois «sans-gêne», car les éventuelles réponses ne sont pas immédiates et sont virtuelles. e. La politesse selon J. Flory : la politesse, c’est accepter le jeu du langage dominant. Les marques d’impolitesse servent à faire passer un message. La politesse selon E. Libiot : la politesse peut être hypocrite et condescendante. f. Réponse libre. MÉTHODOLOGIE - S'entraîner à l'épreuve de production orale du DALF 18. Vous pouvez modifier la problématique du thème des textes. Privilégiez les réponses courtes et concises. Vous devez reprendre les idées du texte et ne pas vous positionner contre elles. Si vous ne comprenez pas les questions de l’examinateur, proposez poliment un autre sujet. Si l’examinateur vous contredit, essayez de trouver des arguments qui vont dans le sens de ce qu’il pense ou ce qu’il suggère. Dans votre argumentation, vous pouvez ajouter des idées personnelles aux idées du texte. Lisez bien le thème et les textes avant de préparer votre argumentation. Rédigez des phrases «stratégiques». Notez les mots-clés et les mots nouveaux spécifiques au sujet dont vous aurez besoin lors de la présentation. 19. Réponse libre. 24 C O R R I G É SUNITÉ 6 PHONÉTIQUE - L’intonation de l’exclamation interrogative 20. a. b. c. d. e. f. g. h. i. j. x x x x x x x 21. Réponse libre. PHONÉTIQUE - Le rythme et l’intonation de l’énumération 22. Dans une énumération, les éléments de la liste sont séparés par des virgules. À l’oral, cela se traduit en un groupe rythmique donc une pause. L’intonation de chaque élément de l’énumération est une intonation montante. L’intonation de l’avant-dernier élément monte encore plus pour annoncer la fin et l’intonation du dernier élément descend. 23. Réponse libre. 25 C O R R I G É S UNITÉ 6 LA POLITESSE � LE TUTOIEMENT ET LE VOUVOIEMENT 1. a. Proposition : Connotations positives Connotations négatives sans ménagement être de mise avoir la côte la palme tu es des nôtres on est pote sans ménagement un comble la palme sous la pression mise à distance preuve d'authenticité pas le moindre écart pis encore à notre insu de courte date invective faux-cul tiens, tiens b. « La palme » et « preuve d’authenticité ». c. Réponse libre. d. le fait e. Réponse libre. 2. a. Réponse libre. b. Dans le Royaume Uni et dans quelques pays nordiques. c. Le vouvoiement permet la séparation hiérarchique, la séparation générationnelle et la séparation entre ceux que l’on connaît et ceux que l’on rencontre tout juste. d. Réponse libre. e. Réponse libre. � LES PRONOMS RELATIFS NEUTRES CE QUI, CE QUE, CE DONT, CE À QUOI… 3. Lors d’une émission de TV, l’animateur Laurent Ruquier a demandé à ZAZ pourquoi elle tutoyait aussi facilement, ce à quoi la chanteuse a répondu que c’était pour avoir une communication plus directe et intimiste. En effet, pour elle, le vouvoiement marque une distance, ce qu’elle semble ne pas vouloir instaurer avec ses interlocuteurs. Cependant, ce dont elle semble avoir également conscience, c’est qu’en France, son tutoiement peut être considéré comme un manque de respect, ce qui est d’ailleurs tout à fait improbable au Québec, où le tutoiement est la pratique habituelle. 4. becot connivence herissent embrassades pruderie goujat respect 5. Réponse libre. � LA PLACE DES ADJECTIFS QUALIFICATIFS 6. a. Le tutoiement est une mode déroutante. (Déroutante : il s'agit d'un adjectif verbal). b. Gisèle a acheté une magnifique plante vivace à fleurs rouges. (Magnifique : il s'agit d'un adjectif d'appréciation subjective). (Vivace : il s'agit d'un adjectif suivi d'un complément). (Rouge : il s'agit d'un adjectif qui exprime la couleur). c. Quel insupportable vieux schnock extrêmement impoli. (Insupportable : il s'agit d'un adjectifd'appréciation subjective). (Vieux : il s'agit d'un des adjectifs descriptifs courts qui se placent toujours avant le nom). (Impoli : il s'agit d'un adjectif précédé d'un adverbe). d. Elisabeth est la première petite fille de l’actuelle famille royale belge. (Première : il s'agit d'un adjectif ordinal). (Petite : il s'agit d'un des adjectifs descriptifs courts qui se placent toujours avant le nom). (Actuelle : le choix de la place de l’adjectif dépend des sonorités du nom et de l’adjectif mais aussi de l’effet qu’on veut produire : un adjectif placé avant le nom donne une impression de fusion avec le nom). (Royale : il s'agit d'un adjectif formé à partir d'un nom). (Belge : lorsqu’il y a deux adjectifs, le premier qualifie le nom de façon large, le deuxième ajoute une caractéristique plus précise). e. Ce garçon avec de drôles de manières est un grossier personnage. (Grossier : il s'agit d'un adjectif d'appréciation subjective). f. Max et Lulu sont de grands amis qui se connaissent depuis un certain temps. (Grands : il s'agit d'un des adjectifs descriptifs courts qui se placent avant le nom. En plus cet adjectif change de sens suivant sa place). (Certain : cet adjectif change de sens suivant sa place). 7. Réponse libre. 8. Ces hommes, ce sont des hommes / ils sont très spéciaux ! Moi, je les trouve géniaux. Ils sont toujours joviaux, ils ont toujours un mot gentil, ils sont très amicaux et, face à des situations ou des personnes difficiles, ils savent rester courtois et impartiaux. � LES FORMULES DE POLITESSE 9. a. Proposition : Elle est sceptique. b. Avez-vous remarqué comme les gens sont bienveillants depuis le début du confinement ?, Je trouve ça stupéfiant de voir comme cette formule, à priori personnelle, a remplacé « Cordialement »…, Mais au fond, « prenez soin de vous » c’est quoi ? « Prenez soin de vous », c’est « restez chez vous » ; « n’attrapez pas cette cochonnerie, ne me mettez pas en danger ». « Prenez soin de vous », c’est « prenez soin de moi »… 26 C O R R I G É SUNITÉ 7 c. hypocrite d. Réponse libre. e. Réponse libre. 10. a. Réponse libre. b. Guindé. c. Réponse libre. d. Réponse libre. � LES RÈGLES DE POLITESSE ET LES INDÉFINIS + DE + ADJECTIF 11. Réponse libre. 12. Réponse libre. 13. a. Coûte que coûte, il se battra pour échapper de / à / ø cette sanction injuste. b. L’élection de ce président signe la fin d' / à / ø une sombre période. c. Ce genre de comportement, ça ne se fait pas ! On t’évince du / au / ø groupe ! d. Il se distingue de / à / ø son frère par sa bonhomie. e. Elle s’adresse d' / à / ø eux avec beaucoup de savoir-vivre. f. Pour moi, c’est de rigueur d’inculquer de / à / ø les bonnes valeurs de / à / ø mes fils. g. Il se croyait tout permis ; elle a donc banni de / à / ø ce malotru de / à / ø son réseau social. � LES EXPRESSIONS AVEC LE MOT FACE 14. a. Plutôt que de casser du sucre dans mon dos, j’aurais préféré que tu viennes me dire tes problèmes en face. b. J’ai perdu la face à cause de cet homme qui n’a pas respecté cette règle de politesse très importante pour moi. / Cet homme m’a fait perdre la face en ne respectant pas cette règle règle de politesse très importante pour moi. c. Regardons les choses en face : toi et moi, c’est fini ! On ne s’entend vraiment pas ! d. Pour elle, ceux qui ont douté de la gravité de la situation se sont voilés la face. e. Tu dois faire face à cette épreuve et ne pas reculer, même si cela est difficile. f. Ici, il est face à des individus aux manières différentes des siennes. � LES CONSENTEMENT 15. a. Réponse libre. b. Réponse libre. 16. a. • un bisou ou faire un bisou : bécoter, un bec, un baiser, les poutoux, un schmoutz, faire la bise. • obliger qqn à faire qqch : astreindre, pousser, imposer, insister, forcer. • se replier sur soi : se fermer comme une huître. • ne pas être proches ou intimes : ne pas garder les vaches ensemble. • être sur ses gardes : se fermer comme une huître b. Réponse libre. MÉTHODOLOGIE - Rédiger un courrier formel 17. a. 4. Les malfaçons constatées nécessitant des réparations, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir en prendre les frais à votre charge au titre de la garantie légale des vices cachés pesant sur tout vendeur de bien immobilier et de l’article 1112-1 du Code Civil. 1. En date du 15 octobre 2020, devant le notaire, vous nous avez cédé la propriété d’un bien immobilier de type appartement sis 12, rue de la Monnaie à Nîmes. Nous avons entrepris de faire des travaux de rénovation et c’est ainsi que nous avons constaté que l’appartement comportait de graves défauts dont il n’a nullement été fait mention au sein de l’acte de vente. 7. Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées. 6. Sans retour de votre part, nous serons contraints d’entamer une procédure juridique. 2. Nous avons tenté de vous joindre par téléphone puis par mail, le 2 décembre 2020. Nous vous avons également envoyé un courrier postal avec le constat effectué par notre entrepreneur, son chiffrage de remise aux normes et quelques photos. Malgré toutes nos relances, vous n’avez pas donné suite à nos appels. 3. Cette découverte a entraîné une suspension obligatoire des travaux jusqu’à remise aux normes. De ce fait, nous ne pouvons pas emménager chez nous comme prévu en ce début d’année et nous devons continuer à louer un studio jusqu’à ce que ce problème soit résolu. 5. Je vous fais parvenir ci-joint les justificatifs correspondant aux travaux requis. b. Destinataire : Mr et Mme Flairsou. Expéditeur : Mr et Mme Michequin. c. La découverte de graves défauts / vices cachés, lors de travaux de rénovation par les nouveaux propriétaires, et aucune explication par les précédents propriétaires, est à l’origine de cette lettre recommandée. d. Le but de ce courrier est d’interpeller les anciens propriétaires quant aux problèmes rencontrés et de leur demander la prise en charge des frais de réparation. e. L’expéditeur a choisi ce mode de communication car il n’a eu aucune réponse à ses mails, appels téléphoniques et courrier postal. 27 C O R R I G É S UNITÉ 7 f. Proposition : • Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées : J'espère que vous serez en mesure de donner une suite favorable à ma demande. Recevez, Madame, Monsieur, mes cordiales salutations. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses. • Sans retour de votre part, nous serons contraints d’entamer une procédure juridique : Par la présente, je vous informe que, / Je vous fais part que / J'ai le regret de vous annoncer que, sans retour de votre part, nous serons contraints d’entamer une procédure juridique. • Je vous fais parvenir ci-joint les justificatifs correspondant aux travaux requis : Veuillez trouver en pièce jointe / Je vous adresse les justificatifs correspondant aux travaux requis. g. Réponse libre. 18. Réponse libre. 19. Réponse libre. PHONÉTIQUE - L'intonation de l'ironie 20. L’ironie ou le sarcasme s’utilisent pour exprimer le contraire de ce que l’on dit et sont marqués par l’intonation et par des gestes. L’intonation ironique est plus grave que le normal et on prolonge plus les accents. 21. a. b. c. d. e. f. g. h. Ironie x x x x x x PHONÉTIQUE - Les voyelles nasales 22. a. b. c. d. e. f. g. h. J'entends [ɛ̃] x x x x J'entends [œ̃] x x x x 23. Quand on écrit -un ou -um les francophones peuvent prononcer de deux manières différentes : ɛ̃ ou œ̃. C’est une différence de prononciation régionale. Dans le nord de la France, on prononce plutôt [ɛ̃], alors que dans le sud ou au Québec on prononce [œ̃]. Nous avons donc, selon la région trois ou quatre voyelles nasales. 24. a. b. c. d. e. f. g. h. J'entends [ɑ̃] x x J'entends [ɔ̃] x x J'entends [ɛ̃] x x J'entends [œ̃] x x 25. • La voyelle [ɑ̃] se prononce avecles lèvres arrondies et bien ouvertes, comme si on prononçait [a]. • La voyelle [ɔ̃] se prononce avec les lèvres arrondies et fermés, comme si on prononçait [o]. • La voyelle [ɛ̃] se prononce avec les lèvres écartées, comme si on prononçait [ɛ]. • La voyelle [œ̃] se prononce avec les lèvres arrondies et la langue en avant, comme si on prononçait [œ] comme peur. 26. Réponse libre. 28 C O R R I G É SUNITÉ 7 MYSTÈRE… � LES LÉGENDES, LE CONDITIONNEL ET LE CONDITIONNEL PASSÉ 1. Wendigo Type de créature : Mi-bête, mi-dieu Habitat : Les forêts du Canada et la région des Grands Lacs Description physique : Selon les légendes, son cœur serait fait de glace et son corps d’écorce et de mousse végétale. Il aurait des longs crocs jaunis, des griffes surdi- mensionnées et des yeux brillants. Pouvoirs : Il se déplace à la vitesse du vent, sans jamais s’enfoncer ni laisser de trace sur la neige ou sur l’eau, invisible… Sa force surhumaine lui permettrait d’abattre un arbre gigantesque à la seule puissance de ses bras. Il maîtriserait la magie noire et saurait ensorceler les êtres qui croisent son chemin. 2. Jamais personne ne l’aurait vu, ou du moins, jamais personne ne lui aurait survécu pour pouvoir ensuite raconter cette rencontre. En effet, on l’aurait nommé Wendigo, soit « esprit maléfique et cannibale », car il se nourrirait autant de gibier pris dans les pièges des trappeurs que… de trappeurs. Les populations locales le craignent d’autant plus qu’il maîtriserait la magie noire et saurait ensorceler les êtres qui croisent son chemin. La forêt, elle, peut se rassurer : le mythe dit que c’est pour veiller sur elle que le Wendigo serait si impitoyable. 3. a. un animal déjà découvert (un hippopotame) b. un cryptide : une grenouille-humaine c. un animal déjà découvert (un lézard) d. un cryptide : un chupacabra e. un animal déjà découvert (un castor) 4. Réponse libre. � L'ASTROLOGIE ET LES NÉGATIONS 5. a. Le baobab : à l'astrologie africaine La hâche : à l'astrologie arabe Le noisetier : à l'astrologie celtique Le mercure : à l'astrologie alchimiste b. Proposition : Le baobab : La force de ce signe réside dans sa capacité à toujours combler tout le monde. La hâche : Cette arme étant aussi un outil, ce signe est assurément un des plus pacifistes. Le noisetier : Les natifs de ce signe se souviennent toujours de tout. Le mercure : Le mercure accueille toujours de nouvelles rencontres à bras ouverts. c. Réponse libre. 6. Balance : Vos actes ont des conséquences : faites donc face à vos responsabilités dans votre vie affective. Dans votre vie professionnelle, idem : allez de l’avant et assumez vos erreurs. Scorpion : Si vous êtes célibataire, soyez réceptif aux autres : aujourd’hui, Vénus est dans votre signe. Si vous êtes en couple : trouvez un moyen de pimenter votre routine. En ce qui concerne vos finances, soyez raisonnable aujourd’hui. Sagittaire : Dans le domaine professionnel, n’hésitez pas à demander de l’aide et faites preuve de flexibilité et d’adaptation. Dans le domaine amoureux : si vous vous sentez nostalgique, acceptez ces sentiments. � LE RATIONNEL, L'IMAGINAIRE ET LA SCIENCE 7. a. La conviction que ce que nous imaginons influe sur le réel. b. En constatant l’inadéquation entre sa volonté et ce qui arrive. c. Faux. Les adeptes de la pensée magique ont en commun avec les croyants l’idée que leurs intentions ont une action sur le monde. Cependant, ceux qui croient en la pensée magique ne suivent pas forcément une religion instituée. d. Des pensées magiques ne relevant pas de la coïncidence. e. Vrai. « Une publication scientifique (…) doit permettre à d’autres chercheurs de refaire la même expérience afin de retrouver le même résultat. C’est cette reproductibilité des faits qui fait office de " preuve scientifique ". » 8. a. dévoiler b. occultes c. gardé d. rumeurs e. témoignages f. transmis g. avancée 9. 1. Interpréter. 2. Révéler. 3. Démontrer. 4. Dévoiler. 5. Décrypter. 29 C O R R I G É S UNITÉ 8 � LES VERBES INTRODUCTEURS DU DISCOURS DIRECT ET LE MYSTÉRIEUX 10. Proposition : Lisette — Sachons de quoi il s'agit ? — interroge Lisette. Arlequin — ( part) Pr parons un peu cette affaire-là — murmure Arlequin. — (Haut.) Madame, votre amour est-il d'une constitution bien robuste, soutiendra-t-il bien la fatigue, que je vais lui donner, un mauvais gîte lui fait-il peur ? Je vais le loger petitement — précise Arlequin. Lisette — Ah, tirez-moi d'inqui tude ! en un mot qui êtes- vous ? — demande Lisette. Arlequin — Je suis... n'avez-vous jamais vu de fausse monnaie ? savez-vous ce que c'est qu'un louis d'or faux ? Eh bien, je ressemble assez à cela — confie Arlequin. Lisette — Achevez donc, quel est votre nom ? — questionne Lisette. (…) Arlequin — Un soldat d'antichambre — souffle Arlequin. Lisette — Un soldat d'antichambre ! Ce n'est donc point Dorante à qui je parle enfin ? — interroge Lisette. Arlequin — C'est lui qui est mon capitaine — révèle Arlequin. Lisette — Faquin ! — s’emporte Lisette. Arlequin — (à part) Je n'ai pu éviter la rime — chuchote Arlequin. (…) Lisette — Il y a une heure que je lui demande grâce, et que je m'épuise en humilités pour cet animal-là ! — s’emporte Lisette. Arlequin — Hélas, Madame, si vous préfériez l'amour à la gloire, je vous ferais bien autant de profit qu'un Monsieur — précise Arlequin. Lisette — (riant) Ah, ah, ah, je ne saurais pourtant m'empêcher d'en rire avec sa gloire ; et il n'y a plus que ce parti-là à prendre... Va, va, ma gloire te pardonne, elle est de bonne composition — s’esclaffe Lisette. Arlequin — Tout de bon, charitable Dame, ah, que mon amour vous promet de reconnaissance ! — s’enthousiasme Arlequin. Lisette — Touche là Arlequin ; je suis prise pour dupe : le soldat d'antichambre de Monsieur vaut bien la coiffeuse de Madame — achève Lisette. 11. Proposition : — Des ex… ex… extraterrestres ! — balbutie Mathieu. — Quoi ?! — s’exclame Lisa. — Baisse la voix, ils pourraient nous entendre. — murmure Mathieu. — T’es sérieux ? Tu crois vraiment qu’il s'agit d’OVNIs ? — questionne Lisa. — C’est la seule explication ! — gémit Mathieu. — Tu vois cette lumi re dans le jardin ? — reprend le jeune homme. — Oui ! — souffle Lisa. — Elle s’est pos e lentement et maintenant il y a des espèces de gros trucs velus qui bougent, là, dans l’herbe ! — pleurniche Mathieu. 12. a. Réponse libre. b. L’épaississement du mystère. c. De refuser les interprétations innovantes. d. La méthode d’Edgar Morin vise à accepter les données contradictoires et à bâtir le savoir à partir de ces contradictions et de ces zones d’ombre. La méthode scientifique, à l’inverse, cherche à résoudre ces contradictions, à les dépasser, à apporter une solution et non à intégrer les zones obscures. � LE SUFFIXE -LOGIE 13. a. Anthropologie : l’étude de l’être humain et des groupes humains. b. Écologie : l’étude de l’environnement naturel c. Gynécologie : l’étude des femmes (étude physiologique) d. Lexicologie : l’étude des mots e. Logologie : l’étude du discours 14. a. Charles Darwin est considéré comme le père de la biologie. b. Ce chantier est fermé au public, il est réservé à des fouilles paléontologiques. c. L’étymologie l’a toujours fascinée, si bien qu’elle en a fait son sujet de thèse. d. L’impression de déjà-vu est un phénomène que la psychologie peut expliquer. MÉTHODOLOGIE - Rédiger une lettre de motivation 15. Réponse libre. 16. a. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués. b. Je vous remercie de votre attention et vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations. c. Dans l’attente d’une réponse que j’espère favorable, je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. d. En espérant que ma candidature saura retenir votre attention, je suis disponible pour vous rencontrer et vous exposer de vive voix ma motivation. e. En espérantpouvoir vous exprimer toute ma motivation dans le cadre d’un entretien. 17. a. la conclusion b. l’accroche c. l’argumentaire d. l’en-tête e. l’argumentaire 30 C O R R I G É SUNITÉ 8 18. 19. Réponse libre. PHONÉTIQUE - La prononciation des consonnes finales (II) 20. • C’est personnel. Un bel animal. C’est un bon outil. C’est banal. C’est gentil. Tu veux du sel ? Je veux du miel. • J’en ai cinq. En Iraq. Tu as changé de look. Il fait du kayak. Un kilo de bifteck. C’est mon anorak. Un coq. • Il est long. Dans le goulag. C’est un iceberg. Une confiture de coing. Un petit bourg. Un hareng de la Baltique. Elle a un blog. • Dans le forum. C’est du rhum. J’ai un bon parfum. Un referendum. Voilà l’album. Un item. Du thym. • C’est un club. Chez le toubib. Elle est snob. Dans le Maghreb. C’est du plomb. Un baobab. Un site web. • Quel beau canard ! Dans le sud. Il est rond. J’ai froid. Tout au fond. C’est grand ! Le second. • Merci beaucoup. Stop ! C’est le top. Voilà un slip. C’est trop. Du sirop. Du sparadrap. • C’est faux. Il est doux. Avec son époux. Un index. Il y en a deux. Quel est le prix ? Je vais à Aix. • Vous mangez. C’est du riz. Tu en as assez. Il y a du gaz. Vous parlez. Elle a le nez cassé. Deux merguez. 21. • Les consonnes l, q, g, k, b et m se prononcent presque toujours en position finale. Sauf pour quelques exceptions comme long, outil, gentil ou plomb. • Pour le cas du m, il ne se prononce pas quand il faut prononcer une voyelle nasale, comme dans parfum. • Les consonnes d, p, x et z ne se prononcent presque jamais, sauf quelques exceptions comme sud, index ou gaz. PHONÉTIQUE - La mélodie du français 22. Quel est le point / commun / entre / le calmar géant, / l’ornithorynque, / le kraken, / le yeti, / le cœlacanthe, / l’okapi, / le monstre / du Loch Ness / et la bête / du Gévaudan ? / Et bien / tous ces animaux / réels / ou imaginaires / relèvent / ou ont relevé / du domaine / de la cryptozoologie. / Et en cette journée / d’Halloween, / il nous a semblé / juste et bon / d’examiner le sort / fait par la science / à ces bêtes / légendaires / qui parfois sont bel / et bien réelles. / Qu’est-ce que / le monstre / du Loch Ness / peut apprendre / à la science ? / C’est l’énoncé / très monstrueux / du problème / qui va / nous occuper / dans l’heure qui vient. / Bienvenue / dans La Méthode / scientifique. / Et qui mieux / pour parler / de cryptozoologie / que deux / cryptozoologues ? / 3 5 4 2 7 8 6 1 31 C O R R I G É S UNITÉ 8 LA PEUR � AIMER SE FAIRE PEUR ET LES PROCÉDÉS EXPLICATIFS 1. a. Franck Thilliez a eu envie d'écrire des histoires d'horreur afin de provoquer chez ses lecteurs les mêmes émotions qu'il a ressenties lorsqu'il était adolescent : la peur mais aussi le plaisir qu'elle procure et qui le fascine. b. Il a appris de Stephen King le pouvoir qu'a l'écriture de transmettre « les plus grandes émotions », dont la peur. c. Il se relevait la nuit pour regarder les films diffusés tardivement à la télévision ou louait des cassettes VHS au vidéo club de son quartier. Ces films provoquaient chez lui des cauchemars, la peur d'aller dans son lits en même temps que l'envie d'en regarder davantage. d. Pour Franck Thilliez, le cinéma d'horreur permet de transgresser les interdits du quotidien, ce qui procure du plaisir sans culpabilité. D'autre part, regarder des films d'horreur permet de laisser s'exprimer cette émotion primitive qui est la peur en toute quiétude. e. Réponse libre. 2. (…) Le démon est un être surnaturel doué d'intelligence et de pouvoirs. « Force diabolique opposée aux divinités principales » selon Graham Cunningmham, il sort tout droit des enfers. Il cherche d'ailleurs à y entraîner ses victimes en les «possédant», c'est-à-dire en s'emparant de leur corps et de leur esprit. Généralement invisible, il peut parfois manifester sa présence à travers des bruits, des déplacements d'objets ou son odeur nauséabonde. Sa figure la plus célèbre, c'est Satan. Le terme de loup-garou ou lycanthrope, fait référence à un être humain qui se transforme en loup ou en créature mi-homme mi-loup les soirs de pleine lune. En proie à des instincts de prédateur, il se livre alors à des crimes dont il n'a généralement aucun souvenir au petit matin, lorsqu'il reprend son apparence humaine. La cause de cette transformation varie selon les histoires : morsure d'un loup ou d'un autre loup-garou, malédiction, pacte avec le diable, hérédité, etc. Défini par Max Brooks comme « un cadavre animé qui se nourrit de chair humaine », le zombie est un mort-vivant dont le corps présente toutes les caractéristiques de la décomposition : peau en putréfaction, plaies visibles, odeur infecte, regard vide, membres fragilisés ou disloqués... Il est dépourvu des principaux attributs humains, autrement dit la conscience, l'intellect, les sentiments et le langage. Il vit en horde et ne sort de son apathie que lorsqu'il décèle la présence d'un humain qu'il s'acharnera alors à poursuivre - mais lentement - afin d'atteindre le seul objectif de son existence : le dévorer. Le vampire désigne un mort-vivant qui, comme le zombi, se nourrit des vivants dont il boit le sang dès la nuit tombée, ce qui lui permet de conserver éternellement l'apparence de la jeunesse. Mais contrairement au zombi, il est généralement élégant, voire même séduisant, et surtout, c'est un être intelligent qui est doté d'une conscience et d'une personnalité. Reconnaissable à ses canines pointues qui lui servent à mordre ses victimes, il est réputé dormir dans un cercueil et craindre à la fois les crucifix, l'eau bénite, la lumière du soleil, et même... l'ail ! Le plus célèbre est sans conteste Dracula. Un fantôme, c'est l'apparition surnaturelle d'un défunt. Attention, il ne faut pas le confondre avec cette autre créature qu'on appelle le revenant. Alors que le revenant a une apparence et un comportement identiques à ceux qu'il avait de son vivant, les fantômes se manifestent sous une forme immatérielle et désincarnée : ils sont « transparents et nuageux comme des ombres » selon les mots du professeur Charles Richet. 3. Procédés Extraits Mots, expres- sions et signes de ponctuation Définition « Le démon est un être surnaturel doué d'intelligence et de pouvoirs » ; « Le terme de loup-garou, » ; « fait référence à un être humain qui se transforme en loup ou en créature mi-homme mi-loup les soirs de pleine lune » ; « Défini par Max Brooks comme… » ; « Le vampire désigne un mort-vivant » ; « Un fantôme, c'est l'apparition surnaturelle d'un défunt » est Le terme de fait référence à Défini comme désigne c'est Dénomination « c'est Satan » ; « le dévorer » ; « qu'on appelle le revenant » c'est Satan : qu'on appelle Reformulation « c'est-à-dire en s'emparant de leur corps et de leur esprit » ; « ou lycanthrope » ; « autrement dit » c'est-à-dire ou autrement dit Illustration « Sa figure la plus célèbre » ; « Le plus célèbre vampire est sans conteste Dracula » Sa figure la plus Le plus célèbre vampire est 32 C O R R I G É SUNITÉ 9 Comparaison « comme le zombie » ; « contrairement au zombie » ; « Attention, il ne faut pas le confondre avec cette autre créature » ; « Alors que le revenant a une apparence et un comportement identiques à ceux qu'il avait de son vivant, les fantômes se manifestent sous une forme immatérielle et désincarnée » comme contrairement au il ne faut pas le confondre avec Alors que Énumération « des bruits, des déplacements d'objetsou son odeur nauséabonde » ; « morsure d'un loup ou d'un autre loup- garou, malédiction, pacte avec le diable, hérédité, etc. » ; « peau en putréfaction, plaies visibles, odeur infecte, regard vide, membres fragilisés ou disloqués... » ; « la conscience, l'intellect, les sentiments et le langage » ; « à la fois les crucifix, l'eau bénite, la lumière du soleil, et même... l'ail » : etc. et … à la fois , et même Citation «" Force diabolique opposée aux divinités principales " selon Graham Cunningmham » ; « par Max Brooks » ; «" un cadavre animé qui se nourrit de chair humaine" » ; « "transparents et nuageux comme des ombres" selon les mots du professeur Charles Richet » « » selon par selon les mots du 4. Réponse libre. � LES ARTICLES DANS LE COMPLÉMENT DU NOM 5. Complément de caractérisation Titres Matière Contenu Catégorie Origine ou cause Les Dents d'acier x Les Mystères d'outre-tombe x Lettres d'amour à une nonne portugaise x Traitement de choc x Frissons d'horreur x Le Masque d'or x Un banquet de sang x Complément de relation Titres Appartenance Parenté Action / Acteur Action / objet de l'action La Découverte d'un secret x L'Attaque des tomates tueuses x Le Regard du Diable x Le Retour de la mouche x Le Territoire des morts x La Fille du diable x Le Choix du mensonge x Le Sang du sorcier x L'Enfant du diable x 33 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 9 6. a. 1. de 2. de la b. 1. de 2. du c. 1. de la 2. de d. 1. de 2. de la e. 1. de 2. de la f. 1. du 2. de 7. b. Découverte d'arsenic dans des gâteaux distribués par une chaine de supermarchés bio. c. Evacuation de la gare de Lyon suite à une alerte à la bombe. d. Augmentation inquiétante des violences par arme à feu chez les plus jeunes. e. Infection d'un million d'ordinateurs en 24 heures par un virus inconnu. f. Forte préoccupation de médecins sur les effets de la 5G. g. Vente de viande périmée aux services de restauration des hôpitaux de Paris. � LE SENS FIGURÉ DES MOTS 8. a. L'étude a été réalisée au moment de la crise sanitaire du coronavirus. b. Le point de départ de l'étude est les similarités qui existent entre les films de zombie et la crise sanitaire (contamination de personne ordinaires, peur de l'infection, enfermement, tentative de protection, paralysie de la société...) c. L'étude s'intéresse aux amateurs de films d'horreur. d. Les amateurs de films d'horreur ont été moins pris par surprise par la crise. Ils sont moins irritables et moins insomniaques. Ils passent moins de temps que les autres à chercher des informations sur le coronavirus et sont plus positifs. e. D'une part, les films d'horreur permettent de simuler des expériences effrayantes et permettent ainsi de récolter des informations et de modéliser des futurs possibles. Cela aide à anticiper et se préparer psychologiquement à des expériences effrayantes réelles. D'autre part, les films d'horreur procurent de nombreuses émotions fortes et aident à gérer ses émotions et ainsi, à être plus résilients. f. morts-vivants ; se paralyse ; naviguer ; flot ; se sont jetés ; l'éventail ; apprivoiser. g. Propositions : • Les morts-vivants sont des personnes décédées qui ont été réanimées après leur mort. • Ses jambes se sont paralysées à la suite d'un accident de voiture. • Le bateau navigue depuis plusieurs heures. • Les déchets de la plage sont emportés au large par les flots de la mer. • C'est très impressionnant de se jeter dans le vide quand on fait du saut à l'élastique. • L'éventail et le ventilateur sont de bons alliés en cette période de canicule. • Le dompteur a très vite apprivoisé ce jeune tigre. 9. Proposition : L'affaire a marqué durablement les habitants de ce petit village de 260 habitants. Le 13 février dernier, une jeune femme a été violemment agressée alors qu'elle rentrait chez elle, à pied. Retrouvée inconsciente dans la rue, elle a aussitôt été transportée à l'hôpital le plus proche dans un état grave. Bien que la victime se trouvait dans l'incapacité de témoigner, les enquêteurs ont pu rapidement lever le voile sur cette affaire sordide. Ils n'ont eu aucun mal à délier les langues et ont recueilli de nombreux témoignages soulignant que le mari de la victime avait adopté un comportement particulièrement étrange à la suite de l'agression. Les enquêteurs ont creusé cette piste et ont donc perquisitionné le domicile conjugal. Ils sont alors tombés sur une série d'indices qui incriminaient clairement le mari de la victime. Celui-ci a rapidement avoué être l'auteur de l'agression et a tenté de justifier son acte par le fait que la réussite professionnelle de sa femme cristallisait à ses yeux ses propres échecs et frustrations. Une habitante témoigne : « Juste après l'agression, j'avais peur, je ne sortais plus de chez moi. Mais maintenant qu'on sait qui a fait ça, je suis en colère. Ce genre d'affaire, ça arrive tellement souvent. Ça me pétrifie. Je ne comprends pas comment on peut en arriver là. » L'homme a été mis en examen pour violence aggravé et tentative d'homicide. La victime est profondément choquée, mais une opération a permis de la sortir d'affaires et ses jours ne sont désormais plus en danger. � L'INFINITIF INTRODUIT PAR À OU DE DANS LE COMPLÉMENT DU NOM 10. Alors Mathilde, expliquez-nous comment vous êtes devenu collapsologue ? J'ai toujours vécu l'angoisse de voir le monde s'écrouler d'une manière ou d'une autre. Petite, mes parents avaient l'habitude de regarder le journal télévisé pendant les repas et je crois que c'est ça qui a nourri mon angoisse. En même temps, j'ai développé une certaine dépendance aux informations anxiogènes. Quand je suis tombée enceinte, j'ai compris que j'avais vraiment un problème à régler. J'avais le sentiment de porter un enfant qui ne pourrait pas aller au bout de sa vie et je me sentais coupable. J'ai fait une grosse déprime mais heureusement, j'ai été très soutenue par mon compagnon, qui pourtant avait les mêmes angoisses à combattre que moi. Il m'a d'abord aidé à me déconnecter parce que j'étais dans l'incapacité de me détacher de toutes 34 C O R R I G É SUNITÉ 1 UNITÉ 9 ces informations anxiogènes qui me rongeaient. Et puis, on s'est vite rendu compte qu'on avait des décisions plus radicales à prendre si on voulait être plus sereins dans la vie et... voilà, on a pris la décision de s'installer à la campagne et de viser l'autonomie. Ca n'a pas été trop difficile pour des citadins comme vous ? Pas tant que ça. On avait beaucoup d'habitudes à perdre, beaucoup d'habitudes à prendre aussi. Mais une fois que la décision a été prise, ça s'est fait assez simplement. On avait un projet à mener, des objectifs à tenir et voilà... on s'y tenait. On a vraiment été poussés par cette envie commune de vivre d'une manière plus résiliente et durable et aussi par le plaisir immense de se sentir connectés à la nature environnante. Et puis on s'était déjà beaucoup renseignés pour construire un logement autonome quand on s'est lancés. Comme j'avais hérité d'une petite somme et qu'on avait mis pas mal d'argent de côté, on n'a pas eu de gros effort à faire côté financier. Voilà, maintenant, ça fait quatre ans qu'on habite ici et on s'y sent vraiment bien. On a encore le projet d'installer un système d'irrigation moins gourmand en eau pour le potager et probablement une petite éolienne mais voilà, on a une maison quasiment autonome, des fruits et des légumes à manger toute l'année et surtout, du bonheur à revendre ! 11. Réponse libre. 12. Réponse libre. 13. a. L'article a été écrit à l'occasion du retour du loup en Belgique. Le loup est réapparu après 120 ans de disparition, dans la région des Ardennes en Flandre. Il était déjà réapparu en France, en Italie et en Allemagne depuis plusieurs années avant d'arriver en Belgique. Le fait qu'il soit une espèce protégée a favorisé son retour. b. L'article souhaite lutter contreles idées reçues sur le loup et réhabiliter le loup aux yeux des gens. Proposition de titre : "Un animal pas aussi féroce qu'on le croit" c. Le loup a tendance à fuir lorsqu'il rencontre un être humain car l'homme l'a longtemps pourchassé, l'odeur révulse et le fait que l'homme se tienne sur deux jambes l'impressionne. d. Selon l'article, c'est la mauvaise réputation du loup et l'inconscient collectif qui expliquent que les Belges et les Français le redoutent. D'une part, le loup a pu effrayer à raison les populations lorsque, par exemple, il était atteint par la rage, qu'il mangeait les cadavres sur les champs de bataille ou encore qu'il attaquait les humains. D'autre part, le loup est un personnage récurrent d'histoires pour enfants où il incarne le prédateur dangereux par excellence. e. • les différentes expressions utilisées pour désigner le loup : le canidé, l’espèce, la bête à poil, l'animal, le prédateur. • les différents adjectifs utilisés pour caractériser le loup : bête féroce et redoutable ; inoffensif ; de nature calme voire passive ; par sa nature sauvage ; chien féroce ; la bête enragée ; de nature discrète ; dans une allure calme, voire passive ; sauvage et dangereux ; grand méchant. 14. Réponse libre. � LA PEUR, L'ANGOISSE ET LES PHOBIES 15. a. Proposition : 1. anxiété, appréhension, préoccupation 2. crainte, angoisse 3. terreur, effroi, panique 4. appréhension, crainte, phobie b. Réponse libre. 16. 17. a. La photophobie : La lumière b. La sarkophobie : Nicolas Sarkozy a. La frigophobie : Le froid a. La phobophobie : La peur a. L’hexakosioihexekontahexaphobie : Le nombre 666 b. La grossophobie : Les personnes grosses b. La téléphobie : La télévision a. La dynamophobie : Le mouvement a. La paternatalophobie : Les Père Nöel a. La pédophobie : Les enfants a. La zoophobie : Les animaux b. La francophobie : La France, les Français a. La toxicophobie : Les poisons a. La bibliophobie : Les livres b. La xénophobie : Les étrangers 18. a. Ne plus tenir sur ses jambes b. Avoir le cœur qui bat la chamade / à 100 à l'heure c. Avoir la chair de poule d. Claquer des dents e. Avoir froid dans le dos f. Avoir les poils qui se hérissent g. Avoir les cheveux qui se dressent sur la tête h. Avoir le front baigné de sueur i. Avoir les mains moites 19. a. Avoir la chair de poule / Claquer des dents b. Avoir le cœur qui bat la chamade / à 100 à l'heure c. Ne plus tenir sur ses jambes... d. Ne plus tenir sur ses jambes / Avoir le front baigné de sueur e. Avoir froid dans le dos / Avoir les poils qui se hérissent f. Avoir le front baigné de sueur / Avoir les mains moites � LA COMBINAISON DU PRÉFIXE IN- ET DES SUFFIXES -ABLE ET -IBLE 20. infaisable : faire imperceptible : percevoir inopérable : opérer infréquentable : fréquenter incompréhensible : comprendre inextinguible : éteindre impardonnable : pardonner inépuisable : épuiser indescriptible : décrire indicible : dire inqualifiable : qualifier inconcevable : concevoir 35 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 9 21. Propositions : Un exercice / une recette infaisable Un patient / Une tumeur inopérable Un discours / un article incompréhensible Une erreur / un comportement impardonnable Un paysage / une terreur indescriptible Un film / un crime inqualifiable Une lumière / une réaction imperceptible Une personne / un endroit infréquentable Une soif / un appétit inextinguible Une source / un athlète inépuisable Une peur / un sentiment indicible Une réaction / une situation inconcevable MÉTHODOLOGIE - Rédiger un compte rendu 22. a. Le compte-rendu rapporte un conseil de classe. b. Les circonstances : L'événement s'est déroulé à la fin du 2e trimestre en présence de la principale du collège, de l'équipe enseignante à l'exception de deux professeurs, des élèves délégués et des représentants de parents d'élèves- Le déroulement : Les représentants de parents d'élèves ont eu la parole et ont rapporté les remarques de certains parents auxquelles la principale a répondu. Les élèves délégués ont également fait part d'un problème rencontré par les élèves et que la principale va régler. La professeure principale a pris la parole pour présenter la classe de manière globale et synthétique. Puis chaque enseignant s'est exprimé de manière individuelle. Ensuite le cas de chaque élève a examiné et enfin, des mentions et mises en garde ont été décernées. c. Le compte rendu a été rédigé par Alice Simon, représentante des parents d'élèves, à l'intention des parents d'élèves. d. Seules les informations concernant l'ensemble de la classe sont transmises à l'ensemble des parents. Les informations qui concernent les cas individuels relèvent du privé. C'est pourquoi Alice Simon invite les parents à la contacter pour avoir des informations plus précises sur le cas de leur enfant. Et c'est aussi la raison pour laquelle aucun enfant n'est nommé (à l'exception des délégués de classe mais uniquement pour indiquer leur présence). 23. Mme Pelet souligne que le groupe est agréable en grande majorité mais elle déplore le comportement de certains élèves qui nuit au bon déroulement des cours. M. Crépin est satisfait de l'ambiance du groupe et du comportement des élèves mais regrette un manque de régularité dans le travail. Mme Lupin apprécie l'ambiance de la classe même si les élèves ne sont pas toujours très motivés. Elle regrette les absence répétées de certains élèves. PHONÉTIQUE - Liaisons et enchaînements 24. a. Les onze / étudiants / de cette classe / vont ensemble / au cinéma. b. Mes enfants / sont allés / à la campagne / pour leur classe verte. c. J’adore / les homards / et les écrevisses. d. On se demande / encore / pourquoi / on a aimé / se faire peur. e. À Rouen, / il y a / deux trains fantômes / et deux / maisons hantées. f. Certains films / provoquent / une grande émotion / chez les spectateurs. g. Agnès et Emma / adorent / les films d’horreur. h. On a eu beau / nous expliquer / l’envers du décor, / on trouve encore / le moyen / de hurler. i. La société actuelle / est une victime / de ses croyances / et de ses peurs. j. Il y en a / un en haut / et un autre en bas. 25. • Les liaisons obligatoires se font entre le déterminant et le nom, entre le nom et l’adjectif qui précède et entre le pronom sujet et le verbe. Exemples : les écrevisses, une grande émotion, on a eu. • La liaison est interdite avant onze, après la conjonction et et quand il y a un h aspiré. Exemples : les homards, deux maisons hantées. Les enchaînements De même, on lie les consonnes et les voyelles à l’intérieur des groupes rythmiques, pour prononcer comme un seul mot : c’est l’enchaînement. Exemples : en haut, Agnès et Emma. 26. Quand on a / les chocottes / sans savoir / à quoi les attribuer, / on finit / par reporter / cette angoisse / sur la cible / la plus facile : / autrui. / Selon / de nombreuses études / de psychologie sociale, / les personnes / en proie / à une anxiété / diffuse / deviennent / plus xénophobes / et manifestent / plus de sympathie / envers les leaders / nationalistes. / […] C’est ce que / le chercheur américain / Barry Glassner / qualifiait / de « culture de la peur ». / « Ils savent / que les gens / qui ont peur / cherchent / des solutions / toutes prêtes / pour les rassurer. / Et ils semblent / les offrir / en se présentant / comme forts, / avec / des solutions / claires, / et en partageant / l’hostilité / de leurs adeptes / à l’encontre / des migrants. » / […] Et là, / c’est le moment / de l’examen / de conscience / pour nous, / les médias, / qui avons / encore prouvé / avec la révolte / des Gilets jaunes / que nous préférons / la photogénie / violente / d’une poubelle / qui brûle / à une approche / analytique / et nuancée. / Ce faisant, / on a / probablement / alimenté / le brasier. 36 C O R R I G É SUNITÉ 1 DELFUNITÉ 9 PHONÉTIQUE - L'intonation de l’interrogation 27. L’intonation de l’interrogation n’est pas toujours montante. S’il y a unemarque d’interrogation comme la formule est-ce que, l’inversion du sujet ou un mot interrogatif, l’intonation ne monte pas. Si la question a la même structure que la déclaration, l’intonation monte. 28. Proposition : a. Il est allé à la foire Saint Romain ? Est-il allé à la foire Saint Romain ? b. Vous aimez les films de suspens ? Est-ce que vous aimez les films de suspens ? c. Il y a des fantômes dans cet immeuble ? Y a-t-il des fantômes dans cet immeuble ? d. Il y a plus de catastrophes naturelles qu’avant ? Est-ce qu'il y a plus de catastrophes naturelles qu'avant ? e. Vous croyez aux vampires et aux zombis ? Croyez- vous aux vampires et aux zombis ? f. Ils pratiquent le vaudou ? Pratiquent-ils le vaudou ? g. Le loup doit être considéré comme un animal dangereux ? Est-ce que le loup doit être considéré comme un animal dangereux ? 37 C O R R I G É S UNITÉ 1DELFUNITÉ 9 L'ARGENT � LE DESIGN DES BILLETS DE BANQUE 1. a. En 1957, elle a fait une exposition de miniatures et d’enluminures. Ces oeuvres ont été remarquées par leur finesse et leur précision par le Directeur de la Banque de France qui supervisait la fabrication des billets de la Banque de France. b. Plus de 40 ans. c. Montesquieu, Racine, Pasteur, Curie… d. Faire ressortir une personnalité qui a marqué l’Histoire. e. Cameroun, Vietnam, Mali, Gabon, Comores… f. Des timbres. g. C’est «froid». Ces billets ne représentent aucun des symboles ni des personnalités ou des œuvres architecturales de l’Union Européenne. � LA FINANCE, LES TAXES, LES IMPÔTS ET LES TYPES DE RAISONNEMENT 2. a. Le paiement en espèces ou en liquide : sept transactions sur dix sont encore en espèces, en France. b. Des personnes conservent par devers eux des espèces dans des lessiveuses, sous des matelas, dans leur jardin… c. Payer en liquide permet de ne pas être tracé et c’est plus écologique. En plus, il nous faut le cash pour pouvoir développer la désobéissance civile et la résistance au gouvernement à distance, à la perte de nos libertés et renouer avec le fait que le cash, c’est de la liberté frappée. 3. a. • Pour lui, travailler de la maison est un privilège et ceux qui en bénéficient ne devraient pas oublier ceux qui en sont privés. On pourrait donc taxer le privilège des uns – le télétravail – pour aider les autres. • Il considère qu’une personne qui travaille de la maison fait beaucoup d’économies… • Compte tenu du nombre de personnes concernées cela rapporterait 16 milliards d’euros en Allemagne. Plutôt 10 milliards en France. b. L’argent récolté permettrait, selon lui, de réduire les inégalités entre les gens qui peuvent télétravailler (qui généralement ont des salaires plus élévés que ceux des personnes qui continuent à se déplacer) et les travailleurs de la première et de la seconde ligne, en tout cas ceux qui ont des revenus faibles… 4. a. Gaillard09 • Taxer le télétravail freinerait son développement alors qu'il faudrait l'encourager ! Lucile • Vu comme le gouvernement gère nos richesses, moi je n'ai vraiment pas confiance en sa manière de redistribuer ces potentiels milliards d'euros. Nico • À en croire cet économiste, le télétravail ne comporte que des avantages. Il oublie de mentionner les inconvénients que subissent certains télétravailleurs. b. Gaillard09. c. Nico. d. Lucile. e. Réponse libre. 5. P.I.B. Produit Intérieur Brut R.N.B Revenu National Brut T.V.A Taxe sur la Valeur Ajoutée T.T.C Toutes Taxes Comprises S.M.I.C Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance R.M.I Revenu Minimum d’Insertion K Capital ou Mille CA Chiffre d’Affaires Dev développement N emploi S épargne X exportations π profit w salaire sté société i taux d'intérêt 6. Réponse libre. 7. a. Multimillénaire. b. Avec la Seconde Guerre mondiale, et juste après, à ce moment-là, c’est pour financer l’effort de guerre. Mais les gouvernements se rendent compte qu’en fait, ces nouvelles recettes, on peut les utiliser ensuite pour reconstruire et aussi pour financer ce qu’on appelle ensuite l’État social, c’est-à-dire l’éducation, la santé, la sécurité sociale. c. 50 % en France, 5 % en Belgique, 30 % aux États-Unis, et dans les pays pauvres, à peu près 5 % de l’impôt sur le total du revenu national. d. Les premiers impôts en importance dans un pays ce sont les cotisations sociales. Ensuite, viennent les impôts sur les consommations, la fameuse TVA. L’impôt sur le revenu vient ensuite par ordre d’importance et puis il y a aussi les impôts sur le capital, c'est à dire la taxe foncière et l’impôt sur les bénéfices des sociétés. e. Ce que va faire McDo c’est dire au fisc français que dans ses coûts de production, il y a les royalties à payer à une autre enseigne McDonald’s dans un autre pays. Ces royalties vont être, par exemple, la recette du Big Mac ou le droit de propriété intellectuelle sur le logo M ou sur la marque Happy Meal. Et le fait d'intégrer ces coûts de production supplémentaires au calcul des bénéfices permet de réduire 38 C O R R I G É SUNITÉ 1 UNITÉ 10 les bénéfices à presque zéro dans un pays comme la France, et de les gonfler artificiellement, dans un pays comme le Luxembourg. La même opération va être faite vers d’autres pays, notamment les États-Unis mais aussi les Bermudes et donc, par ce jeu de délocalisation, pays par pays, on va réussir à payer presque zéro d’impôts sur des bénéfices qui, en fait, ont été réalisés dans les McDonald’s en France et qui devraient être assujettis à l’impôt sur les sociétés françaises. f. Réponse libre. 8. a. Au sujet de la désertion (Jean-Paul Sartre avait recommandé aux jeunes Français de déserter plutôt que d'aller combattre en Algérie). b. Sur son élitisme culturel, sur son entourage et sur sa bonne position économique. c. Il s'agit d'un argument ad hominem qui consiste à s'attaquer à la personne plutôt qu'à l'argument en lui-même. d. Réponse libre. � LES RÈGLES D'ACCENTUATION DU E 9. appéllation appellation espoir crème chévre chèvre chène chêne mêtre mètre mettre rève rêve liévre lièvre tempete tempête espèce méche mèche probleme problème antènne antenne systéme système colére colère elevage élevage émission lycèe lycée creation création ocean océan stratègie stratégie stratège progrès néz nez mépris siècle 10. a. L'impôt sur les sociétés n'est pas le plus important en taille, mais il garantit la viabilité de tous les autres impôts. On taxe les entreprises sur leurs bénéfices, c'est-à-dire sur la différence entre leur chiffre d'affaires (les ventes) et leurs coûts. L’impôt sur les sociétés est inventé au debut du XXe siècle quand l’impôt décolle dans les pays riches, et quand l’impôt (…) sur le revenu est introduit en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni pour financer la Première Guerre mondiale, puis les services sociaux. L’impôt sur les sociétés, alors, est vu comme nécessaire par les créateurs de l’impôt moderne. Pourquoi ? Parce que sans lui, les riches chefs d'entreprise pourraient tricher : garder tous les profits de leurs sociétés dans les coffres de l'entreprise et ne pas se verser de salaire. Les bénéfices de l'entreprise auraient alors été utilisés pour qu'ils se paient de juteuses notes de frais, financer un train de vie élevé, tout en faisant grandir la valeur de l’entreprise. b. Proposition : Guerre : On n’accentue pas le e avant la lettre x et les doubles consonnes. service : On n’accentue pas le e quand il est suivi de deux consonnes. financer : On n’accentue pas le e quand il forme la syllabe finale d'un mot terminé par r, z, d, f. 11. Réponse libre. � LES EXPRESSIONS LIÉES À L'ARGENT 12. a. Elles ont gagné beaucoup d'argent subitement grâce à un jeu de hasard. b. Elles sont restées sous le choc pendant un petit moment : « J’étais plutôt émue, j’avais mon coeur qui battait à tout rompre, là, c’était horrible, j’ai eu peur que mon coeur lâche d’ailleurs, alors je suis allée m’allonger une petite demi- heure ». Ellesavaient du mal à croire ce qu'il leur arrivait : « Quand on a vu le numéro sortir, on y croyait pas, quoi, on a regardé quatre fois la grille, quatre fois Internet, on s’est dit : est-ce qu’on est sur le bon site ? Est-ce qu’on nous fait une blague ? Est-ce que… Parce que y a plein de choses, est-ce qu’il y a une caméra cachée à la limite ? » Elles ont été perturbées : « Je dirais, même, que c’est même honteux de dire que ça nous perturbe parce que ça devrait pas nous perturber, quoi, c’est un bonheur, mais on est pas habitués à certains vocabulaires. On était pas habitués à aller chez des fiscalistes, enfin, c’est… On entre dans un nouveau monde quand même. » Elles ont eu peur : « … on a d’abord peur de les perdre, ses sous, tellement ils sont tombés du ciel. » c. Pour gérer le choc de devenir millionnaire tout d'un coup et savoir comment faire face aux situations inconnues pour eux jusqu'à ce moment là. UNITÉ 10 39 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 10 d. Ces personnes sont fournies d'un petit guide intitulé Voyager entre deux mondes et elles ont droit à des ateliers, des jeux de rôle et des QCM pour apprendre comment profiter de l'argent sans se faire arnaquer, par exemple, comment payer le moins d’impôts possible, comment arriver à ne pas donner d’argent à ses proches et un peu de fiscalité. e. • être arnaqué, dépouillé par quelqu’un : se faire plumer. • action de déposer de l’argent sur un compte bancaire pendant une longue période sans le faire fructifier : laisser dormir son argent. • qui attire l’attention, qui est clinquant : tape-à-l’œil. f. Réponse libre. 13. a. Je dépose cet argent sur mon compte épargne la banque. b. Ses petites consommations, elle préfère les payer en espèces et non pas par carte. c. Il est dans le besoin. Tous les mois, il a du mal à joindre les deux bouts. d. Je dépense une grosse partie de mon salaire en une journée dans l’achat de fringues. e. J’ai commencé à travailler à 16 ans avec mon frère dans l’usine de mon père. f. Il travaille comme vigile, de nuit, par obligation pour pouvoir s’occuper de ses enfants en journée. 14. a. ceinture b. beurre c. reserves d. chandelle e. ressources Phrase mystère : Prêter fait souvent perdre l’amitié ou l’argent. 15. Réponse libre. 16. dans la mouise dans la misère ne pas avoir un kopeck ne pas avoir un sou ne pas avoir un rond ne pas avoir une thune être gueux comme un rat d’église racler les fonds de casserole être sur la paille être fauché comme les blés tirer le diable par la queue racler les fonds de tiroir être dans la dèche � L’ARGENT DANS LA FICTION ET LES SYNONYMES DE GRAND 17. Proposition : Balthazar Picsou est un descendant des McPicsou, famille prestigieuse, mais qui n’avait pas une fortune considérable. Très jeune, Balthazar Picsou cire des chaussures pour gagner quelques pièces. Ensuite, il part vivre de belles et grandioses aventures en Amérique, en Afrique, en Australie pour finir dans le Yukon. Là, il découvre, dans une immense vallée perdue du Klondike, une grosse pépite, et à partir de ce moment, il développe une vive obsession pour l’argent. Balthazar Picsou a amassé d’énormes richesses, stockées en grande partie dans son gigantesque coffre-fort de 30 000 mètres cubes édifié sur la colline Killmotor à Donaldville. Cependant sa fortune est bien plus vaste que les seules «liquidité» de son coffre, car il possède des comptes bancaires, des avoirs, des actions et même des banques. Selon le célèbre magazine économique américain Forbes, le célèbre canard, avec sa fortune colossale de près de 65,4 milliards de dollars, est le personnage de fiction le plus riche du monde. 18. a. Personnages riches et radins Personnages riches et dépensiers Personnages pauvres • Félix Grandet • Harpagon • Don Salluste • Gatsby • Le maharadjah du Komenvatustan • Bruce Wayne • Crapaud Baron Têtard • La petite fille aux allumettes b. Réponse libre. c. Réponse libre. � LES SYNONYMES DE SOMME 19. Proposition : a. BNS : UBS anticipe un bénéfice de 25 milliards de francs en 2020. b. Les prix des carburants repartent à la hausse en ce début d’année. c. Forte baisse du montant des cash prizes en 2020. d. Malgré une dette éléphantesque, le Japon s'invente un autre plan de relance à 600 milliards d'euros. e. Les revenus de la taxe sur les transactions financières se sont envolées pendant la crise sanitaire. � LES EXPRESSIONS DE LA GÉNÉROSITÉ ET DE L'AVARICE 20. a. Quel radin ! - Il est généreux. - C’est un harpagon. b. C’est un vrai pingre. - Qu’il est gratteux ! - Il est charitable. c. C’est très chevaleresque de sa part. - Quel rapiat ! - C’est un homme prodigue. d. Il est munificent. - Qu’il est chiche ! - Il est très grippe-sou. e. Elle a des oursins dans les poches. - Elle jette l’argent par les fenêtres. - Elle est près de ses sous. f. Elle claque son argent. - Elle dilapide son argent. - Elle est parcimonieuse. 40 C O R R I G É SUNITÉ 1 DELFUNITÉ 10 MÉTHODOLOGIE - Lire et commenter des données chiffrées 21. a. 1 : Le diagramme circulaire ou camembert, pour montrer une répartition. 2 : Le diagramme en bâtons ou histogramme, pour comparer des données. 3 : Les courbes pour montrer une progression / évolution à travers le temps. b. Proposition : 1 : Répartition de la population en fonction du seuil de richesse. 2 : Seuil de richesse en fonction du statut familial. 3 : Évolution des niveaux de vie à travers le temps. 22. Réponse libre. 23. a. Faux. Ce document montre le niveau de vie annuel minimum des 10 % les plus riches qui vivent dans 20 grandes et petites villes (ou arrondissements). b. Faux. Les 10 % des plus riches habitant à Lyon 6e dépensent au minimum 65 000 euros par an. c. Vrai. 24. a. Les plus riches en revenus en France sont les propriétaires de leur logement. b. Pour être riche, il faut être propriétaire de son logement. c. Le critère le moins discriminant est la profession / le fait d’être cadre. d. Réponse libre. 25. 1-d, 2-c, 3-a, 4-c, 5-a, 6-b 26. Réponse libre. PHONÉTIQUE - Les voyelles à double timbre 27. [e] [ɛ] [o] [ɔ] [∅] [œ] a. Voilà le dé. x b. Il a peur. x c. Voilà du feu. x d. C’est mon frère. x e. C’est beau. x f. dans le pré x g. C’est ma sœur. x h. un conte de fées x i. Je veux du porc. x j. C’est faux. x 28. Réponse libre. PHONÉTIQUE - Les voyelles à double timbre 29. a. Certains / retraités / doivent travailler / pour arrondir / les fins de mois. b. Leurs patrons / n’ont pas voulu / les déclarer / à la Sécurité / sociale. c. La meilleure manière / de bien dormir / est de ne pas / avoir des dettes. d. Elle a décidé / de continuer / à travailler / pour mettre du beurre / dans les épinards. e. Nous devons tous / payer des impôts. f. Faire des économies / est un bon moyen / de se construire / un futur. g. En France, / il ne faut jamais / demander / combien on gagne. h. Je suis / complètement fauché. / Tu peux / me prêter 100 balles ? 30. a. Ma famille économise toute l’année pour faire un long voyage à la fin du mois de novembre. b. Si vous voulez rénover votre appartement, il faudra faire quelques économies. c. L’argent ne fait pas le bonheur, mais il aide à l’entretenir. d. En ce monde, les hommes généreux manquent d'argent, et ceux qui ont de l'argent manquent de générosité. e. La parole est d’argent, le silence est d’or. 31. Réponse libre. 41 C O R R I G É S UNITÉ 1DELFUNITÉ 10 POINTS DE VUE � ÉCHANGER SUR LA PERCEPTION HISTORIQUE ET LE SEXISME 1. a. Synonymes de voir : être étudiés, regardé, on retrouve, prendre en compte, revisiter, assimilé, a relevé. Les mots appartenant au champ lexical de la (non-) perception : remettre les femmes dans le viseur, elles étaient condamnées au hors-champ, l'invisibilisation, image, envisager une vsion, l'angle de tir, ont disparu, regard, sans voir, sans regarder, d'un point de vue, disparues des radars, dans l'ombre. b. • retenir / empêcher : entraver • être caché / dissimulé : en embuscade • se confronteril est nécessaire d'incorporer il faut aménager c. Proposition : Il est nécessaire que les salles de cours soient très lumineuses. Il faut prévoir et aménager des espaces intérieurs et extérieurs, que ce soit pour travailler, se détendre ou se divertir. Il est primordial d’avoir des salles bien insonorisées. Évidemment, toutes les classes doivent être bien équipées pour le confort des élèves et du professeur et pour favoriser les apprentissages. Il est important qu’il y ait de nombreux sanitaires, bien entretenus. 10. a. vraie b. véritable c. vrai d. véridiques 11. a. prendre de la graine = apprendre de quelqu’un ou quelque chose ; s’inspirer de quelqu’un ou quelque chose b. se reprendre en main = faire le nécessaire pour retrouver une situation plus convenable ; s’assumer ; se responsabiliser. c. prendre du bon temps = passer un temps agréable ; se faire plaisir d. prendre la mouche = se vexer e. prendre son courage à deux mains = faire un effort sur soi-même pour accomplir un acte difficile devant lequel on a longtemps hésité. f. prendre de la hauteur = prendre du recul ; voir d’un autre angle, d’un nouveau regard 12. Proposition : a. Toutes ses actions sont utiles à la communauté. Il est important d’en prendre / que tu en prennes de la graine. b. Cela fait plusieurs mois que tu te laisses aller. Il est vital / urgent que tu te reprennes en main ! c. À 40 ans, il voudrait arrêter de travailler et prendre du bon temps mais cela nécessite d’avoir des économies et de réduire les dépenses au strict nécessaire. d. Il devrait arrêter de prendre la mouche dès qu’on le critique. Qu’il est susceptible ! e. À cause de la Covid-19, cette période est difficile et il faut, immanquablement, prendre notre courage à deux mains pour la traverser ensemble et unis. f. Vous voulez modifier votre regard sur un événement ou sur une personne ? Cela implique de prendre de la hauteur. 13. a. 1. J. Nouvel : Gratte-ciel La Marseillaise 2. Z. Hadid : Centre culturel Heydar-Aliyev 3. R. Piano : Centre Georges Pompidou 4. D. Scott Brown : Extension de la National Gallery à Londres 5. O. Niemeyer : Cathédrale de Brasilia 6. O. Decq : Maison Bernard 3 C O R R I G É S UNITÉ 1 b. Réponse libre. c. Réponse libre. � LE FUTUR D'ANTICIPATION 14. Pourtant sans diplôme, Le Corbusier bâtira sa légende dans les années 20 en révolutionnant l’habitat urbain, qu’il souhaitait humaniste. Il imaginera des maisons sur pilotis, des appartements sans murs porteurs et dotés de larges fenêtres pour laisser entrer le soleil, des toits terrasses, et tous ses principes, il les appliquera au sortir de la guerre pour proposer des logements aux sinistrés. Ainsi, il marquera de son empreinte l’architecture du XXe siècle à l’instar de la Cité radieuse à Marseille, la villa Savoye à Poissy ou la chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp. Des sites aujourd’hui tous placés au patrimoine mondial de l’UNESCO. 15. Réponse libre. � LE SUCCÈS 16. a. b. De son vivant, il n’a pas connu de / le succès. c. Cette création architecturale à couper le souffle a été couronnée de succès. d. Sa présentation a eu un succès immense auprès de ses collaborateurs. e. f. g. Il a tiré son épingle du jeu avec ce projet original. h. Cueillir des lauriers est devenu une habitude pour cette talentueuse architecte. � LES EXPRESSIONS LIÉES À LA NATURE 17. a. fleurir = se développer, se multiplier... b. s’enraciner = s’implanter, s’ancrer... c. éclore = sortir de l'œuf, naître, s’épanouir... d. cultiver = entretenir, travailler... � PARLER D'URBANISME 18. Proposition : a. Pablo, Emil et Alexia veulent vivre dans un habitat modulaire pour des raisons idéologiques / philosophiques : pour fuir un monde et un mode de vie «insensé», réaliser un rêve ou vivre plus simplement au contact de la nature. b. Vivre dans un habitat modulaire peut permettre de se libérer de ses “attaches” plus facilement (ou se déplacer avec) : on peut plus facilement bouger et ainsi se rapprocher de la famille, des amis mais aussi voyager et découvrir des régions, pays … Cela peut aussi permettre de faire des économies, vivre plus modestement, ne pas avoir de gros loyer à payer ou prêt à rembourser… Enfin, d’un point de vue urbanistique, l’habitat modulaire s’adapte au territoire et à ses occupants. c. Réponse libre. d. Marché de masse, marché de l’habitat, marché de niche, marché aux puces, marché de Noël, marché noir, bon marché, une part de marché, étude de marché, marché libre, marché conclu, marché du travail… 19. a. Les Français ont une bonne image des villes moyennes et sont attirés par le dynamisme de celles-ci. La bonne qualité de vie est un atout très attrayant. En effet, dans une ville moyenne, on a de nombreuses commodités à proximité, l’environnement est agréable (plus proche de la nature, plus calme) et le coût de la vie est moins élevé. Les logements sont également moins chers et plus spacieux. b. Le facteur décisif pour s’installer dans une ville moyenne est d’y trouver un emploi. c. Faux, ils préfèrent s’installer dans la périphérie des villes moyennes plutôt que dans le centre. Les Français n’aiment pas la densité. d. Pour attirer et faire rester les jeunes, il faut que, des villes moyennes, on puisse facilement accéder aux métropoles avec des moyens divers (covoiturage, autopartage…). En plus d’être accessibles, il est nécessaire que les logements soient agréables. Enfin, il est important que les villes moyennes soient engagées dans la transition numérique et écologique. 20. a. L’urbanisme circulaire, c’est l’idée de construire la ville sur elle-même en partant du constat que depuis des années, l’étalement urbain a montré ses limites: le fait de s’éloigner de la ville avec la voiture, le fait de construire des logements neufs en périphérie des grandes villes. C’est la prise de conscience de la fin d’un système. L’urbanisme circulaire, ce n’est pas un concept théorique mais une alternative à l’étalement urbain. C’est concevoir, organiser, reconstruire en permanence la ville sur elle- même. C’est se demander si l'on a besoin de construire à tel ou tel endroit. Si l'on ne peut pas déjà mieux utiliser l’existant. Éviter de démolir des bâtiments. On peut transformer des bureaux en logements. On peut construire des bâtiments qui seraient évolutifs dans le temps, créer des espaces de stationnements qui soient démontables. Et puis, c’est le recyclage du foncier, des sols avec des espaces inutilisés. L’urbanisme circulaire, c’est le fait de dire qu’il y a énormément de ressources dans la ville qui ne sont pas exploitées. (...) Il y a des temps morts dans la vie d’un bâtiment. C’est une ou deux années pendant lesquelles un bâtiment attend d’être déconstruit ou réhabilité. Plutôt que de rester vide et inoccupé, de laisser des mètres carrés inutilisés, le bâtiment peut être occupé légalement et temporairement par des associations par exemple. Ça se développe dans des quartiers à Paris, Marseille ou Lyon. (...) L’urbanisme circulaire, c’est une somme de bonnes pratiques. Il s’agit d’en finir avec la construction de bâtiments monousages, monofonctionnels. On ne compte plus les bâtiments vides, les bureaux qui ne servent à rien. On peut mutualiser, recycler. Alors, il y a bien sûr des freins : la peur du changement, avec une seule façon de faire la ville. (...) 4 C O R R I G É SUNITÉ 1 La pandémie et le confinement accélèrent la prise de conscience, notamment de nos fragilités. Ça nous impose de repenser, refaire la ville. Une ville plus proche, plus mixte. Une ville qui doit s’adapter en continu à tous les bouleversements : sanitaires, économiques, démographiques, mais aussi tenir compte du vieillissement de la population. L’urbanisme circulaire passe par une volonté politique, des élus locaux, des professionnels, mais aussi des habitants, des citoyens qui s’engagent pour leur quartier. Avec, pour enjeux, de rendre la ville plus ouverte, où la ville de demainà : se heurter à • avoir une certaine notoriété : avoir pignon sur rue • étre très incomplètes : parcellaires • passer inaperçu : disparu des radars c. L'histoire des féminismes est l'histoire de l'ensemble de mouvements et d'idées philosophiques ayant pour vocation de définir et de promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes, tandis que l'histoire des femmes est l'histoire de la moitié de l'humanité. d. Pendant longtemps on a considéré que prendre en compte l'histoire des femmes pouvait, par exemple, fragiliser une approche en termes de classe et jouer au fond contre la classe. Il y a eu aussi une grande difficulté de documenter l'histoire des femmes à cause du manque des sources et des archives. Et quand les archives existaient, souvent le problème était le regard qu'on posait sur eux. d. Proposition : Elles sont surtout plus visibles. 2. Propositions : Films qui ne passent pas le test : James Bond : Meurs un autre jour, Mektoub my love, Pretty Woman, Gravity, Once Upon a Time in Hollywood, La Chronique des Bridgerton, Le Loup de Wall Street. Réponse libre. � LE REGARD ET LES SYNONYMES DE VOIR 3. a. • examiner attentivement dans le but de découvrir ce qui est caché : scruter • regarder avec admiration, s'absorber de quelque chose : contempler b. Définitions Synonymes de voir Mot familier signifiant jeter un coup d'œil pour observer quelque chose ou quelqu’un. zyeuter Mot familier signifiant regarder quelque chose ou quelqu’un avec intérêt, curiosité, convoitise. reluquer Mot familier signifiant regarder avec une telle ardeur qu’on semble vouloir le manger. dévorer qqn / qqch des yeux Remarquer quelqu'un ou quelque chose. repérer Découvrir subitement quelqu'un ou quelque chose. aviser Avoir une idée encore imprécise sur quelque chose, commencer à le percevoir ; pressentir, deviner. entrevoir Percevoir un son, une forme par la vue ou par l'ouïe. saisir c. Réponse libre. d. Selon l'auteur, il a fallu qu’elle disparaisse pour devenir le symbole qu’elle est de nos jours. Grâce au vol, on s'est mis à apprécier l’œuvre différemment. e. Réponse libre. 4. a. Elle a ouvert les yeux et s’est rendue compte qu’elle faisait fausse route en continuant de travailler dans ce secteur. b. Il a passé des années à lui faire du charme mais elle n’y a vu que du feu. c. Ça saute aux yeux qu’il est coupable ! Tous les éléments de l’enquête vont dans ce sens. d. Ce nouveau directeur, je le vois d’un mauvais œil ! e. On a une confiance aveugle l’un envers l’autre / en l’autre. f. Elle lui a dit d’aller se faire voir. g. Je n’ai rien à voir dans cette histoire. h. Ce film est à voir. i. Cet enfant expérimente de nouvelles choses sous l'œil bienveillant de ses parents. j. Vous avez le compas dans l'œil pour estimer les distances. � LA CRISE SANITAIRE ET LA PERSONNIFICATION 5. a. • affectent : frappent, touchent • bourde : bévue, bêtise • délibéré : intentionnel, prémédité • incarnés : personnifiés, concrets • façonnent : modèlent, forment b. On peut utiliser les métaphores pour manipuler les messages et, en conséquence, les avis des autres. c. Réponse libre. d. Réponse libre. 42 C O R R I G É SUNITÉ 1 DELFUNITÉ 11 6. Proposition : A comme asymptomatique, B comme biotechs, C comme confinement, D comme distanciation sociale, E comme épicentre, F comme foyer, G comme geste barrière, H comme hydroxychloroquine, I comme immunité collective, J comme jauge, K comme kit de dépistage, L comme lavage des mains, M comme masque, N comme nasopharynx, O comme oxymètre, P comme pandémie, Q comme quarantaine, R comme résilience, S comme saturomètre, T comme télétravail, U comme unité de soin intensif (USI), V comme vague épidémique, W comme Wuhan, Z comme (patient) zéro. � LE CONFINEMENT ET LES DIFFÉRENTS SENS DE PARTIR 7. a. Sentiment/s dominant/s Phrase - incluant une proposition infinitive - extraite de son témoignage Malaika, 21 ans la déprime, la résignation, la tristesse, l’injustice J’ai entendu beaucoup de jeunes dire qu’ils avaient le moral dans les chaussettes. Yves-André, nonagénaire la compré- hension, la tristesse, l’angoisse je me vois mourir ici Ghislaine, 63 ans l’optimisme, la résilience Quand j’entends certains Français se plaindre Annie & Habib, quadragé- naires l’acception Nous sentons notre fils s’inquiéter b. Réponse libre. c. Réponse libre. 8. a. Avec l’annonce du couvre-feu, il n’y a plus d’espoir d’assister aux feux d’artifice cette année. b. Vu la dégradation de la situation, on va être obligés / on va devoir se reconfiner. c. Certains sont devenus fous à force de solitude. d. Quand ils parlent de la crise, ils s’engagent à n’en plus finir dans des explications confuses et parfois même contradictoires. � LE MOT GENRE 9. Marie, elle est très BCBG. Par exemple, elle ne sort jamais sans son carré de soie et son collier de perles. Ah oui, je vois le genre. Elle n’oserait jamais se balader avec un jean troué, des baskets et une coiffure «coiffée- décoiffée». Non, ce n’est pas le genre en effet ! Selon elle, cette dégaine-là, ça fait vraiment mauvais genre. Et ses frères et sœurs, c’est pareil ? Pas du tout ! Mayeul, c’est pas le même genre qu’elle; il est en mode très décontract’ ! Et Castille, elle est toujours en tenue de sport ! Eh bien ! Quel mélange des genres ! � LA CARTOGRAPHIE 10. a. • selon la projection Mercator : Avantages : cette projection est parfaite pour les marins et les pays ont la même forme que sur le globe. Inconvénients : les aires ne sont pas conservées, alors ils n’ont pas la bonne taille. Sur une carte Mercator, plus on approche des pôles, plus les surfaces sont étirées. • selon les projections aphylactiques : Avantages : les déformations sont moins importantes que, respectivement, dans une projection équivalente ou une conforme. Ces projections ont l’avantage de ne pas particulièrement favoriser un pays par rapport à l’autre. Inconvénients : les angles ne sont pas bons et les aires non plus. Les planisphères sont encore majoritairement centrés sur l’Europe et placent le nord en haut et le sud en bas. • Dymaxion inventées par Fuller : Avantages : les surfaces sont moins déformées que dans les autres cartes et le biais culturel nord/sud est supprimé. Inconvénients : elle est super biscornue. b. Cette représentation du monde conserve les rapports des aires des triangles et permet donc d’équilibrer les quatre types de déformations – forme, taille, direction et distance – pour obtenir un planisphère le plus proche possible du globe. En plus, avec la représentation Autagrap on peut placer n’importe quelle région au centre du monde. MÉTHODOLOGIE - Rédiger une synthèse de documents (DALF) 11. L'épreuve de production écrite du DALF est constituée de deux exercices distincts, qui portent sur un même dossier (deux ou trois documents authentiques sur un même thème) : une synthèse de documents et un essai argumenté. L'ensemble de l'épreuve dure 2 h 30 et est noté sur 25 points. 43 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 11 12. Il sert à synthétiser et associer les idées des textes. Et c'est d'une grande utilité comme base pour élaborer le plan de la synthèse. 13. a. Le quotidien pendant le confinement. b. Document A Document B Pistes de réflexion Type de document extrait de journal / article de presse extrait de journal / article de presse Idée 1 : Une nouvelle réalité une nouvelle réalité diffi- culté de trouver le sommeil / de croire à cette nouvelle réa- lité digne d’un film de science fiction, monde de solitudes, de virtualité et inhospitalier. une nouvelle réalité avoir peur tout letemps, réalité loin de celle décrite par Slimani et où les préoccupations liées à la Culture et aux loisirs n’ont pas leur place. La nouvelle réalité a été accueillie difficilement pour tout le monde mais a été vécue de manière très différente en fonction des classes sociales. Les mots égalitéet liberté ont pris un sens et un poids différents. Idée 2 : De nouvelles contraintes de nouvelles contraintes la distanciation sociale / l’éloignement contraint entre membres de la même famille de nouvelles contraintes « pas de vie de secours », impossibilité de se déplacer, la distanciation sociale Des contraintes ont été imposées. Tout le monde a ressenti peur et tristesse face à ces contraintes. Idée 3 : Un nouveau quotidien un nouveau quotidien / de nouvelles routines « un peu comme dans la belle au bois dormant », « prendre du repos », la vie à la campagne - famille - (paysages de campagne / nature), faire l’école à la maison, écrire, lire, regarder des films, se faire livrer ses courses un nouveau quotidien / de nouvelles routines faire la queue au supermarché, la vie en ville - célibataire trentenaire - (dans un petit appartement, sans vue), survivre, se débrouiller, satire de l’expérience décrite et vécue par Leïla Slimani. Le quotidien, c’est « comme dans un roman picaresque » En fonction des classes sociales, les routines et le quotidien ont été plus ou moins difficiles à vivre. c. Le confinement, a-t-il été vécu de la même façon par toute la population ? d. Réponse libre. e. Réponse libre. PHONÉTIQUE - L’accent expressif ou d’insistance 14. En fait, la projection Mercator, c’est une projection qui avait été conçue pour naviguer. Sans rentrer dans les détails, l’objectif n’était pas vraiment de montrer les bonnes dimensions de tous les pays, mais surtout de conserver les angles et les formes des pays pour pouvoir naviguer à l’aide d’un compas, par exemple. Le problème, comme on vient de le voir, c’est que, du coup, ça modifie pas mal la taille des différents éléments de notre planète. Il y a un très bon outil qui permet de voir à quel point les cartes peuvent déformer la réalité : c’est l’indicatrice de Tissot. L’idée, c’est de poser sur la carte des cercles qui ont tous 500 km de rayon, autrement dit, qui ont tous la même taille. En posant les cercles sur la carte, les cercles vont se voir appliquer les mêmes déformations que les pays et on va donc voir comment la carte déforme la réalité. Alors, très concrètement, que se passe-t-il si on pose ces cercles sur une carte avec la projection de Mercator ? Comme vous voyez, la projection de Mercator grossit tout ce qui se trouve éloigné de la ligne de l’Équateur. Un cercle de 500 km de rayon va paraître beaucoup plus gros très au nord ou très au sud. Je vous l’ai dit, si cette carte déforme ainsi, c’est que c’était un choix de Gérard Mercator : son objectif c’était de naviguer, pas forcément de représenter fidèlement la taille des différents pays. L'accent remarqué dans le document précédent est l'accent expressif ou d’insistance. Il sert à marquer des éléments considérés importants par le locuteur. Il sert aussi pour marquer les idées lors d’une argumentation et pour attirer l’attention de notre interlocuteur. L’accent d’insistance se place sur la première syllabe du mot à souligner. Il est plus fort que l’accent régulier du français et il est supplémentaire à celui-ci. 15. Réponse libre. 44 C O R R I G É SUNITÉ 1 UNITÉ 11 PHONÉTIQUE - Quelques prononciations particulières a. L’Afrique est plus grand que le Groenland. x b. Vous avez du gâteau, j’en voudrais un peu plus. x c. Ce film est plus intéressant que celui que nous avons vu hier. d. Je ne fume plus depuis 3 ans. J’ai arrêté pour ma santé. x e. Il a faim, et en plus, il est fatigué. x f. Plus tu t’entêtes, plus il est difficile de réussir. x g. C’est Mireille qui travaille le plus dans ce bureau. x h. La situation est de plus en plus grave. • On prononce [plys] quand il s’agit d’une quantité. • On prononce [ply] quand c’est une comparaison ou une négation. • On prononce [plyz] quand il y a une liaison. 16. Le x de six et dix peut se prononcer de différentes manières : • Il se prononce [z] quand il s’agit d’une liaison. • Il se prononce [s] quand il s’agit d’un pronom. • Il est muet lorsqu’il s’agit d’un adjectif. 45 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 11 IDENTITÉS ET APPARTENANCES � PARLER DE COMMUNAUTÉ ET D’APPARTENANCE 1. Je ne pense pas que l’on puisse comparer les deux. Une majorité d’Afro-Américain/e/s sont issu/e/s d’une histoire commune, qui est celle de l’esclavage et de la ségrégation. Ils et elles ont vécu l’esclavage durant des siècles. Puis, il y a eu la ségrégation. C’est une période durant laquelle les Noir/e/s ont été forcé/e/s à vivre ensemble, à former une communauté. Celle-ci s’est donc constituée sous la contrainte, à cause de la ségrégation qui était très explicite. En France, les gens qui sont noirs sont d’origines diverses (africaine, caribéenne…), certains sont français, d’autres pas. Ce sont des cultures différentes, de la même manière que celles et ceux qui sont d’origine africaine sont issu/e/s de pays divers, avec des langues et des religions différentes… Je ne pense pas qu’ici, on puisse parler de communauté au sens culturel du terme. En revanche, on peut évoquer une communauté d’expérience. L’expérience d’être perçu/e en tant que Noir/e dans un pays qui se définit comme blanc crée des liens indépendamment de sa culture personnelle. Là-dessus, je pense en effet que les afrodescendant/e/s de France partagent quelque chose de commun. � LES SUFFIXES -ISME, -ISTE, -TION 2. a. Pour Tania de Montaigne, le problème des lettres majuscules est qu'elles... créent des identités restrictives. divisent les citoyens entre eux. englobent des communautés très distinctes. b. Pour Tania de Montaigne, le racisme consiste à... dénigrer la nature des personnes différentes. nier la possibilité à une personne d'avoir une culture. évoquer la nature pour expliquer les différences de culture. c. Le communautarisme, pour Tania de Montaigne, c'est... vouloir défendre les intérêts d'un groupe. définir un groupe pour se protéger du racisme. adopter une posture de groupe semblable au nationalisme. d. Tania de Montaigne... accepte sa couleur de peau comme marqueur identitaire. considère que sa couleur de peau ne dit rien de son identité. sait que sa couleur de peau l'associe à toute une communauté. e. race racisme raciste communauté communautarisme communautariste nation nationalisme nationaliste 3. a. Noms qui désignent l’action de quelque chose attachement, constatation, revendication, consommateurs, résistance, création, communication, significations, existence, mouvement, affirmation, stigmatisation, essentialisation, appartenance Noms qui désignent un courant de pensée philosophique ou politique, ou un mode de vie fanatisme, consumérisme, capitalisme, activisme b. Réponse libre. � LES ADVERBES EN -MENT (EMPHATIQUES) 4. Propositions : mayatre Deux garçons qui ont la même orientation sexuelle n’ont pas d’atomes crochus. Deux garçons qui ont la même orientation sexuelle n’ont pas forcément,d’atomes crochus. alias2000 Je trouve dommage que certains homosexuels n’aient d’engagement politique que pour défendre la cause de leur communauté. Je trouve profondément dommage que certains homosexuels n’aient d’engagement politique que pour défendre la cause de leur communauté. cœurbleu Il y a des gays qui se définissent comme « hors milieu » et mènent une vie normale. Il me semble qu’ils oublient un peu trop leur différence. Il y a des gays qui se définissent comme « hors milieu » et mènent une vie prétendument normale. Il me semble qu’ils oublient un peu trop facilement leur différence. enoch Que des garçons homosexuels rejettent leur propre communauté et leur propre culture pour vivre comme des hétérosexuels provoque un problème d’identité. Que des garçons homosexuels rejettent leur propre communauté et leur propre culture pour vivre comme des hétérosexuels provoque inéluctablement un problème d’identité. xxzz04 Je milite pour plus d’engagementet de convergence des luttes. Car soyons francs : un gay cisgenre, occidental et blanc a une position plus avantageuse que d’autres minorités : les femmes, les racisés, etc... Je milite pour plus d’engagement et de convergence des luttes. Car soyons francs : un gay cisgenre, occidental et blanc a une position indubitablement plus avantageuse que d’autres minorités : les femmes, les racisés etc... 46 C O R R I G É SUNITÉ 1 UNITÉ 12 � LES USAGES DE SI 5. Si est utilisé pour… a. b. c. d. e. … renforcer un adjectif ou un adverbe. x x … introduire une condition. x x … formuler une hypothèse. x 6. a. J’étais écœuré quand j’ai raté mon année en fac de médecine ! J’avais si/tellement étudié ! b. Ils ont fait les mêmes études, mais ils n’ont pas si/ tellement d’atomes crochus. c. Le patient était si/tellement agité que les infirmiers lui ont donné un calmant. d. C’est étrange que le mot ethnie ne soit pas si/tellement utilisé par les scientifiques, alors qu’ils emploient si/tellement le mot « race ». e. Je n’irai pas voir ma sœur à l’hôpital, c’est si/tellement loin ! Et ça fait si/tellement longtemps qu’on ne se parle plus. 7. Je ne sais plus si je t’ai déjà parlé (déjà te parler) de l’écrivain greco-suédois Theodor Kallifatides ou pas, en tout cas, si tu ne l’as pas encore lu (pas encore le lire), lis (lire) son petit bouquin Une autre vie. Je ne sais pas s’il a été traduit (traduire) en français ou pas… Il y a un passage qui devrait t’intéresser, c’est celui où il s’interroge sur la vie qu’il aurait menée (mener) s’il n’avait pas émigré (ne pas émigrer). Il appelle ça « le grand "si" de l’émigration », une interrogation qui peut te prendre à n’importe quel moment. Que serait- il devenu (devenir) s’il n’avait pas quitté (ne pas quitter) la Grèce ? Que ferait-il (faire) à l’heure actuelle ? Ce qui est intéressant, c’est qu’il dit qu’il serait devenu (devenir) écrivain en Grèce aussi, mais qu’évidemment, il n’aurait pas épousé (ne pas épouser) la même femme, et serait (ne pas être) aujourd’hui considéré comme un écrivain suédois. La question de l’identité, je pense que ça peut te donner des pistes pour tes recherches sur la littérature de l’exil, même s’il n’écrit pas (ne pas écrire) en français. Je me suis un peu documentée. À propos de la langue dans laquelle on écrit, un critique a dit « si Kallifatides est (être) bien suédois par la langue, son œuvre, elle, s’enracine (s’enraciner) avant tout dans ses racines grecques ». Bref, à creuser... À plus, Marion � EXPRIMER L’OPPOSITION AVEC SI ET QUAND 8. Propositions : a. Le chimpanzé a beau nous étonner par sa proximité avec l’être humain, pour les scientifiques, il n’est pas pour autant un «frère». b. Bien que le chimpanzé et l’homme partagent 99,4 % d'ADN commun, les 0,6 % restants font toute la différence. c. Même si le chimpanzé a la même densité de neurones que l’être humain, c’est l’orang-outan qui possède la structure neuronale la plus similaire à la nôtre. d. La mémoire courte du chimpanzé est presque équivalente à celle de l’homme, toutefois sa capacité à généraliser est quasiment inexistante : il ne peut retenir que des chiffres tandis que nous mémorisons des nombres complexes, et de simples mots alors que nous retenons de longues phrases. Impossible pour lui de développer un langage, structure essentielle de la pensée humaine. e. Même si l’on répète souvent l’antienne selon laquelle l’homme «descend» du singe, en l’état actuel des connaissances, il reste impossible d’établir une généalogie précise. � LE CONDITIONNEL PRÉSENT ET PASSÉ POUR EXPRIMER L’HYPOTHÈSE 9. Propositions : Et si des Vikings avaient abordé en Amérique vers l’an mille ? Et si le cheval, le secret du fer et des anticorps qui auraient rendu les populations locales résistantes aux maladies européennes avaient alors été transmis aux autochtones ? Et si Christophe Colomb avait débarqué bien en 1492, mais la conquête avait été un échec ? Et si le chef inca Atahualpa avait pris l’océan pour conquérir l’Europe de Charles Quint ? 10. a. La chronique date… d’avant le projet de loi de restitution d’oeuvres au Bénin et au Sénégal, d’octobre 2020. b. En 2017 à Ouagadougou, le président Macron s’était… engagé pour une restitution temporaire ou définitive des œuvres d’ici 5 ans. c. Le rapport Sarr-Savoy a semé la panique dans les musées du monde entier car ils craignaient… d’être dépossédés d’une partie de leurs collections exposées. d. Pour Marie-Cécile Zinsou, le projet de loi d’octobre 2020 est… historique. e. Quelle expérience a été menée entre la France et la Nouvelle Calédonie, de 1990 et 2014 ? Une circulation facilitée des œuvres kanak. f. Les expériences menées par la France et la Nouvelle Calédonie permettaient… un accès des Kanak à leur patrimoine et une visibilité mondiale des œuvres. 11. Proposition : Si l’Europe avait été colonisée par des peuples africains, nous n’aurions jamais construit de musée des arts premiers à Paris, et la question de la restitution se poserait à l’envers. Si les œuvres de Rodin ou Caravage avait été pillée, les Européens connaîtraient les mêmes problématiques d’accès à un patrimoine passé que celui des Africains aujourd’hui. Si l’Afrique avait colonisé l’Europe, il y aurait à Dakar ou à Abidjan des « musées des civilisations blanches ». Si des œuvres européennes avaient été pillées, les politiques européennes feraient également des demandes de restitution, et à long terme, la question de l’appropriation culturelle se poserait de la même façon, mais à l’envers. 47 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 12 � LA CONCESSION AVEC LA STRUCTURE IL N'EN… PAS MOINS QUE… 12. a. Lieu du procès : Paris. Nom du principal accusé : Emery Mwazulu Diyabanza. Nationalité : Congolaise. Nombre de complices : zéro. Lieu du délit : Le musée du quai Branly (Paris). Date du délit : 2020. Objet du délit : un poteau funéraire tchadien du xixe siècle. Mobile : Emery voulait s'emparer du poteau pour, à travers ce geste, réclamer la restitution en Afrique de toutes les oeuvres d'art du continent qui ont été envoyées en Europe, notamment à l'époque de la colonisation. Arguments : Le poteau n'appartient pas au musée du quai Branly vraiment. Même le président Macron a reconnu, lors d'un déplacement à Ouagadougou, qu'il ne peut pas accepter qu'une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Verdict de la justice : le ministère public a requis 1 000 euros d'amende contre lui. b. Propositions : • Nicolodu15 : Indulgente. L'intention n'est pas mauvaise. Il n'en reste pas moins que d'autres moyens d'attirer l'attention existent. • Isa Sauvage : Indulgente. Leur acte est théâtral, il n’en reste pas moins que c’est assez bien vu ! • Kris_72 : Condamnatoire. • Yvan Lebec : Indulgente. • Bob Justice : Indulgente. J’ai des difficultés à envisager la colère ou l’indignation qu’on peut ressentir face à l’histoire coloniale. Il n’en reste pas moins que je suis plutôt solidaire avec ces activistes. • GIN : Condamnatoire. Ce monsieur et ses amis sont bien sympathiques et inoffensifs. Il n’en reste pas moins que si tous les visiteurs de musée commençaient à s’emparer d’œuvres qu’ils considèrent comme les leurs, ce serait la pagaille. c. Réponse libre. � L'ADVERBE LÀ 13. a. Tout est appropriation culturelle, c’est ça ? À ce moment- là, si je fais des sushi sans être japonais, je suis un méchant voleur de culture ? b. Si vous le voulez bien, on va en rester là pour aujourd’hui. c. Ok, les marques doivent faire attention avec les références culturelles, mais de là à crier au scandale à chaque motif tribal, faut pas exagérer. d. Je ne sais pas, moi, comment on a pu en arriver là ! Ça me désespère. e. Le boycott est une action radicale, mais il faut en passer par là pour que les gens comprennent. f. On parlera de tout cela à la prochaine réunion. D’ici là, vous pouvez me faire un compte-rendu de la précédente? g. Sur ce point, vous avez raison. Là où vous vous trompez, c’est quand vous prétendez que les militants hystérisent le débat. h. Je commence à en avoir jusque là de vos débats qui ne mènent à rien. i. L’Europe n’en a pas fini avec son passé colonial. Loin de là ! MÉTHODOLOGIE - Rédiger un essai argumenté (DALF) 14. a. Il s’agit d’un article de blog, car le registre n’est pas très formel, donc, pas universitaire (la première personne est utilisée). Il y a un titre, une introduction et une conclusion. b. Sujet 2. c. Le plan 2. d. Extraits Arguments de l’auteur/e Le monde d’aujourd’hui est lié à son histoire, laquelle a hiérarchisé les cultures. La mode (…) contribue à perpétuer et banaliser des hiérarchisations historiques. Il existe un réel « deux poids deux mesures » assez dérangeant. Racisme et mode (des faits et des exemples) Certaines marques justifient leur utilisation de tissus africains par le fait que « ça fait très soleil ». La médiatisation de quelques mannequins noires célèbres ne cache pas une autre forme de racisme auquel il est intéressant de réfléchir, c’est l’appropriation culturelle. État d’esprit de l’auteur/e (marques de sa subjecti- vité) J’ai toujours aimé la mode. Mais de là à défendre certaines idées qui me choquent, non. Les bras m’en tombent ! Je trouve cela d’une bêtise crasse. C’est là, selon moi, qu’on peut voir la limite entre l’appropriation et l’appréciation. Implication du/de la lecteur/trice (interpella- tions) Où est le problème me direz-vous ? Si je vous dis que les mannequins étaient absolument tous… blancs. Là, vous vous dites que j’exagère. L’oppression, carrément ? e. Réponse libre. 48 C O R R I G É SUNITÉ 1 UNITÉ 12 PHONÉTIQUE - Les accents de la francophonie 15. a. b. c. d. e. f. g. h. i. j. marseillais x x x québécois x x x standard x x x x PHONÉTIQUE - Les groupes rythmiques (II) 16. 1-f, 2-j, 3-a, 4-c, 5-d, 6-g, 7-h, 8-i, 9-e, 10-b. 17. Pour justifier / ce changement, / les défenseurs / de l'amendement / ont avancé / - entre autres arguments / - que le terme / «race» / est « scientifiquement / infondé » /. Une idée / que le principal / scientifique / de l'Assemblée, / le mathématicien / Cédric Villani, / a prudemment / nuancé / en rappelant / que la science / « peut toujours / évoluer », / […]. Une prudence / bienvenue, / tant / la notion de race / embarrasse / la communauté / scientifique. / […] Car on assiste / depuis une quinzaine / d'années / à un puissant / regain / de la recherche / sur les variations / et différences / génétiques / entre populations / humaines. / Dans le monde / anglo-saxon, / nombreux / sont les chercheurs / qui n'hésitent pas, / dans leurs publications, / à employer / ouvertement / le terme / - alors que / sur le Vieux / Continent, / où / depuis les crimes / nazis / il est plus souvent / proscrit, / l'on préfère / s'abriter / derrière les mots / «ethnie», / « groupe humain », / «population», / «origine», / «ascendance» / et autres / substituts pudiques / également / très employés / outre-Atlantique. / Mais / inutile / de se voiler / la face / : on assiste / bel et bien / à l'effondrement / d'un consensus. / Jusqu'aux années / 2000, / les scientifiques / considéraient / dans leur grande / majorité / que l'espèce humaine / est extrêmement / homogène / génétiquement, / que les gènes / codant / pour la couleur / de peau / ne reflètent / presque en rien / le reste / de la structure / génétique, / et que le brassage / constant / des populations / a empêché / la formation / d'identités / génétiques / locales fortes. / […] Or, / si certains / chercheurs / continuent / à défendre / cette vision, / d'autres considèrent / désormais / qu'elle est datée / et naïve / […] 18. Réponse libre. 49 C O R R I G É S UNITÉ 1UNITÉ 12 COMPRÉHENSION ORALE � EXERCICE 1 1. Il est présenté comme un documentaire, avec de vrais témoignages, des interventions d’experts scientifiques, de sociologues, d’hommes politiques. 2. Ce film défend la thèse que le coronavirus aurait été fabriqué par l’homme, pour créer une épidémie à des fins politico-médiatiques et afin de soumettre l’humanité. 3. Un « documenteur ». 4. Q Elle affiche de nombreux contresens. 5. Le « mille-feuille argumentatif ». 6. Q À juxtaposer des informations déraisonnables. 7. Q D’une peur de l’incompréhensible. 8. Q Faux. Les libelles étaient des textes écrits sous une fausse identité et dont le but était de décrédibiliser la royauté. 9. Q Faire douter de l’autorité. 10. Q Elles sont présentées comme des faits avérés. 11. Sur la réalisation du film : bien fait ou, au contraire, décousu. � EXERCICE 2 1. Q annuel. 2. Q Ils ont peur de tomber malade. 3. Q Ils resteront plus dans leur pays. 4. Q S’y prendre en avance. 5. Q Diminuer leurs dépenses. 6. Q Les achats sur Internet. � EXERCICE 3 1. Q de la volaille in vitro. 2. Q À un petit groupe d’adolescents. 3. Q Il s’oppose fermement à sa consommation. 4. Q des agriculteurs. 5. Q d’un extrait d’un animal vivant. 6. Q Vendre à l’international. 7. Q Des gaz à effet de serre. 8. Q ont placé de grosses sommes. COMPRÉHENSION ÉCRITE 1. Pour bien lire un roman, nous ne devons pas l’analyser à la lumière de la vie de son auteur : nous devons plutôt trouver en lui des échos à nos expériences. 2. Q Il est susceptible de toucher l’ensemble des lecteurs. 3. Q Faux. « Le roman à clés (…) est un faux roman, chose esthétiquement équivoque, moralement malpropre. » (lignes 8-9) 4. Q Vrai. « Le travail de l’imagination transforme ces inspirations et observations à un point tel que le romancier les oublie. » (lignes 13-14) 5. Un romancier devrait camoufler les clés de son œuvre d’abord par égard aux personnes ayant inspiré certains personnages, pour qu’elles ne s’y reconnaissent pas. C’est ensuite par égard au lecteur : celui-ci ferait des liens entre le contenu du roman et la vie de l’auteur, et il ne ferait aucun lien avec sa propre vie et ses expériences. 6. Sainte Beuve est d’avis que pour connaître et comprendre une œuvre, il faut connaître son auteur. La clé d’une œuvre résiderait dans les convictions, expériences, traits de personnalité de son auteur. Cependant, sa théorie n’a pas fait ses preuves de son vivant : sa connaissance des grands écrivains contemporains ne lui a jamais permis de connaître leur œuvre. 7. Q Aucun tri n’a été opéré. 8. Q Ils ignorent ses choix artistiques. 9. Q Le désir de contrôler leurs publications posthumes. 10. Q Aux éditeurs français. 11. Réponse libre. 12. Réponse libre. 50 C O R R I G É SUNITÉ 1 DALFserait prête au changement, plus flexible. Et faire une ville pour tous. S’adapter aux changements climatiques et à nos usages. Une ville plus attrayante et plus agréable. » b. Urbanisme. c. Dans le document : espaces de stationnement, espaces inutilisés, espace de coworking, espace de travail, créer des espaces. D'autres : grand espace, espace industriel, espace vert, donner plus d'espace, réduire l'espace, espace vital, espace aérien… d. Réponse libre. e. Réponse libre. MÉTHODOLOGIE - Prendre des notes 21. tjs = toujours cad = c’est à dire pdt = pendant qq = quelque sf = sauf cf = confer pr = pour pls = plusieurs obj = objectif ou objet svt = souvent = approximatif = différent OQP = occupé qqX = quelques fois § = paragraphe x = inconnu, anonyme, W = travail, salaire, watt Ø = nul(le) ou ensemble vide / = par ou sur HT = hors-taxes 22. C’est une petite maison nomade, mobile. Elle est facilement montable en cinq jours par trois personnes. On peut la démonter, la déplacer. Elle est fabriquée en bois. Son nom : Proto-Habitat, « Proto » comme prototype. À l’origine, le travail de deux architectes, Frédérique Barchelard et Flavien Menu, en résidence à la villa Médicis à Rome, et qui ont vécu plusieurs années à Londres. Proto-Habitat, et bien, c’est le fruit de leur réflexion sur nos modes de vie, sur les aspects environnementaux, juridiques, économiques, sur l’usage du logement et la notion d’habiter. On peut dissocier le foncier du bâti, créer des logements évolutifs. Et bien, Proto-Habitat, c’est une maison avec des espaces modulables pour vivre et travailler, une surface au sol de 30 m² qui peut s’étendre jusqu’à 90 m² en fonction des besoins et des budgets. 23. Proposition : Il y a quelques années, l’urbaniste et chercheur Carlos Moreno a inventé le concept de ville du quart-d’heure, ville dans laquelle les habitants peuvent avoir accès, en 15 minutes à pied maximum, à tout ce dont ils ont besoin et qui est essentiel pour vivre (pour manger, se soigner, s’instruire, travailler…). D’abord considérée comme utopique, cette idée est aujourd’hui à la mode. En effet, un peu partout dans le monde, des villes se lancent dans cette nouvelle façon de penser et de se (re)construire. En France aussi, à Nantes par exemple, on s’intéresse à ce concept et il est mis en place petit à petit dans certains quartiers. À Paris, il y a même des personnes déléguées qui réfléchissent à la mise en place de ce concept. Cependant, dans les petites villes, où la voiture est indispensable pour les déplacements, ce concept ne peut pas fonctionner. Par ailleurs, se transformer en ville – ou quartier – du quart-d’heure n’est pas forcément coûteux puisque, selon Moreno, les villes regorgent de nombreuses ressources cachées et elles peuvent être (ré)utilisées, mais il est essentiel qu’il y ait une volonté et un engagement politique réels pour que davantage de villes du quart d’heure voient le jour. 24. Réponse libre. PHONÉTIQUE - L'accent marsellais 25. On prononce le r plus roulé qu’en français standard. X On prononce tous les e. Le rythme est un peu différent de celui du français standard. X Les nasales sont prononcées ing ou ang. X Le français marsellais est plus chanté que le français standard. Les voyelles sont plus fermées que celles du français standard. 26. a b c d e f g h i j X X X X X X PHONÉTIQUE - Le rythme du français (I) 27. a. Toi. - Viens. - Tiens ! - Mange ! - Lui ? - D'acc. b. C'est ça. - Bonjour ! - Salut ! - Dis. c. Ça me va. - Écoutez ! - Il va bien. d. C'est du gâteau. - Il fait très beau. e. À côté de nous. - Ils vont à l'école. 5 C O R R I G É S UNITÉ 1 LA NOTATION � LE TON POLÉMIQUE ET LES SYSTÈMES DE NOTATION 1. a. Le tract dénonce le fait que les salariés de certaines entreprises soient notés par les clients. b. Les responsables de cette situation sont de grandes entreprises telles que Uber, Darty, Free, Orange ou Apple que les auteurs du tract appellent les « vampires du capitalisme ». c. Plusieurs arguments sont avancés : • Ce système d'évaluation n'est pas transparent pour les évaluateurs que sont les clients. D'une part, ils pensent noter le service et non pas le salarié. D'autre part, la valeur des notes ne correspond pas aux standards français. Enfin, les clients ignorent les conséquences possibles de leur notation sur les salariés. • Ce système d'évaluation justifie pourtant des sanctions parfois graves pour les salariés. • Ce système met les salariés sous une pression permanente. • Ce système contraint les salariés à adopter un comportement standardisé et conduit au formatage des individus. d. Le tract vise à informer le lecteur sur les dessous de ce système de notation afin qu'il le boycotte en accordant systématiquement la note maximale dans ses évaluations et qu'il signe la pétition disponible sur les réseaux sociaux. e. Dévalorisation – Les images dépréciatives, caricaturales : « les vampires du capitalisme », « Les goliaths du capitalisme » – Le lexique péjoratif : «perfide», «injuste», «abjecte», «scandaleuse» Implication du lecteur – Les phrases interrogatives : « Quel client sait qu'en notant un service, il note le travailleur et non pas l'entreprise ou le produit ? Quel client sait qu'un 4/5 ou un 8/10 est considéré comme une mauvaise note alors que dans le système scolaire français, c'est une excellente note ? Quel client sait qu'en attribuant une "faible" note, il participe à la baisse de rémunération voire au licenciement de la personne concernée ? » ; « Comment peut-on être performant quand on travaille dans des conditions aussi stressantes ? » – Les phrases exclamatives : « Des notes, subjectives au possible, qui justifient pourtant des humiliations, qui justifient des stages de "bonne" conduite, qui justifient des pertes de rémunérations, qui justifient même des licenciements sans indemnités ! » ; « Nous disons non à la mise sous pression permanente des salariés ! » ; « Nous disons non à la mise sous pression permanente des salariés ! » ; « Nous disons non au formatage des individus ! » ; « Que vous travailliez ou non, vous êtes concernés ! » ; « Il est temps que ça cesse !! » ; « Dès à présent, boycottez ce système abjecte en accordant toujours la note maximale aux travailleurs ! » ; « Et tous ensemble, exigeons l'abandon de cette pratique inutile et scandaleuse ! ». – Les interpellations au lecteur : « maintenant, c'est vous qui êtes notés... »- « Que vous travailliez ou non, vous êtes concernés ! » ; « Dès à présent, boycottez ce système abjecte... » ; « Et tous ensemble, exigeons l'abandon de cette pratique... » ; « Rejoignez-nous et signez notre pétition... » – Le lexique des sentiments et des émotions : « des humiliations » ; « la mise sous pression » ; « l'angoisse qui les ronge » ; « les terribles conséquences ». La provocation – Les images frappantes : « les vampires du capitalisme » ; « un enfer » ; « Une torture au quotidien » ; « le formatage des individus » ; « Les goliaths du capitalisme » ; « cette arme braquée sur les salariés en permanence » ; « un monde aseptisé ». – Le paradoxe : « un 4/5 ou un 8/10 est considéré comme une mauvaise note alors que dans le système scolaire français, c'est une excellente note ? » ; « Des notes, subjectives au possible, qui justifient pourtant des humiliations, qui justifient des stages de "bonne" conduite, qui justifient des pertes de rémunérations, qui justifient même des licenciements sans indemnités ! » – L'exagération : « se faire des milliards et des milliards sur le dos des travailleurs » ; « d'une opacité totale » ; « des millions d'entre eux » ; « l'angoisse permanente » ; « un monde digne des pires dystopies » ; « condamnant les salariés à la servitude la plus totale ». – Le lexique de l'indignation : «scandaleuse». L'insistance – Les mises en relief : « Uber, Darty, Free, Orange, Apple... Les vampires du capitalisme, non contents de se fairedes milliards et des milliards sur le dos des travailleurs, font de leur vie un enfer. » ; « Des notes, subjectives au possible, qui justifient pourtant des humiliations, qui justifient des stages de "bonne" conduite, qui justifient des pertes de rémunérations, qui justifient même des licenciements sans indemnités ! » ; « Mettre les salariés à merci 6 C O R R I G É SUNITÉ 2 de la mauvaise humeur des clients, c'est une torture au quotidien pour des millions d'entre eux. » ; « maintenant, c'est vous qui êtes notés... » ; « Que vous travailliez ou non, vous êtes concernés ! » ; « Si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera demain » ; « Et tous ensemble, exigeons l'abandon de cette pratique... » – La répétition de « Quel client sait que... » ; « qui justifient » ; « Non. Nous disons non à... » – Les hyperboles: « se faire des milliards et des milliards sur le dos des travailleurs » ; « des millions d'entre eux. » ; « la servitude la plus totale ». 2. a. La cheffe évoque l'attribution d'étoiles aux restaurants par le guide Michelin. Elle fait également une allusion au site de notation Trip Advisor. b. A propos des évaluateurs : la cheffe remet en question leur légitimité à évaluer les restaurants car on ne sait pas s'ils sont réellement des professionnels, ni comment ils sont recrutés. Elle dit que s'il s'agissait d'un collectif de chef, le jugement aurait de la valeur. • A propos des méthodes d'évaluation : La cheffe s'insurge contre le questionnaire que le Guide Michelin envoie aux restaurateurs qui ne donne pas d'informations sur le goût des plats et qui ne permet donc pas d'évaluer la qualité du travail d'un.e chef.fe. Elle souligne le fait que le goût est subjectif et pense qu'il n'y a pas de critères, ni de "palais international" susceptibles de l'évaluer . • Les conséquences de l'évaluation sur les évalués : La cheffe dit que la perte d'une étoile est une catastrophe pour les restaurateurs qui se retrouvent "effondrés". Elle précise que certains vont jusqu'à se suicider. c. Réponse libre. d. Les procédés du ton polémique utilisés par la cheffe sont : Procédés Justifications L'insistance – Répétition de « De quel droit », « Je ne crois pas aux guides », « Il faut que ça cesse »... – Mise en relief : « C'est ça que je veux dire », « Moi, en ce qui me concerne, je reçois du guide Michelin un questionnaire », « Je ne les critique pas, ces chefs »... – Hyperbole : « l'anonymat le plus absolu », « Il peut t'assassiner, il peut te tuer », « Ils te coulent, ils te montent »... La dévalorisation – Le sarcasme : « C'est le prince consort » – Le lexique péjoratif : « un coup de bluff », «bidon», « n'importe quoi ». – L'image dépréciative : « un business », « un marchand d'étoiles ». – La caricature : « Ils ont pris un pouvoir incroyable alors qu'au départ, c'étaient des pneus ». L'implication du destinataire – Les phrases exclamatives : « C'est un business ! » ; « C'est compliqué le travail de chef ! »... – Les phrases interrogatives : « De quel droit on se permet de juger le travail d'un cuisinier ? » ; « Est-ce que vous croyez qu'un chef va monter son restaurant pour faire du mauvais ? » ; «Comment on les recrute ces inspecteurs ? »... – Le registre familier : «ben», «quoi», «bidon», «trucs»... – Le lexique des sentiments et des émotions : «s'effondre», «déplorer» – L'interpellation : « Il peut t'assassiner » ; « T'as vu le Michelin là ? » ; « D'accord? » ; « vous pouvez me dire qui peut mesurer le goût ? ». La provocation – Des images frappantes : « Il peut t'assassiner, il peut te tuer » ; « Il te coulent ». – Le paradoxe : « Est-ce que c'est comme ça qu'ils ont le goût ? Avec le papier rempli ? » ; « Ils ont donné deux fourchettes et un Bib Gourmand à un restaurant qui est à Ostende. Le restaurant, il était pas ouvert » ; « On m'a fait une critique en disant que je vendais des crêpes. Les crêpes c'est pas c'est pas ma spécialité ». – Le lexique de l'indignation : « Je suis contre ça et il faut que ça cesse ! » ; « J'en ai rien à faire de leurs commentaires ». 3. a. Les personnages sont un cadre et un salarié de l'entreprise Natixis. Ils se rencontrent dans le bureau du cadre pour discuter de la notation du salarié et du fait que l'entreprise a refusé d'augmenter le salarié. b. On peut supposer que les documents affichés au mur représentent les bénéfices de l'entreprise, en constante augmentation. c. Le dessinateur est très critique contre l'évaluation des salariés. Il insinue que la notation est injuste : elle n'a pas été attribuée en fonction des performances du salarié mais dans le seul but de ne pas avoir à lui accorder une augmentation. d. Réponse libre. e. C'est un dessin (une des formes du pamphlet). Le ton est polémique (caricature, phrase exclamative, paradoxe...). C'est un dessin argumenté (cf. question c) et engagé : sa «cible» est le système de notation des salariés contre lequel il se positionne. Le dessin a pour objectif d'une part d'attaquer les entreprises qui pratiquent ce système de notation dont il dénonce l'hypocrisie et l'injustice, et d'autre part d'indigner le lecteur en soulignant le caractère paradoxal de la situation (d'une part, Natixis fait d'énormes profits et ne veut pourtant pas augmenter son salarié et, d'autre part, le cadre de Natixis justifie ce refus par une mauvaise note qui est elle-même justifiée par ce refus) La caricature et l'exagération sont les principaux procédés utilisés de ce dessin sans nuances. 7 C O R R I G É S UNITÉ 2 4. a. La journaliste découvre la note de son médecin involontairement en cherchant ses coordonnées sur Internet alors qu'elle souhaitait le contacter pour prendre rendez-vous avec lui pour sa fille. b. Les internautes lui reprochent d'être incompétent, intéressé par l'argent, peu consciencieux, antipathique voire négligent. c. La journaliste considère ces commentaires comme étant diffamant. Le médecin ne veut pas en parler avec elle. Elle pense que cela ne l'intéresse pas. d. Le docteur Marty a 2,3 étoiles sur 5. Il pense que les internautes lui font payer ses interventions dans les médias. e. Il reproche au système de notation de transformer la médecine en bien de consommation. Il pense que ce système peut nuire profondément aux médecins fragilisés et les amener à craquer, voire à se suicider. Il souligne également la subjectivité de ces notes. f. La journaliste pensait que le système de notation était plutôt fiable et qu'il donnait une bonne indication sur la qualité des lieux qu'elle pouvait être amenée à fréquenter. Réponse libre. g. Comme la notation en ligne, la notation scolaire permet de comparer et de classer. Cette situation est normale pour la plupart des personnes et les parents sont très intéressés par les résultats chiffrés de leurs enfants. La différence entre ces deux systèmes de notation et que dans le cadre de la notation scolaire, les évaluateurs sont supposés être formés, impartiaux et compétents. h. La Finlande a supprimé la note «zéro» pour les élèves. La note minimale est 4 et 8 est considérée comme une bonne note. La notation est moins systématique et les résultats des évaluations ne sont pas toujours rendus publiquement. Selon la journaliste, cela permet aux jeunes finlandais d'avoir davantage confiance en eux. � LA MISE EN RELIEF 5. a. Le titre repose sur un jeu de mot : l'expression « serial noteurs » renvoie aux serial killers. Le titre fait référence aux personnes qui apportent des contributions fréquentes sur le site Trip Advisor et dont il est question dans l'article. Le jeu de mots suggère que ces personne ont une forme de dépendance à cette activité et peut-être aussi que cette activité est malsaine. b. Laurence a découvert Trip Advisor alors qu'elle cherchait un hôtel à Lille, en 2009. Elle lui a attribué une note parce que ça l'amusait. Brad Reynolds a commencé à poster des avis sur Trip Advisor à l'occasion d'un voyage à SaintPétersbourg car ils avaient profité des contributions d'autres internautes sans jamais avoir apporté la leur à la communauté, ce qui a provoqué chez eux un sentiment de culpabilité. c. Le conjoint de Laurence est agacé par cette habitude qu'il considère comme une perte de temps. La femme de Brad Reynolds participe avec lui à la notation des endroits qu'ils fréquentent. d. Selon Vanessa Lalo, ce type de comportement s'explique d'une part par la volonté de mémoriser les expériences vécues et d'autre part, par le besoin de se mettre en valeur et le besoin de reconnaissance. Elle compare également ce comportement à celui d'un collectionneur. e. Réponse libre. 6. C'est quand j'étais étudiante en Erasmus à Berlin que j'ai commencé à publier des avis. C'est sur Trip Advisor que j'ai écrit mon premier commentaire parce que j'avais vécu une mauvaise expérience dans un restaurant. Le serveur avait été très désagréable avec moi et je ne parlais pas encore assez bien la langue pour me défendre. J'avais besoin d'exprimer ma colère et ce qui m'a permis de me défouler, c'est d'écrire un commentaire. Mais, très vite, j'ai pris goût à ça. Des avis, j'en écrivais deux ou trois par jour sur Trip Advisor, sur Google, et partout où je pouvais mettre une note et commenter mon expérience. Je crois que ce que je cherchais, c'était une manière de m'exprimer à un moment où j'avais du mal à communiquer. D'ailleurs, (c'est) quand j'ai commencé à me faire des amis (que) j'ai arrêté. � LE REGISTRE FAMILIER 7. déchirer = exceller trop = vraiment, très, beaucoup saucé = content se planter = échouer, faire une erreur avoir le seum = déprimer se déchirer = échouer, faire une erreur bader = s'inquiéter, stresser un bolosse = un idiot grave = vraiment, très, beaucoup 8. a. un plouc : les autres sont des abréviations b. bidon : les autres sont du verlan c. un pote : les autres sont synonymes d'homme d. kiffer : les autres sont des anglicismes e. une teuf : les autres sont des mots existants au langage courant dont le sens est différent au langage familier f. du calendos : les autres sont synonymes d'argent) 9. sauf que : néanmoins du coup : donc histoire de : afin de des fois que : au cas où après : en réalité la faute à : à cause de n'empêche que : de surcroît avec ça : par ailleurs au finish : en définitive 10. – Salut mon pote ! Comment tu vas ? – Très bien. Cimer. Et toi, tu vas bien ? – Super bien ! Je viens de la fac. Mon prof m'a annoncé le résultat de mon exam. Et... j'ai réussi ! J'suis trop saucée quoi. 8 C O R R I G É SUNITÉ 2 – Cool ! Bravo. Tu fais quoi maintenant ? – Ben rien de spécial. J'allais rentrer chez moi. – Et si on allait fêter ça en buvant une reubié quelque part ? – Super idée. Sauf que je suis grave pressée d'annoncer la bonne nouvelle à ma reum, du coup je préfère rentrer. N'empêche que je kifferais trop de fêter ça avec toi. Tu voudrais grailler au resto avec moi ce soir ? – Non, désolée. Pas ce soir. Faut que je bosse parce que moi, j'ai pas fini mes exam ! – Oh merde ! Alors, tu pourrais venir chez moi samedi soir histoire de fêter ça ? Y aura mon amie Lise. Tu t'en souviens ? – Oui, parfaitement. Elle est trop sympa. Je l'avais grave kiffé quand je l'ai rencontrée. – Bon, du coup, tu es OK pour samedi soir ? � LES EXPRESSIONS AVEC LE MOT COUP 11. a. du même coup b. pour le coup c. coup sur coup d. sur le coup e. du coup f. tout à coup g. du premier coup h. après coup 12. a. sans aucun doute b. un appel téléphonique c. sous l'effet de d. réparer une erreur e. une baisse d'énergie f. un acte déloyal g. résister moralement ou physiquement h. selon les circonstances i. au moyen de j. en une seule fois k. une protestation vive l. un complot 13. Réponse libre. � LA POLYSÉMIE DU MOT NOTE 14. f Résultat chiffré d'une évaluation. a Facture, somme à régler. d Phrases courtes écrites pour ne pas oublier les informations importantes (au pluriel). e Courte communication écrite qui transmet une information (contexte administratif ou professionnel). c Son musical représenté par un signe graphique. b Caractéristique apportée par un détail à un ensemble. � LES EXPRESSIONS POUR ÉVALUER ET APPRÉCIER 15. 1. déchirer 2. dégoutant 3. daube 4. impeccable 5. pauvre 6. gratuit 7. mangeaille 8. amer 9. salée 10. énorme 11. tiédasse 12. infect 13. tuerie 16. a. Proposition : • Passez votre chemin ! : acerbe / virulente / féroce • Un restaurant à recommander : enthousiaste, élogieux, chaleureux, affectueux, indulgent. • Bof... : mitigé, pondéré, mesuré. b. Réponse libre. 17. Réponse libre. 9 C O R R I G É S UNITÉ 3UNITÉ 2 MÉTHODOLOGIE - Faire une carte mentale 18. Proposition : Noter des idées La carte mentale Les organiser Les relier Graphique Outil pour Forme Intérêts Composants Matériel Applications esthétique arborescente réflexion stimulée créativité favorisée mémorisation facilitée meilleure concentration visualiser synthétiser, mémorisercommuniquer, partager organiser des activités chercher et organiser des idées feuilles de papier A3 feutres de couleurs cœur branches mots clés illustrations flèches couleurs 19. Réponse libre. PHONÉTIQUE - Le registre familier 20. a. – Qu'est-ce que tu fais tout de suite ? Tu as un petit moment ? – Non, je suis désolé. Je dois absolument rappeler le client qui a téléphoné ce matin. b. – Je peux venir chez toi ce soir ? – Non. Mes parents, ils seront jamais d'accord. Mais demain si tu veux. Ils ont un dîner de prévu. c. – Je sais bien que tu es occupé, mais tu voudrais pas venir me donner un coup de main quand tu auras fini ? – Attends. Je finis ça si je peux, mais je crois que je vais pas y arriver. d. – Il fait quoi dans la vie ton frère ? – Médecin. C'est le seul qui a réussi dans la famille ! 21. Dans la prononciation relâchée du registre familier : • Certaines lettres sont parfois muettes : – le [ə] de je, me, te, se, de, ce, le, que et ne ainsi qu'à l'intérieur de certains mots comme petit, – le [y] de tu devant consonne / voyelle, – le [i] de qui devant consonne / voyelle, – le [l] de il devant consonne / voyelle et de ils devant consonne ou voyelle, – le [kə] de qu'est-ce que devant consonne / voyelle. • Je se prononce [ʃ] devant p, f, k, s et t.Réponse libre. 22. Réponse libre. 23. Réponse libre. PHONÉTIQUE - Le rythme du français familier 24. français standard français familier a. Vous serez là / ce soir ? 4 / 2 3 / 1 b. Je voudrais bien / vous parler. 4 / 3 3 / 3 c. Le type / qui est là-bas, / il s'appelle / comment ? 2 / 4 / 3 / 2 1 / 3 / 3 / 2 d. Ils font grève / à l'école / lundi. 3 / 3 / 2 3 / 3 / 2 e. C'est quand / que tu arrêtes / la cigarette ? 2 / 4 / 4 2 / 2 / 4 f. Je peux venir / ce soir / mais avant, / je dîne / avec mes parents. 4 / 2 / 3 / 2 / 5 2 / 1 / 3 / 1 / 5 g. C'est bien là / que tu es tombé / et que tu t'es / cassé la jambe ? 3 / 5 / 4 / 4 3 / 4 / 4 / 4 h. Qu'est-ce que / tu as / dans la tête ? 3 / 2 / 3 1 / 1 / 3 i. Tu as vu le film / qui est sorti / sur la vie / de Simone Veil ? 5 / 4 / 3 / 4 4 / 3 / 3 / 3 10 C O R R I G É SUNITÉ 3 UNITÉ 2 LIMITES ET TRANSGRESSION � LA PERFORMANCE ET LA CONTRE-PERFORMANCE 1. a. Le basketteur sortant d’une blessure à l’épaule, il s’est ménagé lors du match : aucune offensive, aucune prise de risque, seulement quelques bonnes passes nécessaires à la victoire de son équipe. Le basketteur s’est donné à fond lors du match : il a enchaîné les bonnes passes et les offensives et n’a pas arrêté de prendre des risques. b. Le Bikingman en Corse, c’était un gros défi pour moi : 850 kilomètres de vélo et 15 000 mètres de dénivelé, c’est pas rien ! Je n’avais pas d’objectif temps, je voulais juste le finir. Je n’ai pas forcé, je me suis écoutée, et après 5 jours très intenses… but atteint ! J’étais fière ! … Je me suis donnée à fond, je n’aipas écouté mon corps, et après 5 jours très intenses… but atteint ! J’étais fière ! c. On attendait le nageur belge sur le podium… mais hélas, il y est allé tranquille, et c’est à son rythme qu’il a fini… bon dernier. Il y est allé à fond les ballons, et c’est à ce rythme qu’il est arrivé sur la première marche du podium. d. La sprinteuse ivoirienne menait ce 200 mètres olympique… Mais dès qu’elle a vu la Sud-Africaine prendre la tête, c’en était fini. Elle a pris la dernière place, et c’est avec son pire chrono qu’elle s’est traînée jusqu’à la ligne d’arrivée. Elle a pris la tête de la course, elle a tout donné, et c’est avec son meilleur chrono qu’elle a franchi la ligne d’arrivée. e. Alyssa Monteiro, la championne en titre du Adrenalina Skateboard Marathon, a déjà l’habitude de faire des dizaines de kilomètres sur sa planche chaque semaine. C’est donc sans trop transpirer qu’elle a réussi à finir la course le jour J. C’est donc en mouillant sa chemise qu’elle a fini la course le jour J. � LES SPORTS ET LES ÉPREUVES EXTRÊMES 2. a. Nom de l'événement : Le Bikingman Sport représenté : l’ultra-cyclisme / le cyclisme Nombre d’étapes : 6 Kilomètres parcourus : 6200km Dénivelé positif : 100 000 mètres Lieux traversés : le désert, les montagnes, des jungles tropicales Informations complémentaires : Réponse libre (selon ce qui a capté l’intérêt des étudiants). b. Des sensations fortes ; toucher ses limites. c. Axel Carrion, un Français fan de sport. d. Fondu, mordu. 3. Proposition : Dans un gymnase, on peut réaliser des figures sur la poutre, tout donner sur le cheval d’arçon, sortir de sa zone de confort et réaliser des chorégraphies endiablées de gymnastique rythmique avec un ruban… Sur la piste du stade, si on veut en baver, on peut faire des séries de sprints sur 200 mètres, y aller à fond et faire un saut en hauteur hyper haut… Sinon, on peut se la couler douce et faire des tours de piste pour s’échauffer… 4. Réponse libre. � LA TRANSGRESSION 5. Proposition : Au xixe siècle, Gustave Flaubert mettait ses contemporains en garde : « Minuit : limite du bonheur et des plaisirs honnêtes. Tout ce qui se fait au-delà est immoral. ». Deux cents ans plus tard, les douze coups de minuit gardent une symbolique forte, véhiculée notamment par la musique classique (la Danse Macabre de Saint Saëns prend forme à l’arrivée de Satan, sur les douze coups) et les récits populaires et littéraires. Je partage en partie l’avis de l’écrivain normand : minuit m’évoque un mélange d’audace et d’interdit, de transgression craintive. Cependant, je ne crois pas que la possibilité du bonheur disparaisse minuit passé ; l’inconnu et les zones grises pourraient, au contraire, nous mener à de joyeux moments insolites. 6. Réponse libre. 7. Réponse libre. 8. L’alpinisme : 1 ; 5 ; 10 La course : 4 ; 6 ; 7 La plongée : 2 ; 3 ; 11 ; Communs aux trois sports : 8, 9, 12, 13, 14, 15 � EXPRIMER L’HYPOTHÈSE AVEC QUE + SUBJONCTIF 9. a. Que ce soit pour une raison valable ou non, c’est vraiment lâche de troller sur les forums. b. Que les lanceurs d’alertes défendent des idéaux nobles ou non, ils sont systématiquement poursuivis en justice. c. Qu’un hacker soit talentueux ou non, il est toujours considéré comme un hors-la-loi. d. Qu’on le fasse avec de mauvaises intentions ou pas, pirater une chanson ou un film sur Internet demeure un vol de propriété intellectuelle. e. Que les éco-pirates parviennent à protéger des espèces marines ou qu’ils n’y arrivent pas, leurs attaques d’autres navires devraient rester pacifiques et ne faire aucune victime. 11 C O R R I G É S UNITÉ 3 10. a-2, b-1, c-5, d-4, e-3 11. Réponse libre. � LES PROPOSITIONS RELATIVES À L’INDICATIF OU AU SUBJONCTIF 12. La proposition exprime… a b c d e … la rareté. x (S) x (S) … le souhait. x (S) x (S) … une action concrète. x (I) 13. Proposition : a. Je cherche des colocataires qui peuvent tolérer ma mauvaise humeur du matin. b. Vous êtes l’étudiant le plus talentueux qu’il connaisse. c. Maria était la seule qui ait proposé de nous donner un coup de main. d. Y aurait-il dans votre équipe un menuisier qui serait / qui est capable de rénover la vieille table basse de mon oncle ? e. J’ai envie d’un nouvel ami qui ne soit pas prise de tête et avec qui on rigole bien ! 14. Proposition : a. Ce weekend, je préfèrerais une activité qui sorte de l’ordinaire. b. Cet été, je cherche une location qui ne soit pas hors de prix et qui me permette de recevoir plusieurs amis en même temps. c. Après le cours de français, j’ai envie d’un bon resto qui serve du melon bien frais en entrée. d. Il n’y a pas beaucoup d’endroits au monde où on puisse se retrouver seul. e. Je connais peu de personnes qui fassent réellement attention à leur empreinte carbone. � LES PRÉFIXES DE LA LIMITE (SUR-, SOUS-, TRA-…) 15. a. surimi –surdose – sursaut – survol b. travestir – transmettre – traîner – transplanter c. surdoué – surfé – surtitré – surgelé d. soupir – soumission – souk – soutien-gorge e. sûreté – surligné – suraigu – survécu 16. a. Qui comporte peu de calories : hypocalorique On vante les vertus désaltérantes du concombre, un aliment qui est de surcroit hypocalorique : un allié idéal pour ceux qui surveillent leur ligne. b. Aller au-delà de ce qui est possible ou permis : outrepasser En ignorant les directives nationales, le maire du village était bien conscient qu’il outrepassait ses pouvoirs. c. Les parties inférieures d’une construction : infrastructure Grâce à de gros investissements, les infrastructures routières de la région sont désormais excellentes. d. Qui est soumis à une autorité : subordonné Le subordonné du directeur général souhaite un jour monter en grade et prendre sa place. e. Faire passer d’un point ou d’un lieu à un autre : transporter Lorsque tous les camions transportant des produits frais se sont retrouvés bloqués à la frontière entre les deux pays, des centaines de kilos de nourriture ont dû être jetées. � LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE 17. a. Les Grands-Mères de la place de Mai et Nelson Mandela ont en commun le désir de se battre pour les droits de l’Homme contre le pouvoir en place. b. Réponse libre. � LES EXPRESSIONS AVEC PRESSION 18. Proposition : a. La nageuse a la pression. b. Le PDG met la pression. c. Jeanne fait retomber la pression. d. Les manifestants veulent faire pression sur le gouvernement. � LES GROS MOTS 19. a. Le mot grossier, le « gros mot » est un mot qui sort du langage standard car intrinsèquement choquant, notamment parce qu’il évoque des tabous corporels, religieux ou sexuels, par exemple : ce mec, c’est vraiment un trou du cul. Le juron est un mot qui nous échappe spontanément, et qui ne s’adresse à personne, par exemple : bordel ! j’ai encore oublié mes clés ! L’insulte est une attaque verbale envers une personne, par exemple : arrête ça, espèce d’abruti ! b. Ils réfèrent à une injustice passée. Ils ont pour origine des obscénités. c. Alors que l’humour des films québécois reste politiquement correct, l’humour des films français joue au contraire sur les tabous, sur les discriminations, sans retenue apparente. d. Réponse libre. e. Cela consiste en une appropriation de l’offense par la personne ou le groupe insulté. La cible de l’insulte la réutilise, la fait sienne, alors que ceux qui ne font pas partie de ce groupe doivent éviter de l’employer. f. Réponse libre. 20. a. Réponse libre. b. Réponse libre. c. Une des expériences consiste à demander à deux groupes de personnes de plonger leurs mains dans de l’eau glacée, ce qui est très douloureux. Un premier groupe doit répéter un mot « neutre », comme « chaise, table… » alors qu’un second groupe doit répéter un juron. Il s’avère que le second groupe, qui jurait, a tenu 20 secondes de plus dans 12 C O R R I G É SUNITÉ 4UNITÉ 4UNITÉ 3 l’eau glacée. Dans le même esprit, la seconde expérience demandait à deux groupes de pédaler intensément sur unvélo, un groupe en jurant, l’autre groupe en prononçant des mots neutres. Encore une fois, le groupe qui répétait des jurons a supporté la douleur plus longtemps que l’autre groupe. Il semblerait donc que les gros mots augmentent notre endurance et notre force. d. Si les jurons n’étaient plus des transgressions et qu’ils passaient dans le langage courant, leur caractère tabou disparaîtrait. En devenant des mots neutres, ils n’auront donc plus aucun effet sur la douleur, ni sur nos performances. e. Réponse libre. MÉTHODOLOGIE - Structurer un texte écrit ou un discours oral 21. Proposition : a. d’abord – ensuite – puis - enfin b. premièrement – deuxièmement – troisièmement c. dans un premier temps – dans un second temps – dans un dernier temps d. Nous commencerons par – nous nous pencherons ensuite sur – avant de terminer par 22. Pour introduire une idée ou un argument Pour introduire un exemple Pour faire des transitions Pour récapituler Il faut souligner que – Non seulement… mais aussi – D’une part… d’autre part - On peut citer – Prenons le cas de – Il s’agit notamment de – Comme en témoigne Passons à la question de – Nous avons montré… examinons maintenant - En fin de compte – En quelques mots – Nous retiendrons que - 23. Réponse libre. PHONÉTIQUE - L'accent québécois 24. X On prononce des diphtongues (voyelles relâchées). On dénasalise les voyelles nasales. X Le son [ʒ] de je devient [ʃ] comme chou. Les voyelles sont plus longues qu’en français standard. X Le son [a] final est prononcé proche du son [o]. X Le son [wa] oi est prononcé [we]. Le son [e] est plus fermé et devient presque un [i]. X Le d et le t suivis de i ou u se prononcent [dzi] ou [tsi]. X Quand il y a une terminaison -iste ou -isme on prononce [is]. X On articule moins qu’en français standard. 25. a b c d e f g h i j k X X X X X X X PHONÉTIQUE - Le rythme du français (II) 26. a. Da daaa / da da daaa /da da daaa Demain, nous irons à Paris. b. Da da daaa / da da da daaa / da da da daaa Si tu veux, je te prépare un thé bien chaud c. Da da da daaa / da da daaa / da da da daaa La prochaine fois tu feras ton propre test_ d. Da da daaa / da da daaa / da da daaa C’est facile de venir en voiture_ e. Da da da da / da da da daaa Mercredi soir ils ne viennent pas f. Da da daaa / da daaa / da daaa / da da daaa Écoutez, Laura n’est pas votre amie g. Da daaa / da daaa / da da daaa / da da daaa Bonjour, Monsieur Duverger n’est pas là h. Da da da daaa / da da daaa / da da da daaa / da da da da daaa Si vous voulez faire du sport, nous proposons plein de sports extrêmes i. Da da daaa / da da daaa / da da da daaa / da daaa Dépasser nos limites est une manière de vivre j. Da da da da daaa / da da daaa / da daaa/ da da da daaa Avec nos amies, nous allons monter sur le Mont Blanc 27. C’est vrai / qu’en tant que juriste, / je pense que, / agir / en violant le droit, / risque de produire / l’effet inverse / de celui / qui est recherché. / Je pense / que le fait / de se saisir du droit / comme d’une arme, / de l’opposer / à l’état, / par exemple, / est beaucoup / plus pragmatique / que de faire / des manifestations, / dont, / objectivement, / je ne vois pas / les débouchés / à très court terme. / Aujourd’hui, / je pense / que le principal / problème, / c’est pas d’avoir / de nouvelles lois, / d’avoir / de nouvelles normes. / Le principal problème / c’est d’appliquer / l’ensemble / des textes existants, / c’est d’avoir / des moyens humains / et matériels, / des fonctionnaires, / des policiers, / des juges, / qui puissent / appliquer ce droit / de l’environnement, / c’est ça / notre priorité / aujourd’hui. / Lorsqu’on est / militant, / on peut / aller rencontrer / son député, / son maire, / pour lui faire part / de ses préoccupations / environnementales, / en restant / dans le cadre / du droit. / Si je regarde / l’histoire / : qui a fait / progresser / la protection / de l’environnement / ? Je pense / que ce sont / des associations / qui ont saisi le juge, / grâce / à cette saisie / du juge / et à toutes / les décisions / de justice / qu’ils ont obtenu, / ils ont fait / progresser la loi, / ils ont fait / progresser / l’application du droit, / ils ont eu / des résultats / extrêmement concrets / et surtout / ils n’ont pas clivé, / ils n’ont pas créé / de polémique, / ça s’est fait / de manière / beaucoup plus consensuelle / et beaucoup plus / pragmatique. 13 C O R R I G É S UNITÉ 4UNITÉ 3 LE PLAISIR � PARLER DES REPAS 1. Si se nourrir répond à un besoin pour entretenir sa vie, son corps, préserver sa santé, lutter contre la mort, manger est aussi – doit être aussi – un plaisir. Le repas en commun dans la plupart des cultures, est une pratique sociale et culturelle qui permet de savourer le plaisir de manger et de boire en bonne compagnie. C’est un moment festif et réciproquement, pas de fête sans repas ou consommation de boisson euphorisante ou rafraîchissante. Autour de la table, à la même table se vit une sociabilité que l’on veut chaleureuse, réconfortante, qui apporte du plaisir, un certain bonheur. Manger ensemble crée ou conforte les liens entre les convives (…) Dans des sociétés où, pour la majorité de la population, la pénurie alimentaire – famines, disette – est un risque plus ou moins endémique, avec parfois des moments d’abondance, la frugalité quotidienne est agréablement coupée par des ripailles collectives, moment essentiel de convivialité. Le temps du banquet vient rompre le temps quotidien, dont il est qualitativement différent. Le repas festif de l’Antiquité à nos jours, joue le rôle d’opérateur de cohésion sociale. 2. a. Nos besoins élémentaires : se soigner et se nourrir, et par conséquent ce que manger veut dire. b. Ensemble des personnes qui mangent à la même table, ou à la table des autres. c. La pluralité. d. Explorer sa créativité, et rythmer les journées. e. Il n’est pas évident, au contraire, il doute même que le confinement soit un moment de redécouverte du concept. f. La femme fait à manger en semaine, le marie cuisine le week-end : il signifie par là une différence entre l’alimentation nécessaire du quotidien, souvent assumée par les femmes, et l’acte de cuisiner pour un repas plus exceptionnel. g. L’expression fait référence à la fonction d’horloge sociale du repas pris ensemble, comme en prison, où l’on sait l’heure qu’il est grâce à ce moment collectif. h. Le repas suppose le respect de l’autre : on apprend à distribuer et à partager. � LE PRONOM RELATIF DONT 3. a. une personne dont on dit qu’il ou elle a très grand appétit. b. une personne dont les actions sont guidées par la recherche de jouissances sensuelles et matérielles. c. une personne qui recherche les plaisirs raffinés d'une existence passée dans le luxe. d. une personne dont la philosophie fait du plaisir le principal but de la vie. e. une personne dont les plaisirs sont naturels et nécessaires dans le but d’atteindre l’ataraxie. f. une personne qui a des difficultés à éprouver du plaisir, qui râle tout le temps. g. une personne d’humeur chagrine dont les comportements ou les commentaires troublent le plaisir des autres. 4. a. Les six lièvres tués ce dimanche, dont deux étaient des faisans, seront cuisinés pour les fêtes de fin d’année. Proposition : Les six lièvres tués ce dimanche, dont deux étaient très grands, seront cuisinés pour les fêtes de fin d’année. b. Très tôt dans la forêt, ils ont vu passer quatre cerfs dont deux n’avaient pas encore de bois. c. La première fois qu’il est allé à la chasse, il a réussi à prélever pas moins de trois canards, dont deux avaient les cornes cassées. Proposition : La première fois qu’il est allé à la chasse, il a réussi à prélever pas moins de trois canards, dont deux avaient les têtes vertes. d. D’après mon père qui s’y connaît, les poissons d’eau douce, dont la morue et la daurade, sont moins goûteux que les poissons d’eau de mer. Proposition: D’après mon père qui s’y connaît, les poissons d’eau douce, dont la perche et l'anguille, sont moins goûteux que les poissons d’eau de mer. e. Oui, je leur en ferais profiter. � FAIRE + INFINITIF 5. a. Il m’a fait voir une vidéo d’une chasseresse en train de faire sortir le sang d’un chevreuil qu’elle venait de faire mourir, mais je peux pas voir ça, ça me fait gerber ! b. J’aimerais vous faire connaître une jeune comédienne qui est capable de vous faire pleurer comme de vous faire rire ! Même si parfois, sa façon de parler de sexe pourrait vous faire rougir. c. Pour nous faire comprendre la différence d’accents entre Marseille et Toulouse, il nous a fait écouter des chansons d’IAM et de Zebda ! 6. a b c d e f g h Sens propre x x x x Sens figuré x x x x 7. a. Ils sont un peu durs tes champignons, non ? Tu les as fait tremper avant de les faire griller ? b. Il y avait de très beaux lapins dans le jardins, mais mon père les a fait fuir avec du poison. c. Comme il adore la devise « Nec plus ultra » je la lui ai fait graver sur une petite plaque en or en pendentif. 14 C O R R I G É SUNITÉ 4 d. Tu sais, la belle maison qu’ils avaient fait construire dans le sud de la France. Et bien ils se la sont fait cambrioler figure toi ! e. Tu te souviens du slogan de la SNCF « Nous allons vous faire aimer le train » ? Moi, c’est surtout les avions qu’ils m’ont fait aimer, avec toutes leurs grèves ! 8. Réponse libre. � FAIRE EN SORTE DE / QUE 9. A. • Quand je reçois des invités, je fais en sorte que chaque invité puisse manger de chaque plat. • Super, mais s’il faut faire en sorte de cuisiner tout en respectant les régimes de chaque convive, on n’en sort plus ! B. • Ce serait bien que les chasseurs commencent à faire en sorte que les promeneurs n’aient pas peur de se prendre une balle dans la peau quand ils vont en forêt. • Ce qu’il faut surtout, c’est faire en sorte que les promeneurs et les chasseurs ne sortent pas les mêmes jours. C. • Quand mon mari va à la pêche, il fait en sorte que notre fils ne voie pas les poissons suffoquer sur le sol. • C’est bien mignon, mais il faudrait surtout faire en sorte d’abréger le plus possible l’agonie des poissons, non ? D. • Quand sa mère fait un dessert, elle fait toujours en sorte qu’il y en ait trop et qu’on puisse tous repartir avec une part pour le lendemain. • Elle ferait mieux de faire en sorte que sa cuisine soit moins grasse ! � DES EXPRESSIONS AVEC FAIRE 10. a. Réponse libre. b. faire un tour, séjour, bateau, bien, tabac, demi-tour, laïus, bruit, cadeau faire de la voile, peine, musique, natation faire du vélo, rangement, beurre, ski, bateau, bien, mal, piano, gringue, bruit faire le lit, manger, ménage, bien, marché, plein, malin, mort faire la fête, lecture, musique, connaissance, queue, sourde oreille, tête, route, bête, bise, cuisine, lessive, vaisselle faire des achats, courses, cadeaux, présentations, économies, randonnées faire ø attention, avec, plus jeune, manger, 1,60 m, chaud, 40, grasse matinée, beau, 60 kilos, confiance, bien, exprès, mal, demi-tour, gaffe, connaissance, semblant, date, cadeau, pitié, tête, jour, effet, ombrage à quelqu'un, peau neuve, nuit, chanter faire les devoirs, présentations, poches, cent pas, soldes, randonnées, comptes, boutiques faire une promenade, erreur, dépression, fixette sur, lecture, connaissance, tête faire son beurre, possible, effet faire ses devoirs, valises, études, achats, courses, besoins, comptes faire à sa guise, la hâte, la place des autres faire l' innocent se faire les ongles, la belle, avoir, jour c. Réponse libre. � LE FAIT DE, LE FAIT QUE 11. a. Le fait de refuser de manger un poisson une fois qu’il a été pêché. b. Le fait de se détacher du rythme quotidien. c. Le fait d’appartenir à une espèce dominante. d. Le fait d’être une manifestation concrète de la domination de l’homme sur les autres animaux. e. Le fait que les animaux ne soient pas sujets au sentiment de culpabilité. f. Le fait qu’ils tuent d’autres animaux indépendamment des poissons. 12. Suite à votre article du dimanche dernier, je tenais à vous rappeler qu'il ne faut pas réduire la chasse au fait de donner la mort. La chasse, celle qui nous fait vibrer, c’est avant tout le plaisir de la quête ! Le fait d’être en immersion dans la nature, de se confronter à l’animal sauvage sur son propre terrain, de tenter de s’en emparer, c’est tout ça, la chasse. Le fait qu’une journée de chasse finisse souvent par le prélèvement d’un animal ne doit pas cacher tout le plaisir convivial de ce loisir. Nos détracteurs veulent nous faire passer pour des pervers prenant un plaisir sadique à tuer. Le fait que la chasse ait toujours existé devrait nous interroger quant à sa légitimité. La chasse n’est pas cruelle, sa mauvaise image actuelle est simplement due au fait que notre société est devenue trop sensible ! 15 C O R R I G É S UNITÉ 4 � LES EXPRESSIONS AVEC SANS 13. a. Elle en est l’exact opposé : jeune et jolie, posant sur les réseaux sociaux, donnant une image élégante de la chasse. b. Cela lui fait vivre des émotions fortes et lui permet de s’évader d’une société trop modernisée. c. La plus influente des militantes pro-chasse : le chroniqueur Défenseure de la cause animale, jeune cool et connectée French entrepreneur et fière chasseresse : Johanna elle- même sur ses profils La Diane à la crinière blonde La chasseuse de préjugés La grande marchande d’armes L’ambassadrice de l’art de la chasse : le président de la Fédération Nationale de la Chasse Chasseuse 2.0 totalement décomplexée : le chroniqueur d. 1) Les chasseurs les plus conservateurs se moquent d’elle. 2) Elle reçoit des messages insultants sur les réseaux sociaux. e. Réponse libre. 14. a. sans pour autant faire du mal aux poissons : en faisant du mal aux poissons après lui avoir prodigué quelques soins : sans lui avoir prodigué quelques soins en modifiant un peu sa technique de pêcheur : sans modifier du tout sa technique de pêcheur sans avoir l’impression de se montrer violent ou cruel : en ayant l’impression de se montrer violent et cruel avec des blessures : sans blessures sans tuer leurs poissons : en tuant leurs poissons en ayant peur : sans avoir peur b. Réponse libre. � L'EXPRESSION ÊTRE CENSÉ/E 15. a. • D’après l’article, un « snob culturel » est censé… mépriser toute la culture populaire. • Au Québec, on n’est pas censé…. critiquer Céline Dion. • Un intellectuel parisien ou torontois n’est pas censé… aimer les chansons de Céline Dion. • Au Québec, les détracteurs de Céline Dion sont censés… se taire. • Au Québec, quand on est indifférent à Céline, on n’est pas censé… le dire. b. • Un succès sans pareil : un succès incomparable, inégalable, unique, qui n'a pas son pareil. • Un parcours sans fautes : un parcours sans la moindre erreur, parfait, impeccable, irréprochable. 16. a b c d Regret x x Reproche x x � LES CONSTRUCTIONS VERBALES AVEC PLAISIR 17. a. Lorsqu’on ressent du plaisir, notre cerveau sécrète de la dopamine, un neurotransmetteur agissant dans le circuit de la récompense. D’autres circuits cérébraux sont aussi concernés par le plaisir, comme la motivation, la mémoire et l’apprentissage. En effet, on apprend mieux les choses qui nous font plaisir. b. Procurer du plaisir aux autres est euphorisant. L’imagerie médicale a en effet prouvé que la générosité avait des effets sur le striatum ventral, une zone cérébrale liée au bien-être. c. Il est possible d’éprouver du plaisir grâce à l’ensemble de son corps, et même de son cerveau, car le plaisir se déroule en trois étapes : l’anticipation, l’expérience même du plaisir, puis sa mémorisation. d. Quel plaisir perçoivent les gens qui ont des animaux ? Pour les psychologues, il y a deux explications. L’explication égoïste : on a un animal seulement pour le plaisir qu’il nous fournit. Et l’explication naturaliste :on sent du plaisir dans le fait d’observer comment un animal se comporte. e. Chercher la décharge d’adrénaline ou l’orgasme absolu est le meilleur moyen de ne jamais expérimenter de plaisir. Le bonheur, c’est avant tout savoir trouver le plaisir en toutes choses. f. Pour certains, le plaisir réside dans le fait de s’arracher les poils de nez en cachette. Voilà le genre de petits plaisirs qui nous font honte, mais qui apportent pourtant un peu de bonheur. g. Il semblerait que 99 % des jeunes occidentaux de la même classe sociale partagent les mêmes instincts et envies : sortir, manger, flirter, dépenser, faire l’amour, et ne surtout pas se sentir coupable de s'offrir des plaisirs. 18. Réponse libre. MÉTHODOLOGIE - Argumenter 19. a. La pêche est bonne pour se calmer, déconnecter. Sans parler de la stimulation cognitive que représente l’étude du milieu et des espèces que l’on pêche. b. Je connais par cœur le discours des anti-pêche. Je ne le nie pas, et je dirais même que sur certains points ils ont entièrement raison. c. Je veux bien admettre que les animaux souffrent ou aient du plaisir, mais les humains, eux, sont seuls à sentir de la culpabilité. d. La notion de culpabilité est intrinsèque à la notion de plaisir, ça ne fait aucun doute. e. Comment pouvez-vous penser qu’un poisson à qui on plante un hameçon dans la bouche ne souffre pas ? 16 C O R R I G É SUNITÉ 4 f. Pêcher est un acte égoïste, un plaisir de solitaire. Je le reconnais sans problème étant moi-même un pêcheur qui aime la solitude. g. J’adhère totalement au propos de ce monsieur quand il dit que la dégustation d’un poisson qu’on a pêché fait partie du plaisir de la pêche. 20. Commentaires extraits d'un forum consacré à la pêche électrique Convaincre Persuader Si les pays de l'Union européenne n’interdisent pas la pêche électrique, ils seraient quasiment les seuls au monde. Elle est en effet interdite dans de nombreux pays : aux États-Unis, au Brésil, en Australie, en Russie, au Kenya, entres autres. Selon l’ONG Bloom, les Chinois ont été obligés d’arrêter cette pêche face aux dégâts qu’elle occasionnait. x Nos artisans pêcheurs sont en train de mourir à petit feu face à cette concurrence déloyale qui vide les océans en électrocutant les poissons. Imaginez tous les muscles de votre corps paralysés par une décharge électrique. Pris de convulsion, vous agonisez, impuissant. C'est exactement ce qui arrive aux poissons ! x La pêche électrique ne permet pas de sélectionner les poissons pêchés. Pour 100 kg pêchés par les chaluts électriques, 50 à 70 kg sont rejetés en mer. Un rapport publié par le Marine Stewardship Council indique que 62 % des poissons pêchés ne sont pas commercialisables. Est-ce bien écologiquement responsable ? x Les défenseurs de cette barbarie en parlent comme d’une simple technique consistant à effrayer les poissons plats par de faibles impulsions de rien du tout, afin qu’ils décollent du fond marin et nagent vers le filet des pêcheurs. Quelle bande de crétins hypocrites ! Ils nous prennent pour des débiles ou quoi ? Ce n’est pas en appelant « simple jeu » la torture qu’on la rend plus acceptable ! x 21. 1-c, 2-h, 3-e, 4-d, 5-g, 6-a, 7-b, 8-f 22. Réponse libre. PHONÉTIQUE - La prononciation des consonnes finales (I) • Un parc. Un truc. C’est blanc. Mon sac. À l’estomac. C’est du porc. Va au tabac. • Un œuf. Il est sportif. Il est actif. C’est mon chef. Il a du nerf. Du bœuf. Voilà la clef. • Il va dormir. Tu dois parler. Je vais monter. C’est du fer. Le boulanger. Du thé amer. Tu vas chanter. • Voilà mon chat. C’est à l’ouest. Du champagne brut. Un seul pot. En août. Près du désert. J’aime ce dessert. • Prends le bus. Au mois de mars. Voilà son fils. Il fait du tennis. C’est un ours. J’ai du temps. Tu pars ? 23. En général, les consonnes finales ne se prononcent pas mais les consonnes c, f, r, t et s en position finale se prononcent parfois. • On prononce le c dans certains mots courts comme sac, bec, truc. On ne le prononce pas dans de nombreux mots comme : porc, estomac, tabac, etc. • On prononce la consonne f dans les adjectifs qui se terminent par -if, comme sportif. Mais aussi pour d’autres mots : œuf, chef. Dans d’autres mots, comme nerf ou clef, on ne la prononce pas. Attention : dans les mots œuf et bœuf, on prononce le f au singulier, mais on ne prononce pas au pluriel. • La consonne r se prononce parfois en position finale. Par exemple, pour les mots : ver, fer ou amer. Parfois elle ne se prononce pas, comme dans boulanger ou boucher. Dans le cas des verbes, si la terminaison est -ir ou -oir elle se prononce, si la terminaison est -er elle ne se prononce pas. • C’est aussi le cas du s, qui se prononce dans des mots comme bus ou fils, mais ne se prononce pas dans le cas du pluriel ou dans des mots comme temps ou sans. PHONÉTIQUE - Travailler l’articulation 24. Réponse libre. 25. Réponse libre. 17 C O R R I G É S UNITÉ 4 LE PARDON � LE PARDON 1. a. Le pardon en politique en France. b. Les politiciens français présentent de plus en plus leurs excuses. Avant, ils ne demandaient pas pardon, car c’était un signe de faiblesse. Alors qu’aujourd’hui, présenter ses excuses prouve qu’on est sincère et qu’on sait apprendre de ses erreurs. S’excuser ne veut plus dire échouer. c. • Marlène Schiappa a fait une comparaison inopportune entre reliant l’idéologie de la Manif pour celle des terroristes islamistes. • Christophe Castaner a utilisé un mot trop extrême pour décrire des incidents violents à Paris. • Emmanuel Macron a offensé des ouvriers en se moquant dans leur niveau d’éducation. • Manuel Valls s’est servi d’un avion de l’État pour son usage personnel. d. Il faut que les excuses soient ou semblent sincères, bien choisir ses mots et surtout ne pas recommencer. e. battre sa coulpe, faire acte de contrition, acte de repentance, un mea culpa, faire amende honorable. f. • se ramasser à la pelle : il y en a beaucoup • présenter ses plates excuses : excuses sincères • en Macronie : l’entourage / les proches d’Emmanuel Macron • un faux pas : une faute / une erreur g. Réponse libre. 2. a. Pascal Blanchard a les connaissances adéquates pour analyser la situation. V Il est spécialiste de l'histoire de la colonisation, de l'immigration, des discriminations et du racisme. b. Il impute le déboulonnage des statues à une réaction émotionnelle. F Il impute le déboulonnage des statues à une réaction liée à la raison. La nouvelle génération se rend bien compte qu’il existe un lien entre le passé colonial et le présent. Elle établit un lien causal direct : la visibilité des symboles du passé prouve que les mentalités n’ont pas changé. c. Les pays colonisateurs ont tourné la page de la colonisation. F L’esclavage résonne encore aujourd’hui. Certains pays ont fait leur travail, mais pas la France. d. En France, les statues ont été érigées pour glorifier l’esclavage. F En France, les statues ont été érigées pour glorifier des hommes qui ont enrichi leur pays grâce à l’esclavage. e. Une statue a une plus grande portée symbolique qu’un musée. V Une statue est toujours présente à travers le temps et plus visible. f. Jean-Baptiste Colbert est un personnage français important. V En France il y a beaucoup de rues et de lycées à son nom. g. Au XXe siècle, l’espace public a été modifié lors de changements politiques. V Par exemple, à cause de la chute du Mur et de la Seconde Guerre mondiale. h. P. Blanchard estime que les statues déboulonnées doivent être exposées dans des musées. F P. Blanchard estime qu'on ne doit pas effacer l’histoire, mais ajouter des notes explicatives, utiliser les statues à des fins pédagogiques. Effacer les traces/preuves de l’histoire risquerait de faire oublier ou de permettre de nier l’existence d’un événement/situation. i. La France affronte son passé colonialiste. F C’est le dernier grand tabou de l’histoire en France. Preuve : il n’y a pas de